Pétition fermée

Faire Battre le Coeur de la France Insoumise

Cette pétition avait 14 signataires


La seule façon de sortir de cette situation par le haut, en gagnant l’élection présidentielle, par la voie d’un vote d’adhésion et d’enthousiasme. Les autres appels à l'unité que j'ai lu ne mentionnent jamais de manière de faire, et restent des vœux pieux.


Jusqu’à présent, Ni Hamon Ni Mélenchon n’ont fait le moindre pas envers l’autre. Entre le coup de fil d’Hamon qui n’est jamais venu, et les réticences affichées d’emblée par Mélenchon, les choses semblent claires et déjà dessinées : il y aura deux candidats au premier tour.

Mélenchon considère que le PS est traître par essence et jusqu’à preuve du contraire, et il désire mener personnellement cette bataille. Hamon, lui, la joue “je suis le candidat du grand parti de gauche, donc je ne courre après personne, ce sont les autres qui doivent venir me voir” : pas d’envergure, pas de proposition envers JLM : une manière de la jouer “placé ” pour les prochaines années au PS?
Ce positionnement des deux candidats entraînera probablement l’élimination des deux au premier tour.

L’alternative d’ un désistement de l’un des candidats, sous la pression publique, forcé, n’est souhaitable ni souhaité par aucun des deux camps, Hamonistes et Mélenchoniens. A l’heure actuelle, chacun a beaucoup à reprocher à l’autre camp, et les uns n’iraient pas automatiquement voter pour les autres, juste parce que son candidat s’effacerait.

Ce constat effectué, si cette élection est gagnable, ce n’est qu’avec de l’audace, du sacrifice, et de la prise de risque; ce que Jadot a correctement qualifié d’”aventure”.

Mélenchon n’est pas le mieux placé pour signer un compromis avec le PS : trop de passif, trop de rancœur, et un combat mené hors PS depuis 2008 dont il veut légitimement récolter les fruits. Pourtant, plus important que sa personne, il y a, les idées.
Hamon, lui, ne semble pas du genre à risquer quoi que ce soit, bien au chaud, il tente de ne fâcher personne au sein de son parti pour poursuivre encore quelque temps la magique synthèse solférienne. 

L’audace : une plateforme commune, comme dans l’accord Jadot - Hamon. Les points qui dérangent : l’Europe, la VI république, peuvent y être précisés en un compromis acceptable par toutes les parties. Il faut savoir s’entendre, quand, en face, on propose le remède libéral ou nationaliste pour traiter le mal français.


Le sacrifice : Une fois la plateforme conclue, Mélenchon se retire. Derrière Hamon dans les sondages, personnalité plus clivante, moins jeune, leader d'un parti qui pèse moins au nombre d'élus... On sait ce que ce geste aurait de grand, tant cela lui coûterait, politiquement et personnellement. Mais, encore une fois, le plus important peut être sauvé : les idées qu’il défend avec nous.


L’audace : Concomitamment au retrait de Mélenchon, Hamon s’engage dans une véritable coalition Europe Ecologie Les Verts - France Insoumise (FI) - Parti Socialiste (PS) : si 40 circonscriptions auraient déjà été promises à un candidat Vert (dont le candidat présidentiel est à 2% dans les sondages), Hamon s’engage pour soutenir les candidatures de la FI dans 200-250 circonscriptions (chiffre juste pour un candidat présidentiel à une moyenne de 12% dans les sondages), et donc investir un candidat PS dans les 250-300 autres circonscriptions (chiffre juste pour un candidat à une moyenne de 15% dans les sondages). Ce faisant, il va à l’encontre d’une partie des cadres et des élus sortants de son parti, mais il leur dit : si nous restons une force hégémonique “PS”, nous perdrons les élections et vous serez des députés de l’opposition; si vous acceptez d’être moins nombreux à concourir pour laisser des députés FI se joindre à nous, alors nous pourrons être la prochaine majorité. De la prise de risque, car cela impliquerait que M. Hamon renonce à la carrière pantouflarde qui s’annonce pour lui au sein du PS où il trouvera toujours un poste à vie. Il prendrait le risque de secouer, voire fissurer le parti tel qu’il existe, en faisant le pari de suivre la vague citoyenne, celle qui l’a porté le 30 janvier dernier, celle qui donne un socle important de soutiens à Mélenchon. Son geste serait aussi grand que celui de Mélenchon.


Une telle alliance aux législatives permettrait que personne ne soit lésé : juste répartition des députés par parti en fonction de ce que les forces pèsent actuellement.


Pas de tambouille, car il s’agirait d’une vraie coalition de gouvernement, qui obligerait chacun à tenir ses engagements. La crainte de Mélenchon de voir le PS tout promettre avant les élections, pour tenir ce qui l’arrange après, disparaîtrait : si le gouvernement ne suit pas les engagements de la plateforme, il perdra sa majorité à l’assemblée, et sera même renversé en cas de motion de censure suite à un 49.3 : les voix de l’opposition , ajoutées à celles du parti de la majorité “trahi”, seraient majoritaires. Cela obligera une tenue rigoureuse des engagements signés de part et d’autre.


Avec cette solution, quels sympathisants, de quel camp, pourront se sentir encore lésés ? Une juste répartition des forces, à hauteur de ce qu’elles pèsent : pas de PS hégémonique comme d’habitude qui auraient 90% d’élus PS dans sa majorité; en échange, Mélenchon se retire et soutient activement Hamon. On pourrait imaginer Mélenchon élu député en juin, et chef du groupe FI à l’Assemblée.


Ce mouvement, au delà de l’arithmétique creuse, entraînerait un enthousiasme chez énormément de citoyens qui ne veulent plus être otages des partis et subir verticalement, et aspirent à une république plus représentative et impliquant les citoyens au quotidien.

Il s’agit de perdre, un peu en terme de ligne politique chimiquement pure, beaucoup à titre personnel pour les candidats, pour pouvoir gagner beaucoup, beaucoup plus gros : avoir un gouvernement qui nous représente, et échapper au destin annoncé qui se nomme FN, Fillon ou Macron.

 

(titre puisé chez charline vanhoenacker)



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