Exigence de sanctions pénales contre France 2, suite propos racistes et injures de Angot

Exigence de sanctions pénales contre France 2, suite propos racistes et injures de Angot

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Gina SOLIBO a lancé cette pétition adressée à Autorité judiciaire de l'Etat français et à

PLAINTE CONTRE Christine Angot, Franz-Olivier Giesbert et la chaîne publique franSSaise de télévision France 2 :

X
Caribéen, Martiniquais, Haïtien, Guadeloupéen, Guyanais, Cubain, Trinidadien, ... "Etasunien, Canadien, français, anglais, ..."
africain de la diaspora, descendant de survivants africains, déportés puis réduits en esclavage en Amérique

Africain, "Sénégalais, Béninois, Congolais, Camerounais, Ivoirien, Malien,  Gabonais, ..."     africain du continent mère de l'humanité,  descendant de survivants d'une colonisation toujours actuelle.

(Adresse du plaignant)
le ...  juin 2019

Monsieur le Procureur de la République
TGI - Palais de justice  .... (du lieu de résidence du plaignant)

Recommandée A.R.
Objet : Plainte contre Christine Angot, Franz-Olivier Giesbert et la chaine publique de télévision France 2 pour avoir commis par leur contestation ou leur minimisation de l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité « reconnus comme tels par la loi française », implicitement le délit d’injures publiques à caractère raciste, réprimé par l’article 33 de la Loi de 1881 stipulant : « Lorsqu’on commet ce type d’injure publique à l’encontre de quelqu’un en raison de son origine, de son appartenance à un groupe, à une ethnie, à une race déterminée, c’est passible d’un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende ». Délit aussi prévu par article 24 bis de la loi du 27 juillet 1881 sur la liberté de la presse qui sanctionne ceux qui auront nié, minoré ou banalisé de façon outrancière, et de façon publique, l'existence d'un crime contre l'humanité de réduction en esclavage ou d'exploitation d'une personne réduite en esclavage. En outre, ces propos tenus par madame Angot et diffusés par la chaîne publique française France 2 sont de nature à atténuer la culpabilité de tout auteur du crime de réduction en esclavage et ils sont par conséquent constitutifs du délit d’apologie du crime de réduction en esclavage visé et réprimé par l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881. 

Monsieur le Procureur de la République,
J’ai l’honneur en tant que caribéen, qu'africain de la diaspora,  guadeloupéen, haïtien, martiniquais, guyanais, ... descendant de survivants africains, déportés puis réduits en esclavage en Amérique, en tant qu' africain, "Sénégalais, Béninois, Congolais, Camerounais, Ivoirien, Malien,  Gabonais, ..."       descendant de survivants d'une colonisation toujours actuelle, ...  en tant qu’ayant droit à dignité humaine, de vous saisir concernant les propos de Mme Christine Angot proférés sur la chaine publique de télévision France 2 le 1er juin 2019 vers 23 heures 28 minutes lors de l’émission « On n’est pas couché » animée et présentée par Laurent Ruquier.

Exposé des faits
Christine Angot, au cours d’un échange avec Franz-Olivier Giesbert, à propos de la Shoah, a tenu de graves propos minimisant la dite « traite des noirs », qui en vérité devrait être qualifié de déportations massives et de génocides (déportations d’enfants) de peuples africains, reprenant un argument central raciste des suprématistes blancs.

