Petition update

Le diagnostic archéologique a été accordé

Catherine LORZNAI
France

Apr 22, 2018 — Un arrêté préfectoral impose un diagnostic archéologique.
Grâce à l’ampleur de la pétition et à la mobilisation de M. Jean Noel BEVERINI, K&B, a suspendu tous travaux, et a accepté de considérer le point de vue historique.
L’intervention capitale de la DRAC en la personne de son Directeur, monsieur Marc CECCALDI, est tout particulièrement soulignée. Nous le remercions, pour l’intérêt qu’il a porté au site et pour son action.
Nous devons reconnaitre que l’effort consenti par K&B est évident, car, détenteur, dès janvier d’un permis purgé de tous recours, K&B aurait pu commencer dès cette date, les travaux de démolitions.
Il convient toutefois, de souligner que les conditions d’obtention des permis de construire et de démolir n’ont pas été abordées. Il incombe dans ce domaine au CIQ de Bois Luzy de prendre à sa charge l’éventuelle étude des permis au niveau juridique.

Nous vous transmettons ci dessous le compte rendu de la réunion du vendredi 20 Avril, ainsi que la déclaration qui a été lue en début de réunion pour exposer notre demande :

Compte rendu
de la réunion « Bois-Luzy » en mairie du 6 ° secteur Marseille



Le présent compte rendu a pour objet de présenter le déroulement et les conclusions de la réunion tenue le vendredi 20 avril 2018 à 8 H 15 en mairie des 11° et 12° arrondissements sous la présidence de monsieur Julien Ravier, maire du 6° secteur, assisté du directeur de cabinet, de monsieur Pierre Laget, délégué à l’urbanisme, Finances, édifices cultuels et patrimoine communal et de madame l’architecte en charge de l’urbanisme.

Présences
Monsieur Marc CECCALDI, directeur régional des affaires culturelles
Madame Catherine LORENZI, professeur d’Histoire, Géographie, Philosophie, à l’initiative de la pétition « Il faut sauver la ferme de Bois-Luzy »
Monsieur Sebastien MONNOT, agent général d’assurance, à l’initiative de la pétition « Il faut sauver la ferme de Bois-Luzy » avec Madame LORENZI
Monsieur René PIERINI, archéologue, président-fondateur de Marseille Patrimoine et Mémoire
Monsieur Jean Noël BEVERINI, commissaire (H) de la marine, ancien administrateur de la Société Française d’Histoire Maritime
Monsieur Guillaume SEDE, directeur d’agence-adjoint de Kaufman & Broad
Monsieur Clément PHILIP-JOET, directeur développement de Kaufman & Broad
Madame BEGI, cadre Kaufman et Broad
Madame ANNE DAFFLON, Présidente du CIQ de Bois Luzy
Monsieur GIANA, membre du CIQ de Bois Luzy, accompagné d’un habitant du quartier.

Étaient représentés par Monsieur BEVERINI et Madame LORENZI :

Madame Alice FAURE, Présidente de l’association « Les amis de l’Huveaune »,
Monsieur Georges REYNAUD, historien
Monsieur Gabriel Chakra, ancien journaliste
Monsieur José d’Arrigo, ancien journaliste

Ouverture de la séance

M. le Maire recueille l’identité des personnes présentes et représentées (cf liste jointe) et invite chaque participant à une courte présentation. Ce tour de table terminé, M. le maire ouvre la séance et propose aux participants de s’exprimer.

Intervention de M. Jean Noël Beverini

M. Jean Noël BEVERINI donne lecture de la « Déclaration concernant la ferme, la chapelle et le puits de Bois-Luzy » (déclaration jointe en annexe). Demande de réalisation d’un diagnostic archéologique.

