Tournons la Page

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    Started 3 petitions

    Petitioning Mahamadou Issoufou, M. Brigi Rafini, M. Marou Amadou

    Libérez les activistes de la société civile nigérienne! [FR/ENG]

    [See english version below] Suite à un scandale de corruption au ministère de la défense où des milliards de francs CFA auraient été détournés, privant les militaires nigériens de matériel militaire dans la guerre contre les groupes terroristes, plusieurs organisations de la société civile ont organisé un meeting le 15 mars 2020, pour dénoncer la corruption et la mauvaise gouvernance de l’État nigérien face au terrorisme.  Bien qu’aucun des organisateurs de ce rassemblement n’ait été averti de l’interdiction de cette manifestation, des membres des forces de l’ordre ont violemment dispersé les participants présents, à l’aide de gaz lacrymogènes. Certains de ces gaz ont même mis le feu à un marché situé à proximité de la manifestation, causant ainsi la mort d’au moins trois personnes. Dans les heures qui ont suivi, Moudi Moussa, Mounkaila Halidou, Moussa Tchangari, Habibou Soumaila, Sani Chekaraou et Maïkoul Zodi, des leaders de la société civile et membres de Tournons La Page qui participaient à ce rassemblement, ont été placés sous mandat de dépôt et envoyés dans différentes prisons situées dans la région de Tillabéry, une région placée en État d’urgence où de nombreuses attaques terroristes ont été enregistrées. Ces six leaders sont poursuivis pour « organisation d’une manifestation interdite et complicité de destructions des biens publics, incendies volontaires et homicides involontaires », à l’exception de Sani Chekaraou qui est poursuivi pour « voie de fait sur les autorités du grand marché ». Le mouvement Tournons La Page, regroupant 250 organisations de la société civile dans dix pays d’Afrique en Europe, exige la libération de ces militants et de tous les prisonniers politiques de la République du Niger. Avec nous soutenez ces activistes ainsi que le respect de la démocratie et des libertés fondamentales au Niger! --------------------------------------------------------------------------------- Following a corruption scandal at the Ministry of Defense where billions of CFA francs were allegedly diverted, depriving nigerien soldiers of military equipment in the war against terrorist groups, several civil society organizations planned a meeting on March 15, 2020, to denounce the corruption and poor governance of the state of Niger facing terrorism. Although none of the organizers of this meeting were informed of the ban on this demonstration, policemen violently dispersed the participants, using tear gas. Some of the gas even set fire to a market near the demonstration, killing at least three people. In the hours that followed, Moudi Moussa, Mounkaila Halidou, Moussa Tchangari, Habibou Soumaila, Sani Chekaraou and Maïkoul Zodi, leaders of civil society and members of Tournons La Page who participated in this meeting, were placed under detention warrant and sent to various prisons located in the Tillabéry region, a region placed in a state of emergency where numerous terrorist attacks have been recorded. These six leaders are prosecuted for "organizing a prohibited demonstration and complicity in the destruction of public property, arson and manslaughter", with the exception of Sani Chekaraou who is prosecuted for "assault on the authorities of the big market". The Tournons La Page movement, which brings together 250 civil society organizations in ten African countries and in Europe, demands the release of these activists and all political prisoners in the Republic of Niger. With us support these activists and respect for democracy and fundamental freedoms in Niger!

