Mouvement pour une Alternative Non-violente

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Promouvoir la non-violence dans la gestion des conflits interpersonnels, sociaux, internationaux.

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Petitioning Emmanuel Macron

Face aux forces d’un ordre injuste, nous préférons les libertés

Face aux forces d’un ordre injuste, nous préférons les libertés Le 21 avril 2021, une lettre ouverte signée par des officiers de réserve et d’active intimait ordre au gouvernement de lutter contre "le laxisme" supposé envers les "hordes de banlieue" et les "antiracistes" dont le but serait un délitement de notre société. Ces militaires menacent, si rien n’est entrepris dans leur sens, d’ "une explosion et [de] l’intervention de nos camarades d’active dans une mission périlleuse de protection de nos valeurs civilisationnelles et de sauvegarde de nos compatriotes sur le territoire national", provoquant des milliers de morts. En écho, des policiers manifestent pour accroitre leur arsenal répressif et certains proclament qu’il faut mettre sous tutelle les professionnels de la justice. Depuis 1961, le pouvoir politique du Général de Gaulle (lui-même militaire) avait limité le rôle de l’armée à la défense extérieure de la France face à une agression étrangère. Depuis quelques années et particulièrement sous le président Macron, nous constatons une dérive autoritaire et militariste. L’utilisation de l’armée comme outil d’intervention sur le sol français a commencé dans les années 1980 avec les opérations Vigipirate utilisant l’armée à des fins de police sur le territoire. Avec l’opération Sentinelle, visant à protéger les lieux de culte face à des menaces d’attentat en lien avec des organisations islamistes, cette force est composée aujourd’hui de 7000 militaires. Depuis 2017 le président Macron en a élargie les objectifs, en particulier en 2019, face à la mobilisation des Gilets jaunes pour sécuriser "des points fixes et statiques". Alors que l’armée française était censée protéger nos frontières, la voilà présente de manière continue pour des opérations de contrôle du territoire. L’arrivée de la pandémie a accentué le côté autoritaire du pouvoir par cette déclaration "Nous sommes en guerre" et l’utilisation d’un "conseil de défense" face à la COVID. Ainsi les lois censées permettre une meilleure défense contre le "terrorisme" ont été utilisées contre les libertés publiques et l’expression de revendications : contrôles accrus sur les citoyens, limitation et utilisation d’une force disproportionnée face aux manifestations citoyennes. Un climat sécuritaire s’est ainsi développé en France. Cette attitude autoritaire est renforcée par les prises de position internationales du président Macron, allant jusqu’à soutenir le coup d’État du fils du dictateur qui a renversé les institutions démocratiques au Tchad. La vente d’avions à l’Égypte, pays dirigé aussi par un régime autoritaire, qui a réprimé les exigences démocratiques de son peuple, confirme la vision bonapartiste de notre gouvernement. Nous pouvons nous interroger sur l’intérêt de la France à "prêter" pour 10 milliards d’euros d’avions ultra modernes. Contre quelles autres forces aériennes l’Égypte doit-elle se défendre alors qu’elle mène une guerre au Yémen contre la population et que les forces terroristes de la région n’ont pas d’aviation ? Nous constatons que l’armée française intervient au Mali depuis 2013 et que la fin des combats, en 2014, n’a apporté aucune solution politique au pays. L'intervention n'a toujours pas permis ni de modifier l’organisation de la démocratie ni de trouver un nouveau compromis politique avec les nomades du nord. En attendant, nos intérêts économiques et nos mines d'uranium du Niger sont protégés ! Au Rwanda nous savons maintenant que l’armée française a protégé le génocide des Tutsis. Notre société est déjà attaquée depuis de nombreuses années dans le contrat social qui nous lie les un.e.s aux autres : - sur le terrain social, avec des remises en cause incessantes du droit du travail et de l’assurance chômage ou la baisse des allocations, - sur nos libertés fondamentales : "loi sécurité" sur la liberté de manifestation et de la presse ; "loi sur les séparatismes", qui stigmatise une partie de la population, débat dogmatique sur la laïcité et disparition de l’Observatoire de la laïcité, organe pluriel indépendant, qui défendait une neutralité de l’État dans les affaires religieuses. Le sécuritarisme envahit l’espace public, avec son lot de fantasmes issus de l’extrême droite mais enfourchés par d’autres. Cela légitime les thèmes depuis longtemps portés par Marine Le Pen. Et le risque devient réel qu’elle accède au pouvoir par les urnes. Avant qu’il ne soit trop tard, il faut, et d’urgence, défendre  l’essentiel : les libertés publiques, la séparation des pouvoirs, la prééminence des pouvoirs civils sur les forces de l’ordre, l’indépendance de la justice, une IGPN placée sous l’autorité des juges, les libertés de s’opposer, la lutte contre toutes les discriminations.   Premiers signataires : Denys Crolotte, porte-parole du Mouvement pour une Alternative Non-violenteMurielle Guilbert Co-déléguée générale de SolidairesWilly Pelletier, coordinateur général de la Fondation CopernicBenoît Teste, secrétaire général de la FSUAurélie Trouvé, porte-parole d’ATTAC

