La suppression du TEMESTA afin de sauver des vies

La suppression du TEMESTA afin de sauver des vies

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Le Temesta... Ce nom ne vous est peut être pas inconnu... Plus de 15 % des Français ont déjà consommé ce "médicament" ou un de la même famille : les benzodiazépines.

Ce médicament est souvent donné par les médecins ( généralistes, psychiatres ... ) pour le traitement des manifestations anxieuses sévères invalidantes, se manifestant par des insomnies, des crises d'angoisse ou de panique majeures... 

Comment fonctionne-t'il ?

Il agit sur le cerveau, et principalement sur le GABA, un neurotransmetteur essentiel pour ce qui est de la relaxation et du bien être. En modulant l'ouverture du canal chlore, il permet de réguler le fonctionnement décadent.

Mais comme tout psychotrope qui se respecte, ce "gentil" médicament a de nombreux effets secondaires ...

En voici les principaux, mais la liste est bien sûr non exhaustive :

- AMNESIE ET ALTERATIONS DES FONCTIONS PSYCHOMOTRICES

- TROUBLES DU COMPORTEMENT

- INSOMNIES

- CRISES DE PANIQUE

- IDEES DELIRANTES

- HALLUCINATIONS

- ETAT CONFUSIONNEL

- DESINHIBITION

- DEREALISATION

- COMPORTEMENT INHABITUEL, AUTO OU HETERO-AGRESSIF

- SOMNOLENCE MAJEURE

- CONVULSIONS

- CEPHALEES DES LA PRISE

- DEPRESSION

- IDEES SUICIDAIRES DONT TENTATIVE DE SUICIDE

- CAUCHEMARS

- ABRUTISSEMENT

- PERTE DE CONSCIENCE, MALAISES

J'en ai moi même eu pris, et j'ai eu la plupart de ces effets abominables, qui ont failli me coûter la vie ... Alors que tout ce que je voulais était de retrouver le sommeil et un peu de relaxation ...

De plus, l'utilisation du lorazépam (temesta) n'est pas recommandée chez l'enfant, en l'absence d'étude. Or, ayant été mineure lors des faits, on me l'a prescrit sans réelle prise de conscience à des doses adultes maximales, sans m'indiquer des quelconques effets secondaires. Bien sûr, la durée maximale de prise allait être dépassée si je n'avais pas de moi même arrêter d'en prendre.

Mais pourquoi ne pas avoir directement arrêter me direz-vous ?

Très bonne question ... Malheureusement , ce "médicament" est une DROGUE. Ne jouons pas sur les mots. Dans de nombreux pays Européens, il est considéré comme une drogue dure. CE N'EST PAS UNE DROGUE DOUCE comme de nombreux psychiatres tendent à le dire ... Il a comme conséquence des " bad trip" au même titre que l'extasie ...

J'ai donc été droguée à mon insu,dans un état d'extrême fragilité. Et comme toute drogue, il y a un phénomène de sevrage absolument éprouvant. Bien évidemment, on ne peut l'arrêter du jour au lendemain, sans éprouver des conséquences atroces que ce soit au niveau physique ou psychique. C'est une véritable TORTURE. La dépendance physique est horrible. Lors du sevrage, des tremblements, des crises de panique peuplent notre vie et nous handicapent forcément à tous points de vue.  Comment voulez-vous pouvoir travailler, avoir une vie de famille normale tout en essayant de se passer de cette "chose" ? Heureusement, des hôpitaux peuvent aider à se sevrer de ce dernier. Mais ... Pourquoi ? Pourquoi des médecins bienveillants doivent-ils REPARER LES ERREURS DE LEUR CONFRERES ? De plus, pourquoi appelle-t'on ce phénomène sevrage si le TEMESTA n'est pas une drogue ?

Le sevrage coûte forcément. Je comprends que le TEMESTA ait pu sauver des vies, mais combien en a t'il détruit ? De plus, les médecins bénéficient d'un regard bienveillant des patients qui disent eux mêmes mieux dormir, mieux vivre avec le lorazépam. Or, il a été prouvé qu'on ne DORMAIT PAS MIEUX, juste nous étions assommés comme avec la plupart des somnifères, nous ne VIVONS PAS MIEUX, nous survivons tout au plus ... La dépendance physique n'est rien comparée à la dépendance psychique : nous pensons NE POUVOIR VIVRE SANS, NE POUVOIR DORMIR SANS, NE POUVOIR RIEN FAIRE SANS, NOUS EN AVONS TOUJOURS BESOIN ! N'est-ce pas un discours de personnes droguées ?

