Toulouse Animation en lutte

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    Petitioning parents d'élèves, personnels des écoles maternelles et élémentaires, responsables politiques, animateurs , Citoyens en général

    RECONNAISSANCE DU METIER D'ANIMATEUR ENFANCE-JEUNESSE

    L'animation en lutte pour la reconnaissance de ses compétences, constitutives d’un véritable métier   Citoyennes, Citoyens, Quels que soient votre métier, votre statut professionnel, votre appartenance syndicale ou vos préférences politiques, si vous aussi, vous pensez que nos enfants sont les acteurs de demain et qu’à ce titre, l’enfance-jeunesse doit être l’affaire de tous, alors nous avons besoin que vous le fassiez entendre avec nous. Si vous aussi, vous avez l’intime conviction que les différentes personnes qui entourent nos enfants, font partie de leur sphère éducative, tout comme leurs instituteur·trice·s : animateur·trice·s, assistant·e·s maternel·le·s, assistant·e·s d’éducation, AESH, AVL, ATSEM et nous en oublions sûrement, Si vous aussi, vous pensez que leurs compétences sont constitutives de véritables métiers et méritent par conséquent la reconnaissance qui leur est due, Si vous aussi, vous êtes persuadé·e·s que nous sommes essentiel·le·s au bon fonctionnement de l’économie française. Si vous reconnaissez que nous permettons à tout à chacun·e d’aller travailler, en ayant l’esprit tranquille d’avoir confié son enfant à des personnes compétentes et en nombre suffisant pour garantir sa sécurité physique, morale et affective,  Si vous aussi vous avez conscience que nos missions, au delà du loisir, sont surtout des activités ludiques et pédagogiques, qui favorisent le développement de leur motricité, de leur autonomie, contribuent à leur émancipation et encouragent leur créativité, leur esprit critique et tellement d’autres domaines où nous intervenons, Alors nous avons besoin de vous ! Nous sommes tou·te·s d’accord pour dire qu’au fond, ce sont bel et bien nos enfants qui subissent les conséquences directes de nos conditions de travail toujours plus précaires, et dont les écarts se sont creusés dans cette situation de crise sanitaire. Comment créer et entretenir le lien social avec un tel turnover d’animateur·trice·s, qui sacrifient leur vocation au profit d’un travail moins précaire, légitimé par des conditions de travail proches de l’esclavagisme moderne ? Il faut que cela cesse ! Pour eux, nous nous devons de faire front commun et faire entendre au gouvernement que ces métiers méritent la reconnaissance professionnelle qui leur est due. Suite à un sondage en ligne ouvert du 23.02 à 12h02 au 26.02.2021 à 12h02, qui a réunit 685 participations, celui-ci a permis de dégager les revendications ci-dessous. Bien sûr, celles-ci mûriront à mesure que notre lutte avancera, car celle-ci ne fait que commencer. Nous demandons : 1) Qu’une filière « métiers du lien enfance-jeunesse » soit créée avec un référentiel métier officiel et une grille de classification en cohérence avec les qualifications et l’expérience (les certificats de travail des précédents employeur·euse·s faisant foi). 2) Que cette filière inclut les métiers :➔ Du périscolaire et extrascolaire➔ De l’accueil de loisirs sans hébergement➔ De la restauration-scolaire➔ Du soutien scolaire➔ D’assistanat d’enfants en situations de handicap➔ D’assistanat de vie de loisirs➔ Des séjours 3) Que le métier D'AVL soit valorisé et imposé dans les structures pour les enfants qui bénéficient d’un ou d’une AESH : des compétences répondant à des besoins spécifiques sont sollicitées et les enfants n’ont pas moins de besoins spécifiques en dehors des temps scolaires. 4) Que les contrôles des taux d’encadrement soient renforcés : il est fréquent qu’en cas d’absence d’un ou plusieurs collaborateur·trice·s, celles-ci et ceux-ci ne soient pas remplacé·e·s, nous contraignant à nous retrouver seul·e·s pour trop d’enfants. 5) Qu’une solution soit trouvée afin de pallier au remplacement des absences et éviter des encadrements en surnombre. 6) Que les directeur·trice·s, coordinateur·trice·s ou toutes missions en dehors du face à face public ne soient pas comptabilisés dans l’encadrement : comment garantir la sécurité physique, morale et affective de mineurs quand des encadrant·e·s sont occupées par des tâches administratives ou d’accueil de parents dont le flux peut être très élevé sur certains créneaux horaires ? Finalement, les équipes se retrouvent en sous-nombre pour gérer beaucoup trop d’enfants. 7) Que le recours au Contrat d’Engagement Educatif (C.E.E.) pour de l’emploi soit strictement interdit au secteur public, privé et associatif marchand. Les contrôles doivent en ce sens être renforcés afin d’éviter les abus de certains employeur·eus·s, qui trouvent dans le C.E.E. un moyen de disposer d’une main d’œuvre à moindre coût. Le C.E.E. ne doit pas être un contrat de travail mais un contrat d’engagement volontaire qui doit retourner entre les mains des fédérations représentatives de L’Education Populaire. 8) De manière générale, que le recours aux contrats précaires à la vacation soit interdit. 