Au cours donc d’un échange télévisé avec Franz-Olivier Giesbert sur la chaîne publique France 2, à propos de la Shoah, Christine Angot a tenu à préciser que :
« Le but avec les juifs pendant la guerre, ça a bien été de les exterminer, de les tuer, et ça introduit une différence fondamentale, alors qu’on veut confondre avec par exemple l’esclavage et l’esclavage des Noirs envoyés aux États-Unis ou ailleurs, et où c’était exactement le contraire. C’est-à-dire l’idée c’était qu’ils soient en pleine forme [“Qu’ils soient en bonne santé, oui”, insiste Franz-Olivier Giesbert], en bonne santé pour pouvoir les vendre et pour qu’ils soient commercialisables. »
Personne ne bronche sur le plateau, et l’extrait sera conservé en postproduction. Et au lieu de s’excuser d’avoir diffusé cet extrait, Laurent Ruquier a attaqué ceux qui remettaient en cause sa collaboratrice. Refusant alors d’éduquer le public sur un crime contre l'humanité minimisé.
Plutôt que de reconnaître le caractère délictuel de ces propos tenus par Christine Angot, Laurent Ruquier a accusé les critiques de vouloir lancer une « polémique » dans un tweet daté du 3 juin : 
« La Shoah fut une abomination. L’esclavage en Afrique et le commerce des esclaves fût une abomination. Aucun doute. Ceux qui tentent de nous faire dire ou penser le contraire à Christine Angot ou à moi cherchent à créer une polémique inutile. »
Ainsi, l’animateur du service public français cherche à faire dire à Christine Angot le contraire de ce qu’elle a dit, et insulte l’intelligence de son public au passage.
Sans rentrer dans le fallacieux débat sur la pertinence (ou non) d’une prétendue hiérarchisation des crimes contre l'humanité ; odieux « débat » visant quant au fond à une racialisation de ces crimes, l'aspect de ce propos de Christine Angot qui génère stupeur est qu'il reproduit l'argument central des thèses de racistes suprématistes blancs et autres amis du KKK (Ku Klux Klan) pour minimiser l’horreur de l’esclavage des africains. Selon eux, les noirs étaient « bien nourris » car ils représentaient une valeur marchande, puis « biens traités » dans les plantations et Habitations où ils étaient logés et nourris par des propriétaires « paternalistes et bienveillants ».
Ce révisionnisme historique ancré dans le plus pur racisme feint d’ignorer superbement les faits et leurs impacts et conséquences toujours actuelles ; négationnisme qui consiste à la minimisation de faits criminels lorsqu’ils concernent des victimes humaines « noires » (des non blancs) et de les maximiser lorsqu’ils concernent des victimes humaines « blanches », et par conséquent pour la Shoah. 
Sur la nature de la dite « traite des noirs » d’abord, on citera les travaux de l’historien Marcus Rediker qui décrit les faits criminels dans son livre « À bord du négrier ». Il explicite les conditions sur les bateaux, loin de « l’idée, c’était qu’ils soient en pleine forme » affirmés par Christine Angot, mais « une relation fondée sur l’ingestion forcée de nourriture, les coups de fouet, la violence à tout bout de champ et le viol des femmes ». Marquage au fer rouge, torture, supplices et humiliations s’ajoutaient à des conditions de transport inhumaines, parfois 16 heures de suite assis dans une position tortionnaire, enchaînés à plusieurs et parqués en cales au milieu du vomi et des excréments, soumis au travail forcé, nu et maintenu dans un univers « concentrationnaire », « le navire n’était lui-même qu’une machine diabolique, une sorte de gigantesque instrument de torture ». 
La dite « traite des noirs» sur navires de négriers battant pavillons d’Etats esclavagistes européens, c’est-à-dire la déportation vers l’Amérique et le génocide d’africains c’est d’abord au minimum 1,8 million de décès en mer (des fois jetés vivants dans l’océan pour opération de rentabilité pour navires négriers dans leurs activités de transport de marchandises « Bois d’ébène »), au moins 10,6 millions de captifs envoyés au dit « Nouveau Monde », dont plus de 1,6 million meurent la première année dans des camps de travail forcé, sans compter toutes les victimes par millions sur le sol africain lors des rapts. L’idée n’était certainement pas « de prendre soin des noirs ». Au minimum 5 millions d’entre eux périrent du seul fait du dit « commerce triangulaire ». 
Si l’horreur de la déportation et le génocide de peuples africains reste solidement ancrée dans les consciences (mis à part celle de Christine Angot, Franz-Olivier Giesbert et par extension l’équipe de On n’est pas couché et Laurent Ruquier visiblement), l’autre aspect des crimes de l’esclavage de non blancs demeure moins connu, et ces conséquences perdurent de nos jours.
