Pétition fermée

Pas de restaurant gastro dans notre Pavillon de banlieue !

Cette pétition avait 182 signataires


Sur la nouvelle place du marché rue Hoche, la Mairie de Pantin projette de transformer le pavillon abandonné en restaurant gastronomique. Nous, habitantes et habitants du quartier, nous n’en voulons pas et avons besoin d’un autre projet qui soit à l’image de notre commune : populaire !

Nous vivons et/ou travaillons à Pantin, depuis un mois ou trente ans. Nos enfants ont grandi à la crèche Rachel Lempereur ou chez les assistantes maternelles de la rue Auger, ils passent leurs mercredis au centre de loisirs Gavroches, ils ont appris à nager à la piscine Maurice Baquet ou Leclerc, à jouer au foot au stade Charles Auray, ils ont appris à compter à l’école Liberté, Jean Lolive, la Marine ou à Eugénie Cotton, appris à lire à l’école Joséphine Baker, Sadi Carnot, Joliot-Curie ou à Aragon, appris à parler anglais au collège Joliot-Curie. Nous sommes bien ici. Nous avons vu notre quartier changer, des immeubles neufs sortir de terre, des terrasses de café ouvrir le dimanche, et nous en sommes heureux.

Nous avons vu, aussi, s’installer à Pantin des entreprises prestigieuses, attirées par le pris du terrain. Nous aurions bien aimé qu’elles embauchent des Pantinoises et des Pantinois, mais ce n’est pas ce qu’elles ont fait. Elles ont attiré des commerces destinés principalement aux pauses déjeuner de leurs cadres : un restaurant (cher) sur le canal qui a fermé sitôt ouvert, une boulangerie qui mise sur tout sur les formules déjeuner, un magasin bio en lieu et place d’ancien équipement public municipal destiné aux enfants et aux assistantes maternelles de Pantin (relais assistantes maternelles), et bientôt, dans le pavillon du 37 rue Hoche où se tenait un accueil de jour pour personnes sans-domicile (le Relais)… un restaurant gastronomique, avec étoile au Michelin et menus hors de prix !
Le relais assistantes maternelles, la librairie, le Relais: un équipement public, un lieu culturel et un lieu associatif. Tous trois ont disparu de la rue Hoche pour être remplacés par trois commerces : le bio, le Mac Do, et la gastronomie (inaccessible aux Pantinois). Nous ne voulons pas voir vendre notre quartier à la découpe qu’à des commerces : ils ne cherchent ici que des clientèles.

Notre quartier a besoin d’un équipement collectif qui favorise la mixité sociale et générationnelle. La place Olympe de Gouges doit ressembler à notre ville, rassembler les habitantes et habitants du quartier, être un lieu de vie pour toutes et tous. Pour la Mairie de Pantin, en difficulté financière du fait de la baisse de la dotation de l’Etat aux communes, une seule chose compte : les repreneurs du pavillon du 37 rue Hoche doivent avoir un « business plan » et débourser 1,5 million d’euros pour racheter et restaurer le pavillon. Nous n’avons pas 1,5 million, mais le pavillon est à nous. Nous ne voulons pas que la Ville le vende. Nous n’avons pas d’argent, nous n’avons pas d’étoile au Michelin, mais nous avons des idées : une médiathèque numérique (films, jeux vidéos, disques), ou un « troisième lieu » (ni travail ni domicile, un lieu pour se retrouver autour d’un café ou d’un jeu de cartes entre travail et domicile), ou un café-concert (ateliers de musique pour les jeunes du quartier le jour, café associatif le soir), ou une antenne jeunesse, ou tout autre équipement public collectif…

Des modèles ? Il y en a plein : le Tamanoir à Gennevilliers, la Ligne 13 à St-Denis, le 104 à Paris, la Pirate Box à Aulnay-sous-Bois…

Quel financement ? A eux seuls, BNP-Paribas (aux Grands Moulins depuis 2012), Chanel (sur les bords du Canal depuis 2015) et Hermès (qui vient de faire agrandir ses ateliers Place Olympe de Gouges) ont dégagé 9 milliards d’euros en 2015, soit un million par heure environ. En deux heures, ils peuvent financer un projet de ce type, et ce ne serait que justice (sociale) !



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