Women's Shelters Canada / Hébergement femmes Canada

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    Started 2 petitions

    Petitioning Justin Trudeau

    S’engager vers un Plan d’action national sur la VFF dans la foulée de la tuerie de Toronto

    Français | Anglais Le lundi 23 avril, alors que notre coordonnatrice aux communications, en présence de collègues activistes des droits des femmes, portait en plaisantant un toast à «l’élimination du patriarcat», des gens à Toronto mouraient aux mains d’un homme présumé avoir agi parce qu’il haïssait les femmes pour l’avoir rejeté. S’il était musulman ou réfugié, on recenserait d’innombrables commentaires racistes sur les médias sociaux et traditionnels, des appels à mettre un terme à l’immigration, des demandes de déportation, etc. De fait, nous avons vu ce type de commentaires, même si le meurtrier présumé n’est pas musulman. Mais quand il s’agit de misogynie, de la  deuxième plus grave attaque terroriste en sol canadien depuis le massacre de l’École polytechnique, le ministre de la Sécurité publique Ralph Goodale déclare, « Les événements qui sont survenus dans la rue voisine sont horribles, mais en nous basant sur l’information disponible en ce moment, ils ne semblent en aucune façon liés à la sécurité nationale. » Des rapports indiquent que l’agresseur était motivé par la misogynie et l’idée d’être «involontairement célibataire». Le phénomène n’est pas nouveau. Nous avons pu constater systématiquement que tous les auteurs de tueries – de celle du Pulse en Floride, de Polytechnique, de la mosquée de Québec, de Las Vegas, de Toronto – sont habituellement des hommes, qui ont souvent une vision tordue des femmes et du féminisme ou des antécédents de violence conjugale. Nous devons avoir des conversations de fond sur la masculinité toxique, sur le fait que les femmes ne doivent rien aux hommes en matière de rendez-vous, d’affection ou de sexe. Il n’est pas question ici de santé mentale, mais d’une culture de haine qui voit les femmes comme des objets sexuels jetables qui doivent être maintenues à leur place. Le même lundi d’avril, Dubravka Šimonović, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur la violence faite aux femmes (VFF), a publié sa déclaration de fin de mission exhortant le Canada à adopter un Plan d’action national (PAN) sur la violence faite aux femmes. Cette même semaine, des féministes du Canada et du monde entier réunies à Ottawa au Sommet W7 ont demandé aux leaders du G7 de s’attaquer au problème dans une perspective féministe. Les statistiques au Canada sont impressionnantes: la moitié de toutes les femmes ont subi au moins un incident de violence physique ou sexuelle depuis l’âge de 16 ans. En moyenne, tous les six jours, une femme est tuée par un partenaire ou un ex partenaire intime. Les femmes autochtones sont six fois plus susceptibles d’être assassinées que les femmes non autochtones. Avec Hébergement femmes Canada, le Réseau d’action des femmes handicapées du Canada, la Fondation canadienne des femmes, le Fonds d’action et d’éducation juridiques pour les femmes, YWCA Canada, et de nombreuses autres organisations nationales et provinciales demandent depuis quelques années la création d’un PAN sur la VFF. En juin 2017, le gouvernement du Canada a annoncé sa Stratégie pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe. Alors qu’il s’agit d’une étape vers un PAN, la stratégie ne concerne que les institutions fédérales. Le Canada doit se doter d’un PAN pour veiller à ce que les femmes dans toutes les régions du pays aient accès à des niveaux comparables de services et de protections. Un PAN garantirait une compréhension partagée des causes profondes de la VFF, de même qu’un effort coordonné et efficace aux paliers fédéral, provincial, territorial et municipal. C’est un enjeu de sécurité nationale. Justin Trudeau, Maryam Monsef, et le gouvernement fédéral dans son ensemble, un gouvernement qui se dit féministe, doivent prêter l’oreille aux voix internationales, nationales et provinciales qui demandent un PAN exhaustif sur la VFF. Tous ces gens doivent reconnaître que la violence faite aux femmes en tant que femmes – dans leur vie privée et publique, quand elles marchent sur la rue Yonge – est un enjeu de sécurité nationale et nécessite la création d’un Plan d’action national. Joignez-vous à nous pour demander le soutien du gouvernement fédéral en vue de combattre efficacement les causes profondes de la masculinité toxique, de la misogynie et de la violence faite aux femmes.

    Women's Shelters Canada / Hébergement femmes Canada
    14,519 supporters
    Petitioning Justin Trudeau

    Commit to National Action Plan on Violence Against Women in the Wake of the Toronto Attack

    French | English On Monday, April 23, while our Communications Coordinator was with fellow women's rights activists somewhat jokingly toasting to "smashing the patriarchy!" people in Toronto were dying at the hands of a man who allegedly killed them because he hated women for rejecting him. If he was Muslim or a refugee, there would be countless racist comments on social media and traditional media describing the attack as terrorism, calling for an end to immigration, demanding deportation, etc. In fact, there were those comments even though the alleged perpetrator is not Muslim. But when it's misogyny, when this is the second largest terrorist attack on Canadian soil after the Ecole Polytechnique massacre, Public Safety Minister Ralph Goodale said, "The events that happened on the street behind us are horrendous but they do not appear to be connected in any way to national security, based on the information available at this time." Reports are coming in that the perpetrator was motivated by misogyny and the idea of being “involuntarily celibate.” This is not a new phenomenon. We have consistently seen that the perpetrators of mass killings - from The Pulse shooting to Polytech to the Quebec mosque to Las Vegas to Toronto - are usually men, often with warped views on women and feminism or with a history of domestic violence. We need to have hard conversations about toxic masculinity, about the idea that women do not owe men dates or affection or sex. That this is not about mental illness, but about a culture of hate that sees women and girls as disposable, sexual objects who should be kept in their place. Also on that Monday, Dubravka Šimonović, the United Nations Special Rapporteur on Violence Against Women (VAW), issued her end of mission statement calling on Canada to adopt a National Action Plan (NAP) on Violence Against Women. That same week, feminists from Canada and around the world met in Ottawa at the W7 - challenging G7 leaders to tackle big issue through a feminist lens. The statistics in Canada are stark: Half of all women have experienced at least one incident of physical or sexual violence since the age of 16. On average, every 6 days a woman is killed by her current or former intimate partner. In 2018 so far, that statistic is one woman every 2 days. Indigenous women are 6 times more likely to be killed than non-Indigenous women. Along with Women's Shelters Canada, DisAbled Women's Network of Canada, the Canadian Women's Foundation, Women's Legal Education and Action Fund, YWCA Canada, and many other national and provincial organizations have been calling for an NAP on VAW for the past few years. In June 2017, the Government of Canada announced its Strategy to Address and Prevent Gender Based Violence. While this is a step towards an NAP, it differs in that it only deals with federal institutions. Canada needs an NAP to ensure that women in all areas of the country have access to comparable levels of services and protection. An NAP would ensure a shared understanding of the root causes of VAW as well as coordinated and effective efforts across the federal, provincial, territorial, and municipal levels. This IS a national security issue. Justin Trudeau, Maryam Monsef, and the federal government as a whole, a self-declared feminist government, need to listen to international, national, and provincial voices calling for a comprehensive NAP on VAW. They need to acknowledge that violence against women for being women - in their private lives and in their public lives, when walking along Yonge Street - is a national security issue and needs to be addressed through a National Action Plan. Join us in asking for our federal government's support to effectively tackle the root causes of toxic masculinity, misogyny, and violence against women.

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