Pour une Démocratie directe sur la ville de Brest

Pour une Démocratie directe sur la ville de Brest

0 have signed. Let’s get to 100!

Vincent GARCIA
Vincent GARCIA signed this petition

Il y a deux siècles, lors de la Révolution Française, nos dirigeants ont jugé que les nouveaux citoyens (à savoir les hommes âgés de 21 ans ou plus) n’étaient ni assez éduqués, ni assez compétents, pour exercer le pouvoir directement et qu’ils se contenteraient de le faire par procuration en élisant des représentants.

Désormais, la question n’est pas de savoir si les dirigeants de l’époque ont eu raison (ou non) de mettre en place un système représentatif dans la constitution de la Première République Française de 1791, mais de savoir si ce système a encore un sens aujourd’hui alors que nous sommes tou·te·s sur-éduqués (en comparaison d’il y a 200 ans) ?

Selon nous la réponse est non, car continuer ainsi à infantiliser les citoyen·ne·s en les écartant du pouvoir politique c’est faire preuve de condescendance à leur égard et alimenter le « je m’en foutisme » et l’abstention. En effet, pourquoi prendre le temps de s’intéresser à la Politique au quotidien, de se renseigner sur les sujets qui font débat, de former sa propre opinion sur chaque sujet, si au final on ne peut rien faire ?

À contrario, nous pensons que la confiance entraîne la confiance, puisque quand on traite une personne en adulte responsable elle se comporte comme tel. Cela nous donne toutes les raisons de croire en l’intelligence collective, les élu·e·s n’étant pas les seul·e·s êtres humains capable de discerner le bien commun des égoïsmes individuels ! Qui peut dire que nous n’aurons pas besoin de chacun·e pour relever les défis inédits posés par à l’effondrement à venir de notre civilisation thermo-industrielle ? Si nous voulons lutter contre le survivalisme (soit la guerre de tous contre tous) et nous en sortir par la coopération, il n’y a pas d’autre solution que de séparer puis partager le pouvoir…

Bien que la corruption des élites politiques soit un véritable fléau pour la vie publique, la critique principale que nous formulons envers la Démocratie représentative est l’incompétence structurelle inhérente à ce système politique.

Comme son nom l’indique, la Démocratie représentative est basée sur le concept de la représentation, ce qui signifie que les élu·e·s représentent – ou sont censé·e·s représenter – leurs électeur·rice·s. Cela implique que, lors des débats qui se tiennent dans les assemblées de la République, chaque représentant·e va défendre les idées de ses électeur·rice·s, et celles-là seulement… Du moins en théorie, car dans la pratique c’est souvent les intérêts des lobbys financiers qui se retrouvent promus !

Mais admettons que la corruption n’existe pas et que les politicien·ne·s prennent des décisions sans subir la moindre pression extérieure : nous avons des représentant·e·s qui débattent entres eux·elles dans leurs assemblées, mais qui sont obligé·e·s de défendre les idées pour lesquelles il·elle·s ont étés élu·e·s, sous peine de trahir leurs électeur·rice·s. Ces représentant·e·s ne sont pas mandaté·e·s pour changer d’avis et débattre dans la recherche d’un consensus sur le meilleur choix à prendre pour le bien commun. Donc, structurellement, la Démocratie représentative n’est pas une Démocratie de débat qui va chercher à prendre la meilleure décision, mais une Démocratie de rapport de force continu où les représentant·e·s cherchent à imposer leur vision du monde à base de calculs, de ruses, de négociations secrètes, quand ce n’est pas carrément du chantage ou des intimidations…

Cela n’est pas notre vision de la Politique, et c’est la raison profonde pour laquelle nous ne voulons plus de la Démocratie représentative. Après plus de 200 ans, nous constatons chaque jour son inefficacité : inefficacité à prendre de bonnes décisions, en phase avec la réalité du terrain, avec les besoins réels des citoyen·ne·s au moment présent, et surtout dans l’intérêt du plus grand nombre. En effet, comment justifier au XXIe siècle qu’une majorité de la population continue de se faire exploiter par une minorité de plus en plus tenue aux richesses démesurées ? Tout simplement parce que les citoyen·ne·s sont abruti·e·s par le travail et que le système politique actuel les dépossède de tout pouvoir !

Nous terminerons avec une célèbre citation de l’Abbé Sieyès, l’un des fondateurs de la Première République Française, issue de son discours du 7 Septembre 1789 :

« Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. […] Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. »

C’est pour cela que nous – simples habitant·e·s – exigeons la mise en place d’une Démocratie directe sur la ville de Brest afin de séparer les pouvoirs d’initiative et décisionnel politique avant de les rendre concrètement aux Brestois·es, le tout grâce à un nouveau modèle de gouvernance municipal plus démocratique, horizontal, inclusif et transparent décrit en détail dans ce document d'une cinquantaine de pages :

http://bit.ly/2qpSO7g

Pour y parvenir dans les plus brefs délais tout en restant dans le cadre de la loi et sans recourir à la violence, nous avons pris la décision de présenter une liste citoyenne a-partisane aux prochaines élections municipales de Mars 2020 à Brest ! L’unique mesure du programme électoral de cette liste sera la suivante : « Rendre réellement le pouvoir politique aux citoyen·ne·s Brestois·es dès 2021. »

Merci de signer cette pétition si vous souhaitez soutenir notre initiative. Dans le cas où vous voulez nous aider à faire campagne pour la Démocratie locale, dans le camp des habitant·e·s face aux partis politiques, n’hésitez-pas à prendre contact avec nous pour rejoindre notre comité de campagne et/ou participer au financement de celle-ci, car nos moyens humains et financiers sont actuellement très faibles par rapport à la ville de Brest et ses 83’762 électeur·rice·s… On compte sur vous !