Pétition fermée

Pour une application mobile de vote permettant une véritable démocratie participative

Cette pétition avait 38 signataires


Projet de mise en place d’une véritable démocratie participative par le biais d’une application mobile de vote avec reconnaissance des empreintes digitales (ou tout autre système permettant une identification unique sans aucun doute possible)

 Constat

La plupart des démocraties actuelles connaissent des problèmes de légitimité de plus en plus importants, qui entrainent un rejet croissant de la politique par leurs citoyens avec une montée de l’abstentionnisme, un désintérêt pour la chose publique ou une montée de votes extrêmes contestataires traduisant la volonté de bousculer l’ordre établi. Tôt ou tard, ces votes contestataires prendront le pouvoir avec probablement les réactions violentes que l’on peut attendre lorsque trop de radicalité s’exprime d’un coup.

Cette insatisfaction croissante s’explique en très grande partie par le décalage de plus en plus important entre le degré d’information et de connaissance que peuvent avoir aujourd’hui les citoyens connectés (grâce aux technologies de l’information et de la communication) et les mécanismes de représentation anciens et dépassés de la démocratie d’aujourd’hui.

Les électeurs potentiels ne veulent plus délivrer de blanc-seing à leurs représentants pour des périodes de cinq ans ou plus, ils souhaitent être associés aux grandes décisions les concernant. On peut le voir avec le développement des pétitions en ligne de type « Change.org » qui tentent d’influer sur les décisions. Les citoyens sont de plus en plus avertis sur les grands sujets de société et souhaitent voter sur tel ou tel sujet en fonction du contexte. Ils souhaitent également pouvoir régulièrement sanctionner ou soutenir les personnes à qui ils ont donné mandat pour conduire la chose publique.

On peut faire le rapprochement avec un autre cas de délégation de pouvoir : celui des entreprises où les actionnaires qui ont apporté leurs capitaux délèguent leur pouvoir à un dirigeant pour mettre en œuvre une certaine politique et conduire l’entreprise. Cependant aucun dirigeant ne prendrait de décisions transformant fortement l’entreprise sans l’accord de la majorité des associés et, par ailleurs, ils sont soumis chaque année à un vote de confiance où leurs actions de l’année sont jugées.

Pourquoi les citoyens qui payent des impôts et délèguent leur pouvoir n’auraient-ils pas le même droit ?

 Solutions

Les solutions qu’offre la technologie aujourd’hui permettent de pallier les problèmes matériels que poserait l’organisation fréquente de référendums et de votes.

On peut tout à fait imaginer la mise en œuvre d’une application pour Smartphones avec reconnaissance des empreintes digitales permettant de voter à distance depuis son téléphone portable.

Bien sûr, toutes les conditions maximales de sécurité, de protection des données et de confidentialité devraient être réunies.

Les modes d’organisation des consultations devraient aussi être définis :

-         nombre maximal de consultations par an, mois etc.,

-         mécanismes de déclenchement des consultations : par le gouvernement, les députés, les électeurs (nombre minimal pour une initiative populaire),

-         délai minimal pour représenter un sujet au vote (ex : 5 ans),

-         quorum à atteindre

-         etc.

Il est certain qu’un tel système permettrait de fluidifier les rapports sociaux en permettant une adaptation permanente de la société aux aspirations et besoins du plus grand nombre, au bien commun, sans que les intérêts de groupes minoritaires ne viennent les filtrer, les bloquer, voire aillent dans le sens contraire, provoquant à terme des crises de société.

Il permettrait de ré-intéresser les citoyens aux débats publics. Sans nul doute qu’ils approfondiraient leur connaissance sur les grands sujets, que des ateliers, des forums de discussions se développeraient.

Il permettrait de rétablir le lien de confiance qui se délite de plus en plus entre les médias d’information et les citoyens puisque ces derniers seraient les véritables détenteurs du pouvoir et que la question de l’influence des médias sur les citoyens pour donner du pouvoir à un petit groupe de décideurs serait caduque.

Il est évident que la plupart des hommes politiques ne verront pas dans un premier temps cette solution de manière positive (certains y ont peut-être déjà réfléchi) puisqu’elle fera d’eux des administrateurs de la chose publique sans réel pouvoir de décision, tout du moins sur les grands sujets de société. Cependant, elle permettra aussi de leur enlever un poids important puisqu’ils ne seront plus les seuls et uniques responsables des échecs, ce qui peut parfois les inciter à les masquer. Cela permettra d’en finir avec cette séduction nécessaire et permanente des masses à des fins électoralistes.

Enfin, l’homme politique qui gardera la confiance des électeurs pourra mener les affaires publiques de manière beaucoup plus sereine. Là aussi le lien de confiance avec les citoyens serait rétabli.

Cette solution peut aussi bien être appliquée au niveau national que local.

Bien sûr cette solution va à l’encontre du mythe profondément enraciné qui veut que l’on pense que le vulgum pecus ne peut pas décider de ce qui est le mieux pour la société et qu’il doit s’en remettre à un petit groupe de spécialistes, mieux formés, mieux éduqués. Mais qui peut réellement défendre cela ouvertement aujourd’hui ? De nombreux citoyens sont de nos jours aussi bien, voire mieux informés que de nombreux dirigeants. Et cette solution les incitera à l’être encore davantage pour peser dans le débat public.



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