Celui qui tue un humain tue toute l'humanité Stop au nettoyage ethnique Rohingyas Birman

0 a signé. Allez jusqu'à 500 !


Face au nettoyage éthique des Rohingyas en Birmanie

 

Le monde entier et surtout le monde musulman est silencieux.

De la maxime latine du pape Boniface VIII (1235-1303) : qui tacet consentire videtur (« qui se tait semble consentir »).

Nous avons tous la responsabilité de confronter la Birmanie au massacre de ses citoyens, le nettoyage ethnique des Rohingyas.

Ces graves problèmes ont été largement négligés par les dirigeants mondiaux depuis plusieurs années, car ce sont des musulmans qui sont massacrés.

Nous constatons la passivité et le déni d'Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix, aujourd'hui élue chef du gouvernement, face au traitement infligé aux Rohingyas.

Elle ne peut ignorer le massacre de son peuple. Car malgré une religion différente les Rohingyas sont des citoyens de la Birmanie, leur présence en Arakan est au moins antérieure au VIIIe siècle après Jésus-Christ. De plus la Birmanie abrite près de 140 ethnies ce qui devrait faire d'elle un pays riche en histoire. Si la Birmanie veut bâtir un état démocratique, elle doit d'abord garantir le respect et la réconciliation des droits de ses minorités.

Aujourd'hui une campagne de nettoyage ethnique, lancée juin 2012, cible aujourd'hui même plus d'un million de Birmans musulmans. Parmi eux les Rohingyas, le peuple le plus persécuté au monde selon les Nations Unies. Un rapport de Human Rights Watch d'avril 2013 dénonce la complicité du gouvernement birman dans les exactions commises par des gangs extrémistes massacrant des musulmans en toute impunité.

Des milliers de villages musulmans ont été brûlés ou rasés tandis que continuent d'être perpétrés immolations, viols collectifs et massacres de masse.

Aujourd'hui, les Rohingyas vivent dans la terreur dans l'Arakan et plus d'une centaine de milliers d'entre eux sont parqués dans des camps. En vue du recensement, les autorités qui souhaitent entériner l'exclusion de la nation des déportés Rohingyas les forcent à signer des papiers les identifiant comme "Bengali", faisant d'eux des étrangers.

Ailleurs dans le pays, des extrémistes, fanatiques et ultranationalistes perpétuent une campagne visant à anéantir les musulmans présents en Birmanie.

 

Nous, signataires de ce texte, dénonçons :

1) Les pogroms de masse visant les civils musulmans

2) L'impunité totale des nationalistes extrémistes, des soldats, et des moines qui commettent des crimes de masses et, dans le cas de la force spéciale Nasaka : des viols collectifs.

3) La ségrégation systématique, le racisme et la terreur subis par les communautés birmanes musulmanes et l'absence totale de protection.

4) Une campagne de propagande et d'incitation à la haine menée notamment par des moines extrémistes, tels Ashin Wirathu le « EL BAGHDADI, chef de DAECH en Syrie » birman autoproclamé, qui appelle au boycott des échanges avec les birmans musulmans.

5) Une justice inexistante pour les birmans musulmans, des arrestations arbitraires et des procès inéquitables.

6) L'entrave à l'aide humanitaire par la menace et l'interdiction d'accès aux zones où les musulmans ne reçoivent ni les soins ni les rations nécessaires à leur survie.

7) La Loi discriminatoire de 1982 qui a fait des Rohingyas des apatrides et nie leur appartenance à la Birmanie

Pendant que l'Union Européenne lève les sanctions économiques, et que les échanges d'affaires avec la Birmanie s'intensifient, Aung San Suu Kyi ne manifeste guère d'intérêt pour la situation, deux millions de personnes sont otages de la haine d'une partie de l'ethnie majoritaire. Le silence coupable de la communauté internationale condamne chaque jour plus de vies chez les Rohingyas. La démocratie ne peut s ‘épanouir sur le sacrifice d'une minorité.

Nous appelons le Président de la République française, le premier ministre britannique, les dirigeants européens et internationaux et les représentants des nations unies à :

- Interpeller fermement le gouvernement birman afin de faire cesser immédiatement les violations des droits humains et le nettoyage ethnique en cours en Birmanie.

- Exiger l'ouverture d'une commission d'enquête internationale indépendante disposant d'un accès libre sur le terrain, pour enquêter sur les crimes commis envers les minorités musulmanes de l'Arakan et particulièrement les Rohingyas.

- Apporter une assistance humanitaire et une protection immédiate à ces peuples sans voix courant le danger de l'extermination totale.

Martin Luther King disait " celui qui ignore le mal s'en fait complice".

Nous ne resterons pas silencieux.

Sabah BIYE Présidente de L'association Juridique Justicefirst of world

 

Source : Rokhaya DIALLO Sophie ANSEL MAHOR CHICHE



AJIDH Justicefirst compte sur vous aujourd'hui

AJIDH Justicefirst OF WORLD a besoin de votre aide pour sa pétition “Antonio GUTERRES secrétaire general de L ONU: Celui qui tue un humain tue toutes l'humanité Stop au nettoyage ethnique Rohingyas Birman”. Rejoignez AJIDH Justicefirst et 231 signataires.