Non à la maltraitance institutionnelle des résidents en EHPAD et des soignant.e.s!

Non à la maltraitance institutionnelle des résidents en EHPAD et des soignant.e.s!

0 a signé. Prochain objectif : 500 !
Quand elle atteindra 500 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !
La Coordination des Syndicats CGT du GHBS a lancé cette pétition adressée à DIRECTEUR DU GROUPEMENT HOSPITALIER DE BRETAGNE SUD

Au Service Bréhat (EHPAD) sur le site de l’Hôpital de Port-Louis/Riantec (Morbihan) ,  la direction a convoqué en entretien pré-disciplinaire,  une première fois,  un  agent le 21 Mars 2018 soit au bout de 3 mois, puis 10 mois pour les 5 autres et 1 an pour les 2 derniers. Parce que  la direction à décidé de les faire travailler en sous-effectif le 23 Décembre 2017, ceux-ci mettent en cause, d’une manière subjective, les choix collectifs et individuels de ses agents.

La direction, dans le cadre d’entretiens, qui sont censés, à ce stade,  être contradictoire,  accusent nos collègues d’avoir porté atteinte à la dignité des personnes âgées sans aucune forme de procès, en les menaçant de sanctions disciplinaires pour faute grave.

Ils reprochent à l’équipe soignante, en sous-effectif ,d’avoir dû prioriser les soins de nursing  et de temps de repas ainsi que d’avoir habillé des résidents avec des vêtements dits médicalisés.      

Pour rappel, en octobre 2012, la direction, dans le cadre d’un nouveau plan de retour à l’équilibre a imposé aux personnels soignants, le non-remplacement des agents absents. Initialement prévue lors des trois premiers jours d’absence, aujourd’hui cette pratique est largement étendue et institutionnalisée.

L’application imposée aux agents « des procédures en mode dégradé avec priorisation des soins  en fonction de l’effectif mis à disposition des unités » entraine une véritable dégradation des soins apportés aux résidents et par là même, un malaise grandissant au sein du personnel à cause des mauvaises conditions de travail et de la frustration due au sentiment du travail mal fait.

A l’époque, la CGT avec les agents , avaient déjà alertés ,par courrier, dans les différentes instances et auprès des élus.

La direction s’obstine sans cesse dans une logique purement économique en initiant des mesures qui nous conduisent continuellement vers une aggravation des conditions de travail, de la qualité de soins et d’accompagnement des usagers, usant ainsi de la conscience professionnelle et humaine des agents. Nous avions toujours dénoncé cette pratique éthiquement et déontologiquement inconcevable pour les agents. Les personnels avaient averti qu’ils ne pouvaient plus exercer leur métier de manière convenable ,ni même assurer l’essentiel de leurs missions.

Pire encore, ce jour-là (le 23 décembre 2017), la procédure dégradée en vigueur n’a pas été appliquée, les agents se sont retrouvés livrés à eux-mêmes d’une contrainte dont ils ne sont pas responsables, on leur a dit ,par téléphone, « faites au mieux »

Aujourd’hui, 3 agents sont traduit en conseil de discipline ,sans antécédents et considérés, par leurs hiérarchies ,comme de très bons professionnels, objectivé par des rapports à charge ,soit 1 an et 4 mois après les faits prétendus graves. La direction fait porter la responsabilité aux agents des décisions passées ,prisent, pour des raisons économiques.

Autre élément aggravant, le même jour, une représentante du personnel CGT au CHSCT du même site est aussi traduit en conseil de discipline, pour des accusations à caractère diffamatoire, de pression et tentative d’intimidation et manquement aux obligations de cordialité de tout fonctionnaire hospitalier dans le cadre de son mandat du CHSCT, fondé sur l’unique ressenti d’un agent contractuel sur des prétendus faits, dépourvu de preuve matérielle qui corrobore les accusations. Alors, cette représentante l’alertait sur les méfaits d’accepter, à la demande de la direction , de travailler une journée de 7h50 à 21h soit une amplitude illégale de 13h10.

-La CGT ,avec les personnels ,revendiquent:

-La fin immédiate des attaques à l’encontre de nos collègues.

-Doter l’établissement de moyen humain suffisant et qualifié ,répondant aux besoins des personnes accueillies (meilleure prise en compte de leurs maladies, prévention de la dépendance, de l’accompagnement humain pour leur bien-être et le respect de leurs choix…).

-La fin d’un management par la peur.

Depuis la direction commune avec l’hôpital de Lorient, aggravé par la fusion le 01/01/2018), nous devons faire face à des foudres répétés  sur les agents et les représentants CGT de l’Hôpital de Port-Louis, dignes d’une guerre froide.

Avec la CGT, les personnels du GHBS et plus particulièrement du site de Port-Louis/Riantec ne veulent plus de ces méthodes de management par la peur et être stigmatisés ... Ils veulent travailler dans un climat de sérénité.

Egalement, ils souhaitent des actions concrètes pour l’amélioration de leurs conditions de travail pour assurer les missions de service public dans l’égalité, le respect et la dignité des personnes accueillies dans notre établissement.

 

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