Pour que Le Meilleur remplace le Moins Pire, stoppons le vote utile

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Depuis près de 30 ans chaque élection témoigne d'un système de prise de pouvoir.
Dans ce système, le vainqueur présumé ou réel est celui dont la principale qualité est d’être la ou le mieux placé(e) pour faire barrage à un épouvantail de connivences qu'il ou elle dénonce par ailleurs : 

  • un(e) sortant(e) impopulaire
  • un(e) candidat(e) à la probité incertaine
  • surtout, un parti d’extrême droite violent, incompétent et dangereux : le FN

Ce système instaure le “vote utile”, la recherche de l’Homme providentiel et du consensus comme la règle.
C'est le candidat du "Moins Pire"


I-1
Les idées qui profitent du "Moins Pire", sont celles qui n'ont pas besoin d'un débat riche ou de politiciens de talents pour mettre en place des politiques ambitieuses et complexes. Au contraire, ce système favorise les politiciens professionnels sans conviction ni projet, qui peuvent s'adosser aux lobbys traditionnels (sphère financière, entreprises du CAC40, laboratoire pharmaceutique, industrie militaire, agroalimentaire ...etc.) qui souhaitent influencer la vie politique.
Les idées qui sortent renforcées sont donc celles qui prônent l’affaiblissement de l'Etat, la destruction des services publics, la non régulation des marchés et d'une façon générale la continuité des politiques actuelles : politique européenne, non transition écologique, non modification des institutions...
C'est le premier problème.

I-2
Inexorablement, en limitant l'offre politique et en mettant systématiquement le FN au centre des discussions, le "Moins Pire" lui confère le rôle central de l'opposant qu'il "faudra bien essayer un jour".
Renforcé par la frustration de millions de français et de françaises ne pouvant être représentés et par la dévalorisation de l'action politique, il conduit inexorablement à la montée de ce qu’il fait semblant de combattre : le Front National. 
Ainsi le système du Moins Pire conduit inexorablement au Pire
C'est le deuxième problème. 

I-3
En faisant jouer le vote utile, le candidat du Moins Pire n'a pas besoin d'exposer et de défendre son programme. Lorsque le FN accroche le second tour, il n'a surtout plus besoin de convaincre et de faire des propositions politiques pour rassembler les français(es) et dépasser les clivages partisans. Cela repousse aux élections législatives, la recherche de l'équilibre permettant de gouverner.
Cette instabilité, n'est pas propice à la sérénité et favorise les alliances de circonstances ne s'appuyant pas sur un vrai projet politique et ne permettant donc pas la mise en oeuvre d'une politique à la fois ambitieuse et en adéquation avec les aspirations des français.
Un président élu par un vote utile est un président mal élu.
C'est le troisième problème.

II-1
Les dernières élections présidentielles ont porté au paroxysme le système du Moins Pire.
E. Macron, le Moins Pire, à gauche vis a vis de l'impopulaire F. Hollande, et globalement vis à vis du FN puis de F. Fillon, a doublement fait jouer le vote utile. Ainsi, avant même la présentation de son projet politique, il était crédité de 20% des voix ; niveau qu'il a gardé jusqu'au vote du premier tour grâce notamment aux prédictions auto-réalisatrices des sondages qui entretiennent l'idée de l'Homme providentiel.
Les primaires, lorsqu'elles sont ouvertes, s'inscrivent aussi dans cette logique du Moins Pire. Elles permettent généralement au PS et à LR de trouver leur "meilleur Moins Pire", et ce, au delà de leur famille politique. Cette fois-ci, d'une façon assez paradoxale dans un premier temps, puis totalement assumée par le PS et une partie de LR dans un second, les primaires ont ouvert un boulevard à E. Macron.
A gauche, le vote utile a consacré B. Hamon, le Moins Pire face au hollandais M. Valls.
A droite, il a consacré le très droitier F. Fillon, le meilleur rempart contre à la fois N. Sarkozy et M. Le Pen.
Les circonstances, les affaires de F. Fillon, l'incapacité de B. Hamon d'imposer sa ligne au PS ont permis à E. Macron de cristalliser le pôle centriste que F. Bayrou avait tenté d'incarner en 2007.
C'est bien une succession de votes utiles qui a permis à E. Macron d'arriver au second tour dans les meilleures conditions, face à M. Le Pen. Le pathétique débat qui les opposa pour le second tour, permit de constater la catastrophe intellectuelle que représente 30 ans de Moins Pire en France.

