Pétition fermée

CHANGER LA POLITIQUE D'ACQUISITION DES F.R.A.C.

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Changer la politique d'acquisition des  F.R.A.C. (Fonds Régional d'Art Contemporain) : contraindre ces institutions de service public à respecter la pluralité de l'art de notre temps, à regarder l'art actuel, non comme ils voudraient qu'il soit, mais plus justement tel qu'il est.

L'art que l’on nous donne à voir par les collections des F.R.A.C. n'est pas la réalité de l'art qui se crée depuis trente ans et aujourd'hui même dans les ateliers ! Ses choix sont partiaux et idéologiques, ils négligent outrageusement une pratique majeure de la création artistique actuelle : La peinture, qui est toujours le moyen premier de l'art, les F.R.A.C. ne veulent pas la voir ! Surtout si elle est figurative, narrative, néo-expressionniste...française ! Et encore moins si elle se crée en région! Alors il faut que cela change, change d'autant plus que c'est avec l'argent public que se perpétue depuis 1983 dans nos régions ce déni scandaleux à l'égard des peintres et cette désinformation à l'égard du public!

Si l'art contemporain est un chantier où les débats font rage, où les visions de l'art divergent et s'affrontent, il n'est pas du ressort d'une institution de service public de prendre parti pour l'un ou l'autre camp surtout si celle-ci a pour mission "de constituer un patrimoine d'art contemporain qui offre un ensemble représentatif de la création actuelle" donc d'acquérir et d'exposer la réalité de l'art qui se crée dans sa pluralité.

Le F.R.A.C. qui est un organisme de droit privé (association régie par la loi de 1901 jouissant donc de la liberté d'une entreprise privée) bénéficiant de surcroît du financement public (État, et région via le Ministère de la Culture) abuse, de par ses choix esthétiques trop orientés, de sa liberté et, dès lors, de la confiance de l’État et de la région quant à sa mission de service public.

Nous demandons que soit stoppée cette politique d'acquisition trop partiale, trop idéologique, non représentative de l'art actuel, non démocratique, opaque, discriminatoire à l'égard des artistes peintres, notamment des peintres français, aveugle aux artistes régionaux, sourde aux attentes du public.

Lorsque l'on se balade dans les acquisitions récentes des F.R.A.C, on se demande où sont les peintres, où sont les sculpteurs ? Où sont les propositions plastiques alternatives à cet art contemporain conceptuel, si consensuel, si interchangeable, si inapte à nous représenter, si en phase avec cette mondialisation désincarnée que l'on veut à tout prix nous faire ingurgiter ? Bref, où est l'art vivant ?

Les F.R.A.C., ont fait le choix particulier, très "militant", de l'art conceptuel, or le paysage de l'art contemporain est vaste et la peinture y occupe plus que jamais un large territoire, ce qu'ils veulent ignorer à tout prix ! De fait, ils passent outre la sensibilité et les attentes du public qui n'y trouve pas son compte, désespérant d'y découvrir (dans ces collections) l'actualité française et internationale d'un médium dont il connaît l'histoire, qui est sa culture et avec lequel il "dialogue" plus volontiers : la peinture.

Les F.R.A.C. dont les décideurs (directeurs et leurs comités techniques d'achat) sont pour la plus grande part des idéologues, continuent à utiliser l'argent public (celui des Régions, de l' État et du Ministère de la Culture) pour acquérir de l'Art Contemporain essentiellement conceptuel, de production, où l'art de la peinture est quasiment absent. Leurs collections sont donc non représentative de l'art qui se crée aujourd'hui en France, et en région, où la pratique de la peinture constitue l'essentiel de la création contemporaine, et elle ne tient pas compte de surcroît des attentes légitimes du public qui est de pouvoir accéder à une palette plus large et plus représentative de la réalité artistique contemporaine...

Si l'ouverture au monde reste nécessaire, elle ne doit pas se faire au détriment de la création française et régionale, une telle injustice ne peut qu'attiser les ressentiments, et alors, que penser du souci d'humanisme exprimé par les F.R.A.C. dans leur déclaration de foi ?


L'austérité minimale et désincarnée de ces collections est en décalage total avec notre sensibilité profonde attachée à l'image, au traitement de la figure, à la représentation, elle veut nous contraindre à une rupture sans retour avec notre culture et notre histoire.

Se présentant ainsi sans alternative, dans l'ignorance de propositions artistiques autres, voire contradictoires, les collections des F.R.A.C. assignent d'autorité une seule direction à l'art. Ce dirigisme culturel quasi totalitaire porte atteinte à notre intégrité, à l'esprit de la démocratie et à la vitalité même de l'art.  Dès lors le public déserte ses expositions qu'il faut remplir artificiellement de groupes scolaires auxquels il sera desservi une vision tronquée de l'art contemporain, c'est-à-dire un enseignement orienté et tendancieux.

Avec ces F.R.A.C., c'est une conception sectaire de la mondialisation qui se met en place et s'impose contrairement aux prétentions affichées de l'interroger. Ici, tout se passe comme si la France avait confié la gestion entière d'une institution de service public à une secte d'idéologues qui en détourneraient le sens au profit d'une propagande de nivellement des cultures pour une mondialisation sans peuple, la fameuse "mondialisation malheureuse".

Les F.R.A.C. ne sont ni des galeries ni des musées privés, pour poursuivre cette politique non-pluraliste, non-démocratique, d'acquisition ! On ne peut plus tolérer que soit financée avec l'argent public des institutions iniques qui ne respectent pas leurs engagements ni à l'égard des artistes, ni à l'égard du public et qui suscitent aujourd'hui la réprobation du plus grand nombre voire, demain peut-être, le désordre social.

Il faut rappeler aux F.R.A.C. leur mission initiale, et exiger qu'ils l'appliquent. Exiger de ses responsables décisionnaires qu'il soit fait un usage plus responsable et plus démocratique des deniers publics :

1)      En cessant de mentir au public sur la réalité de l'art actuel.

2)      En cessant toute discrimination idéologique à l'égard des peintres français et régionaux (mais aussi internationaux dont on ne retient ici que les œuvres conceptuelles).

3)      En remplaçant leur pouvoir pour l’attribution des subventions et le remplacer par celui de commissions ou instances d’expertise, d’évaluation paritaires, ouvertes à la diversité de la création et représentatives de l’ensemble les acteurs de l’art.

4)      En abandonnant leur pouvoir arrogant, élitiste, démagogique, cynique sur la création plastique actuelle, et rendre aux régions, départements et villes leur indépendance pour leurs politiques culturelles.

Que ces F.R.A.C. daignent enfin de regarder le monde de l'art, non comme ils voudraient qu'il soit, mais plus justement tel qu'il est.

La France, pays des peintres et aussi de l'art conceptuel qu'elle initia au monde, souffre aujourd'hui d'un manque de représentation sur la scène internationale de l'art contemporain. Mais comment un pays déjà si peu enclin à défendre son art et ses artistes sur son propre territoire, et en région, pourrait être pris en considération à l'extérieur? La France doit partout, de nouveau, faire confiance en ses artistes. Notre passé artistique est assez prestigieux pour n'avoir de leçon à recevoir d'aucun idéologue quant à ce que doit être l'art, son évolution présente et future.

La France, jadis pays de « l’exception culturelle », doit revenir sur son piédestal qu’elle a quitté par soumission. Il en va de sa santé mentale, tant on sait que l’art a toujours été indispensable aux équilibres de la pensée dans la société…

 



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