Ne laissez pas Sadrack mourir ! Dont Let Sadrack die! No dejes morir a Sadrack!

Ne laissez pas Sadrack mourir ! Dont Let Sadrack die! No dejes morir a Sadrack!

0 a signé. Prochain objectif : 1 500 !
Quand elle atteindra 1 500 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être reprise par les médias et journaux locaux !
virginie ANGE a lancé cette pétition adressée à Au management de l'OCB (MSF Belgique) et à

English below

Espagnol abajo

Bangui, le 27 décembre 2021

Au management de OCB,

Nous vous adressons cette pétition afin que la vie, l’égalité et l’humanité triomphent. Il y a quelques temps, un article de plus d’une trentaine de pages a été rédigé par un journaliste américain. On pouvait y lire notamment des récits de discriminations entre les staffs nationaux et expatriés chez MSF. Aujourd’hui, cet article devient concret, un homme est en train de mourir à cause de ces inégalités de traitement.

Vous ne le connaissez peut-être pas, il s’appelle Sadrack Ndotar. Il a commencé à travailler chez MSF (section Belgique), en République Centrafricaine en 2015. Il a été gardien pendant 2 ans à Bangui. Son travail était donc d’assurer la sécurité des employés et des biens de MSF. Non armé, il sécurisait les compounds et guests où résident les expatriés. Puis Sadrack a grimpé les échelons, il est devenu « HR Développement » : un staff chargé de la formation et du développement de ses collègues. Depuis 2017, Sadrack arrive au bureau chaque matin, avec le sourire et bien déterminé à soutenir ses collègues afin de pouvoir accomplir le but social de MSF qui est affiché sur votre site internet juste au-dessus de « faites un don » :

Repoussons la frontière entre les abandonner et tout tenter

Mais voilà, Sadrack est tombé malade. Il est allé à la Clinique intersection (une clinique gérée par des employés MSF, accessible aux employés nationaux les 4 sections qui travaillent à Bangui – vous noterez que pour les expatriés, un médecin expatrié leur est dédié, ils ne côtoient pas la Clinique intersection). Le médecin de la Clinique intersection, étant dépassé par le diagnostic, a envoyé Sadrack chez un spécialiste de l’hôpital communautaire de Bangui. Ce spécialiste a confirmé le diagnostic grâce à des examens réalisés à l’Institut Pasteur de Bangui : ses 2 reins sont dysfonctionnels. Aucun traitement n’est possible en RCA, car le pays ne dispose pas de machine de dialyse. 2 choix s’offrent donc à Sadrack : partir se faire soigner au Cameroun, ou mourir en RCA.

Sadrack est parti par ses propres moyens au Cameroun et a commencé la dialyse. Grâce à un prêt de 3 millions de XAF (4569 euros), remboursable 80 000 XAF/mois (121 euros/mois- soit un peu plus de 37 mois de dettes), accordé par MSF Belgique en RCA, Sadrack a pu faire jusqu’à aujourd’hui : la pose d’un cathéter dans le cou, et 2 dialyses par semaine. Chaque dialyse coûte 100 000 XAF, soit 152 euros.

Il y a quelques jours, Sadrack a contacté le coordinateur médical de MSF Belgique en RCA, afin d’obtenir le remboursement de ses factures de dialyse. Cependant, vu que la dialyse est effectuée au Cameroun et que Sadrack est un staff national, le remboursement de ses factures est refusé. En effet, si Sadrack avait fait ses dialyses en RCA, il aurait pu être remboursé ! Mais il n’y a pas de centre de dialyse en RCA, vous vous souvenez ? Et malheureusement, Sadrack est centrafricain, donc son l’assurance médicale de MSF se limite aux soins promulgués en RCA. Sadrack aurait donc dû mourir ici. Pourquoi lui avoir prêté 3 millions de XAF, si ce n’était pas pour aller se soigner ? Que doit-il faire maintenant ? Attendre la mort au Cameroun, loin de sa famille ?

Nous pensons que, pour fournir des soins de santé aux populations en détresse, sans aucune discrimination d’origine, comme le mentionne la charte MSF, il faudrait commencer par le faire pour vos propres employés, et leur offrir la même assurance de santé : staffs nationaux comme expatriés. En attendant qu’un centre de dialyse ouvre à Bangui, remboursez les factures de dialyse de Sadrack. Ne le laissez pas mourir consciemment. Repoussez les frontières, ne l’abandonnez pas.

 

ENGLISH:

 

Bangui, December 27, 2021

To the management of OCB,

We present this petition to you so that life, equality and humanity may triumph. Some time ago, an article of over 30 pages was written by an American journalist. In particular, we could read stories of discrimination between national and expatriate staff at MSF. Now this article becomes concrete, a man is dying because of this unequal treatment.

You may not know him, his name is Sadrack Ndotar. He started working for MSF (Belgium section), in the Central African Republic in 2015. He was a guard for 2 years in Bangui. His job was therefore to ensure the safety of MSF employees and property. Unarmed, it secured compounds and guests where expatriates reside. Then Sadrack climbed the ranks, he became “HR Development”: a staff responsible for the training and development of his colleagues. Since 2017, Sadrack has arrived at the office every morning with a smile and determined to support his colleagues in order to be able to accomplish MSF's social goal which is posted on your website just above “donate”:

Push the boundaries between abandoning them and trying everything

Sadrack fell ill. He went to the Intersection Clinic (a clinic run by MSF employees, accessible to national employees the 4 sections that work in Bangui - you will note that for expatriates, an expatriate doctor is dedicated to them, they do not rub shoulders with the Intersection Clinic) . The doctor at the Intersection Clinic, overwhelmed by the diagnosis, sent Sadrack to a specialist at the Bangui Community Hospital. This specialist confirmed the diagnosis thanks to tests carried out at the Pasteur Institute in Bangui: his 2 kidneys are dysfunctional. No treatment is possible in CAR, as the country does not have a dialysis machine. Sadrack therefore has 2 choices: go for treatment in Cameroon, or die in CAR.

