Climat de guerre civile en France: Le comportement irresponsable du CFCM

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Le CFCM avec sa réformette n’a pas la moindre chance de gagner en crédibilité auprès ni des musulmans ni du reste de la société française. Il ne fait, par ses querelles futiles, que nous faire perdre du temps et salir notre image malgré le contexte qu’exige le plus haut degré de responsabilité pour prémunir notre paix social et le bon vivre ensemble. Plutôt qu’œuvrer pour une structuration pertinente de l’organisation du culte musulman pour faire connaitre l’islam à tous les niveaux afin de rassurer et de  favoriser le rapprochement, il s’enferme dans des visions étroites de concurrence entre ses composantes rattachées aux pouvoirs en Algérie, Maroc, Turquie et les pays du Golf.

 Il est donc demandé de bien vouloir signer cette pétition pour acter que nous dénonçons les agissements du CFCM et son manque de responsabilité face aux enjeux sociaux autour d’une structuration de l’islam fidèle aux besoins et attentes de la société française, en générale, et des musulmans français en particulier. Nous avons assez de l’islam consulaire.

Nous demandons aux dirigeants du CFCM qui refusent de réformer l’institution pour qu’elle revienne à l’autorité de la base de :

-         Ne plus parler au nom du culte musulman en France

-         Ne plus prétendre à être l’interlocuteur privilégié des pouvoirs publics concernant les affaires de l’islam et des musulmans en France

-         Ne plus intervenir sur le plan local, surtout auprès des préfectures, pour représenter les communautés locales.

Le climat de guerre civile est de plus en plus prononcé en France. Des groupuscules extrémistes nous menacent de l’intérieur et de l’extérieur. Si cela peut paraitre un peu exagéré dit ainsi, il faut rappeler que dans les faits, il y a eu des attentats, d’autres ont pu être empêchés grâce à la mobilisation des forces de l’ordre. Aussi, il ne faut pas  minimiser l’activisme de l’extrême droite, de l’anti fondamentalisme musulman, des réseaux radicaux violents se réclamant de la religion musulmane,  des musulmans radicaux (Moutachaddidine), ainsi qu’un tissu associatif musulman, fondamentaliste, rejetant certaines politiques jugées par lui discriminatoire et pour finir le rôle des medias qui attisent les deux extrêmes.

Les mutations économiques et sociales rencontrent une résistance intellectuelle qui refuse la réalité des évolutions spontanées que peut suivre toute société au cours de son histoire, avec ce que cela puissent impliquer en termes d’évolution des traditions, des cultures, des mœurs et de métissage. Ceux qu'on appelle islamistes (mot qui dans les années 70 était l'équivalent de musulman comme islamisme était l’équivalent d'islam) ou les musulmans fondamentalistes sont une cible récurrente de certains intellectuels très médiatisés. Ils sont aussi considérés par les pouvoirs publics (selon l'avis de leurs conseils) comme un danger pour nos valeurs républicaines. En face, les militants musulmans (dits islamistes, intégristes ou rigoristes) accusent les pouvoirs publics d'islamophobie et d'une politique postcoloniale à l’égard des musulmans.

Les lois hostiles à la présence des musulmans ou à leur autodétermination sont régulièrement proposées. Les signes religieux musulmans et certains de leurs rites sont régulièrement sujet de clivage au sein de la société française entre ceux (musulmans ou non) qui les tolèrent et ceux (musulmans ou non) qui les considèrent comme une provocation, un acte politique, des manifestations moyenâgeuses.

 

C’est en France, le pays des 4 à 7 millions musulmans,  que la théorie du « Grand remplacement » est adoptée par des cadres politiques et est régulièrement argumentée par des essayistes largement diffusés par les médias français. Cette théorie est raciste car basée sur l’appartenance religieuse et la couleur de peau. Elle a même inspiré l’ancien président français Nicolas Sarkozy qui a créé le 18 mai 2007 « Le ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et de la solidarité. », avant qu’il soit supprimé en novembre 2010.

 

Suite aux attentats du 15 mars 2019 en Nouvelle Zélande, des propos très durs ont été tenus pour faire le rapprochement entre les attentats terroristes qui ont survenus en France ces dernières années et celui de la Nouvelle Zélande. Il y a eu des déclarations comme « œil pour œil », « sur le plan comptable du nombre des morts le compte n’est pas équitable », « la réponse du berger à la bergère ». Le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) et le Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF) ont déposé plusieurs plaintes dans ce cadre.