9) Que l’emploi sur la base d’un BAFA ou d’un BAFD soit interdit : ces formations ne sont pas diplômantes, ce sont des brevets destinés à préparer les acteur·trice·s de l’engagement volontaire dont les fédérations de L’Education Populaire ont grandement besoin afin de garantir des loisirs et des vacances pour tous.➔ Par conséquent, qu’un plan de formation soit imposé aux employeur·euse·s, du secteur privé comme du secteur public, afin de valoriser les acquis de l’expérience et former leurs employé·e·s recrutées sur la base d’un BAFA, d’un BAFD ou sans qualification, à un titre professionnel de notre secteur d’activité. 10) Que l’accès à ces formations diplômantes soit favorisé via des dispositifs de financements plus conséquents : les CPF ne suffisent pas à financer des formations entre 5000 et 8000 €, voire 10000 € pour des niveaux supérieurs. 11) Que le contrat de professionnalisation ou un autre système d’alternance soit autorisé dans le secteur public au-delà de 29 ans (âge maximal pour bénéficier d’un contrat d’apprentissage, autorisé dans le secteur public) car la Fonction Publique Territoriale emploie 1/3 des animateurs enfance-jeunesse professionnels. 12) Qu’une formation courte dite « de recyclage » soit imposée tous les 5 ans, afin de vérifier les aptitudes des professionnel·le·s à exercer « un métier du lien enfance-jeunesse » ; 13) Plus d’heures de travail :➔ Que des temps de préparation, proportionnels à chaque type de missions (Accueil périscolaire – Accueil de Loisirs sans Hébergements – Restauration scolaire – Accueils juniors/jeunes – Soutien scolaire – Prévention – Séjours – Soutien Scolaire – AESH – AVL) soient inclus à notre temps de travail effectif ;➔ Que des temps de réunion d’équipe soient inclus à notre temps de travail effectif,proportionnellement à chaque type de missions listées ci-dessus ;➔ Que des temps de travail administratif soient inclus à notre temps de travail effectif quand le type de missions exercées ci-dessus l’exigent ; 14) Que les coupures dans une journée de travail soient limitées à une (matin ou après-midi) aux employeur·euse·s afin de les contraindre à regrouper nos horaires de travail, grâce aux temps de préparation et/ou de réunion d’équipe et ainsi remédier à l’épuisement des animateur·trice·s qui multiplient les trajets domicile-travail/travail-domicile. 15) Que dans le calcul de la prime de coupure soient inclus les frais de trajetsdomicile-travail/travail-domicile. 16) Que cette prime de coupure soit aussi imposée aux employeur·euse·s du secteur public. 17) Que la qualité de secteur « essentiel au bon fonctionnement de l’économie française » soit reconnue par la revalorisation de nos minimas sociaux :➔ En fonction du niveau de qualification, afin de valoriser la formation dont ils ontbénéficiée qui leur a parfois coûté cher ;➔ En fonction de l’expérience, prenant ainsi en compte les acquis de l’expérience des travailleur·euse·s qui ne sont pas encore diplômées, dans l’attente qu’il·elle·s le soient, les certificats de travail de leurs précédents employeur·euse·s, privés ou publics, faisant foi. 18) Que le temps méridien soit considéré comme un temps pédagogique participatif où les animateur·trice·s déjeunent avec les enfants, sur leur temps de travail effectif : cela favorise le développement de l’autonomie, l’apprentissage de la vie en collectivité, le dialogue et initie à des valeurs telles que la politesse, le respect, le partage, l’équité et bien d’autres. 19) Que les employeur·euse·s prennent en charge une partie des frais de repas dans les conditions demandées dans le point précédent. 20) Que les structures ne disposant pas de moyens techniques pour appliquer la revendication N°18 versent une indemnité repas à ses employé·e·s, équivalente à celle qu’il·elle·s auraient perçue si cette règle avait été appliquée. 21) Plus précisément, en ces temps de pandémie, que nos métiers soient reconnus comme essentiels à l’activité économique française, permettant à tout à chacun·e d’aller travailler, chaque jour, tout en s’exposant quotidiennement au virus dans l’exercice de nos fonctions :➔ Par une reconnaissance publique de nos dirigeant·e·s, qui nous oublient dans leurs allocutions ;➔ Par le versement d’une prime COVID, calculée en fonction de nos temps de travail en face à face public 22) Que les temps de nuit, en séjour, soient pris en compte, sous le modèle d’une prime d’astreinte. Les enfants ne s’éteignent pas la nuit et nous ne refusons pas de répondre à leurs besoins sous prétexte que nous avons déjà travaillé nos 10 heures rémunérées. Nous estimons que nos demandes sont légitimes compte-tenu de la précarité dans laquelle nous vivons. Nous remercions toutes celles et tous ceux qui approuvent notre démarche en signant et partageant cette pétition. Que la force du nombre nous permette enfin d’accéder à l’attention dont nos métiers méritent de la part de nos dirigeants. Merci, Les métiers de l’animation professionnelle enfance-jeunesse                                                                                      

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