La CNRA pour la SURVIE des Radios Associatives

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Pétition adressée à :

•    Monsieur le Premier Ministre
•    Madame la Ministre de la Culture
•    Madame la Ministre du Travail
•    Monsieur le Ministre de l’Action et des Comptes publics
•    Monsieur le Ministre d’État, Ministre de la transition écologique et solidaire, en charge de l’économie sociale et solidaire
•    Monsieur le Ministre de l’Éducation Nationale en charge de la vie associative

Les radios associatives conduisent une mission de service public précisée dans la loi comme mission de communication sociale de proximité.

Près de 600 services radiophoniques maillent le territoire national et proposent des radios traduisant un projet associatif spécifique. Ces projets éditoriaux des radios revêtent de nombreuses dimensions :

•    culturelle : avec la mise en avant des initiatives culturelles et des richesses patrimoniales des territoires, de la création radiophonique, la diffusion de productions musicales issues d’artistes émergents, régionaux…

•    éducative : avec une implication forte en faveur de l’éducation aux médias…

•    créatrices de cohésion et de lien social : en contribuant à diffuser l’information au sein de territoires et communautés, en ouvrant le regard sur le monde et les autres et en assurant un lien permanent pour des personnes isolées…

•    territoriale : avec la mise en valeur des initiatives de développement local, de préservation et de valorisation de l’environnement…

•    information locale et citoyenne : au travers du travail journalistique conduit dans le respect de la pluralité et de l’expression citoyenne…

Pour exercer ces missions, les radios associatives s’appuient sur de nombreux bénévoles qui, au-delà de l’administration des structures, ont la possibilité de s’exprimer sur les ondes, de partager leurs passions, de faire vivre un débat citoyen...

Les radios, acteurs de l’économie sociale et solidaire, s’appuient sur des salariés pour assurer la coordination, la responsabilité d’équipe et de l’antenne, l’accompagnement des bénévoles, le travail journalistique, l’animation d’antenne, la technique, la gestion des structures...

Aujourd’hui, au niveau national, cela représente plus de 3000 salariés dans les radios associatives. Ces dernières années, près de 800 emplois étaient permis par les différents supports de contrats aidés. Notre secteur s’est particulièrement mobilisé dans la formation des salariés concerné par ces dispositifs, au sein de nos structures et auprès de structures spécialisées.

Nos structures se sont également engagées, autant que leur situation le permettait, dans la pérennisation des postes et constituent également un vivier de compétences à l’employabilité remarquée pour alimenter le secteur audiovisuel et de la presse en général, secteur privé et secteur public. De nombreux professionnels ont bénéficié de cet effet tremplin.

Le gel des contrats aidés pour cette année 2017 impacte d’ores et déjà la capacité des radios associatives à remplir leur mission de service public et compromet dans de nombreuses situations l’exigence de qualité et de professionnalisme de ces médias de proximité au travers notamment du rôle central de nos équipes salariées pour permettre l’action des bénévoles et le fonctionnement de nos structures.

Au-delà des emplois aidés, la question peut s’élargir à l’ensemble de l’emploi au sein des associations qu’il est nécessaire de soutenir pour permettre à celles-ci de mener leurs missions au service de leurs concitoyens.

Les signataires de cette pétition souhaitent vous alerter :

•    sur les conséquences immédiates du gel du nombre d’emplois aidés en 2017, réduisant les capacités d’action de nos radios associatives et leur faculté de mettre en œuvre leurs missions fixées par la loi,

•    sur les conséquences prévisibles à moyen terme de la réduction drastique des conditions d’accueil de contrats aidés dans nos structures et sur les difficultés à financer les postes dans le secteur associatif, remettant en cause fortement les projets associatifs et éditoriaux de certains opérateurs, pouvant conduire à la disparition de certains services radiophoniques,

•    sur les impacts financiers sur le Fonds de Soutien à l’Expression Radiophonique :

◦   avec une baisse globale des produits de la radio, pouvant entraîner un changement de strate du barème de la subvention d’exploitation (la subvention d’exploitation du FSER est calculée sur la base des produits de l’année précédente),

◦   avec une baisse, faute de ressources humaines  disponibles, des actions « extraordinaires » faisant l’objet d’une valorisation financière au travers de l’aide sélective.

Les signataires de cette pétition demandent :

•    de reconnaître le rôle essentiel de la communication sociale de proximité et des missions remplies par les radios associatives dans les champs culturels, éducatifs, sociaux, territoriaux...

•    de considérer le secteur des radios associatives, au vu des missions remplies, de leur utilité sociale et territoriale, comme secteur pouvant continuer à accueillir durablement des emplois aidés.

•    de fixer au minimum à 800 le nombre d’emplois aidés possibles chaque année dans les radios associatives en contrepartie de la poursuite de l’effort de formation et de pérennisation des postes.

•    d’engager la réflexion pour la mise en place de dispositifs en faveur de l’emploi associatif.



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