Les salariés de l'APF DSI-MOE de Pessac en danger à cause des leurs conditions de travail

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Depuis maintenant plus d'un an, nous devons TOUS subir la mise en place du logiciel Pléiades.

Le choix de la Direction Générale de mettre coûte que coûte en production au 1er janvier 2017 un logiciel ne présentant pas toutes les garanties de fonctionnement à minima identiques à l’ancienne solution Une solution qui était existante et satisfaisante depuis de nombreuses années.
Ce choix de quelques personnes de la Direction Générale a pour autant eu de graves conséquences sur les nombreux salariés.

Après plus de 18 mois d’utilisation, nous avons toujours un logiciel INSTABLE avec un paramétrage qui n’est pas terminé !!
Des formations et un accompagnent au changement bien trop léger.
Des dysfonctionnements quotidiens qui restent sans réponse de l'éditeur.

Comment après cette longue période pouvons-nous assister à de tels dysfonctionnements graves ???

Tout cela a conduit à mettre à mal les conditions d’emploi des salariés du centre de services.

La non maîtrise du projet SIRH de la part de la DRH n’a fait que dégrader les conditions d’emploi des salariés.

Très rapidement le Centre de Service de Pessac s’est retrouvé submergé d’appels et d'incidents. Étant en sous-effectif, les salariés n’ont eu de cesse de réclamer les moyens humains ainsi que les informations dont ils avaient besoin pour pouvoir satisfaire les attentes des utilisateurs et faire un travail de qualité.

En pleine crise au mois de février 2017 le Directeur Général a décidé de licencier le Directeur des Systèmes d’Information, laissant sans pilote opérationnel la DSI-MOE de Pessac. Au même moment a été recruté un directeur de site qui en un an n’a pas été en mesure d’accompagner et de permettre aux salariés du site de travailler sereinement. Pire, bon nombre de ses actions n’ont fait qu’aggraver la situation.

En juin 2017 la situation étant plus que critique, nous avons alerté Monsieur Teboul à deux reprises. Aucune action n’a été mise en place de sa part par ce dernier. Deux salariés du Centre de Service ont été mis en arrêt de travail suite aux recommandations de la Médecine du travail. Là encore, aucune action ou décision permettant une amélioration ou décisions concernant les conditions d’emploi n’a été mise en place.

En octobre 2017, alors que le nombre d’appels ne diminuant pas malgré les alertes des Représentants du Personnel, la DRH a mis en place un numéro unique regroupant les demandes RH et les demandes Techniques Pléiades à Pessac. Étant déjà en sous-effectif, les conditions de travail du centre de services n'ont cessé de se dégrader.

L’absence de prise en compte de la part de la Direction Générale de la souffrance au travail des salariés du centre de service a conduit le 18 janvier 2018 à ce que l’ensemble du personnel soit en arrêt de travail.

Le 29 janvier, le Syndicat CGT a rencontré Monsieur Teboul pour l’alerter sur la situation et pour l'informer de l’ensemble des difficultés que rencontrent les salariés de la DSI-MOE qui sont tout autant problématiques qu’au Centre de Service.
Nous nous alarmons de constater que sur une quarantaine de salariés travaillent à la DSI MOE, entre juin et décembre 2017, 3 départs de salariés sont intervenus au sein d’un seul et même service. En janvier 2018 3 demandes de rupture conventionnelle demandées par des salariés et liées au logiciel Pléiades.

Tous ces départs sont à mettre sur le compte d’une absence de management de la part du Directeur de la DSI-MOE qui après une année ne connaît toujours pas quel est le travail de chacun de nous. Pire encore, il ne connaît même pas les applications que nous faisons. 
Les décisions qu’il a mis en œuvre en un an n’ont fait qu’aggraver la situation.

Suite à l’alerte du 29 janvier 2018 Monsieur Teboul a mandaté un cabinet externe pour faire un audit organisationnel du site de Pessac. C’est un début, nous espérons que cet audit aboutira à des propositions concrètes. Mais pour que cela puisse avoir un intérêt il faut que la Direction Générale accepte elle aussi de comprendre que beaucoup de nos problématiques viennent d’eux elle. Et sur ce sujet nous n’avons aucune garantie.

La Direction Générale a fait le choix de mettre en place une Hotline sur Paris avec 4 consultants nous coûtant entre 800 et 1000 € chacun par jour, avec un résultat qui n'est pas à la hauteur, au lieu d'investir dans des emplois sur le site de Pessac !

Nous réclamons que le volet Santé au Travail et Risques Psychosociaux soit en fin pris en compte. Ce que ne couvre absolument pas l’audit en cours du cabinet DXC Technology.

Nous exigeons que l’expertise sur les Risques Psychosociaux réclamée en 2016 soit enfin lancée. Pour rappel la Direction Générale a attaqué le CHSCT dans un référé qu’elle a perdu en 2017. Elle a fait appel et cet appel a été rejeté. Aujourd'hui, elle se pourvoit en Cassation.
Pour rappel, le CHSCT a mandaté une expertise sur les RPS en mars 2016.
L'APF a depuis engagé une bataille judiciaire sans fin. Résultat? L'APF est déboutée de ses demandes à 3 reprises et se pourvoit désormais en cassation !! des milliers d’euros dépensés en frais de justice inutile et des salariés en souffrance...

Nous demandons donc de nouveau que Monsieur Teboul accepte que cette expertise soit réalisée afin que la santé au travail soit enfin prise en compte dans l'organisation.

Nos revendications :

  • Mise en place dès maintenant de l’Expertise sur les RPS
  • La garantie que la hotline Pléiades sur Paris se fasse jusqu’à la stabilisation du logiciel. (Aujourd’hui elle est prévue que pour mars comme l’indique la circulaire du 13 mars de la DRH)
  • Avoir connaissance de la lettre de mission du cabinet d’audit
  • Avoir un échéancier des dates de retours et actions suite à l’audit
  • Qu’une décision de la DG soit prise pour éviter que le Directeur de la DSI-MOE ne dégrade encore la situation, ce qui est le cas actuellement.

L'APF et notamment la Direction Générale doit enfin reconnaître la souffrance au travail de tous les salariés de la DSI-MOE et tous ceux impactés dans les structures par le déploiement du SIRH.

C'est pour cela qu'en l’absence de réponses sur les 5 points ci-dessus, nous déclencherons le 29 mars un mouvement social.

Cette situation, vous la vivez également en structure où les conditions de travail se sont dégradées. Nous ne sommes pas les seuls à souffrir d'un manque d'effectif et de conditions de travail décentes.

Par cette pétition, vous avez le moyen d'exprimer votre soutien au Centre de Services et aux salariés de la DSI-MOE de Pessac.

Le manque d'effectif au Centre de Services vous impacte directement car de ce fait il n'est plus possible d'assurer une assistance de qualité avec un contact téléphonique et des réponses rapides et efficaces.

Faisons tous ensemble entendre la voix des travailleurs de l'APF.



CGT APF Nouvelle Aquitaine compte sur vous aujourd'hui

CGT APF Nouvelle Aquitaine a besoin de votre aide pour sa pétition “APF: Les salariés de la DSI-MOE de Pessac en danger à cause des leurs conditions de travail”. Rejoignez CGT APF Nouvelle Aquitaine et 282 signataires.