Oui à la liaison transfrontalière des stations de ski de Porté-Puymorens et Grandvalira

Oui à la liaison transfrontalière des stations de ski de Porté-Puymorens et Grandvalira

0 a signé. Prochain objectif : 500 !


En reliant Porté-Puymorens à Grandvalira, ce projet offrirait un domaine de 300 km de ski, sans équivalent dans les Pyrénées, du niveau du domaine des Trois Vallées dans les Alpes.

Objectif : capter une nouvelle clientèle qui ne vient pas encore dans les Pyrénées, tant l'hiver que l'été.
La balle est dans le camp de l'administration française et des élus français.

2020, Oui au projet de liaison transfrontalière des stations de ski de Porté-Puymorens et Grandvalira

Des stations de ski transfrontalières :

  • Châtel
  • Les Rousses
  • Somport. Le poste frontière de Somport entre la France et l'Espagne est une superbe station de ski, située dans le coeur du Parc National des Pyrénées
  • La Rosière
  • Montgenèvre
  • Chamonix

 

Voici ​des extraits d'un article très interessant paru dans l'INDEPENDANT édition Catalan le 31/10/08 "Un projet vieux de quarante ans", où est rappelé l'histoire de la station de ski Porte des Neiges

Au début des années 70, Sauveur Fernandez, architecte perpignanais, originaire de​ ​Cerdagne envisage de créer une station sur la rive droite de l’Ariège face au Pas de la Case,​ ​côté français. Francesc Viladomat, inventeur des sports d’hiver en Andorre rêvait lui aussi de prolonger la station du Pas de la Case sur le versant français. Finalement son fils Joan s’est associé à l’architecte catalan.

En 1974, les 1 000 hectares qui intéressent Sauveur Fernandez appartiennent à la commune de Porta. Elles sont non constructibles. L’architecte obtient le feu vert des Douanes. Seule une bande de 100m le long de la frontière reste inconstructible. Une promesse de vente est signée avec la commune. Elle concerne 52 hectares situés face au Pas de la Case. Une promesse de location de 1 000 hectares alentours est également signée.

Années 80, à Porta, la municipalité change. Les nouveaux élus considèrent que la promesse de vente n’a pas de valeur et lancent une consultation à promoteurs. C’est le début de la bataille juridique. La commune perd, fait appel puis se pourvoit en cassation où elle perd de nouveau. Les actes de vente et de location sont finalement signés en décembre 1990.

Années 90, Sauveur Fernandez réunit des experts de l’environnement, du juridique, des domaines skiables et de l’hydrologie afin de monter un dossier en vue d’obtenir l’autorisation de créer une UTN (unité touristique nouvelle). En 1993, le comité de massif estime que le projet est trop ambitieux et refuse l’UTN. Un nouveau dossier plus réduit : (de 8 000 lits il passe à 4 000) est présenté en 1996. Cette fois, il est accepté. 350 emplois pourraient ainsi être créés. En 1997, des associations écologiques (Frene 66 et Catalogne notre terre) intentent une action au tribunal administratif de Montpellier. Outre les arguments écologiques, ils dénoncent "la capacité économique" du dossier. Le jugement est rendu en deux temps.En 1998, les associations sont déboutées sur tout ce qui concerne l’aspect écologique. Un expert est désigné pour étudier l’aspect économique du projet. Il rend un
rapport défavorable. L’UTN est annulée. Sauveur Fernandez fait appel.

Le 18 décembre 1996, le préfet de région Midi-Pyrénées autorise la création d'une unité touristique nouvelle (UTN) sur la commune de Porta. Le projet porté par la SAS "Résidence Porte des neiges" et par la SAS "Domaine Porte des neiges" est arrivé à l'enquête publique entre le 29 juillet et le 12 septembre dernier. Il prévoit la création d'une zone urbanisée (ZAC), comprenant commerces et habitations pour 4 600 lits, la création de 8 remontées mécaniques dans le cadre de l'aménagement du domaine skiable dans le vallon du Baladar, sur le versant ouest du pic dels Pedrons, dont l'exploitation conjointe avec le Pas de la Case en ferait "le plus grand domaine skiable de France".
Le projet de 38 hectares est inclus dans la ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique faunistique et floristique) du massif de Campcardos. Il se situe également dans un site d'intérêt communautaire (SIC) et dans la zone de protection spéciale dite "Capcir, Carlit et Campcardos", elle-même incluse dans un site Natura 2000. Bref, un projet à haute sensibilité écologique qui doit faire face à de fréquentes oppositions."

Années 2000, en 2001, la cour d’appel de Marseille annule le jugement de Montpellier. Les associations saisissent le conseil d’Etat en juin 2002 (le temps d’obtenir l’aide juridictionnelle).
Le 28 juillet 2004, l’UTN est définitivement validée. La création du réseau Natura 2000, du Parc régional apportent de nouvelles contraintes. En 2005, un premier télésiège est construit. D’un coût de 4 M€, il constitue "les travaux significatifs"qu’il fallait entamer pour conserver l’UTN. Deux pistes sont créées. En février 2006, le télésiège est inauguré. La saison est lancée. C’est la seule. L’hiver dernier, la station est restée fermée.