Intervention du Directeur régional des affaires culturelles

Le Directeur de la Direction Régionale des Affaires Culturelles, Mr Marc CECCALDI, indique, tout d’abord, que l’idée d’une inscription du site n’a pas été retenue, celui-ci ne présentant pas un caractère suffisant pour un classement au titre des monuments historiques (MH). Cette information avait déjà été transmise à M. J. N. BEVERINI.
Le Directeur rappelle ensuite que le permis de construire dont bénéficie Kaufman & Broad (désigné infra K&B) est purgé de tous recours. Au point de vue juridique, le dossier est donc clos.
Le Directeur, sur le fondement des demandes qui ont été formulées et dont il apprécie la nature, annonce :

- La signature d’un arrêté préfectoral en date du 19 avril 2018 dont il donne lecture des principaux articles.
- Au terme de cet arrêté, l’Institut National de la Recherche Archéologique Préventive (INRAP) est missionné pour procéder à des prélèvements de « fouilles » sur le site de Bois-Luzy. L’Institut recherchera la présence d’éléments significatifs. Ainsi l’intérêt du site et la détermination du niveau de cet intérêt seront-ils clairement établis. En application de l’arrêté préfectoral, le responsable scientifique de l’intervention dressera, en fin de mission, un « Rapport » de ce « diagnostic ».

- La signature d’un « contrat » entre l’INRAP et K&B. Ce contrat qualifié de « Convention de surveillance avec l’INRAP » détermine la nature des relations entre les deux parties contractantes.

Le Directeur rappelle enfin que ces dispositions ont été établies et arrêtées grâce à l’écoute et l’adhésion de K&B se situant, en l’espèce, au-delà d’une stricte lecture juridique de ses droits.
Jean Noël BEVERINI demande la possibilité de communication de l’arrêté préfectoral. Rien ne s’oppose à cette communication ; en revanche celle de la Convention est soumise au bon vouloir des contractants.

Avant l’intervention de K&B, Jean Noël BEVERINI fait état de sa satisfaction, sans préjuger du jugement de Madame Catherine LORENZI. Il remercie le Directeur de la DRAC pour ces annonces et K&B pour leur acceptation.

Intervention de K&B

Monsieur Guillaume SEDE, directeur d’agence adjoint, indique en préliminaire que son Groupe n’avait aucune connaissance historique de la chapelle présente sur site, connaissance ignorée elle –même par les anciens propriétaires.
Il rappelle ensuite que plusieurs visites ont été organisées par les soins de K&B :
- 24 janvier : Direction de l’urbanisme et de l’habitat
- 5 février : Mairie de secteur
- 19 février : CIQ, résidents, et Madame LORENZI.

Il souligne l’évolution significative du projet immobilier : de 82 logements R+4 à l’origine, le projet comprend finalement 52 logements en R2 et R3.
Le chef d’agence développe enfin le contenu de la « Convention de surveillance avec l’INRAP ». Dès lundi 23 avril les « fouilles » commenceront par l’intégralité du sous-sol de la chapelle sur une profondeur de 2 mètres afin de rechercher la présence d’éléments significatifs.
M. MONNOT pose la question de l’éventualité d’une découverte au-delà de la profondeur de 2 mètres.
Mr SEDE répond qu’en cas de découverte, la prospection sera approfondie et en cas de découverte majeure, le chantier sera arrêté.
Le « diagnostic » sera élargi sur la partie « jardin » du site.

Intervention de monsieur René PIERINI
M. PIERINI s’interroge sur la profondeur indiquée de 2 mètres dans le sol de la chapelle et cite en exemple des fouilles en sous-sol auxquelles il a participé.

