Méthanisation : DANGERS réels pour les populations et la nature !

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Daniel CHATEIGNER
Daniel CHATEIGNER a signé la pétition

Vous aimez la nature,  et vous pensez qu’elle doit être respectée  et défendue ? Cette pétition s’adresse à vous.

Elle s’adresse aussi à ceux qui pensent que les populations doivent pouvoir vivre dans un environnement sain, en préservant la ressource en eau, la qualité de l’air et celle des terres nourricières. A ceux qui pensent  que, vis-à-vis des générations futures,nous avons aussi le devoir de protéger les patrimoines naturels ou préhistoriques (grottes ornées comme à Lascaux). 

Depuis des années les médias, élus, énergéticiens, services de l'Etat, porteurs de projet, nous présentent la version « papier glacé » genre lisse et propre,  de la méthanisation .  « Un cercle vertueux et une économie circulaire » nous annoncent les documents édités par l’Etat (ADEME).

Le CNVM, Collectif National Vigilance Méthanisation, avec plus de 50 associations et collectifs adhérents sur toute la France peut témoigner que la version « papier glacé » n’a rien à voir avec la réalité terrain. 

Cette pétition est la sonnette d’alarme que tire le CNVM  et qu’il vous invite à signer, nombreux, pour qu’enfin le gouvernement prenne la mesure de la gravité de la situation qu’il installe, et dont il sera responsable.

Une vingtaine de scientifiques indépendants, toutes spécialités confondues, se sont intéressés de près à la méthanisation et ont rendu des conclusions très intéressantes (ils se sont réunis en Collectif Scientifique National pour une Méthanisation raisonnée).

La réalité terrain de la méthanisation, telle qu’autorisée  aujourd’hui, c’est :

mise en danger puis disparition de la biodiversité (abeilles mellifères et autres insectes, faune) due aux émanations d’ammoniac et autres gaz  autour des unités de méthanisation, des zones de stockage de digestats et lors des épandages. GES, (gaz à effet de serre), particules fines et NOx, tant décriés, sont là avec tous leurs effets nocifs.

aucun contrôle de la composition réelle des digestats (déchets de déchets),  épandus sur les terres nourricières et de leur innocuité. En effet, rares sont les digestats entièrement d’origine agricole. En fonction des intrants autorisés les analyses suivantes devraient être obligatoires : œstrogènes, antibiotiques, bactéries antibio-résistantes, biocides,pesticides, micro-plastiques, iode, perturbateurs endocriniens, auxiliaires technologiques etc. Une hygiénisation à 71° est insuffisante pour détruite toutes les bactéries, virus et toxines.

danger sanitaire pour les animaux sauvages : épandage de digestats sur cultures ou prairies sans enfouissement dans le sol.

disparition de la biodiversité du sol : Ph trop élevé du digestat liquide (solution ammoniacale), matière insuffisamment décomposable du digestat solide (C/N <2). Bilan des épandages de digestats : décroissance du Carbone Organique des sols (COS), moins de micro et macro organismes (disparition des organismes vivants du sol,  de sa flore et de sa faune, vers de terre, collemboles et autres),  terres infertilisées à long terme.

- pollution de la ressource en eau,  due à la partie liquide du digestat qui est hyper volatile et très lessivable. Pour les eaux souterraines, infiltration des digestats liquides dans les nappes phréatiques et pour les eaux de surface, ruissellement, lequel  entraîne la multiplication des algues vertes sur les côtes.

pollution de l’air, danger pour la santé des populations riveraines des zones d’épandages (digestats liquides chargés en gaz et extrêmement volatiles), des zones de stockage ou de méthanisation, en raison des émanations de gaz ( CH4, CO2, H2S, NH3), dont certains promoteurs de particules fines, etc.  Aujourd'hui beaucoup de riverains sur tout le territoire, se plaignent et s’inquiètent d’irritations des voies respiratoires dont les mauvaises odeurs sont annonciatrices. Danger pour les plus faibles : enfants, personnes âgées, malades (insuffisants respiratoires, allergiques...). Les services de santé estiment que près de 50 000 décès sont dus aux particules fines qui peuvent également atteindre les fœtus.

destruction du Patrimoine de l’Humanité : dans certaines régions, comme le Lot, où les ruissellements souterrains chargés en lisiers ou en digestats liquides et bruts, font disparaître les richesses archéologiques (ornements, sépultures, peintures rupestres...).

- de plus, sous couvert de Transition Énergétique, c’est notre souveraineté alimentaire qui est mise en danger pour une souveraineté énergétique improbable. Une PPE à 10 %, la moyenne basse de l’ADEME, c’est l’équivalent de la surface totale de 6 départements français moyens, sans maisons, routes, forêts, fleuves, etc  qui servirait seulement à remplir le ventre des méthaniseurs.

- enfin, la croissance de grosses structures industrielles sous le faux prétexte "agricole" va à l'inverse de la pérennisation des agriculteurs bio, permaculteurs, petits et jeunes agriculteurs.

Nous demandons que des scientifiques du CSNM et des présidents du CNVM soient reçus par les ministres du gouvernement Macron en charge de : la Santé, l'Agriculture et l'Alimentation, la Transition énergétique, la Recherche et l'Innovation, tous concernés par le sujet.  Les membres des CSNM et CNVM pourront ainsi présenter suite à  leurs recherches,  leurs calculs, et leur expérience terrain,  les pollutions graves et les risques de santé publique imputables à la méthanisation.

Nous demandons que ces pollutions et risques, importants tant pour la nature: environnement et biodiversité, faune et flore, que pour les populations, soient pris en compte, afin de redéfinir le cadre des installations d’unités de méthanisation,  leur fonctionnement et l’usage de leurs déchets.

Le principe de précaution l'impose, nos politiques sont élus pour le faire respecter et la vie saine de nos enfants en dépend.