Pétition fermée

Sauvegarde des emplois, investissement, écologie : Pour une filière aéronautique d’avenir

Cette pétition avait 323 signataires


Sauvegarde des emplois sur tout le territoire national, investissements et responsabilité écologique : Pour une filière aéronautique d’avenir en France et dans le Groupe Thales

Thales, industriel de défense français,veut supprimer 1300 emplois dans sa filière aéronautique. Ces réductions d’emplois sont réparties sur toute la France : Rungis, Châtellerault CSC et Brelandière, LCD Moirans, Toulouse, Valence, Cergy, Chatou, Méru, Vendôme, Mérignac...

Nous, citoyens incluant les salariés du Groupe Thales, nous nous opposons à ce plan de suppression d’emplois dans une filière indispensable à l’économie française.

Le groupe Thales a les moyens de faire autrement. Il suffit pour s’en convaincre de reprendre les propos du PDG du groupe le 30 septembre 2020 : « Après un deuxième trimestre 2020 particulièrement impacté par la Covid-19, votre mobilisation à toutes et tous, nous a permis de connaître une amélioration très  encourageante de notre chiffre d’affaires au troisième  trimestre. Les résultats de l’ensemble de nos activités — hors aéronautique civile — illustrent la résilience de notre Groupe face à la crise. »

Le Conseil d’administration a décidé le déblocage de 85 Millions d’Euro comme avance sur les dividendes 2021.Cela illustre la confiance dans l’avenir des dirigeants de Thales. A cela s’ajoutent les prévisions de résultats très positifs pour la fin 2020, à hauteur de 1,3 à 1,4 Milliards d’Euro, soitenviron8% du chiffre d’affaires.

Les moyens financiers existent pour faire autrement face à la baisse temporaire de l’activité :

Est-il raisonnable de conserver tous les salariés ? Notre réponse est oui.

Pour passer le « trou d’air » actuel, le Groupe a bénéficié du financement, via de l’argent public, de l’activité partielle jusqu’à la fin de l’année 2020 dans la filière aéronautique. Il fera tout pour bénéficier de l’Activité Partielle Longue Durée (APLD) sur 2021 et 2022.

C’est aussi l’occasion de préparer l’avenir et d’investir afin d’être en pole position lorsque l’activité reprendra et de répondre notamment aux questions écologiques et à l’urgence climatique.Toute la filière doit se tourner vers des activités d’avenir plus vertes, avec par exemple l’avion décarboné(plus électrique ou à hydrogène) les moteurs hybrides, ou encore l’optimisation du pilotage des avions et celle des trajectoires du trafic aérien.

Si les dirigeants du groupe sont en panne d’idée, les salariés de Thales en ont. Il suffit de leur demander. De plus ces derniers disposent de toutes les compétences sur tous ces sujets !

Les moyens financiers sont là, l’activité est possible.

Alors que manque-t-il ? La volonté managériale !

L’Etat, premier actionnaire du groupe Thales est face à ses responsabilités. Il doit intervenir pour mettre en phase son discours et ses actions. Si l’emploi et la sauvegarde en France d’une filière aéronautique sont réellement une priorité, il doit intervenir pour modifier la stratégie du groupe Thales, faire cesser ce plan de suppression d’emploi prévu ainsi que les activités aéronautiques à l’étranger, en Inde, en Roumanie.

Avec la purge annoncée lors de la reprise, les activités seront transférées vers ces pays, car nous ne serons plus en mesure de les faire en local.

L’état a un deuxième levier pour agir, en plus d’être actionnaire, car il est aussi le client principal du groupe au travers des armées et de l’aviation civile française.

Nous, citoyens incluant les salariés du Groupe Thales demandons au gouvernement, et en particulier au président de la république, au premier ministre et au ministre de l’économie et des finances, ainsi qu’à la ministre des armées de forcer le groupe Thales et ses dirigeants à renoncer à ce plan de suppression d’emploi et à investir pour l’avenir, pour une filière aéronautique en France, responsable socialement et écologiquement.



LA CGT compte sur vous aujourd'hui

LA CGT THALES a besoin de votre aide pour sa pétition “au président de la république, au premier ministre et aux ministres concernés: Sauvegarde des emplois, investissement, écologie : Pour une filière aéronautique d’avenir”. Rejoignez LA CGT et 322 signataires.