Arrêtons de minimiser l’harcèlement scolaire

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Je tenais d'abord à tous vous remercier, du plus profond de mon cœur. Être maman et se sentir impuissante face à la détresse de son enfant est une sensation horrible, presque inhumaine et cruelle. Mon mari et moi-même avons mûrement réfléchi avant de délivrer notre histoire sur les réseaux sociaux. Nous avons contacté l'école, quémandé l'aide du maître, voire supplié la direction de réagir, en vain... Ma fille rentrait le visage boursouflé, hurlait quand il fallait la déposer à l'école et faisait des crises d’angoisse le soir. Que dire ? Que faire ? Comment réagir ? On ne savait plus. On avait beau la rassurer, la cajoler, elle en vient à manquer de confiance en elle-même, et craint de ne plus être jolie. Le matin quand il s’agit de l’habiller pour l’école, elle nous dit quotidiennement que les autres enfants la trouvent moche, qu’ils se moquent d’elle et de sa couleur de peau. À tel point, qu’un après-midi elle a pleuré en me demandant d’avoir la même couleur de peau que sa petite sœur, Dounia, qui est blanche. Comment justifier un tel mal-être chez une petite fille, un bébé de 5 ans ? La détresse a laissé place à la révolte, à la rage. La rage de les dénoncer, de dénoncer ce sytème éducatif incompétent. Ce système à qui on confie nos enfants, qui est censé garantir sa sécurité et son bien être, mais qui finalement l’abîme, le traumatise. On a tapé du poing sur la table, on a crié, essayé de parler aux parents. Rien n’y fait. On est presque pointé du doigt comme menaçant parce qu’on défend notre enfant. L’enfance est censée être une période d’insouciance, remplie de beaux souvenirs et de rires. Où est l’innocence quand ma fille est violentée ? Où est l’innocence quand elle est mise à part parce qu’elle est métisse ? Le personnel éducatif ferme les yeux. C’est donc ça qu’on inculque aux enfants ? À fermer les yeux face à l’injustice et à se taire ? C’est ça qui induit le racisme plus tard, qui induit l’oppression et la détresse. 

Voilà pourquoi nous avons fait cet appel. Pour Nélya, pour ma fille, mais aussi pour toutes et tous les Nélyas. 

Arrêtons de nous cacher derrière des protocoles, de minimiser les faits, il faut trouver de réelles solutions à ce genre de soucis, des réponses concrètes. 

Signez cette pétition pour Nélya, et  les enfants victimes d’harcèlement scolaire.


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