Nous réclamons l’accueil de la bonne sœur âgée à la maison de retraite de Vesoul !

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Après avoir passé toute sa vie dans un couvent dans la Drôme, une religieuse a souhaité, à plus de 70 ans, revenir dans sa région d’origine, en Haute-Saône, pour y passer ses vieux jours.
 
Elle s’adresse alors au Centre communal d'action sociale de Vesoul qui refuse de lui accorder une place dans sa maison de retraite, le "Foyer logement", au motif qu’elle porte toujours son voile et son habit religieux.
 
L’organisme public se justifie, sans aucun état d’âme, en assimilant ces vêtements confessionnels à un signe ostentatoire d'appartenance à une communauté religieuse.
 
Cette décision est scandaleuse car elle fait une appréciation inexacte du principe de laïcité qui impose la seule neutralité des pouvoirs publics à l’égard des religions, sans jamais prohiber les cultes dans leur expression publique, surtout lorsque celle-ci émane des ministres du culte ou assimilés.
 
 
Chacun perçoit les arrière-pensées de l’organisme public : créer une fausse symétrie entre le voile porté par une religieuse catholique et celui endossé par une fidèle musulmane.
 
Je condamne ce fondamentalisme laïque pour au moins deux raisons.
 
Le vêtement et le voile portés à vie par une religieuse catholique sont le signe visible et obligatoire de sa consécration à la vie apostolique ou contemplative, et non un choix de confort dicté, s’agissant d’une fidèle musulmane, par sa conscience ou par la pression de son entourage communautaire.
 
Je refuse en outre de placer sur un même plan le port du voile islamique, marqueur identitaire condamnable, avec celui revêtu par une religieuse qui demeure liée à l’exercice d’une vocation religieuse, laquelle a historiquement droit de cité en France. Mettre toutes les religions sur un même plan, c’est faire preuve au fond d’un relativisme militant avec pour objectif idéologique de minorer la place du christianisme en France. 
 
En d’autres termes, s’il y a en France égalité formelle des cultes devant la loi, il ne peut y avoir selon moi égalité des religions devant la mémoire historique de notre pays.
 
Laisser cette religieuse vivre seule ou la contraindre à renoncer à son vêtement religieux serait une indignité manifeste faite à sa personne et un affront grave commis envers nos traditions pluriséculaires.
 
Exprimant ici le sentiment profond de très nombreux Français, j’invite donc instamment le CCAS de Vesoul à reconsidérer sa position en accueillant au plus vite cette bonne sœur dans sa maison de retraite afin qu’elle y termine paisiblement son existence, en communauté.
 
Karim Ouchikh
Conseiller régional Île-de-France
Conseiller municipal de Gonesse (Val d’Oise)