Pour le retour de nos libertés

Pour le retour de nos libertés

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Laurence HETIER a lancé cette pétition adressée à citoyens français et européens

Tribune des citoyens de France et d'Europe

Cela fait désormais plus de 30 jours - pour ce qui est de la France, mais aussi de nombreux autres pays d'Europe -  que pour la seconde fois de l'année 2020, nous vivons "confinés".  Et les mesures annoncées pour l'avenir attestent que le retour à une existence "normale"  n'est pas pour demain.

Nous, citoyens de France et d'Europe, de toute provenance et de tous métiers, exerçant notre libre arbitre et notre liberté d'expression, manifestons notre indignation face à l’injustice de cet ensemble de mesures.

Après la sidération passée du premier confinement, nous pensons qu’un tel consentement aux violations de nos libertés et de nos modes de vies n’est ni viable ni légitime, et que cette mise sous cloche  tournante de l’ensemble des Européens aura des effets collatéraux majeurs qui s'avèreront, à terme,  plus délétères que le virus lui-même. La grande variété et les brusques fluctuations des mesures prises en ordre dispersé par les différents gouvernements européens soulignent leur caractère improvisé,  accentuant l'effet de sidération sur des populations terrorisées par le danger de mort sans cesse agité sous leur masque.  En France, profitant de cette sorte d'apathie générale, le gouvernement tente en outre de faire passer de nouvelles lois liberticides, comme celle portant sur la Sécurité globale, que peu ont la force de contester.

Ayant tout autant à cœur de défendre la vie que les défenseurs du confinement, nous refusons le mauvais rôle qui nous est assigné et la fausse morale que l’on nous oppose.

Nous rejoignons bien sûr l’avis d'Emmanuel Macron qui a déclaré que rien n’était « plus important que la vie humaine », mais nous pensons que le confinement général, et les mesures qui lui succèdent tel le couvre-feu,  relèvent d’une approche réduite à la seule dimension biologique de la vie, qui oublie que la santé est également, selon la définition de l’OMS, « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité ». Protéger la vie implique donc de prendre en compte l’ensemble de ses aspects, qui sont tout aussi sociaux, culturels, spirituels, politiques et économiques que sanitaires.

Nous comprenons la colère et les inquiétudes des médecins et personnels de santé et demandons aux différents  gouvernements de leur apporter les moyens nécessaires à l’exercice de leurs professions. Alors que le soutien aux hôpitaux aurait dû être la priorité de l’exécutif ces six derniers mois, ce dernier s’est laissé déborder et préfère brandir la menace d’un effondrement du système de santé  pour ne pas avoir à étudier d’autres options, qui existent pourtant.

Par la mise à l’arrêt d’une bonne partie du pays, le gouvernement sacrifie notamment la formation et la vie des étudiants, le spectacle vivant, les indépendants, les artisans,  la majeure partie des pratiques sportives, les lieux d'échange et de rencontre que sont les bars et les restaurants.  Pourtant la misère humaine et sociale qui découlera de ce reconfinement (faillites,  chômage, dépressions, suicides, pauvreté, troubles psychologiques, renoncements aux soins) entrainera elle aussi de nombreux morts, mais forcément moins visibles à court terme,  et non imputables du même coup au pouvoir politique… Si des mesures de soutien ont bien été annoncées, ces dernières ont été prises au prix d’un endettement inédit de nos pays, et s'avèrent insuffisantes pour éviter l'isolement, la pauvreté, la souffrance psychique et le sentiment de basculer peu à peu dans un régime autoritaire.  Celui-ci va jusqu'à exiger, en France,  sous peine d'amende, de justifier par une autorisation écrite, à toute heure du jour,  le moindre déplacement.

Une telle infantilisation des citoyens est un non sens car c’est d'autonomie et de courage dont nous avons besoin et non d’une gouvernance par la peur qui nous pousse à la culpabilisation moralisatrice et à l'acceptation du pire par la crainte.  Depuis des mois, les pouvoirs exécutifs de tous les pays d'Europe gouvernent par une peur savamment organisée et continuellement réactivée.  Cette crainte étant d’ailleurs souvent irrationnelle : rappelons que l’âge médian des décès est de 84 ans selon les dernières statistiques de Santé Publique France. Et pour une maladie dont le taux de létalité est inférieur à 0,5%...

Nous nous inquiétons ainsi du devenir de cette société du risque zéro,  qui serait prête à ne plus vivre pour ne pas mourir,  et sacrifier pratiquement tout -  ses conditions normales de vie, les rapports sociaux, le travail,  les amitiés, l'amour, l'art et les convictions politiques et religieuses - à la menace de se contaminer.

En tant que citoyens nous alertons également tout particulièrement sur la torsion du droit que justifierait la lutte contre la pandémie. Tout état d’exception, même justifié par une situation sanitaire exceptionnelle, implique un risque de dérive totalitaire. Ainsi notre droit est désormais soumis à l'injonction technico-scientifique du pouvoir bio-médical; les "conseils scientifiques"  imposent leur vision de spécialistes,  leurs calculs et statistiques au détriment d'une vision politique plus globale,  qui se doit de prendre en compte la pluralité des points de vue, sur laquelle repose la démocratie elle-même.  

Rappelant que  même l’OMS a souligné les effets délétères du confinement, nous citoyens de France et d'Europe estimons que le confinement forcé général, auxquels vont succéder les couvre-feux, l'interdiction de se réunir au-delà du cercle familial etc...sont  disproportionnés dans leur atteinte à nos libertés publiques,  qu'ils sont  contraires au bien commun. Les gouvernements se doivent d’adapter leurs mesures pour protéger les personnes fragiles et celles exposées aux formes les plus graves de la pandémie,  sans sacrifier tout ce qui est nécessaire au déroulement  d'une vie proprement humaine.

Nous demandons donc aux exécutifs de mettre fin à cet ensemble de mesures liberticide, mortifère et absurde,  et dont l'efficacité n'a en outre jamais  été complètement prouvée.

 

 

 

 

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