Portez à 3 semaines l'interdiction de la publication des sondages à la présidentielle

0 a signé. Allez jusqu'à 200 !


Tout les cinq ans on en parle, tout les cinq ans on s'en plaint, et pourtant ils sont omniprésents dans les médias : les sondages d'intention de vote à la présidentielle.

Le plus étonnant c'est qu'aujourd'hui il existe une commission chargée d'encadrer cette pratique journalistique en contraignant ceux qui les publient à diverses obligations.

L'une d'elle d'ailleurs, stipule que "En cas d’élections générales et de référendum, la veille et le jour de chaque scrutin, aucun sondage électoral ne peut faire l’objet, par quelque moyen que ce soit, d’une publication, d’une diffusion ou d’un commentaire. [...]" - LOI n°2016-508 du 25 avril 2016 - art. 6

Des gens sans doute très compétents, très diplômés, qui légifèrent sans trop comprendre pourquoi visiblement ou avec une bonne dose d'hypocrisie.

Car interdire la publication sondages la veille d'une élection présidentielle après avoir laisser les médias nous en abreuver quotidiennement pendant 2 mois ça n'a strictement aucun sens : c'est un formidable bras d'honneur adressé aux électeurs.

C'est pas la date qui compte, mais la profusion
Tout le monde le sait, le résultat d'un sondage est sujet à controverse et il est susceptible de se planter. Ainsi un sondage isolé flattera les favoris et suscitera de la défiance chez les autres.

Le problème étant qu'en multipliant les sondages comme on le fait aujourd'hui, quotidiennement, il y a un lissage qui se fait donnant une "tendance" ayant un réel impact sur le déroulement de la campagne.

L'information du sondage pris à l'instant T, devient une incitation sur la période P.

Tout les acteurs de la campagne deviennent ainsi influencés ce qui tends à fausser les résultats :

- A commencer par les médias, qui ne s'intéressent plus aux programmes, au fond des sujets, mais à l'analyse et aux commentaires de ces sondages.

D'ailleurs saviez vous que le CSA détermine le temps de parole des candidats en fonction de leur positions dans les sondages ? Souvenez vous de ce débat organisé par TF1 qui pu tranquillement ne retenir que cinq débatteurs en fonction de ces sondages ?

Des sondages qui, par ailleurs, ont été mené avant même que la liste des candidats soit officielle et que les programmes soient publiés.


- Les candidats eux même risquent forts d'être influencés. A quoi bon s'échiner à faire un programme ? A s'interroger sur les maux de la société et à réfléchir sur les solutions pour l'avenir ? Vu que de toute façon, la priorité pour eux c'est de savoir créer le buzz pour obtenir une visibilité sondagière.

Sans compter qu'ils risquent tout au long de la campagne de moduler, d'adapter leur prise de position en fonction de l'évolution sondagière... Franchise et convictions profondes deviennent des handicaps pour les candidats qui doivent savoir s'adapter aux tendances.


- Et enfin les électeurs... Comment ne pas voir aujourd'hui la masse d'électeurs de gauche qui se reportent sur Jean-Luc Mélenchon pour "voter utile" à gauche ?

Comment ne pas voir "l'élan" d'un Emmanuel Macron porté par sa capacité à battre Marine Le Pen au second tour avec un "vote utile" républicain ?

Comment ne pas voir l'abstention galopante d'un électorat qui, nourrit aux sondages, se résout à l'idée du "vote inutile"... à quoi bon aller voter si le résultat est couru d'avance ? Les électeurs ne sont pas complètement idiots... ils veulent être entendus aussi, quel intérêt y a t'il pour eux de lire les programmes, de se faire une idée si ils savent que de toute façon... ils ne seront entendus qu'en votant pour un des favoris ?


Pour toute ces raisons j'appelle au sursaut démocratique !

Mettons un terme à cette hypocrisie de notre république bananière qui laisse tranquillement les sondages prendre la place des électeurs !

Stop à cette parodie de démocratie qui vire à la politique-spectacle, où l'on incite les électeurs à miser sur le bon cheval plutôt que de voter en leur âme et conscience.

Mettons fin aux "sondages d'intention de vote" pendant le temps de la campagne afin de libérer les candidats et les électeurs du poids de ces sondages qui les empêche de penser librement



Ranma compte sur vous aujourd'hui

Ranma ALEX a besoin de votre aide pour sa pétition “Commission des Sondages: Portez à 3 semaines l'interdiction de la publication des sondages à la présidentielle”. Rejoignez Ranma et 143 signataires.