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    Petitioning Alpha Conde

    Libérez les activistes Guinéens Ibrahima DIALLO et Sékou KOUNDOUNO

    Le 06 mars dernier, Ibrahima DIALLO et Sékou KOUNDOUNO, tous deux leaders de la société civile et membres du mouvement Tournons La Page ont été interpellés par des agents de police encagoulés, munis de gilets pare-balle et armés au domicile du premier. Cette interpellation aux airs de kidnapping s’est fait dans la violence, en effet les agents ont défoncé le portail et la porte d’entrée de Monsieur DIALLO et ont saccagé la maison et brutalisé la femme de Monsieur DIALLO. Ces arrestations arbitraires sont une violation de plus commise par le gouvernement d’Alpha Condé contesté pour vouloir modifier la constitution, une action qui pourrait permettre au président de briguer un troisième mandat. Depuis le début des protestations et la création du Front National pour la Défense de Constitution en avril, le bilan est de 42 morts, au moins 66 blessés et près d’une centaine de personnes arrêtées dont certaines ont passé plusieurs mois en prison pour le simple fait de manifester pacifiquement. Aux dernières nouvelles, Messieurs DIALLO et KOUNDOUNO ont été déférés au tribunal de Dixinn et inculpés pour « outrage à agent, violence et voies de faits et production, diffusion et mise à disposition d’autrui de données de nature à troubler la sécurité publique ou à porter atteinte a à la dignité humaine ». Le mouvement Tournons La Page, regroupant des organisations de la société civile dans dix pays d’Afrique ainsi qu’au sein d'une coalition européenne, exige la libération de ces deux militants et de tous les prisonniers politiques de la République de Guinée. Avec nous, soutenez Ibrahima DIALLO et Sékou KOUNDOUNO ainsi que le respect de la démocratie en Guinée ! Contact presse : afrique.democratie@secours-catholique.org

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    Petitioning Mahamadou Issoufou, Brigi Rafini

    Halte aux détentions arbitraires des militants des droits humains au Niger ! [fr/eng]

