Pétition fermée

Lutter contre le sexisme et le harcèlement sexuel à l'ÉTS

Cette pétition avait 1 133 signataires


Série d'articles dans Le Devoir et La Presse :

6 mai 2016 
http://www.ledevoir.com/societe/education/470211/l-ets-confrontee-a-une-premiere-plainte


7 mai 2016
http://www.ledevoir.com/societe/education/470293/harcelement-sexuel-le-syndicat-des-professeurs-de-l-ets-n-est-pas-surpris

9 mai 2016

http://www.lapresse.ca/le-soleil/opinions/points-de-vue/201605/09/01-4979712-combattre-la-culture-du-silence-dans-les-technosciences.php

10 mai 2016
http://www.ledevoir.com/societe/education/470450/universite-une-personne-sur-trois-a-ete-victime-de-violence-sexuelle

11 mai 2016
http://www.ledevoir.com/societe/education/470548/violence-sexuelle-les-victimes-se-butent-meme-a-leurs-proches

15 juillet 2016
http://www.ledevoir.com/societe/education/475603/harcelement-sexuel-l-ets-reconnait-un-incident-sans-s-excuser-pour-sa-gestion-de-la-plainte

-- Interview radio 

http://www.985fm.ca/lecteur/audio/violence-sexuelle-et-sexisme-a-l-universite-un-g-319427.mp3

http://www.985fm.ca/lecteur/audio/une-personne-sur-trois-dit-etre-victime-de-violenc-319649.mp3

http://www.985fm.ca/lecteur/audio/elle-continue-de-se-battre-pour-que-sa-plainte-de-324141.mp3

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Nous, collectif de femmes de l’École de technologie supérieure (ÉTS) et allié-e-s, provenant de divers milieux de travail et d’études, sommes indigné-e-s d’apprendre que nos collègues, ami-e-s, étudiant-e-s et travailleus-e-s de l’ÉTS subissent au sein de cet établissement universitaire du sexisme, du harcèlement et/ou des agressions sexuelles.
Nous sommes révolté-e-s par l’intimidation faite par des étudiants et par des membres de la direction envers les étudiant-e-s entamant des démarches visant à dénoncer ou à lutter contre ces problématiques.
Nous nous indignons devant les tentatives de musellement, soit par la non-réception des plaintes ou par leur non-traitement, mais aussi devant le silence et l’absence de soutien de l’administration face à la détresse vécue par des membres de sa communauté universitaire.
Ainsi, nous dénonçons l’inaction de la direction de l’ÉTS lorsqu’elle a reçu des plaintes et l’arrogance de la direction d’affirmer, lors d’une tentative de plainte, que jamais ce genre de plainte n’avait été faite auparavant dans son établissement.
Nous signalons l’absence totale de service en matière de sexisme, harcèlement ou d’agressions sexuelles et de campagnes de sensibilisation à ces enjeux et nous sommes scandalisé-e-s par l’hypocrisie de l’ÉTS de participer à la campagne « sans oui, c’est non ».
Considérant que l’ÉTS est fréquentée par 90% d’hommes (au baccalauréat) reconduisant ainsi un déséquilibre en matière d’égalité entre les femmes et les hommes au sein de son institution; considérant que cela a un impact direct sur le quotidien et le bien-être des femmes qui y étudient, nous attendons de la Direction générale de l’ÉTS qu’elle amorce dès maintenant des actions concrètes dans l’objectif de changer la situation en matière d’égalité entre les femmes et les hommes afin d’offrir un climat sain, sécuritaire et égalitaire aux femmes et aux personnes marginalisées fréquentant son institution.
Nous, collectif de femmes de l’ÉTS et allié-e-s, revendiquons notamment que l’ÉTS réalise un état des lieux sur le harcèlement et les agressions sexuelles et qu’elle s’engage dans une lutte contre le sexisme et la culture du viol. La participation à une simple campagne de sensibilisation est insuffisante, si aucun espace sécuritaire pour accueillir les plaintes et aucune instance s’assurant de l’égalité entre les femmes et les hommes ne sont créés, et ce, d'autant plus que des étudiant-e-s se sont vu-e-s interdire de se rassembler en tant que regroupement féministe.

Revendications

Considérant que la Direction générale de l’ÉTS, comme toutes institutions, a le devoir de s'assurer du respect du principe d'égalité entre les femmes et les hommes et d'offrir un climat exempt de sexisme aux femmes fréquentant son institution,

Considérant que la plupart des Universités québécoises sont dotées d'instance et de programmes pouvant lutter contre le sexisme et le harcèlement,

Considérant que l'ÉTS possède une politique contre le harcèlement, mais aucune en matière de sexisme et d'égalité entre les femmes et les hommes,

Considérant l'absence d'un comité paritaire, d'un bureau crédible de traitement des plaintes et le peu de campagnes de sensibilisation,

Considérant que les témoignages recueillis constituent probablement seulement la pointe de l'iceberg et qu'il est urgent de faire un état de la situation concernant particulièrement le sexisme ordinaire et le harcèlement,

Il est attendu que :

L’ÉTS mettra en œuvre des stratégies concrètes dès maintenant, qui devront :

· Composer des politiques claires en matière d’égalité entre les femmes et les hommes en matière de sexisme et de harcèlement sexuel,

· Effectuer une étude sur le sexisme et le harcèlement au sein de son institution, et ce, par un groupe indépendant de son autorité,

· Créer un comité des femmes paritaire (étudiants, école, syndicats),

· S’assurer que les différentes politiques sont ou seront mises en application et assurer un suivi par le comité,

· Appliquer une gradation des sanctions (qui saura prendre en compte les besoins et attentes de la partie plaignante),

· Mettre sur pied un bureau en matière de harcèlement et de condition féminine (Instance où les femmes pourraient s’adresser/enquête suite aux plaintes/soutien psychologique),

· Propager une culture de respect en matière d’égalité des sexes,

· Sensibiliser la communauté universitaire sur la culture du viol (via publications, événements, affiches, intervenants, etc.)

· Octroyer un local étudiant pour le regroupement des femmes (safe-space), sans ingérence de la part de la direction de quelque manière que ce soit,

· Instaurer un contrat d’engagement éthique lors de l’embauche ou de la rentrée,

· Rappeler leurs devoirs aux membres du personnel enseignant et administratif,en termes d'égalité entre les sexes et d'intervention en cas de problème.


Signé le Collectif de femmes de l'École de Technologie Supérieure et allié-e-s :

Kimberley Marin - étudiante à l'ÉTS
Alyssa Bouchenak - étudiante à l'ÉTS
Sophie Coulombe - étudiante à l'UdeM
Virginie Beaulieu - étudiante à l'UdeM
Annick Vallières - étudiante à l'UdeM



Alyssa compte sur vous aujourd'hui

Alyssa BOUCHENAK a besoin de votre aide pour sa pétition “École de Technologie Supérieure: Lutter contre le sexisme et le harcèlement sexuel à l'ÉTS”. Rejoignez Alyssa et 1 132 signataires.