Mettre fin à l'augmentation du pastis à Marseille

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La Nuit MAGAZINE
La Nuit MAGAZINE a signé la pétition

En ce début d’année 2019, la couleur jaune est synonyme d’inégalités, de colère et d’une instabilité profonde partout en France, et à Marseille en particulier.

Pourtant, elle est depuis toujours pour nous le symbole de la joie, du partage, de la convivialité et de biens d’autres adjectifs qui servent à entourer notre ville de clichés positifs associés à l’ivresse si particulière du pastaga.

Il existait un temps pas si lointain, et il ne faudrait pas l’oublier : lorsque on se posait sur l’une des nombreuses terrasses d’un bar/café/bistrot ou autre troquet, une pièce de 2 euros était l’assurance d’avoir un verre de pastis bien servi, et même un peu de monnaie pour que le guitariste du coin arrête son boucan. Et le débat avec les collègues n’était pas de savoir si t’avais besoin de retirer, mais se situait entre le Ricard et le 51, avec l’occasionnel pervers qui défendait corps et âme le Casa. Et pour vraiment animer la table, l’indémodable combat entre le verre tube et le verre ballon était une arme secrète.

Seulement, depuis quelques années, dans la tête des patrons de certains établissements, de drôles d’idées commencent à germer.

On a constaté que cette fameuse pièce de 2, autrefois l’assurance d’un début de soirée réussi, elle est plus tout à fait suffisante. On a pas maronné quand on nous a annoncé tout en confiance 1.80, mais quand la barre symbolique a été dépassée, c’est devenu n’importe quoi. Ceux qui ont été assez bénis par l’urbanisme pour avoir la dernière terrasse au soleil à 18h demandent parfois 2 euros 50, et là c’est le grand n’importe quoi. Un savant calcul pompette sur le chemin du distributeur de billets nous a fait réaliser qu’il s’agissait d’une perte de 2 pastis par billet de 10 euros tassé au fond du porte monnaie, voire 3 avec la monnaie de l’apéro de la veille.

Et on a donc décidé que ce n’était plus possible. Il s’agit là pour nous d’une violation fondamentale du droit à l’apéro, d’un mépris total des valeurs de la terrasse, et tout simplement d’un clou dans le cercueil de notre façon de faire la fête. Alors si le hipster parisien, attiré par les prix de l’immobilier, veut se mettre au pastaga avec l’accent pointu et n’est pas choqué, car en comparaison avec ses habitudes, ça fait pas cher, si le patron veut marger plus parce la bouteille est plus chère, ce qui est un scandale en soi, ainsi soit-il. Mais nous ne resterons pas silencieux face à cette injustice.

Nous demandons donc à toutes les marseillaises, tous les marseillais, tous ceux qui le sont de coeur ou qui partagent les valeurs de l’apéro à se soulever face à cette injustice, et à signer notre pétition afin de lui donner l’écho le plus fort qu’il soit. Nous ne resterons plus silencieux !