Depuis que je suis sevrée, ma vie n'est plus pareille. Je suis redevenue moi même, une jeune fille souriante, vive et joyeuse.

Mais le TEMESTA a gâché une partie de ma vie, que je ne pourrai jamais réécrire. Je suis passée à côté de tant de choses... Mais je pense que toute les expérience doivent servir. C'est pourquoi j'écris cette pétition, pour me défaire et pour tirer un trait sur cette longue histoire. De plus, si ce bout de papier numérique pouvait avoir une portée et avoir des échos au niveau de la communauté médicale, je serai la plus heureuse des jeunes filles. Je veux que le plus de monde possible puisse prendre conscience du danger de ce genre de médicaments, et que tous ceux qui en prennent sachent qu'on peut en sortir et retrouver la paix.

J'ai appris par la suite que la prise de TEMESTA entraîne la majoration du risque de survenue de la maladie d’Alzheimer. Comment-peut-on laisser cette molécule sur le marché ?

Voici quelques idées pour que le TEMESTA fasse moins de victimes :

1. Limitation drastique des primo-prescriptions de benzodiazépines (prescriptions initiales) ; il faut savoir que, par des mesures d’encadrement strict (datant de 2011 et 2012) l’AFSSAPS (aujourd’hui ANSM) a obtenu une réduction drastique des prescriptions de RIVOTRIL (clonazepam) : diminution de plus de 84 % des prescriptions de clonazepam entre 2010 et 2015 (0,9 million de boîtes de clonazepam vendues en 2015 contre 5,9 million en 2010). Autrement dit, les autorités sanitaires savent très bien comment faire pour obtenir la réduction drastique des prescriptions d'un médicament dangereux. Il est donc plus que temps que des mesures semblables soient prises pour toutes les benzodiazépines, au niveau des PRIMO-PRESCRIPTIONS ; avec des objectifs chiffrés, datés (par exemple : un plan quinquennal) et très ambitieux.

2. Arrêt des prescriptions or état d'urgence

3. Informer le patient des risques d'un tel "médicament" et du sevrage qu'il pourrait avoir à affronter

4. Aligner la durée maximale de traitement sur la réglementation en vigueur aux Etats-Unis (2 à 4 semaines maximum, contre 12 semaines actuellement en France) ; cette mesure, qui peut immédiatement faire l'objet d'un projet de loi, serait par ailleurs un signal symbolique fort à envoyer à toute la communauté médicale

5. Demander la reconnaissance du syndrome de sevrage prolongé aux benzodiazépines, affection multiforme et extrêmement invalidante, et sa prise en charge par l'assurance maladie ; informer et sensibiliser les médecins prescripteurs à cette maladie iatrogène d'une extrême gravité ; demander au législateur la mise en place d'un fond d'indemnisation des victimes des benzodiazépines.

6 Demander la formation des médecins aux méthodes de sevrage lent et par substitution. Le manuel Ashton  devrait être mis entre toutes les mains à la faculté de médecine !

7. Que la diminution des benzodiazépines ne conduise pas à une augmentation des autres prescriptions de psychotropes, aux effets tout aussi dévastateurs (voir les syndromes de sevrage aux antidépresseurs qui de même peuvent précipiter les patients dans une vie de souffrance et d’atteintes neurologiques chroniques ou définitives, pour laquelle ils ne reçoivent, là encore, aucune aide, ni aucune reconnaissance médicale ; voir les effets secondaires horrifiants des neuroleptiques, « dits de nouvelle génération », dont la prescription se répand peu à peu, comme une traînée de poudre, en remplacement des benzodiazépines ; etc.). 

8. Que la dose maximale soit réduite à 3mg par jour.

9. Que les médecins prescrivant une dose supérieure à la dose maximale réglementée, laissant le traitement durer dans le temps ... soient déclarés comme personne ayant commis une faute professionnelle et soit sanctionné comme il se doit.

Merci d'avoir lu cette pétition, n'hésiter pas à la partager afin que ce fléau soit enfin éradiqué.

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