Mouvement pour une Alternative Non-violente
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Petitioning Emmanuel Macron, Edouard Philippe, Gabriel Attal

Le Service National Universel : un affront pour la jeunesse !

Monsieur le Président de la République, Je vous demande d’annuler au plus vite la mise en place du Service national universel (SNU) qui devrait être obligatoire dans un proche avenir pour les 800 000 filles et garçons après la classe de 3ème. Le SNU est conçu avec une première phase de 15 jours en internat sous un régime militaire, puis une seconde phase de 15 jours de mission d’intérêt général auprès d’une association, une collectivité, chez les pompiers, dans la police ou la gendarmerie. Au moins quatre raisons m’incitent à vous demander l’annulation du SNU : Le SNU prétend développer une mixité sociale. Comment pourrait-il y parvenir en un mois alors que l’Éducation nationale, faute de volonté politique et de moyens, n’y parvient pas vraiment entre la maternelle et la classe de 3ème ? Le SNU sera obligatoire à partir de 2024. Les sanctions prévues à l'encontre de tout jeune qui refuserait de l’effectuer - interdiction de passer son bac, son permis de conduire et de s’inscrire dans l’Enseignement supérieur -, constitueraient une régression de sa citoyenneté et une atteinte à la démocratie. Le SNU prétend développer le sens de l’engagement. Or un engagement n’a de sens que s’il est volontaire. Par ailleurs, le cadre militaire de la première phase n’est certainement pas le plus approprié pour comprendre l’intérêt des lois et le sens des responsabilités - uniforme, lever à 6h30, salut au drapeau, chant de La Marseillaise, aux paroles si peu pacifiques et fraternelles. Le SNU obligatoire serait un gouffre financier. Il coûterait chaque année au moins 1,5 milliard d’euros, un « pognon de dingue » ! C’est pourquoi, je vous demande de consacrer le budget qui serait alloué au SNU à d’autres financements d’État, avec la volonté de : permettre à l'Éducation nationale de mieux accomplir ses missions éducatives ; attribuer des subventions conséquentes aux associations d’Éducation populaire qui savent réaliser un réel brassage social basé sur la participation volontaire ; améliorer le Service civique actuel, en augmentant son allocation -  comment vivre et payer un loyer en touchant entre 580 et 680 € par mois ? - et en offrant aux jeunes volontaires un véritable accompagnent professionnel. Veuillez agréer, Monsieur le président de la République, l’expression de ma haute considération. NB : Pour lire l’argumentaire de cette pétition : https://nonviolence.fr/Non-au-SNU-Argumentaire-complet

Mouvement pour une Alternative Non-violente
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Petitioning Emmanuel Macron

