Pétition fermée

Pour un vrai partage de la route auto-cyclistes

Cette pétition avait 6 121 signataires


Pour en finir avec le risque élevé d'accidents mortels de la route impliquant des usagers et usagères vulnérables.

 

Tué-e-s en pratiquant leur métier

Un jeune homme de 23 ans est décédé dans l'après-midi du 3 mars 2016, des suites d'un accident de la route. Son tort ? Pratiquer le métier de cycliste (en catégorie amateur). Romain Guyot n'est qu'une victime supplémentaire des conséquences d'un mauvais aménagement des infrastructures routières. L'actualité est par ailleurs riche en évènements de ce type : au mois de janvier 2016, 6 coureurs de l'équipe allemande Giant-Alpecin sont gravement blessés dans un accident avec un véhicule conduisant en sens inverse. Il y a 2 ans, le coureur belge Kristoff Goddaert est tué par un bus dans les mêmes circonstances.

Si ces accidents à répétition ne concernent pas notre seul pays, ils témoignent d'un danger élevé concernant des usagers et usagères léger-e-s particulièrement vulnérables aux accidents impliquant un véhicule lourd (voiture, camion, bus...). Il nous semble que l'espace public et la route, tels qu'ils ont été conçus, ne sont absolument pas pensés pour leur utilisation par de tel-le-s usager-e-s, tels que les piéton-ne-s, les cyclistes ou les motocyclistes.

http://nicolassoulier.net/

 

Le comportement des conducteurs de véhicules lourds sont par ailleurs dangereux vis-à-vis de ces mêmes usager-e-s fragiles. 

- Manque de conscience de la fragilité de leur situation (insuffisance ou non-respect des distances de dépassement)

- Impatience voire Agressivité envers des usager-e-s plus lent-e-s.

 

Les cyclistes ne sont cependant pas exempts de toute critique, puisque leur utilisation de l'espace les placent eux-mêmes en situation de danger. Ce n'est pourtant qu'une conséquence d'un code de la route et d'un espace public pensé pour les voitures. Moraliser les victimes ou en appeler à leur responsabilité sont autant d'arguments souvent employés par les conducteurs ou les responsables politiques.

Ils sont cependant du même ordre que ceux visant à culpabiliser les femmes victimes de viol. S'il ne s'agit pas de permettre aux cyclistes ou cyclomotoristes de circuler sans règles ou sans responsabilisation (ne pas prendre toute la largeur de la chaussée, signaler ses intentions par gestes), il est en revanche temps de penser au partage de la route.

 

Repenser les infrastructures et leur occupation

Nos revendications sont simples et de plusieurs ordres :

  • Domaine des infrastructures

- Réduction significative de la vitesse autorisée pour les véhicules à moteur : 30 km/h en zone urbaine résidentielle, de manière systématique. 70 km/h, sur une départementale qui ne présente pas d'aménagement pour les cyclistes (pour rappel, à partir de 90 km/h, la probabilité de mourir d'un accident avec une voiture est de 100%).

- De nombreux accidents impliquant une collision avec un véhicule venant de sens inverse, mettre en place une signalétique plus évidente (des bandes blanches rugueuses, voire sonores).

- Systématisation des portions de route séparées et/ou favorables aux véhicules légers (notamment cyclistes).

- Création, à l'exemple de ce qui se fait en Belgique, de véritables "autoroutes cyclistes", dès que le relief permet de l'envisager. 

http://www.courrierinternational.com/article/2014/10/28/fini-les-pistes-cyclables-place-aux-autoroutes-pour-cyclistes

 

La réalisation de ces propositions inciterait vraisemblablement à une pratique accrue du vélo, qui souffre souvent d'un manque de moyens et d'infrastructures favorables. Elle sécuriserait de plus ces usager-e-s fragiles.

 

  • Domaine de l'enseignement et de la prévention

- Insister sur la problématique du partage de la route lors du passage du code puis du permis.

- Puisque les comportements sont mieux intégrés dès la jeunesse, généraliser les ateliers de pratique du vélo et de la prévention dans les écoles.

- Installer des panneaux de prévention sur le bord de la route (rappel de distances de sécurité vélo-autos)

 

Enfin, étant personnellement moi aussi un cycliste (à un niveau amateur), je me permets de partager mon expérience. J'ai pu me confronter à l'inconscience des automobilistes (mauvaise perception de la vitesse -tout le monde ne roulant pas à 20 km/h sur un vélo), voire à leur mépris : refus de priorité, dépassement à toute allure. N'étant pas pour autant exemplaire dans ma conduite, je juge que ce sont les mauvais partage et séparation de la route qui augmentent les risques de drames comme celui de Romain Guyot, dans la pratique de son métier. J'insiste sur ce dernier point, car puisque l'on a sécurisé - à raison - le cadre de travail de nombreux secteurs, dont celui des routiers, il me semble juste de s'occuper désormais de cette problématique.

 

Tou-te-s, en partageant nos expériences et en s'organisant, en rendant visible notre mécontentement par des actions, nous pouvons alerter l'opinion publique et les pouvoirs publics. Que vous soyez pros, amateurs, pratiquants pour le loisir, se rendre au travail ou soutien de cette cause, partagez autour de vous. Cyclistes professionnels, votre pouvoir d'alerte dépasse encore le cadre des réseaux sociaux : sur les épreuves médiatisées, le recours à la grève dans le but d'alerter l'opinion est la mesure la plus à même d'engager une réponse positive des autorités. Ce n'est que par l'action qui sort de l'ordinaire qu'un changement est envisageable

 

Crédits Photos : Mathilde l'Azou : https://mathildelazou.exposure.co/



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