Stop à la répression et les violations des droits de l'homme par le régime Algérien

Stop à la répression et les violations des droits de l'homme par le régime Algérien

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Quand elle atteindra 100 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !
Rayane MILOUDI a lancé cette pétition adressée à António Guterres (Secretary General of the United Nations)

Algériennes,Algeriens, peuple Algérien, 
Vos parents ont lutté contre le colonialisme et, au prix d’immenses sacrifices, ont libéré le pays en espérant que l’indépendance nationale allait permettre à chacun de vivre dignement dans un Etat de droit démocratique Ce n’est malheureusement pas le cas. C’est donc naturellement à vous qu’échoit le devoir et l’obligation de réaliser le rêve de vos parents.
Vous avez vécu un demi-siècle sous un régime autoritaire , vous êtes à même de juger si la Révolution de Novembre a permis après la libération du pays, l’instauration d’un Etat de droit, démocratique et social, respectueux des libertés fondamentales, offrant à ses citoyens des conditions de vie et de travail décentes et un environnement paisible où il fait bon vivre.
Pour un jugement objectif, du fait que le développement d’un pays se mesure au bien être de sa population, il vous suffit en fin de compte de répondre par oui et par non à la question suivante: êtes-vous heureux dans votre pays? C’est une évidence que de répondre non, sans se tromper. Il n’y a qu’à observer les phénomènes de malaise social à travers l’expatriation des élites, médecins, ingénieurs, universitaires, déclassés socialement, la fuite vers l'étranger des jeunes, sans emploi et sans perspective d’avenir, bravant la mort sur des embarcations de fortune, le nombre croissant de suicides, et l’évasion des citoyens de la réalité quotidienne par l’absorption de drogues pour oublier le présent et un futur sans espoir.
Sous ce régime qui n’a pas changé de nature depuis sa prise de pouvoir par un coup de force au lendemain de l’indépendance, le pays ne connait ni libertés, ni sécurité, ni espérance d’un avenir meilleur.
Algériennes, Algériens, peuple Algérien,
Il est des vérités que nous avons le devoir de clamer haut et fort pour éclairer les causes de cette régression profonde de notre pays et y remédier.
1-Sur le plan politique, l’Algérie que l’on a dénommé « république démocratique et populaire « n’est ni républicaine, ni démocratique, ni populaire. Cet habillage sémantique cache une dictature avec une façade démocratique et une rhétorique populiste. Jugez-en :
L’Algérie n’est pas encore une république, car une république est un système politique dans lequel la souveraineté appartient au peuple qui exerce le pouvoir politique directement ou par l’intermédiaire de représentants élus. Ceux-ci reçoivent des mandats pour une période déterminée et sont responsables devant la Nation. Par ses représentants, le peuple est la source de la loi. L’autorité de l’Etat, qui doit servir le « bien commun », s’exerce par la loi sur des individus libres et égaux.
Or dans notre pays, le régime imposé aux Algériens ne répond pas à ces critères. Au lendemain de l’indépendance en 1962, les Algériens n’ont pas pu exercer leur droit à l’autodétermination. Ce régime, avec un exercice monarchique du pouvoir, se perpétue jusqu’à aujourd’hui grâce à une alternance clanique imposée de façon autoritaire, au nom de la légitimité révolutionnaire, par des scrutins faussement démocratiques entachés de fraude, avec des violations systématiques de la Constitution.
L’Algérie n’est pas encore démocratique, car la démocratie comme régime a des caractéristiques modernes telles que la séparation des pouvoirs, l’alternance politique, le multipartisme, la liberté d’expression.
Toute entrée en démocratie se mesurant à partir de ces critères, l’Algérie ne peut être considérée comme démocratique, car le régime a instauré un Etat de non droit, l’Exécutif contrôlant le Judiciaire et le Législatif, un Etat non respectueux des libertés individuelles et collectives, disposant du monopole du pouvoir et opposé dans la pratique à toute alternance politique.
Le pluralisme culturel et linguistique, un indicateur de la démocratie, n’a pas encore été concrétisé dans toutes ses dimensions : juridique, institutionnelle, financière et programmatique.
L’Algérie n’a pas encore établi un Etat fondé sur le droit
Il suffit de rappeler les violations systématiques qui ont miné les fondements de l’Etat de droit et la légitimité des institutions, et ce, depuis l’indépendance nationale.
A commencer par la dissolution de la 1ère Assemblée Nationale Constituante en 1963 puis l’élaboration de la 1ère Constitution et son adoption dans une salle de cinéma par un pouvoir illégitime. Par la suite, après le coup d’état de juin 1965, le pays fut gouverné par un régime dictatorial, voyou sans contre-pouvoir. La nouvelle Constitution de 1989 imposée au peuple qui une fois de plus, n’a pas été consulté pour son élaboration fut violé à nouveau avec l’interruption du processus électoral en janvier 1992, soit disant pour instaurer la démocratie, occasionnant des dizaines de milliers de morts et de disparus. Quant à la démocratie, on l’attend toujours. Cette même Constitution a été depuis lors amendée plus d’une fois pour perpétuer le régime actuel, le peuple étant chaque fois tenu à l’écart.