    [see english version below] Ils s'appellent Maikoul Zodi, Ali Idrissa ou encore Moussa Tchangari et militent aux côtés d'Amnesty, d'Oxfam, et du Secours Catholique depuis longtemps pour les droits de l'homme et la démocratie dans leur pays. A Niamey et dans d'autres grandes villes, la société civile nigérienne organise depuis septembre 2017 des manifestations pour lutter contre la nouvelle loi de finance 2018. En application depuis janvier 2018, cette loi accorde des avantages fiscaux aux multinationales tout en augmentant les charges qui pèsent sur les plus précaires. La société civile sur place juge cette loi comme particulièrement injuste et antisociale. Le Gouvernement fait tout son possible pour museler la voix du peuple : interdictions anticonstitutionnelles de manifester et arrestations arbitraires, dénoncées par de nombreuses ONG internationales, sont monnaies courantes, et ce dans l'absence totale de toute condamnation par la communauté internationale. Plus de 25 activistes pacifistes arbitrairement incarcérés ces trois dernières semaines. Voici le bilan des dernières manifestations pacifiques au Niger. Avec une manifestation toutes les deux semaines, le peuple nigérien est décidé à ne pas laisser passer la loi de finance. Le 25 mars 2018, une nouvelle Journée d'Action Citoyenne est organisée par la société civile, mais elle est interdite par le gouvernement pour cause d'insécurité. Considérant ce motif comme non-recevable, de par le caractère pacifique des manifestations, la société civile refuse de prendre en compte cette interdiction et maintient le rassemblement. Le dimanche 25 mars, avant même le début de la marche, Moussa Tchangari est arrêté dans son bureau d’Alternatives Espaces Citoyens ; puis ce fut le tour d’Ali Idrissa coordinateur du ROTAB, interpellé au siège du MPCR de Nouhou Arzika, QG du Cadre de Concertation de la Société Civile. Nouhou Arzika sera également arrêté quelque temps après, suivi de maître Lirwana Abdourahamane, d’Ibrahim Namaïwa, d’Idrissa Adamou ainsi que d’autres manifestants pourtant pacifiques. Au total, 23 manifestants sont arrêtés pour avoir librement et en accord avec la Constitution de leur pays, manifesté contre une loi qu'ils trouvaient injuste.  Depuis, la mobilisation citoyenne sur place ne faiblit pas et d'autres manifestation citoyennes sont organisées, donnant lieu à une nouvelle vague d'arrestation le 15 avril 2018. Dans une volonté affichée de décapiter tout mouvement social dans le pays, trois leaders d'opinion sont arrêtés. Parmi eux : Maikoul Zodi, coordinateur de Tournons la Page au Niger et Président du Mouvement des Jeunes Républicains, Ibrahim Diori, chargé de plaidoyer d'Alternative Espace Citoyen et Abdourahamane Idé Hassane, président de Jeunesse pour une Mentalité Nouvelle. Ce dernier a depuis été placé en liberté provisoire. L'ensemble de ces arrestations fait courir le risque d'une dégradation durable de l'Etat de droit et de la démocratie au Niger. Cette vague répressive est sans précédent depuis l'arrivée au pouvoir du Président M. Issoufou. Tout cela se déroule dans l'impunité la plus totale, et le silence de la communauté internationale en dit long sur les relations qu'elle entretient avec le gouvernement en place. C'est donc à nous de nous mobiliser pour défendre les libertés au Niger ! Ensemble, demandons au gouvernement Nigérien de : Libérer immédiatement et sans condition les activistes incarcérés suite aux manifestations du 25 mars et 15 avril 2018 Respecter la liberté de manifester des citoyens nigériens, telle qu'elle est avancée dans la Constitution Cesser les pressions à l'encontre des médias indépendants et des leaders de la société civile ________________________________________________________________   They're called Maikoul Zodi, Ali Idrissa, or Moussa Tchangari. Working alongside Amnesty International, Oxfam and the Secours Catholique, they are active pro-democracy and human-rights activists. Since September 2017, Niger's civil society organizes peaceful protests against the government's new Finance Law. In effect since January 2018, this law grants many advantages to the already privileged international firms working in the country, while creating new taxes for the most precarious citizens. Amongst the population, it is widely considered to be an unfair and antisocial law. The country's government does everything in its power to stop the people from voicing their opinion: preventing public demonstrations that follow the country's constitution and arresting peaceful protestor on false charges have become everyday acts, all while the international community keeps a complicit silence. Over 25 peaceful protesters and opinion leaders have been arbitrarily arrested in the last 3 weeks. This is what peacefully protesting results to in Niger. Resolute in not wanting to let the new finance law last, the people of Niger have taken to the streets. Public demonstrations organized by civil society are held every two weeks in Niamey and other major cities of the country. On March 25th 2018, citing an "insecure environment" the government decided to block one of those demonstrations. Taking into consideration the fact that the ruling party held a meeting the same day in the same city and the peaceful nature of previous demonstrations, the organizers decided that the government's ruling was unjustified and maintained the event. On Sunday 25th of March, before the demonstration even began, Moussa Tchangari was arrested in the offices of Alternative Espaces Citoyens. Ali Idrissa, coordinator for the ROTAB was arrested in the MPCR's main offices, which is also the headquarters of the Cadre de Concertation de la Société Civile, the place where the anti-finance law demonstrations are organized. MPCR's Nouhou Arzika, lawyer Lirwana Abdourahamane, and many other peaceful protesters were also wrongfully arrested. On that day, 23 people are wrongfully arrested for, in accordance with their country's Constitution, exercising their right to free assembly and expressing their opinion on an unjust law. To this day they are still behind bars. However mobilization did not falter and the country's civil society kept organizing more demonstrations. This led to a second wave of arrests to occur on the 15th of April 2018. Publicly showing its intent to decapitate any and all opposing social movement, the government arrested three opinion leaders. Maikoul Zodi, coordinator of Tournons la Page in Niger and president of the Mouvement des Jeunes Républicains and Ibrahim Diori of Alternative Espace Citoyen are held behind bar since that day. The president of Jeunesse pour une Mentalité Nouvelle Abdourahamane Idé Hassane was released on bail. Arbitrarily arresting disident voices endangers Niger's rule of law and democracy. Never before has the country seen such a wave of repression since President M. Issoufou took power. Those arrests are done in complete impunity, and the silence of the international community is troubling. The practices of Issoufou's government are a real threat to Niger's rule of law and democracy. It's now up to us to fight for freedom in Niger ! Together, we ask of the government of Niger: The immediate and unconditional release of all the activists and demonstrators incarcerated following the demonstrations on March 25th and April 15th To respect and uphold citizen's freedoms of assembly and demonstration, as stated by the country's Constitution To cease threatening independent medias and civil society leader

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