Lettre ouverte au Président de la République sur les Gilets Jaunes

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Lettre ouverte à

Monsieur Le Président de la République,
Monsieur Le Premier Ministre,
Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement

Monsieur le Président, Monsieur le Premier Ministre, Mesdames, Messieurs

Il y a quatre mois aujourd’hui naissait le mouvement dit des « Gilets Jaunes ».
Certains y ont vu un moyen d’exprimer les doléances de citoyens s’estimant en retrait de la société, oubliés de la République ; d’autres n’ont, dès le début, pas compris ce mouvement, dont aucun des membres ne remettait en cause sa propre responsabilité dans la situation qu’il décrivait vivre au quotidien.
Depuis 4 mois, chaque samedi, ce mouvement a organisé, avec plus ou moins de succès, à Paris et en régions, des manifestations, des blocages de voies publiques. Est-il utile de rappeler ici le bilan de ces actes, en termes de morts, blessés, et centaines de millions d’euros de dégâts occasionnés ?

De nombreux partis politiques d’opposition ont supporté et encouragé ce mouvement. Nombreux sont les responsables de ces partis à avoir participé aux défilés organisés.

Ce samedi 16 mars, un nouveau cap a été franchi. Utilisant principalement les réseaux sociaux, les Gilets Jaunes et leurs leaders, autoproclamés ou non, ont appelé à l’insurrection. Les médias ont en masse relayé ces appels, leur ont laissé libre antenne ; les partis d’opposition, de l’extrême droite à l’extrême gauche, en passant par les partis prétendument républicains, également.

Ce que moi, citoyen lambda, ai pu observer, ce sont des actes d’une extrême violence, des actes de haine. A l’encontre des forces de l’ordre, de mes concitoyens et de leurs biens.
Je vous demande solennellement, dans le respect de la République, et de ses valeurs, de mettre fin, par tous moyens, à ces actes de terrorisme. Aucun autre qualificatif ne saurait être utilisé lorsqu’il s’agit, pour une organisation, de piller, casser, blesser, et d’avoir la volonté de tuer comme par exemple en mettant le feu à un immeuble occupé par des femmes, des enfants, des hommes.

La République ne peut accepter un acte supplémentaire tel que celui du 16 mars.
Vous avez les moyens d’y mettre fin. Vous devez utiliser ces moyens.
Condamner semaine après semaine ne suffit plus. Désigner les coupables, les participants à ces manifestations, et leurs soutiens politiques ne suffit plus.

Il en va de la survie de notre République.
Il en va de la survie de notre démocratie.

Espérant que mon appel sera entendu, et relayé je l’espère par celles et ceux de mes concitoyens soucieux du respect des valeurs de notre République face au terrorisme,

Avec mon plus profond respect,

Christophe Prêtre