APRES PROF demande la fin des nécessités de service qui emprisonnent les professeurs

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De 2006 à 2016 les bénévoles de l'association Aide aux Profs ont conseillé plus de 13.000 professeurs des écoles, collèges et lycées de toutes disciplines, de toute la France et des Dom-Tom dans leurs projets d'évolution professionnelle hors enseignement. 

Le 15 Juin 2016, Jean-Michel Blanquer, Directeur du Groupe ESSEC, intervenant au 3e colloque d'Aide aux Profs, avait d'ailleurs souligné la qualité de notre action pour le bien-être collectif. Il est depuis, devenu Ministre de l'Education nationale.

Depuis le 7 juillet 2016, Après Prof a succédé à Aide aux Profs et s'occupe des évolutions professionnelles externes des professeurs qui sont au moins 10% à vouloir quitter leur métier pour créer dans 90% des cas leur entreprise, et contribuer ainsi à redonner du dynamisme à un marché de l’emploi pour le moins anémique. 

En 2016-2017, nous constatons que les nécessités de service décidées par les services de l'Education nationale dans de nombreuses académies, empêchent des milliers de professeurs du public et du privé sous contrat d'aménager leur temps de travail quand ils le souhaitent, ou de réaliser leur projet d'évolution professionnelle, quel qu'il soit.

Ainsi sont refusés majoritairement les demandes de disponibilité pour convenances personnelles, les demandes de temps partiel, de mi-temps, et même les demandes de démission dans de nombreux départements par les Dasen et les académies par les Recteurs et les DRH.

L’Education nationale semble préférer un professeur découragé, à un professeur motivé. Alors que la meilleure solution est d'accompagner chacun dans son désir d'évolution personnelle, source d’épanouissement et de bien être personnel.

Comment un pays comme la France, moderne, innovant, « En Marche vers un renouveau », peut-il continuer à décourager à ce point les professeurs qui comme tous les autres salariés ont droit d’évoluer professionnellement ? 

Au titre des nécessités de service, les professeurs sont empêchés de quitter leur métier en cours d’année scolaire, ce qui les prive de pouvoir candidater sur tous les postes proposés sur la Bourse Interministérielle de l’Emploi Public (BIEP) et de bénéficier de la loi du 3 août 2009 comme tous les autres fonctionnaires, qui indique qu’il suffit de donner à son administration un préavis de 3 mois pour réaliser sa mobilité.

Les professeurs de l’Education nationale qui ont acquis le statut de fonctionnaire ne sont donc pas traités comme des fonctionnaires : ils sont retenus prisonniers par les nécessités de service, parce que l’Education nationale, depuis l’article 77 de la loi portant réforme des retraites qui a institué la possibilité d’une seconde carrière, ne s’est toujours pas attelée à la création de réelles passerelles vers d’autres métiers, se contentant de créer uniquement des mobilités internes dans son ministère: changer de discipline ou de niveau d'enseignement (quand un professeur veut cesser d'enseigner...).

Le manque de fluidité, de flexibilité, font que des milliers de professeurs des écoles, de collège et de lycée sont maintenant bloqués sur leur emploi sans possibilité d’en repartir, alors tout le système gagnerait à privilégier la Qualité de Vie au Travail, afin de prévenir les Risques Psycho-Sociaux au lieu de se contenter d’y remédier un tant soit peu au cas par cas, dans un ministère qui compte moins de 90 médecins du travail pour 857.000 professeurs.

En cette fin d’année 2017 des milliers des professeurs se sont vus refuser leur demande, ce qui les empêche de réaliser leur projet professionnel, leur reprise de formation en vue d’évoluer professionnellement, ou de vivre mieux pour concilier vie de famille et vie professionnelle.

Et l’Education nationale peine à recruter des professeurs puisque les concours du Capes, du Prce et de l’agrégation ne font plus le plein depuis plusieurs années, les candidats n’ayant pas le niveau requis par les jurys qui conservent encore un tant soit peu leurs exigences de qualité académique.

Il devient temps d’ouvrir les yeux et d’attirer l’attention de notre Président de la République  Emmanuel Macron et de son Premier Ministre Edouard Philippe sur cette situation : les professeurs sont des citoyens comme les autres, des fonctionnaires comme les autres, ils ont donc droit comme les autres à ce que la loi du 3 août 2009 les concerne pour réaliser leur mobilité tout au long de l’année avec un préavis de 3 mois, sans que leur soit opposée une « nécessité de service », qui finit par faire de leur métier une prison professionnelle, et pour les étudiants qui y aspirent, une impasse.

L’association APRES PROF demande donc au Président de la République, par la présente pétition en ligne sur le site change.org, la fin des nécessités de service en tous genres dans l'Education nationale qui affectent la qualité de vie, et les projets d’évolution professionnelle interne et externe des professeurs.

Professeur, vous avez été concerné ou vous l'êtes cette année ? Vous souhaitez voir les nécessités de service disparaître ? Alors aidez-nous en signant cette pétition à soutenir cette revendication en faveur de la Qualité de Vie au Travail des professeurs, pour éviter l'accroissement des Risques Psycho-Sociaux et de la pénibilité des fins de carrière.



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