Pétition fermée
Adressée à A la Préfecture du Rhône et 1 autre

Pour l'application du droit à l'hébergement

« Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence.
Toute personne accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence doit pouvoir y bénéficier d'un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée. Cette orientation est effectuée vers une structure d'hébergement stable ou de soins, ou vers un logement, adaptés à sa situation. »
Article L345-2 ;2-3 du Code de l’Action Sociale et des Familles

Pourtant à Lyon aujourd’hui :

• Plus de 1500 personnes se retrouvent sans solution pour dormir chaque nuit.
• Il faut appeler le 115 tous les 15 jours pour demander un hébergement en "urgence". Il faut réactualiser sa demande d’hébergement à la Maison de la Veille Sociale tous les mois pour espérer une place un an après.
C’est le principe d’accès immédiat au dispositif d’hébergement qui n’est pas respecté.

• L’accueil inconditionnel devient conditionné à la détention d'un titre de séjour, à la pression extérieure (élus locaux, collectifs de parents d'élèves, soutiens, etc. citoyens) et à l’évaluation de l’état de santé des personnes évalué par les travailleurs sociaux !
C’est le principe d’accès inconditionnel à l’hébergement qui est bafoué.

• Faire valoir son droit immédiat à l'hébergement (recours devant le tribunal administratif) face à l’Etat entraine le risque pour les personnes d'être "punies" pour les années à venir.
• Comme chaque année et pire encore, des centaines de personnes seront jetées à la rue à la fin du mois de mars.
Ce sont les lois de la République qui sont piétinées

Réunis en collectif de professionnels de l'urgence sociale, nous sommes trop nombreux à ne plus pouvoir cautionner dans nos pratiques ces situations de non droit.
En effet, le dispositif actuel, met aujourd'hui souvent les personnes plus à mal qu'il ne les soutient en toute illégalité.

Les institutions qui nous emploient, ou la place qui nous est donnée au quotidien, ne nous permettent pas toujours d'exprimer notre désaccord. Les aberrations du dispositif nous heurtent en tant que professionnels, percutant l’éthique et la déontologie au fondement de nos professions, comme le non respect du secret professionnel.

Témoins et acteurs d'une grande violence, chacun individuellement concerné, nous souhaitons collectivement faire entendre notre voix légitime de professionnels.

Nous ne pouvons plus accepter de choisir qui est le plus prioritaire entre l’unijambiste de 75 ans et la femme victime de violence avec son bébé de 3 mois.

Nous demandons :
- L’engagement ferme de l’Etat pour la non remise à la rue des personnes hébergées pendant l’hiver conformément à la loi.
- La création de 2000 places pérennes et adaptées aux besoins identifiés par les acteurs de terrain et un effort à tous les niveaux du dispositif hébergement/logement.
- L’arrêt immédiat de la priorisation des situations sur des critères douteux.

Nous demandons à l’Etat une réponse officielle sous huit jours à ce sujet. Si cette dernière ne répond pas aux exigences formulées, nous nous engagerons dans un mouvement de mobilisation et inviterons les personnes concernées à faire valoir leurs droits.

Cette pétition a été remise à:
  • A la Préfecture du Rhône
  • A la Direction Départementale de la Cohésion Sociale

    Collectif des professionnels de l'urgence sociale DU RHÔNE a lancé cette pétition avec seulement une signature au départ et il y a maintenant 2 114 signataires. Lancez votre pétition pour créer le changement que vous souhaitez voir.




    Collectif des professionnels de l'urgence sociale compte sur vous aujourd'hui

    Collectif des professionnels de l'urgence sociale DU RHÔNE a besoin de votre aide pour sa pétition “A la Préfecture du Rhône, A la Direction Départementale de la Cohésion Sociale: Pour l'application du droit à l'hébergement”. Rejoignez Collectif des professionnels de l'urgence sociale et 2 113 signataires.