Améliorer les conditions de travail chez les salariés d'Amazon

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Le témoignage d'un "salarié"

Le boulot commence ! Sept heures en perspective où la gaité et la joie de travailler sont loin du crédo promu par le management. Ainsi, le picker (préparateur de commande) voulant faire sa journée est constamment surveillé. Informatiquement, il est suivi à la trace. S’il s’arrête plus de cinq minutes, il est repéré. On lui envoie des messages sur son scan à distance pour lui rappeler sa faible productivité. Amazon le voit, l’évalue, le localise, le lance et le relance, l’alerte et le menace si la productivité n’est pas au rendez-vous. Peu importe si le picker a un ou dix ans d’ancienneté, de fiers et loyaux services. La moindre erreur peut être fatale. La reconnaissance est une qualité morale inexistante chez les cadres amazoniens.

On voit défiler beaucoup d’intérimaires. Ils viennent, ils travaillent, font leur maximum, mais sont directement mis sous pression et sous contrôle statistique pour filtration. Une grosse majorité quitte les lieux : leur contrat n’est pas renouvelé, ils sont licenciés ou ils s’enfuient d’eux-mêmes. D’autres travaillent bien et n’ont aucun souci jusqu’au jour où ils osent « parler ». C’est le début de la fin pour eux. Un jour, une jeune fille de 22 ans nous confiait que le jour où elle a voulu faire remonter certaines pratiques intolérables et anomalies de fonctionnement dans son service, elle a dû fuir la boite pour son bien. Elle a en effet demandé à son manager quelles étaient ses perspectives d’évolution. Il lui a répondu sèchement : « Aucune, car tu as osé parler ».

Pour Jeff Bezos, le PDG, nous sommes juste une force de travail malléable et jetable ne servant que ses faramineux profits. Vendre est son seul souci et peu importe les « fourmis » qui travaillent pour lui, tant qu’elles se taisent et jettent les colis sur les convoyeurs ! Jeff Bezos est devenu la deuxième fortune mondiale tandis que les salariés d’Amazon ont lutté pendant dix ans pour obtenir un pseudo treizième mois, qui a finalement remplacé l’attribution d’une autre prime.

Amazon aime se vanter de créer beaucoup de postes. Mais parlent-ils du turn-over énorme et des postes supprimés en parallèle ? Et parmi ces suppressions, parlent-ils des départs forcés, des licenciements à l’américaine, des arrêts médicaux dus aux conditions de travail, des rétrogradations de postes, des accidents de travail, etc. ?



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