Interventions de Madame LORENZI et de Monsieur MONNOT

Mme LORENZI se satisfait des annonces faites par le directeur de la DRAC et K&B. Elle rappelle la forte motivation des 6500 soutiens qu’a recueilli la pétition ouverte à son initiative. Elle se sent investie de la confiance accordée par ces milliers de signataires, et rappelle qu’elle représente ici une prise de conscience collective de la valeur du patrimoine qui ne peut être négligée. Elle explique qu’elle n’a pris connaissance du projet immobilier condamnant le site de Bois Luzy, qu’en passant quotidiennement en voiture devant le corps de ferme, et que c’est en s’arrêtant devant l’affichage des Permis de démolir et de construire, qu’elle a pu se rendre compte, fin décembre dernier, que ces permis étaient très récemment purgés. Elle regrette toutefois l’inaction du CIQ dans les délais de recours.
Mme DAFFLON, présidente du CIQ, dans sa réponse, fonde son attitude sur le manque d’intérêt et de mobilisation des riverains, ignorant eux-mêmes la présence et l’histoire de la chapelle de Bois-Luzy.
M. BEVERINI pointe l’ouvrage qu’il a apporté, Le Petit-Bosquet, Bois-Luzy –Montolivet de messieurs Michel GAMBA et Paul NOUGIER. Dans cet ouvrage, qui lui a été offert par la fille de l’auteur, Paul NOUGIER traite de la chapelle et la date du XVII° siècle.
Mme LORENZI évoque le fait qu’au sein du dossier de Permis de Démolir, l’enquête préalable obligatoire ne se soit basée, dans sa partie dénommée historique, que sur quelques photos aériennes dont la plus ancienne remonte à 1936 ; elle déplore qu’un bâtiment d’une telle longévité n’ait pas fait l’objet d’une enquête plus sérieuse et que les services de l’urbanisme se soient contentés d’une description très sommaire du lieu pour autoriser la démolition.
M. Julien RAVIER lui répond que ce bâtiment n’ayant pas d’inscription au PLU, les services d’Urbanisme ont agi comme tous les « non sachant », nombreux dans cette affaire, c’est à dire sans se méfier.
De plus, M. Julien RAVIER évoque les impératifs dictés aux élus par la loi ALLUR, modifiant le PLU et imposant la densification des zones habitables ; il dresse le cadre de son action marquée par la raison, le respect de l’environnement et l’adaptation aux caractéristiques des différentes zones urbanisées de son secteur.
M. MONNOT échange avec M. le Maire sur les dispositions actuelles du PLU et les évolutions prévisibles du PLUi pour 2019.


Questions relatives aux dalles de la chapelle, au porche de l’édifice et au puits présent sur site

Les dalles
M. Jean Noël BEVERINI s’enquiert du devenir des dalles recouvrant le sol de l’édifice, souligne une similitude avec celles de la chapelle de la Capelette qui ont été conservées et entreposées au Dépôt archéologique d’Arenc. Il souhaite qu’elles soient pareillement conservées. K&B déclare ne pas procéder à leur destruction. Leur destination finale sera étudiée. (Intégration éventuelle dans le projet immobilier ?) mais leur conservation sera assurée.

Porche de la chapelle
M. Jean Noël
BEVERINI met en valeur l’intérêt du porche de la chapelle donnant sur le boulevard Mazaudier. Au vu du plan du site et des photographies détenues, K&B consulte l’aspect dudit porche et accepte d’en assurer la préservation (destination à étudier).

Puits
M. Jean Noël BEVERINI émet le souhait d’une préservation identique de la margelle du puits présent sur site, en évoquant non seulement son ancienneté et son aspect original rectangulaire mais aussi les commentaires de plusieurs soutiens :
- « La chapelle nourrissait l’esprit et le cœur de nos anciens ; le puits les nourrissait et les désaltérait de son eau »
En ce sens, la préservation de la margelle du puits (non du puits) avec déplacement et réimplantation sur une zone de jardin de la future résidence, par exemple, s’inscrirait dans le même esprit que celui de la préservation des dalles et du porche de la chapelle. K&B en accepte le principe (protection sous verre ?).

Stationnement des véhicules

Les résidents présents questionnent K&B sur les difficultés de stationnement des véhicules.

Clôture de séance.

