Aidez nous à défendre les droits des internes

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Les internes sont devenus la roue de secours des hôpitaux. Leurs temps de travail explose pour couvrir les besoins des services en manque chronique de personnel. Par glissement des tâches, ils réalisent du travail non médical au détriment de leur formation. 

Concernant les revendications propres au statut des internes : 


1_ Nous demandons un décompte horaire du temps de travail des internes 

Situation actuelle: l'interne doit faire 10 demi-journées par semaine dont 8 dans son service hospitalier ou autre. Il a ensuite 1 demi-journée de formation encadrée par le service et une demi-journée dont il peut disposer pour travailler librement.

Ce que l'on demande: Dans les faits, les internes travaillent bien plus que 8 demi-journées par semaine (en moyenne 56h par semaine) et ne disposent souvent pas de leurs demi-journées dédiées à la formation. En l'état,  sachant que théoriquement, nous devrions travailler maximum 48h par semaine (droit communautaire), nous sommes rémunéré·es à 7,2€/h en brut. Si nous obtenons un décompte horaire de notre temps de travail, il ne sera plus possible de nous rémunérer moins que le SMIC (10,03€/h brut).


2_  L’investissement de fonds publics pour notre formation:

Ce que l'on demande : des fonds publics pour la formation des internes: entre 3 et 5 mille euros par an et par interne.


3_ Le maintien des règles concernant l'obtention des licences de remplacement.

Situation actuelle: Le conseil de l'ordre des médecins souhaite revenir sur les conditions actuelles de délivrance des licences de remplacement à destination des internes. Actuellement, les internes ayant réalisé la moitié de leur internat peuvent demander une licence de remplacement qui leur est délivrée sous condition de validation par leur responsable pédagogique. Ces internes remplaçants jouent un rôle essentiel dans de nombreuses régions où les patients se retrouvent sans médecin traitant dès que celui-ci part quelques jours en vacances. Nous ne comprenons pas cette volonté.

Ce que l'on demande: le maintien des conditions actuelles afin de préserver l'accès aux soins des patients et de permettre aux internes qui le souhaitent et le peuvent d'avoir une expérience professionnelle hors de l'hôpital.


4_ Report de la mise en place du Big Matching

Situation actuelle: nous sommes actuellement dans une réforme de l'internat qui a débuté en 2017. La dernière phase de cette réforme est la mise en place de la "phase de consolidation", Phase 3, qui représente globalement la dernière année de l'internat (2 dernières pour les spécialités chirurgicales). Jusqu'à présent, et c'est le cas lors des 2 phases précédentes, l'interne est le décisionnaire principal de l'endroit où il ou elle souhaite être formé·e. Le projet du Ministère pour cette phase 3 est de mettre en place un "Big matching", un appariement, mais lors duquel ce seront les chefs des services d'affectation qui choisiront leurs internes. Ce n'est pas acceptable pour nous et ce serait contraire à l'esprit des textes relatifs à l'internat depuis des années. En tant que praticien en formation nous devons avoir notre mot à dire sur notre lieu de formation.

Ce que l'on demande: un report de la mise en place de cette Phase 3 initialement prévue en mai 2020 à mai 2021 pour que l'on puisse conserver le choix de notre avenir.


5_ Une politique d’aide au logement indexée sur les prix de l'immobilier

Situation actuelle: l'indemnité logement représente actuellement 27€ par mois quelque soit le lieu d'habitation. Sachant qu'un interne change de lieu de travail tous les 6 mois avec donc potentiellement deux déménagements par année d'internat.

Ce que l'on demande: Une revalorisation de cette indemnité avec une indexation sur le prix de l'immobilier. Il existe une division en trois zones dans le Code des impôts prévue pour les indemnités logements de différents corps de fonctionnaires.


6_ Une revalorisation des indemnités de gardes

Situation actuelle: L'indemnité de garde est de 120€ net pour 14h de travail de nuit (18h-8h) et n'a pas été revalorisée depuis 2010.

Ce que l'on demande: une revalorisation à 240€. A titre de comparaison, un ambulancier est payé 250€ net pour 12h de travail de nuit.