Lilian, autiste, bac mention Bien, aucune école à la rentrée, faisons plier le système !

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Il y a 2 ans presque jour pour jour Lilian était reçu avec d'autres jeunes autistes au palais de l'Élysée par le couple présidentiel. Il en est revenu conquis et rassuré par les propos du Président qui lui a assuré qu’il aurait de l’aide en classe en études supérieures. Seulement voilà, avant cela, il faut réussir à trouver une école. Et c’est là que le bât blesse.

Depuis le 5 juillet, Lilian est titulaire d'un bac avec mention Bien. Et pourtant l'année prochaine, il n'ira pas à l'école car aucune des 3 écoles d'animation auxquelles il a postulé n'a retenu sa candidature. Lilian rêve depuis qu’il est tout petit de travailler un jour dans le monde du dessin animé. Intégrer une école d’animation est donc son souhait le plus cher.

Mais hélas, les portes se ferment très facilement lorsque l'on est autiste. Surtout dans les écoles sélectives. Aucune des démarches que nous avons entreprises n'a pu faire changer cela.

Comment accepter l'idée que sa scolarité puisse s'arrêter maintenant alors que cela fait 12 ans que nous bataillons pour qu'il ait une chance d'être un jour un adulte autonome capable de travailler et de réussir sa vie ? Des années à remplir d'innombrables paperasses pour répéter encore et encore que mon fils est autiste et qu'il a besoin d'aide en classe. Un combat acharné qui a porté ses fruits et dont l’aboutissement avec ce bac obtenu avec mention nous rend tellement fiers, nous ses parents.

Parcoursup est une plateforme déshumanisée devant laquelle nous sommes restés seuls et démunis. Aucun contact possible avec les écoles. L’une d’elles a refusé de nous parler, nous renvoyant vers l’infirmière scolaire comme si Lilian était malade. Quel mépris pour le handicap ! Le destin des jeunes est réglé à grands coups d’algorithmes. Ou est l’humain dans tout cela ?

Quand on sait qu’obligation est faite aux entreprises d'employer 6 % de salariés handicapés, on se demande pourquoi une telle obligation n'est pas imposée aux écoles de l'enseignement supérieur. Les écoles sélectives sont souveraines dans leurs décisions (dixit les rectorats), c'est-à-dire qu'elles font ce qu'elles veulent, incapables de voir plus loin pour ces jeunes qui restent sur le carreau. Elles peuvent pratiquer la discrimination sereinement. Il leur suffit de dire que le candidat n’a pas le niveau requis.

J’en appelle à madame Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, afin que les choses changent en faveur d’une inclusion scolaire qui ne s’arrête pas après le lycée. Il faut aider nos jeunes autistes désireux d'intégrer des écoles dites sélectives. Pour cela, il faut simplifier les sélections en se basant sur le dossier scolaire des jeunes, sur leur motivation et leur personnalité atypique mais tellement enrichissante pour ceux qui les côtoient.

Le système éducatif français doit cesser d’être élitiste et faire preuve de souplesse et d’intelligence, il doit faire preuve d’ambition aussi, être prêt à relever des défis, à tendre à la main aux autistes ! Pour une société plus juste où égalité ne serait pas un vain mot. Les autistes sont pleins de talents, de qualités. Ils ont tant à nous apporter.

Pour la rentrée 2019, c’est trop tard pour Lilian car en plus de lui trouver une école, nous devons gérer sa mobilité et cela nous obligera sans doute à déménager à Paris si école à Paris, en province si école en province, car Lilian ne peut vivre seul dans un logement étudiant. Notre souhait est qu’une école d’animation lui tende enfin la main et que la rentrée 2020 soit un nouveau départ pour lui, prometteur et exaltant.

Lilian a besoin de votre mobilisation, de vos signatures, de vos partages.

Merci.