Pour une réforme de l'accompagnement des victimes de violences sexuelles et conjugales

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TW : Violences à caractère sexuel, violences conjugales.

Les derniers mois ont été particulièrement difficiles pour les victimes d’agressions à caractère sexuel et de violences conjugales. Cet été, nous avons été témoins d’une importante vague de dénonciations sur les réseaux sociaux. Depuis, un rapport d’Hébergement femmes Canada nous apprenait que les cas de violences conjugales ont augmenté dans le contexte de la pandémie. Plus récemment, Gilbert Rozon et Éric Salvail ont tous deux acquittés respectivement de viol et d’attentat à la pudeur, et d’harcèlement criminel, de séquestration et d’agression sexuelle. Puis deux collereuses du collectif Collage féminicides Montréal ont été arbitrairement arrêtées. Présentement, nous vivons dans la violence, le silence et la peur. Tout ça a assez duré ! 

Les choses doivent changer, en commençant par le système de justice. Celui-ci doit s’adapter à la réalité des victimes. Actuellement, il ne répond pas à leurs besoins d’accompagnement et de réparation. 

Heureusement, tout n’est pas perdu. Le 15 décembre dernier, le Comité d’experts sur l’accompagnement des victimes d’agressions sexuelles et de violence conjugale a déposé un rapport consultatif contenant 190 recommandations « pour améliorer l’accompagnement psychosocial et judiciaire des personnes victimes et leur accès à la justice » au Québec. 

C’est maintenant au Gouvernement du Québec de prendre ses responsabilités et d’appliquer ces recommandations. Cette réforme doit être une priorité. 

Principales recommandations du Comité d’experts :

  • Instaurer un tribunal spécialisé en matière d’agressions à caractère sexuel et de violences conjugales au sein de la Cour du Québec ;  
  • Assurer un soutien et une information continue aux victimes à toutes les étapes du processus judiciaire ;
  • Offrir des formations spécialisées en matière de violences conjugales et sexuelles aux intervenant.e.s médicaux.ales, aux policier.ère.s, aux avocat.e.s et aux juges ;
  • Développer des services culturellement pertinents en matière d’agression sexuelle et de violence conjugale pour les Autochtones vivant en communautés ou en milieu urbain ;
  • Améliorer, adapter et étendre les services psychosociaux et judiciaires des personnes victimes appartenant à des groupes minoritaires et, plus particulièrement, le soutien et l’accompagnement des membres des communautés LGBTQ+ ; des hommes abusés sexuellement; des personnes sans statut ; des personnes issues des communautés ethnoculturelles ; des nouveaux.elles arrivant.e.s et des personnes ne parlant ni le français ni l’anglais ; des personnes vivant en région éloignée ou en milieu rural ; des personnes présentant des limitations fonctionnelles ; des femmes aînées et des travailleur.euse.s du sexe.
     

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Aux victimes, aux survivant.e.s, vous êtes aussi fort.e.s que courageux.ses. La lutte est certes périlleuse, mais des ressources existent. Vous n’êtes pas seul.e.s !

Unissez votre voix à la nôtre pour faire entendre notre message jusqu’à l’Assemblée nationale du Québec !

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Pour vous informer, vous impliquer, ou pour trouver de l’aide, voyez la liste de ressources du Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel : LIEN

Pour lire la synthèse du rapport du Comité d’experts sur l’accompagnement des victimes d’agressions sexuelles et de violence conjugale : LIEN

Pour lire le rapport du Comité d’experts sur l’accompagnement des victimes d’agressions sexuelles et de violence conjugale : LIEN  

Les effeuilleuses

Samya Amrani

Elizabeth Leblanc-Michaud

Juliette Roberge