Avertissement aux édiles socialistes reniant leurs engagements

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L’écart entre les élites politiciennes et le peuple de gauche devient chaque jour plus abyssal et chaque ralliement d’édile socialiste au candidat Macron ne peut être perçu par « les gens de peu » que nous sommes que comme une forfaiture, une trahison… a fortiori après des primaires dont l’objectif était de clairement déterminer quel serait « le » candidat.

Il fût un temps où la notion de « discipline républicaine » était le b-a-ba de la règle du fonctionnement démocratique de toutes les organisations : une fois le vote effectué permettant que les militants et citoyens choisissent à partir des divergences exprimées, la règle était que la minorité acceptait le choix majoritaire… sans pour autant abandonner ses analyses et convictions mais en oeuvrant pédagogiquement pour qu’un jour elles deviennent majoritaires. Désormais cette règle apparaît obsolète : l’engagement pour les primaires est renié en quelques jours ou semaines sous couvert d’un vote dit « utile » dont on perçoit bien que l’utilité n’est que synonyme de mandat à conserver coûte que coûte. Aux idéaux, les édiles substituent le pragmatisme jouant de façon pitoyable sur une sémantique confuse où se mêlent, se combinent plus exactement, les notions de « social-libéralisme », de « social-démocratie », de « socialisme », l’argument-massue étant de contrer le risque FN… alors que, précisément, ces trahisons et volte-face sont le terreau du « tous pourris ».

Précisons que les qualités et défauts du candidat Macron ne sont même pas ici l’objet de la discussion : ce qui l’est c’est le respect des règles collectivement choisies et assumées, c’est-à-dire un candidat, Hamon, celui issu des primaires.

Si le « peuple de gauche » est probablement une expression trop imprécise, il existe toutefois et toujours des gens qui, de leur vie et de leurs engagements, eux robustes, enracinés, incorporés, ont choisi des valeurs de justice sociale, de fraternité, de solidarité. Le constat que ce peuple fait est que leurs représentants, qu’ils ont élus, sont les premiers fossoyeurs des idéaux et des règles démocratiques.

Je voudrais par cette pétition interpeller les élus de gauche contre leur tentation de trahison, contre leur déloyauté. Après les présidentielles, les législatives : au cas par cas, chaque candidat devra répondre de son respect des règles démocratiques et de sa fidélité aux engagements pris pour lesquels nous avons participé aux primaires de gauche. A défaut, misant sur l’intérêt personnel et la tactique, contre l’intérêt général et la stratégie, contrairement à leur pari sur notre amnésie, ils devront s’attendre à notre respect, nous, de nos engagements politiques, des règles démocratiques : pas un seul bulletin de vote pour les déserteurs 



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