Il y a d’abord le « code noir » produit par ministre du Roy des français Colbert, constituant preuve de crimes contre l’humanité perpétré par Etat français, applicable dans les colonies sous administration française (Louisiane (USA actuel), Caraïbe (Saint-Domingue, Guadeloupe, Martinique, Guyane, …), Afrique (Sénégal, Réunion, …)) instituant dès 1685 statut juridique de "biens meubles" pour les africains déportés et réduits en esclavage ; « biens meubles « propriété de « maîtres ». Code noir générant aussi statut juridique "d'affranchis", … Et c’est ainsi qu’en 1848 , qu’en Martinique, Guadeloupe et Guyane particulièrement, suite à dite seconde abolition de l’esclavage par Etat français, la logique d’application de ce code noir est demeurée en vigueur, précisément par l’article 5 du décret de cette dite abolition de l'esclavage de 1848, qui prévoit dédommagements des anciens propriétaires de la perte de leurs « biens meubles » à qui furent attribués statut juridique « d’affranchis » et qui en fait devinrent propriétés de l'Etat français.
Les « noirs » comme dit Christine Angot, dans la Caraïbe, en Haïti, Martinique, Guadeloupe, Guyane, en Amérique en général, dont les ancêtres ont été déportés, réduits en esclavage, ont été privés de respect de leur droit à la dignité humaine (privés de leurs noms, privés de généalogie, privés de sépultures, …) ; leurs descendants sont toujours privés de ce respect de la dignité humaine lorsqu’il ne leur est point reconnu par justice française le droit aux réparations, au prétexte d’une prétendue prescription des faits dont la qualification est juridiquement biaisée, par concepts même des criminels ; un seul exemple de manipulation des faits lorsque l’on parle de « traite négrière » plutôt que de dire déportations et génocides de peuples africains. 
En vérité, la logique de cette dite seconde abolition française et de son article 5 du décret d'avril 1848, les patronymes attribués à compter de 1849, par "acte d'individualité" aux survivants des crimes de déportations d'Afrique et de réduction en esclavage par négriers esclavagistes colons européens occupant territoires spoliés aux naturels d'Amérique, correspondent à des noms et numéros de factures d'achat par Etat français des "meubles" qui furent propriétés directement de ces colons esclavagistes européens. Factures de meubles, permettant qualification d'affranchis, et organisation d'une économie coloniale de recel de crimes contre l'humanité perdurant de nos jours. Le crime contre l'humanité n'a en réalité alors jamais cessé comme on cherche à faire croire par commémorations annuelles de cette seconde abolition, et donc il ne peut exister notion juridique de prescription de crime.
Dans son livre « The half has never been told , slavery and the making of American capitalism », l’historien Edward Baptist décrit la réalité du système esclavagiste après « l’abolition de la traite », entre 1808 et 1864. Les « camps de travaux forcés » où sont envoyés les noirs pratiquent une torture systémique et institutionnalisée afin d’augmenter la productivité des esclaves. Le système, décrit par ses instigateurs dans des notes d’époque comme un « pushing system » consistait à imposer des quotas de production dont le non-respect valait un nombre de coups de fouet proportionnel à l’écart entre la production et le quota. Des coups de fouet si douloureux que leurs victimes entraient souvent en transe (ou crise d’épilepsie) sous l’effet de la douleur. Ces quotas étaient ajustés quotidiennement pour placer l’esclave à la limite, et intentionnellement conçus pour être parfois manqués, afin d’entretenir une atmosphère de terreur. Les conditions de « travail » similaire au travail à la chaîne devaient permettre de déshumaniser les esclaves en les contraignant à opérer mécaniquement, et de façon ambidextre pour le ramassage de coton ou la coupe de la canne à sucre. Les survivants décrivent des expériences de sortie de corps, où l’individu perd souvent la raison, ce qui n’est pas sans rappeler les témoignages des survivants des camps de concentration nazis. Pour compléter, en 1930, après soixante ans de progrès technique et d’ingénierie biologique visant à augmenter la rentabilité des champs de coton et la facilité du ramassage, les travailleurs libres qui les exploitaient restaient 50 % moins productifs que les esclaves de 1860, malgré l’incitation financière. 
