Manifeste pour une approche collective et citoyenne du risque canicule.

Manifeste pour une approche collective et citoyenne du risque canicule.

0 a signé. Prochain objectif : 100 !
Quand elle atteindra 100 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !
Observatoire participatif du risque canicule a lancé cette pétition adressée à Associations, élus, responsables publics, acteurs du secours, chercheurs, soignants, population

L’intelligence des risques : l’exemple du risque canicule
Nous citoyen.nes, chercheurs.es, acteur.trices du risque, designers.euses, constatons que la canicule est un risque sous-évalué et peu pris en compte par les institutions : il n’est pas associé ou représenté par une organisation dédiée. Les acteurs concernés par ce risque ont d’autres priorités, en particulier en cette période de crise sanitaire majeure. Pourtant il a déjà bouleversé la vie de milliers de personnes : en 2003,  15 000 morts en France et 70 000 en Europe. Depuis les épisodes caniculaires se multiplient et augmentent en fréquence, ainsi en 2019 : presque 46° dans le Gard (record absolu selon Météo-France). Dans le reste du monde, les vagues de fortes chaleur et épisodes caniculaires ont causé des dégâts encore plus spectaculaires, feux de forêts en Californie, insectes en Asie, sécheresses en Afrique. Tout ça augure de conséquences catastrophiques à venir en France et en Europe (IPCC, 2018).

Conséquences d’abord sanitaires : forte mortalité, urgences surchargées, déshydratation et augmentation des risques pour les plus fragiles (personnes âgées, nourrissons, malades chroniques, SDF, etc.). Conséquences aussi sociales : habitats insalubres, isolement social, précarité accrue, conditions de travail difficiles notamment dans le bâtiment et l’agriculture. Conséquences sur la faune et la flore également : réchauffement des eaux, mortalité accrue des organismes aquatiques, sécheresses, feux de forêts, extinction de certaines espèces. Conséquences organisationnelles enfin : maisons et routes fissurées, perturbations des transports mais également forte baisse de l’activité économique.

La multiplication/ le télescopage des crises actuelles (sanitaires, climatiques, etc.) rend nécessaire la capacité à développer de nouvelles approches permettant d’envisager les risques de manière transversale, à partir d’une approche coordonnée entre les acteurs concernés, pour faire face à l’incertitude. Ces approches doivent s’appuyer sur l’anticipation, la co-construction, l’adaptation et la capacité à s’exercer à la créativité (Lagadec, 2015). Comme le montre le contexte paradigmatique de la Covid-19, l’anticipation du risque est cruciale et c’est elle qui permet de mettre en place une gestion participative où tous les acteurs concernés et les habitants peuvent prendre part aux solutions préventives et adaptatives de l’échelle locale à l’échelle nationale.


Participation, concertation, innovation sociale et territoriale pour la gestion des crises et des risques : l’apport du design social
C’est pour cela que nous préconisons d’initier tout de suite une démarche d’anticipation de ce risque et de mise en œuvre d’une démarche d’innovation sociale et territoriale en s’appuyant sur différentes disciplines. Le design social – qui depuis des années, conçoit des projets pour mais surtout avec les populations – et les sciences participatives – qui impliquent les citoyens dans l’élaboration des savoirs théoriques et pratiques sont les disciplines que nous privilégions.

Dans une perspective de recherche et conception participatives, notre objectif est de définir des objectifs communs à atteindre, avec les acteurs concernés par ce risque, en lien avec les initiatives locales des citoyens, dans une ouverture à l’interdisciplinarité et au dialogue interprofessionnel. Notre démarche vise ainsi à développer des outils de coordination entre les acteurs et les initiatives à la fois individuelles et collectives, et de nouveaux services en lien avec initiatives de populations (cartographie / plateforme d’information, etc.). Ancrée dans une dynamique itérative, elle s’inscrit dans un premier temps, dans le territoire de l’Occitanie en vue de prototyper des pistes de solutions à partir d’une échelle locale, avant d’élargir à d’autres acteurs à l’échelle nationale.


Pourquoi signer ce Manifeste ?
Si, collectivement, nous parvenions à constituer une mémoire collective du risque canicule et des façons d’y faire face, nous pourrions nous redonner les moyens d’affronter les situations difficiles à venir plutôt que de devoir les subir. C’est pourquoi, aujourd’hui nous faisons appel à vous ; associations, élus, responsables publics, acteurs du secours, chercheurs, soignants, travailleurs et citoyen afin que vous nous rejoigniez dans cette démarche collective et nécessaire !

Plus d'info sur notre site : http://risquecanicule.fr/ 

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