Pour l’ouverture des frontières algériennes.

Pour l’ouverture des frontières algériennes.

0 a signé. Prochain objectif : 2 500 !
Quand elle atteindra 2 500 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être reprise par les médias et journaux locaux !
Jazaïr BLADI a lancé cette pétition adressée à Abdelmadjid Tebboune - et à

Est-ce que les algériens méritaient une peine plus lourde que ne l’est déjà leur quotidien, et plus longue que le reste de la planète ?

Car ils sont (nous sommes) privés de sortie et, pour ceux déjà sortis, empêchés de rentrer en Algérie. Nous nous sentons punis au lieu d’être protégés.

Et pourtant, aucun algérien n’a créé le COVID.

Quelle dure punition :

Les Algériens perdent des proches comme le reste du monde. Les morts Covid sont rentrés dans notre quotidien.

Les Algériens ont été confinés. Pour que le virus ne se diffuse pas, ils sont restés chacun chez eux, dans leurs villes, dans leurs wilayas, dans leurs maisons.

Et à présent, même le pays déconfiné, les Algériens ne peuvent toujours pas passer les frontières de leur propre pays. Dans un sens, comme dans l’autre.

Cette situation qui dure a fini d’achever les Algériens.

Pour être plus concrets, depuis mars :

- Les jeunes qui font leurs études ou travaillent à l’étranger ne peuvent plus rejoindre leurs familles ; Est-ce que vous, dirigeants algériens, vous souvenez de ce que c’est d’être séparé de sa famille le temps des études, et encore plus les jours de maladies plus bénignes que le COVID ?
- Les touristes algériens partis en mars pour l’étranger sont devenus, avec les mois, des clandestins dans les pays visités, devant subir des frais exorbitants pour survivre, tout en étant loin de leurs familles, travail ou toute autre source de subsistance ;
- Les bi-nationaux, par exemple les franco-algériens pour ne citer qu’eux, se voient amputés d’une partie importante de leur vie, de leurs familles, de ses liens qu’ils chérissent pourtant toute l’année avec leur Algérie d’origine ;
- Et même les étrangers ayant un lien avec l’Algérie, les derniers de la liste, mettent de côté leur envie de voir notre beau pays, parfois de revoir de la famille ou des proches, car ils ont conscience que la priorité pour rentrer revient à tous ceux listés ci-dessus.
 

Beaucoup de gens sont ainsi déchirés par la fermeture des frontières.

 

À l’occasion des vols de rapatriement, les premiers et seconds de la liste sont « priorisés », et c’est normal. Mais même parmi eux, tous ne peuvent pas rentrer, car rapatrier dans ces conditions est un travail de titan. Nous en venons même, en France, à reconnaitre le lourd travail des consulats dans ce contexte, et la grande majorité du temps, l'humanité de leur accueil.

A l'aéroport, des listes d’attentes se créent pour les personnes dont les visas ont expiré, celles ayant un proches décédé, etc. Sur ces listes d’attente, peu de personnes prennent un vol. Elles attendent comme beaucoup. Jamais une liste ne portera si bien son nom.

 

Messieurs les dirigeants, la sentence et la souffrance, 7 mois après que le malheur nous soit tous tombés dessus, prennent de l’ampleur et nous achèvent. 7 mois que les Algériens séparés entendent de loin les nouvelles de leurs proches, impuissants. Combien n’ont pas pu dire un dernier au revoir à un proche aujourd’hui décédé ?

Moi qui écrit, ma grand-mère est sur son lit de mort, et je prie pour que sa fille, ma mère, bloquée en France, puisse rentrer l’embrasser avant la fin. Beaucoup ont vécu cette souffrance les mois passés.

 

Cette frontière fait actuellement de l’Algérie une prison sans droit de visite. Elle déchire les familles et les cœurs. Pour d’autres ce sont aussi des emplois de perdus, des opportunités, des affaires, des revenus, des vies construites durement qui sont perdues. Alors oui, tout ça pour ne pas perdre notre santé physique. Mais à vivre séparés, nous perdons à présent notre santé mentale et morale. Nous souffrons de ce déchirement comme nous n’avions encore jamais soufferts depuis l’indépendance.

Entendez l’appel des compatriotes algériens de l’étranger : « Dirigeants : laissez-nous revenir, rentrer dans notre pays d'origine ou de coeur, dans nos familles. Ne revivez pas sans nous une vie normale. Ne nous blessez pas plus que nous ne le sommes déjà ».

 

Ne laissez pas les Algériens déchirés de cette manière, les seuls maghrébins à subir encore aujourd’hui ce triste sort.

On vous en prie : OUVREZ LES FRONTIÈRES ALGÉRIENNES !

Nous sommes prêts à faire autant de tests que nécessaires et à en accepter les conséquences (confinement, etc.)

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