Monsieur le Maire clôt la séance dont la durée a largement dépassé l’horaire initialement prévu. Les intervenants échangent leur satisfaction sur la qualité d’un débat cordial dans l’écoute attentive des différents points de vue.
L’intervention capitale de la DRAC en la personne de son Directeur, monsieur Marc CECCALDI, est tout particulièrement soulignée. La signature de l’arrêté préfectoral susvisé en est la remarquable illustration.

M. Julien RAVIER est remercié pour l’organisation de cette réunion et l’esprit insufflé dans les échanges.

La séance est levée à 10 H 30.
À Marseille, le 20 avril 2018

Jean Noël BEVERINI
Catherine LORENZI
René PIERINI





DÉCLARATION CONCERNANT LA FERME, LA CHAPELLE ET LE PUITS DITS DE BOIS LUZY





Les signataires désignés ci-dessous, présents ou représentés, réunis ce jour vendredi 20 avril 2018 en mairie des 11° et 12° arrondissements de Marseille sous la présidence de monsieur Julien Ravier, maire, et en présence de monsieur Marc Ceccaldi, directeur régional des affaires culturelles,



CONSIDÉRANT



- que le site dit de Bois-Luzy situé 28 boulevard Louis Mazaudier dans le 12° arrondissement, ayant été acquis par le Groupe immobilier Kaufman & Broad titulaire d’un permis de construire, est appelé à être détruit dans son intégralité au profit de la construction d’un immeuble d’habitation,

- que ledit site chargé d’Histoire, ainsi qu’il a déjà été démontré, et rappelé infra, d’une datation déclarée du XVIII° siècle mais que certains auteurs (Michel Gamba – Paul Nougier) estiment être du XVII° siècle, n’a fait l’objet jusqu’à ce jour d’aucune prescription par les Services de l’État,

- que cette absence de décision de prescription est, non seulement, incompréhensible et non justifiée sur un tel site, mais heurte profondément les soussignés, leurs correspondants et soutiens comme nombre de riverains et habitants de Marseille et autres villes de France. Ils rappellent, à cet égard, la motivation et la mobilisation des 6500 signataires de la pétition ouverte sur la ferme de Bois-Luzy,

- qu’à l’issue d’un entretien en date du 23 mars 2018 à 11 H OO, monsieur Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, a invité monsieur Jean Noël Beverini à contacter sans délai monsieur Julien Ravier afin « qu’il prenne toutes mesures pour sauver au moins la chapelle »



CONSTATANT


- que la chapelle de Bois-Luzy est une des dernières chapelles privées bastidaires de Marseille. Selon l’étude réalisée par monsieur Georges Reynaud, historien faisant autorité, « En 1791 sont recensées dans le quartier de Saint Barnabé 13 chapelles domestiques dépendant de bastides … Celle-ci est l’une des toutes dernières, sinon la dernière ».

- que cette chapelle a appartenu au domaine des Gaillard de Longjumeau qui, en particulier, donnèrent à la Provence huit chevaliers de l’Ordre de Malte reçus entre 1667 et 1736, dont trois commandeurs et un Grand Prieur. Et à Marseille un maire, en la personne du marquis Joachim, Antoine, Gabriel de Gaillard (1788-1789) puis conseiller de préfecture sous la Restauration, probable collaborateur à l’histoire héroïque de la noblesse de Provence » signée Artefeuil ,

- que ladite chapelle est susceptible d’avoir recueilli et conservé dans une crypte les sépultures d’une partie de la lignée provençale et marseillaise des Gaillard de Longjumeau selon les traditions en vigueur avant la Révolution et poursuivies après elle, (les exemples sont multiples, pour n’en citer que deux : la chapelle de la Capelette et celle de Saint-Véran à Goult dont la façade est étonnamment semblable),

- que la ferme attenante présente sur son sol et dans ses murs intérieurs (dalles et voussures) des éléments caractéristiques laissant supposer, antérieurement à sa destination fermière et agricole, une affectation cultuelle, la chapelle étant ainsi bien plus importante que la faible superficie actuellement visible et déclarée,

- que l’ensemble du bâti a, par ailleurs, traversé les siècles en bon état



DÉCLARENT



Leur ferme volonté de voir l’État décider et engager, avant toute opération immobilière conduite par le Groupe Kaufman & Broad, un diagnostic archéologique complet du site dit de Bois-Luzy.

