Respectez la fonction grammaticale du pronom relatif « que » !

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Employé comme pronom relatif, « que » est en général le complément d'objet direct du verbe de la subordonnée relative. C'est le cas lorsque le verbe de la subordonnée relative est transitif.

Employé comme pronom relatif, « que » peut aussi être le complément circonstanciel de mesure du verbe de la subordonnée relative. C'est le cas lorsque le verbe de la subordonnée relative est intransitif.

Les verbes « courir », « valoir », « coûter », « vivre », « peser » et « mesurer » peuvent être employés transitivement ou intransitivement.

C'est le sens du verbe qui va alors déterminer la graphie des participes passés  « couru », « valu », « coûté », « vécu », « pesé » et « mesuré ».

1. Le verbe « courir »

« Les deux lièvres qu'il a COURUS. » Le verbe « courir » est employé transitivement ; « que » est le complément d'objet direct du verbe « courir » ; le participe passé « couru » s'accorde avec le complément d'objet direct antéposé.

« Les deux kilomètres qu'il a COURU. » « La distance qu'il a COURU. » Le verbe « courir » est employé intransitivement ; « que » est le complément circonstanciel de mesure du verbe « courir » ; le participe passé « couru » est invariable.

Comparez : « les deux kilomètres que j'ai COURU » ; « les deux kilomètres que j'ai PARCOURUS ».

2. Le verbe « valoir »

« Les mille compliments que mon succès m'a VALUS. » Le verbe « valoir » est employé transitivement ; « que » est le complément d'objet direct du verbe « valoir » ; le participe passé « valu » s'accorde avec le complément d'objet direct antéposé.

« Les mille euros que cet objet a VALU. » « La somme que cet objet a VALU. » Le verbe « valoir » est employé intransitivement ; « que » est le complément circonstanciel de mesure du verbe « valoir » ; le participe passé « valu » est invariable.

3. Le verbe « coûter »

« Les longues recherches que cet ouvrage m'a COÛTÉES. » Le verbe « coûter » est employé transitivement ; « que » est le complément d'objet direct du verbe « coûter » ; le participe passé « coûté » s'accorde avec le complément d'objet direct antéposé.

« Les mille euros que cet ouvrage m'a COÛTÉ. » « La somme que cet ouvrage m'a COÛTÉ. » Le verbe « coûter » est employé intransitivement ; « que » est le complément circonstanciel de mesure du verbe « coûter » ; le participe passé « coûté » est invariable.

Comparez : « les mille euros que cela m'a COÛTÉ ; « les mille euros que j'ai PAYÉS ».

4. Le verbe « vivre »

« Les deux belles années que j'ai vécues. » Le verbe « vivre » est employé transitivement ; « que » est le complément d'objet direct du verbe « vivre » ; le participe passé « vécu » s'accorde avec le complément d'objet direct antéposé.

« Les dix jours que ce papillon a VÉCU. » « Les quelques jours que ce papillon a VÉCU. » Le verbe « vivre » est employé intransitivement ; « que » est le complément circonstanciel de mesure du verbe « vivre » ; le participe passé « vécu » est invariable.

Comparez : « les dix ans qu'il a VÉCU » ; « les dix ans qu'il a PASSÉS ».

5. Le verbe « peser »

« Les deux kilos de fruits que j'ai PESÉS. » Le verbe « peser » est employé transitivement ; « que » est le complément d'objet direct du verbe « peser » ; le participe passé « pesé » s'accorde avec le complément d'objet direct antéposé.

« Les mille kilos que ce cheval a PESÉ. » Le verbe « peser » est employé intransitivement ; « que » est le complément circonstanciel de mesure du verbe « peser » ; le participe passé « pesé » est invariable.

6. Le verbe « mesurer »

« Les vingt mètres que j'ai MESURÉS. » Le verbe « mesurer » est employé transitivement ; « que » est le complément d'objet direct du verbe « mesurer » ; le participe passé « mesuré » s'accorde avec le complément d'objet direct antéposé.

« Les vingt mètres que l'obélisque a MESURÉ. » Le verbe « mesurer » est employé intransitivement ; « que » est le complémlent circonstanciel de mesure du verbe « mesurer » ; le participe passé « mesuré » est invariable.

 

Nous demandons que le fait d'avoir confondu, sciemment, par ignorance, par imprudence ou par négligence, un complément circonstanciel de mesure avec un complément d'objet direct soit constitutif du crime d'indignité nationale.

 

 



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