II-2
En réussissant son pari d'une prise de pouvoir par le centre, E. Macron est en passe de finaliser une OPA sur les partis traditionnels.
Cette OPA est à la fois l'aboutissement et la mise en risque maximum du système.
En créant un pôle politique au centre avec En Marche!, il force un changement majeur du paysage politique. Jusque là, celui-ci était en effet organisé autour d'un pôle de gauche et d'un pôle de droite, structurés respectivement autour du PS et des LR (RPR/UMP) qui au grès de l'alternance se partageaient le pouvoir. Or cette alternance entre les deux partis dits de gouvernement est profondément ancrée dans la vie politique française. Elle est notamment liée à nos modes de scrutins dépourvus de proportionnels et à la structuration de notre démocratie autour des partis politiques.
Il est donc probable que rapidement, le paysage politique français se re-bipolarise autour de deux partis ou mouvements amenés à gouverner rapidement.
La question est alors de savoir autour de qui. 

La réponse à cette question va être apportée par les élections législatives de juin
E. Macron aura t'il la majorité nécessaire pour l'autoriser à gouverner seul et par ordonnance ?
Sera t'il forcé à une coalition avec l'UDI et les LR qui le souhaitent ?
Débordé sur sa gauche ou sur sa droite, sera t'il contraint à une cohabitation ?

Pour qu'En Marche! puisse incarner un de ces pôles avec son parti la République en Marche, E. Macron doit absolument élargir son espace politique.
D'un coté, il doit affaiblir la gauche non libérale incarnée par JL Mélenchon en s'appuyant de nouveau sur le vote utile face au Front National et à la droite conservatrice. Il pourra s'appuyer aussi sur des députés sortants Socialistes et Centristes ayant au nom du Moins Pire ralliés En Marche! en pleine campagne électorale.
De l'autre, il doit déplacer le centre de gravité du pôle de droite vers la droite. Il mettra alors les idées de l’extrême droite au centre de ce pôle et le FN dans le rôle de l'opposant principal qui, l'alternance aidant, aura de réelles chances de gagner les élections présidentielles ET législatives dans 5 ans.

Dans un climat international tendu, dans un pays soumis à une vague d'attentats sans précédent, le président cherchera donc à tuer sa gauche, extrémiser sa droite, et bien sûr gouverner en appliquant un programme libéral dans la continuité du si impopulaire F. Hollande. Pour faire cela, il ne pourra s'appuyer que sur la force toute symbolique des 18,19% d'inscrits qui ont voté pour lui au premier tour, et de politiciens professionnels rêvant d'une carrière longue et lucrative.

Penser qu'il pourra prévoir ce qu'il va se passer, anticiper et planifier une quelconque action politique dans cette instabilité est une gageure.
L'affirmer est un mensonge.

III
Nous devons donc faire face à une dérive démocratique initiée il y a 30 ans et débouchant aujourd'hui sur une situation catastrophique. D'élection en élection, le débat politique s'est réduit au profit de la stratégie du vote utile, laissant la parole au Front National.
Il est probable que nous soyons dans le dernier cycle du cercle vicieux du vote utile. Pour que le prochain président ne fêtes sa victoire à Versailles ou à Vichy, il nous faut le briser dés à présent, c'est à dire aux législatives de Juin.
Nous pouvons espérer que la source des candidats opportunistes et carriéristes se tarisse, que les lobbys qui les soutiennent s'affaiblissent ou que le dernier Moins Pire élu mette fin au système qui lui a permis de prendre le pouvoir. Cependant, il semble plus sage de ne pas trop y compter. Et puisque nous croyons en la démocratie, de reprendre les choses en main grâce à notre bulletin de vote.


Nous devons affirmer de façon coordonner que nous ne nous satisfaisons plus du Moins Pire et que nous voulons Le Meilleur.
Pour cela, nous nous engageons à respecter 2 points fondamentaux :

1 N'apporter aucun soutien à des partis ou candidats pouvant incarner le Pire
Ne jamais apporter sa voix à l’extrême droite et à tout candidat qui nous semble malhonnête

2 Voter exclusivement pour le ou la candidate dont le programme nous semble le Meilleur en refusant toute stratégie de vote utile
Ne prendre part à aucune primaire ouverte
Voter blanc si aucun programme ne nous semble pertinent

Par ces 2 engagements simples, nous nous libérons du vote utile et redonnons ainsi vie au débat politique. Nous envoyons ainsi un message clair aux politiques.
Si vous voulez notre voix : proposez nous le Meilleur !



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