Sadrack left for Cameroon on his own and began dialysis. Thanks to a loan of 3 million XAF (4,569 euros), repayable 80,000 XAF / month (121 euros / month - a little over 37 months of debt), granted by MSF Belgium in CAR, Sadrack was able to make up to until today: the installation of a catheter in the neck, and 2 dialyses per week. Each dialysis costs 100,000 XAF, or 152 euros.

A few days ago, Sadrack contacted the medical coordinator of MSF Belgium in the CAR, in order to obtain reimbursement of his dialysis bills. However, since the dialysis is performed in Cameroon and Sadrack is a national staff, reimbursement of his bills is refused. Indeed, if Sadrack had done his dialysis in the CAR, he could have been reimbursed! But there is no dialysis center in CAR, remember? And unfortunately, Sadrack is a Central African, so his medical insurance from MSF is limited to the care promulgated in CAR. So Sadrack should have died here. Why did you loan him XAF 3 million, if it wasn't for medical treatment? What should he do now? Wait for death in Cameroon, far from his family?

We believe that, to provide health care to populations in distress, without any discrimination of origin, as mentioned in the MSF charter, you should start by doing it for your own employees, and offer them the same health insurance: staffs nationals as well as expatriates. While waiting for a dialysis center to open in Bangui, reimburse Sadrack's dialysis bills. Don't let him die consciously. Push the boundaries, don't give him up.

 

ESPANOL:

 

A la dirección de OCB,

Le enviamos esta petición para que la vida, la igualdad y la humanidad triunfen. Hace algún tiempo, un periodista estadounidense escribió un artículo de más de treinta páginas. Incluía historias de discriminación entre el personal nacional y internacional en MSF. Hoy, este artículo se está concretando, un hombre está muriendo a causa de estas desigualdades de trato.

Probablemente no lo conozcan, su nombre es Sadrack Ndotar. Empezó a trabajar para MSF (sección de Bélgica) en la República Centroafricana en 2015. Fue vigilante durante 2 años en Bangui. Su trabajo consistía en garantizar la seguridad del personal y de los bienes de MSF. Desarmado, aseguró los compound y las casas donde vivían los expatriados. Después, Sadrack ascendió y se convirtió en "Desarrollo de RRHH": un funcionario encargado de la formación y del desarrollo de sus compañeros.

Desde 2017, Sadrack llega a la oficina todas las mañanas, sonriente y decidido a apoyar a sus compañeros para conseguir el objetivo social de MSF que aparece en su página web justo encima de "hacer una donación":

 Empuja los límites entre abandonarlos e intentarlo todo

Pero entonces Sadrack se enfermó. Se dirigió a la Clínica interseccional (una clínica dirigida por el personal de MSF, a la que puede acceder el personal nacional de las 4 secciones que trabajan en Bangui - hay que tener en cuenta que a los expatriados se les dedica un médico expatriado, que no está en la intersección de la Clínica). El médico de la dicha Clínica, abrumado por el diagnóstico, envió a Sadrack a un especialista del hospital comunitario de Bangui. Este especialista confirmó el diagnóstico gracias a las pruebas realizadas en el Instituto Pasteur de Bangui: sus dos riñones son disfuncionales. En la RCA no es posible ningún tratamiento, ya que el país no dispone de máquinas de diálisis. Sadrack tenía dos opciones: ir a Camerún para recibir tratamiento o morir en la RCA.

Sadrack se fue a Camerún por su cuenta y comenzó la diálisis. Gracias a un préstamo de 3 millones de francos CFA (4.569 euros), reembolsable a razón de 80.000 francos CFA/mes (121 euros/mes - algo más de 37 meses de deudas), concedido por MSF Bélgica en la RCA, Sadrack ha podido realizar hasta ahora: la instalación de un catéter en el cuello, y 2 sesiones de diálisis por semana. Cada diálisis cuesta 100.000 francos CFA, es decir, 152 euros.

Hace unos días, Sadrack se puso en contacto con el coordinador médico de MSF Bélgica en la República Centroafricana para obtener el reembolso de sus facturas de diálisis. Sin embargo, como la diálisis se realiza en Camerún y Sadrack es personal nacional, se rechaza el reembolso de sus facturas. De hecho, si Sadrack se hubiera hecho la diálisis en la RCA, ¡podría haber sido reembolsado! Pero no hay ningún centro de diálisis en la RCA, ¿recuerdas? Y, por desgracia, Sadrack es centroafricano, por lo que su seguro médico de MSF se limita a la atención prestada en la RCA. Así que Sadrack debería haber muerto aquí. ¿Por qué le prestó 3 millones de francos si no era para el tratamiento? ¿Qué debe hacer ahora? ¿Esperar la muerte en Camerún, lejos de su familia?

Pensamos que, para prestar asistencia sanitaria a las poblaciones en apuros, sin discriminación de origen, como se menciona en la carta de MSF, debería empezar por hacerlo con sus propios empleados, y ofrecerles el mismo seguro médico: al personal nacional y al expatriado. Hasta que se abra un centro de diálisis en Bangui, reembolsar las facturas de diálisis de Sadrack. No lo dejes morir conscientemente. Haz retroceder las fronteras, no lo abandones.

 

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Quand elle atteindra 1 500 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être reprise par les médias et journaux locaux !