Ce diagnostic réalisé conformément à la Loi, devra comprendre une étude du bâti existant en élévation et en sous-sol, un relevé scientifique de tous les éléments du site sans omettre l’examen et la fouille du puits existant présentant une étonnante margelle en pierres de taille, puits n’ayant jamais dû être étudié depuis son lointain forage.





EN CONSÉQUENCE


Les signataires soussignés et représentés, remerciant monsieur Julien Ravier, maire des 11° et 12° arrondissements, pour l’organisation de la présente réunion, et réitérant l’invitation formulée par monsieur Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, attendent son soutien dans la démarche par eux engagée,

Sensibles à la présence du directeur régional des affaires culturelles, expriment à monsieur Marc Ceccaldi leur confiance dans la protection d’un patrimoine si riche que celui dit de Bois-Luzy, patrimoine loin d’avoir livré à ce jour tous ses secrets et fondent un espoir raisonné en la décision de l’État d’engager le diagnostic archéologique vivement attendu.

De façon surabondante, les signataires rappellent qu’un Gaillard de Longjumeau, Chrysostome de Gaillard (1724-1789) chevalier de Malte, commandeur du Poët-Laval (Drome) fut aussi un archéologue réputé. Par la volonté de l’État et dans le silence des autorités régionales, départementales et municipales, détruire ce site de Bois-Luzy sans que des archéologues puissent préalablement l’étudier apparaitrait sous cet éclairage également tout à fait incompréhensible.



Les signataires


M. Joseph d’Arrigo, ancien journaliste
M. Jean Noël Beverini, commissaire en chef (h) de la marine, Marseille, membre et ancien administrateur de la Société Française d’Histoire Maritime
M. Gabriel Chakra, ancien journaliste
Mme Alice Faure, présidente de l’Association des Amis de l’Huveaune
Mme Catherine Lorenzi, licenciée en Histoire, représentant les 6500 soutiens à la pétition ouverte à son initiative : « Il faut sauver la ferme de Bois-Luzy »
M. René Pierini, archéologue, président-fondateur de Marseille Patrimoine et Mémoire
M. Georges Reynaud, Historien.
M. Sébastien Monnot, Licencié en Droit, agent d’assurance, co-fondateur de la pétition avec Mme Lorenzi.

PRÉSENCE ET REPRÉSENTATION
RÉUNION SITE DE BOIS-LUZY
20 avril 2018



Madame Catherine Lorenzi
Madame Alice Faure, représentée par monsieur Beverini (mail du 18 avril 2018 – 12 H 57)
Monsieur Georges Reynaud, représenté par madame Lorenzi (mail du 18 avril 2018 -12 H 06)
Monsieur Jean Noël Beverini
Monsieur Joseph d’Arrigo, représenté par monsieur Beverini (mail du 18 avril 2018 – 14 H 15)
Monsieur René Pierini
Monsieur Gabriel Chakra, représenté par monsieur Beverini (mail du 18 avril 2018 – 14 H 44)
Monsieur Sebastien Monnot


Keep fighting for people power!

Politicians and rich CEOs shouldn't make all the decisions. Today we ask you to help keep Change.org free and independent. Our job as a public benefit company is to help petitions like this one fight back and get heard. If everyone who saw this chipped in monthly we'd secure Change.org's future today. Help us hold the powerful to account. Can you spare a minute to become a member today?

I'll power Change with $5 monthlyPayment method

Discussion

Please enter a comment.

We were unable to post your comment. Please try again.