Ajoutons à cela les événements récents, le départ forcé du président élu de l’Assemblée Nationale au mépris de la légalité constitutionnelle et du règlement intérieur de cette institution et le report de l’installation du Sénat au-delà des délais réglementaires, sans justification, qui reflètent la déliquesence avancée des institutions et leur illégitimité.  le 24 février à la place audin à Alger l'arrestation des avocats, des militants des droits humains, des journalistes plus de 168 arrestations sans mandat ni ordre judiciaire suite à leur revendications dans les rues de la capitale et leur refus au 5ème mandat de Bouteflika, arrestations  des blogueurs, opposants politiques, candidat à la présidentielle, répression de la presse 
Ces coups de force institutionnels et voyous ont miné le corps de l’Etat, qui n’a plus les capacité de résister au cancer de la corruption qui touche le cœur du pouvoir, gangrène les services publics et contamine la société, jetant ainsi le discrédit sur les institutions à tous les niveaux.
2-Sur le plan économique
Trois paramètres permettent de juger de l’état de l’économie nationale :
-La dépendance d’un seul produit, les hydrocarbures, faute de diversification ;
-La faible intégration des activités. La production nationale dépendante fortement des importations de matières premières et de biens d’équipements ;
-Des capacités nationales d’investissement limitées à cause des contraintes bureaucratiques.
Ces indicateurs reflètent une économie vulnérable car dépendante de l’étranger pour son fonctionnement et son développement, sans perspective de développement autocentré générateur d’emplois et de progrès social.
L’échec du pouvoir à concevoir et à mettre en œuvre une stratégie de développement durable, l’a amené à sous traiter le développement de l’économie nationale aux firmes étrangères, intéressée par la seule captation des matières premières et la rentabilité financières de ses investissements. Ceci est intolérable car cela dessert les intérêts fondamentaux du pays et porte atteinte à son indépendance économique.
Dans un tel contexte, la construction d’un Maghreb démocratique des peuples devient une urgente nécessité, qui ouvrirait la voie à une intégration économique salutaire permettant de lutter ensemble contre la mondialisation qui vise à recoloniser les pays les plus faibles.
3- Sur le plan social
La question sociale a constitué le terreau favorable à la mobilisation du peuple contre le colonialisme exploiteur de la misère du peuple. Elle a inspiré la Déclaration de Novembre et de la plateforme de la Soummam, qui se sont fixées comme objectif après l’indépendance la construction d’un Etat démocratique et social, finalité de « la révolution par le peuple et pour le peuple ».
Mais la promesse faite au peuple qui a consenti d’immenses sacrifices pour faire triompher cette révolution, celle de ‘instauration de la démocratie et de l’état social, n’a pas été tenue.
Aujourd’hui nous assistons à la construction d’un Etat libéral, sous tutelle étrangère pour la gestion de ses ressources et de son économie. Le progrès social est considéré comme un facteur résiduel.
A cet effet, un processus anti social est engagé caractérisé notamment par :
-Le démantèlement des secteurs et services publics ;
-L’abandon des subventions des produits et services de première nécessité ;
-La non reconnaissance des syndicats autonomes, les violations des libertés syndicales et la répression des mouvements sociaux.
4- Sur le plan environnemental
Au niveau de tous les pays de la planète nous constatons une prise de conscience et une mobilisation sans précédent pour préserver l’environnement, à l’initiative de la communauté internationale qui a adopté l’Agenda 2030 comportant 17 Objectifs de Développement Durable à réaliser d’ici 2030..
Notre pays est aux abonnés absents. Le gouvernement a souscrit à ces Objectifs lors de l’AG des Nations Unies de septembre 2015 et s’est bien engagé à les réaliser, mais point d’action effective sur le terrain. Aucune médiatisation de ces objectifs. Aucune stratégie de mise en œuvre dans le cadre du programme du gouvernement. Des mesures ponctuelles limitées à la collecte des ordures ménagères et à l’élimination des sacs pratiques, sans résultats tangibles à ce jour.
5- Sur le plan sécuritaire
Le citoyen vit plusieurs insécurités :
politique (non respect de l’Etat de droit, de la démocratie et des libertés)
économique (emploi et pouvoir d’achat non garantis)
sociale (protection réduite : subventions et accès aux services sociaux de base limitées)
physique (atteinte à son intégrité et à sa dignité)
Algériennes, Algériens
Face à cette situation, que faire ?
Le changement de cette situation dépend de vous et de vous seuls. C’est l’avenir du pays, son indépendance, sa souveraineté chèrement recouvrées grâce au sacrifice de vos parents qu’il faudra préserver. C’est l’Etat de droit démocratique et social qu’ils voulaient voir s’établir qu’il vous faudra réaliser grâce à l’élection d’une Assemblée Nationale Constituante et l’avènement de la 2ème République.. C’est votre devoir désormais . A cet effet il faudra :
Signez cette pétition pour exprimer votre refus de ce système mafieux et  illégitime  qui vous représente pas et dire avec haute voix au conseil des droits de l'homme  des nations unies NON au système  qui viole les droits humains et les libertés  et NON à la candidature de 5ème mandat de Bouteflika oui pour un État de droit oui pour la liberté d'expression et d'opinion oui pour une vraie démocratie.

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