 

Aujourd’hui, en France, des cadres de la sécurité nationale parlent de façon implicite du risque d’une guerre civile entre extrémistes des deux bords (musulmans radicalisés et extrême droite). Sachant ce risque, nos « élites » (ceux qui ont accès à prendre la parole en public) continuent à entretenir son développement sciemment, en préférant la confrontation plutôt qu’aller vers l’autre. Malgré les effets néfastes des grands médias incapables de se libérer des résidus de l’esprit post colonial, les français dans leurs diversités se mobilisent pour se rencontrer à tous les niveaux y compris par le métissage (cf. un contre-exemple de la théorie du grand remplacement).

 

Mais ce n’est pas suffisant. Il y a beaucoup de mal-entendus au sujet de l’islam et des musulmans qui profitent à l’extrême droite, aux opportunistes de tout bord (Hommes politiques, les politico-religieux, les extrémistes, des lobbies racistes, des lobbies industriels, des carriéristes intellectuels et/ou institutionnels…). Ces mal-entendus qui permettent de se servir régulièrement de l’islam et des musulmans comme bouc émissaire pour détourner l’opinion public des vraies problèmes économiques et sociales, et aggraver les peurs.

Les musulmans ne sont pas suffisamment représentés dans le paysage médiatique français à grande audience. Les moyens de communication sont donc très limités pour permettre aux musulmans de s’exprimer de façon équitable concernant la réalité des  communautés musulmanes en France, de leur religion, de leurs opinions, de leurs préoccupations, de leurs contributions citoyennes, de leurs attachements à la paix et la tolérance…

 

La création du CFCM en 2003 avait pour but de représenter le culte musulman. C’est-à-dire de représenter les musulmans concernant l’ensemble des sujets qui suscitent les interrogations de la société française, à savoir, les pratiques, les signes, les rites, et la pensée religieuse musulmane… etc. Mais voilà  le CFCM, 16 ans plus tard encore dérouté, incapable d’organiser des élections sereines  ou même de présenter des candidats avec un programme à la hauteur des enjeux  malgré l’urgence. C’est la nature de sa structuration qui est la cause de ce déficit créant qui fait de lui une institution obsolète par rapport à la réalité de la société française. Et pour y remédier, il vient nous proposer une réformette ahurissante de ses statuts. 

 

Le CFCM ne se préoccupe que du ‘rayonnement’ et la main mise sur le pouvoir « illusoire » de ses trois fédérations dominantes. Ces organisations réunies représentent, selon le bureau des cultes, moins d'un tiers des mosquées en France. Leurs implantations en France sont assurées grâce au soutien financier et diplomatique de pays étrangers (Turquie, Maroc, Algérie et les pays du Golf), souvent dans des approches purement diplomatiques complètement détachées des intérêts des musulmans et la société français.

 

Le CFCM est aussi représenté par les Conseils Régionaux du Culte Musulman (CRCM), à l’échelle régionale. Les CRCM sont les interlocuteurs reconnus des préfectures pour les questions du culte musulman. Il faut cependant préciser qu’en général les CRCM sont complètement déconnectés des communautés musulmanes locales. Ils assurent plutôt la représentation de l’une des trois fédérations nationales : celle qui se trouve en tête du CFCM. Or ces dernières sont éparpillées un peu partout dans le pays sans coordination entre elles et sans qu’aucune puisse avoir ni une représentation significative sur le plan local ni un réel intérêt pour la base et la société autour.

 

Or il existe des associations et des fédérations locales, indépendantes des fédérations formant le CFCM, qui sont en réalité les vrais acteurs pour représenter le culte musulman franco-français sur le plan local, auprès de la société, et auprès des pouvoirs quand ils en ont l’occasion. Souvent, le dialogue avec ces fédérations n’est pas mis en application, sur le plan local par les pouvoirs publics. Pourtant ce sont elles qui présentent une proximité effective avec les communautés locales qui sont le plus au fait de la situation des musulmans au quotidien et qui œuvrent pour le rapprochement et le bon vivre ensemble.

 

Il existe quelques conseils d’imams départementaux comme à l’ile de la Réunion (depuis 50 ans), à Grenoble (depuis plus que 20ans), Marseille (depuis 19 ans), à et Lyon (depuis un an). En fait, en France, dans notre contexte laïque, les mosquées sont en grande majorité le fruit du travail de la base porteuse des projets et source principale de leur financement et leur entretien. Il faut donc absolument comme le dit M. Kamal Kabtane, recteur de la grande mosquée de Lyon, « nous organiser autrement ». C’est-à-dire partir d’une structuration au niveau local dans chaque département pour aboutir enfin à une structure nationale incontestable et opérationnelle.

 



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