Le commerce des noirs africains captifs, déportés, puis réduits en esclavage en Amérique était également marqué par des abus sexuels (les femmes étant souvent violées) alors qu'on arrachait systématiquement les enfants à leurs familles pour les vendre et ainsi éviter la solidarité intergénérationnelle et l'humanisation. Certaines femmes étaient contraintes de tomber enceintes pour « produire » de nouveaux bras. Une femme de Louisiane, colonie française, se vit ainsi arracher 16 enfants. L’espérance de vie des esclaves des plantations de coton était moitié moins élevée que celles des fermiers blancs.
Pour exemple de sévices et tortures, 1,5 million d’africains réduits en esclavage par esclavagistes aux Etats Unis ont subi une migration forcée sur des milliers de kilomètres vers le sud-ouest des USA, enchaîné les uns aux autres pendant des mois, au point de révulser les habitants des villes que traversaient ces sinistres cortèges (et de jeter les bases du courant abolitionniste). De nombreux esclaves se sont mutilés ou suicidés pour éviter d’atterrir dans les camps.
Dans les plantations de canne à sucre, de coton, de café, de tabac, d’indigo, … dans l’univers concentrationnaire américain (Louisiane (actuel USA), Caraïbe (Cuba, Bahamas, Saint-Domingue (actuels Haïti, République Dominicaine), Jamaïque, Porto-Rico, Iles Vierges, Antigue, Guadeloupe, Dominique, Martinique, Sainte-Lucie, Saint-Vincent, Barbade, Grenade, Trinidad et Tobago), Amérique du Sud (Brésil, Guyanes, Colombie, …)) l’espérance de vie d’un adulte ne dépassait pas douze ans. Il était plus rentable d’épuiser un esclave productif jusqu’à son extermination, et de le remplacer, que de le maintenir en bonne santé, contrairement à ce que semble penser et dire Christine Angot. Tout cela était systémique, et non pas le fruit d’atrocités ponctuelles.
Ces propos racistes quant au fond sur plateau de télévision d’une chaîne publique française, ne proclamant point une égalité des souffrances liées à tous les crimes contre l’humanité, visent bien l’ensemble des personnes afro-descendantes pour lesquelles l’ONU (Organisation des Nations Unis) a décrété l’actuelle décennie en cours de 2015 à 2024, précisément pour lutter contre ce racisme opérationnel dont ils sont les premières et principales victimes partout sur la planète.
Sur un plateau de télévision de la chaine publique France 2 le samedi 1er juin, Christine Angot, Franz-Olivier Giesbert et par extension l’équipe de « On n’est pas couché » et Laurent Ruquier minimisent les crimes contre l'Humanité que sont la réduction en esclavage, la déportation, le génocide (déportations d'enfants) de peuples africains. Christine Angot principalement sur ce plateau , fait du révisionnisme, du négationnisme, tend à contestation ou la minimisation de l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité « reconnus comme tels par la loi française » , et profère de manière implicite des injures envers les « noirs », portant donc atteintes à la mémoire des victimes africaines de crimes contre l'humanité.  En outre, ces propos tenus par madame Angot et diffusés par la chaîne publique française France 2 sont de nature à atténuer la culpabilité de tout auteur du crime de réduction en esclavage et ils sont par conséquent constitutifs du délit d’apologie du crime de réduction en esclavage visé et réprimé par l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881.


C’est pourquoi, Monsieur le Procureur de la République, me situant dans la lignée de l’intellectuel et homme d’Etat haïtien Anténor FIRMIN (dont les écrits et ouvrage en riposte aux thèses racistes de Gobineau et autres, « De l’égalité des races humaines. Anthropologie positive» (1885) furent censurés et interdits de publication en France), je dépose plainte contre Mme Christine Angot, M. Franz-Olivier Giesbert et France 2 pour avoir commis le délit d’injures publiques à caractère raciste en violation du code pénal et de l’article 33 de la Loi de 1881. Délit aussi prévu par article 24 bis de la loi du 27 juillet 1881 sur la liberté de la presse qui sanctionne ceux qui auront nié, minoré ou banalisé de façon outrancière, et de façon publique, l'existence d'un crime contre l'humanité de réduction en esclavage ou d'exploitation d'une personne réduite en esclavage. Délit encore d’apologie du crime de réduction en esclavage visé et réprimé par l’article 24 de la loi du 29 juillet 1881.

0 a signé. Prochain objectif : 1 000 !
Quand elle atteindra 1 000 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !