La fin de la répression en Algérie !

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Zina MEB
Zina MEB a signé la pétition

Alerte sur le risque de répression du mouvement populaire algérien

Un mouvement contestataire sans précédent secoue la société algérienne depuis plusieurs semaines.

Réunis par millions dans les rues du pays, les citoyennes et citoyens algériens ont montré un exemple de militantisme pacifique au monde entier. La démission d'Abdelaziz Bouteflika est certes une première victoire. Mais elle est loin de répondre aux revendications populaires. La transition telle que menée et présentée par l'armée et ses relais politiques est une dérobade. Car le gouvernement actuellement aux affaires (Ahmed Gaïd Salah, Noureddine Bedoui, Abdelkader Bensalah et Tayeb Belaiz) sont ceux-là mêmes qui ne juraient que par Abdelaziz Bouteflika, il y a quelques semaines encore. Ils ne sont pas la solution, ils font plutôt partie du problème.

Aussi, notre objectif est clair : un changement complet et effectif de système.

C'est la seule est unique voie qui nous permettra d'aller vers une nouvelle République. En attendant, des signes probants de répression viennent cependant noircir l’horizon alors que nous entrons dans la huitième semaine de lutte.

Nous attirons l’attention de la communauté internationale et de la presse étrangère pour laquelle il est difficile de se rendre sur place. Le système en place actuellement tente de mettre le feu aux poudre en créant les conditions de répression. La preuve ? La manifestation des étudiants du mardi 9 avril 2019 sévèrement réprimée avec usage de lacrymogène et canons à eau et la massification des forces anti-émeutes à Alger et ses environs.

Jusqu'à présent à l’exception des vendredis, toute manifestation est interdite. Des militants pacifiques sont arrêtés. Des intellectuels bastonnés, arrêtés et longuement interrogés. Des militants sont aussi arrêtés pour leurs opinions. A l’exemple de Hadj Ghermoul, condamné début février à 6 mois de prison pour avoir brandi une pancarte dénonçant le 5e mandat de Bouteflika. La tension est à son comble, car les enjeux pour le peuple algérien sont énormes. Ceux du système en place ne le sont pas moins, car il est en passe de perdre la main sur les leviers de pouvoir, la prébende et les énormes richesses dont il disposait à loisir jusque-là. Imaginez un seul instant l’angoisse et la peur qui sévissent dans les cœurs des algériennes et algériens de France et du monde. Traumatisés par le souvenir douloureux de la décennie noire, nous refusons de devenir spectateurs d’une seconde vague de violence.

L’Algérie de 2019 se refuse de vivre dans la peur et la terreur. Elle aspire à des lendemains meilleurs. Notre lutte est pacifique. Nos slogans et notre humour sont nos seules armes. Nous alertons les pouvoirs publics algériens que nous les tiendrons pour responsables des débordements qui feront suite à leur répression .

Nous appelons les citoyen(ne)s algérien(ne)s et sympathisant(e)s de leur mouvement à signer à dénoncer toute forme de répression d'un mouvement qui a prouvé son caractère pacifique et d'exiger la libération de tous les prisonniers politiques.

Signez notre Appel !

Longue vie à la lutte démocratique et pacifique en Algérie !