L'UQAM doit reculer sur ses nominations au comité de discipline

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Les professeur.e.s et chargé.e.s de cours qui siégeront sur le comité de discipline sont nommés MAINTENANT par les conseils académiques facultaires et l’UQAM tente de nommer des personnes hostiles au mouvement étudiant.

AINSI :

- Nous dénonçons l’utilisation du comité de discipline à des fins de répression politique. Nous revendiquons donc que les professeur.e.s et chargé.e.s de cours qui ne sont pas hostiles au mouvement étudiant soient nommé.e.s sur la liste formant le comité de discipline.
- Nous revendiquons que des professeur.e.s et chargé.e.s de cours informé.e.s sur les enjeux de harcèlement et de violences sexuelles aient l’occasion de se présenter sur le comité de discipline. Parce qu’après tout, la sécurité à l’UQAM est davantage garantie par la prise au sérieux des violences sexuelles que par la répression politique du mouvement étudiant!
- Nous revendiquons que les dirigeant.e.s de notre faculté prennent le temps nécessaire pour trouver de telles personnes et s’engagent à faire preuve d’ouverture dans les discussions entourant les nominations en question.

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MISE EN CONTEXTE

Le comité de discipline est l’instance qui sanctionne toutes les fautes de nature non académique (donc excluant le plagiat, par exemple) qui ont lieu à l’université. Dans les dernières années, cela s’est traduit par des sanctions contre des actions politiques, dont des expulsions et des suspensions. Le processus auquel les étudiant.e.s sont soumis.e.s lorsqu’iels font face au comité de discipline ne leur permet pas de se défendre convenablement. De plus, nous remarquons un profilage politique. Alors que plusieurs personnes ont participé aux actions desquelles les étudiant.e.s sont accusé.e.s, certaines personnes sont particulièrement ciblées: représentant.e.s étudiant.e.s au conseil d’administration, membres de conseils exécutifs d’associations, hommes racisés...


Plusieurs associations étudiantes de l’UQAM dénoncent donc l’utilisation du comité de discipline à des fins de répression politique. Elle s’inscrit dans une dérive sécuritaire dans laquelle s’est engagée l’administration de l’UQAM ces dernières années : vidéosurveillance, millions de dollars dépensés pour des agent.e.s de sécurité, expulsions politiques, appels à la police pour intervenir dans les murs de l’université, etc.


CONSTITUTION DU COMITÉ DE DISCIPLINE

Un comité de discipline est formé de cinq personnes qui décident de la sanction d’un.e étudiant.e qui est convoqué.e devant elles. Ces cinq personnes sont :

- Un.e professeur.e
- Un.e chargé.e de cours
- Un.e étudiant.e
- Un.e employé.e de l’université
- Un.e membre de l’administration

Les professeur.e.s et les chargé.e.s de cours qui peuvent faire partie de ce comité sont inscrit.e.s sur une liste pour une durée de trois ans. Les conseils académiques facultaires (instance décisionnelle de chaque faculté) nomment chacun un.e professeur.e et un.e chargé.e de cours sur cette liste. Lorsqu’un comité est convoqué, le vice-recteur responsable des services à la vie étudiante le constitue à partir de cette liste.


Nous sommes présentement au moment où de nouveaux mandats sont donnés. C’est donc très prochainement, si ce n’est pas déjà fait, que les professeur.e.s et chargé.e.s de cours de chaque faculté seront nommé.e.s par les conseils académiques facultaires.


TRANSPARENCE ET ‘’NEUTRALITÉ’’

Des expulsions politiques en 2015 ont été suivies d’une grève générale illimitée. Les tensions étaient à ce moment palpables au sein de l’UQAM. L’administration, face aux revendications de ses étudiant.e.s, au lieu de choisir le dialogue, a alors choisi le chemin de la répression. Le comité de discipline est un donc un enjeu d’importance pour les étudiant.e.s et toute la communauté uqamienne. Pourtant, aujourd’hui, une nouvelle liste de personnes pouvant siéger au comité de discipline est en train de se former, une faculté à la fois et cela se passe dans le silence.


En sciences humaines, les délégué.e.s étudiant.e.s ont reçu les noms des candidat.e.s le jour même où iels devaient être nommé.e.s. De plus, demander un délai de plus d’un mois pour rencontrer les candidat.e.s au comité de discipline fut très difficile pour nos délégué.e.s. Pourtant, ce temps est nécessaire pour rencontrer les candidat.e.s et approcher d’autres professeur.e.s et chargé.e.s de cours qui pourraient être intéressé.e.s par le mandat. Nous croyons qu’un enjeu aussi sensible et important devrait faire l’objet d’un processus beaucoup plus transparent et démocratique.


Ayant rencontré un.e des candidat.e.s, les délégué.e.s étudiant.e.s au conseil académique facultaire s’opposent fermement à sa nomination: iel nous a notamment mentionné que les interventions policières dans l’université telles que celle du 8 avril 2015 étaient acceptables dans les circonstances, a défini le piquetage dur comme de l’intimidation et n’était pas préparé à juger des cas de harcèlement et de violences sexuelles. L’autre candidat.e. refuse simplement de rencontrer nos délégué.e.s et fait preuve d’une attitude hostile à leur égard.


Le décanat a demandé à nos délégué.e.s de trouver des candidat.e.s ‘’neutres’’ pour les postes. Nous aimerions rappeler que les candidat.e.s qui nous ont été proposé.e.s ne sont pas neutres et que personne ne l’est: nous sommes devant un choix qui est celui de choisir des personnes appuyant ou non la démarche de répression politique dans laquelle l’administration de notre université est engagée depuis déjà trop longtemps.



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