La France doit signer le traité d'interdiction des armes nucléaires

Monsieur le Président de la République française, Les menaces auxquelles la population française doit faire face sont climatiques, économiques, cybernétiques et terroristes ; notre bombe nucléaire n’est d’aucune utilité contre ces risques. De plus, les armes nucléaires n’ont fait l’objet d’aucune décision démocratique. En participant au mouvement international de désarmement et en retirant ses armes nucléaires, la France rendra notre pays plus sûr pour nous et pour les générations futures. Même en temps de paix, ces armes présentent des dangers permanents pour notre environnement, pour les militaires, les techniciens et la population, à cause des déchets engendrés, des manipulations nécessaires, de la circulation des matières radioactives sur les routes et des risques d’accidents graves. C’est l’intérêt de tous les citoyen.n.es du monde d’interdire les armes nucléaires. Il n’existe pas d’arme de destruction massive aussi terrible qu’une bombe atomique. Chacune de ces bombes en stock serait capable d’annihiler des capitales entières, exécutant aveuglément des millions d’innocents. En cas de conflit nucléaire généralisé, ces bombes pourraient entrainer un "hiver nucléaire" synonyme d’extinction pour la majorité des espèces de la planète. Parfois présentée comme une "assurance-vie", la bombe nucléaire est en fait une "assurance-mort". La dissuasion nucléaire est un bluff inadmissible. Valéry Giscard d’Estaing l’a dit après avoir quitté la présidence : jamais il n’aurait déclenché un tir nucléaire car il vaut mieux être envahi que totalement détruit. Laisser supposer que la France a besoin d’armes nucléaires pour sa sécurité, c’est inciter d’autres pays à vouloir en posséder. Nous pourrions utiliser une large partie du budget consacré au maintien de l’arme nucléaire (6,5 milliards d’euros prévus chaque année dans le budget de la France) pour répondre à de vraies priorités (améliorer la vie sociale) en France. Le 7 juillet 2017, le Traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN) a été adopté à l’ONU par 122 États soit une écrasante majorité. Historique, ce texte est l’aboutissement du travail du mouvement pacifiste et des ONG qui militent pour le désarmement. ICAN (Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires) a reçu le prix Nobel de la paix 2017 !La France, un des neuf pays à posséder ce type d’armes (300 têtes), doit signer le Traité d’interdiction des armes nucléaires. ORGANISATIONS SIGNATAIRES Abolition des armes nucléaires - Maison de vigilance (AAN-MdV)Amis de la Terre FranceAssociation des médecins français pour la prévention de la guerre nucléaire (AMFPGN)Attac FranceCentre de ressources sur la non-violence de Midi-PyrénéesConstruire et alerter par la non-violence active (CANVA)Gandhi internationalInstitut de recherche sur la résolution non-violente des conflits (IRNC)Les DésobéissantsLigue internationale des femmes pour la paix et la libertéMouvement international de la réconciliation (MIR)Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN)NégajoulePugwash FranceRéseau Sortir du NucléaireDans le cadre de la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires (ICAN).

Mouvement pour une Alternative Non-violente
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Victory
Petitioning Patrick BLOCHE, Pdt de la Commission des Affaires culturelles et de l’Education de l’Assemblée, Bruno LE ROUX

Voter la loi pour supprimer la publicité visant les enfants à la télévision publique.

M. le Président, l’Assemblée Nationale va examiner le 14 janvier 2016 en séance plénière la proposition de loi « suppression de la publicité commerciale dans les programmes jeunesse de la télévision publique » qui résulte de son passage le 16 décembre 2015 devant la Commission des Affaires culturelles et de l’Education que vous présidez. Je constate que la proposition de loi originelle issue du Sénat a été dénaturée par un amendement émanant du groupe des députés PS qui réécrit totalement l’article 2 et au final vide cette dernière de toute sa substance. Je suis consterné par ce qui relève manifestement de la manœuvre politique pour enterrer un texte mesuré qui s’inspire de dispositions prises avec succès dans plusieurs pays notamment la Suède, le Royaume-Uni, l’Espagne et le Québec. En effet la situation est grave. La France fait partie des pays développés où l’exposition à la publicité commerciale à la télévision est la plus forte, les enfants de 4 à 12 ans regardant la télévision plus de 2h par jour, le tiers du temps tout seuls. Cette exposition en fait des proies faciles pour les publicitaires dont ils sont les victimes et qui en ont fait des prescripteurs d’achat de toute la famille. Cette publicité télévisuelle dans les programmes jeunesse joue un rôle clé dans la dérive des habitudes alimentaires, dès le plus jeune âge et il en découle un grave problème de santé publique, notamment la prévalence d’une obésité de plus en plus précoce qui marque à vie les enfants qui en sont atteints. La publicité incriminée véhicule des stéréotypes qui vont à l’encontre de la cohésion sociale dont nos sociétés ont tant besoin par les temps qui courent : l’individualisme plutôt que la coopération, le paraître plutôt que l’être, etc. avec pour conséquence la perte progressive de l’autorité parentale La question de justice sociale est également posée : ce sont les enfants des familles les plus modestes, qui sont les plus touchés. L’argument mis en avant pour enterrer la PPL issue du Sénat est le prétendu «affaiblissement du service public » qui résulterait du manque de recettes publicitaires correspondantes. En toute rigueur, au regard des enjeux sociétaux précités, ces arguties financières sont irrecevables. Aussi je compte sur vous pour que faire en sorte que la raison l’emporte au final sur toutes autres spéculations et que l’Assemblée Nationale exprime par son vote la position claire des Français. Selon un sondage IFOP, 71% d’entre eux approuvent la « suppression de la publicité commerciale dans les programmes jeunesse de la télévision publique » ! Cela signifie que le texte originel doit être rétabli et adopté. En effet ce dernier constitue un premier pas décisif dans le sens de la protection de nos enfants de l’agression publicitaire télévisuelle. En la matière, il conforte le service public dont l’exemplarité relève de sa mission d’intérêt général.

Mouvement pour une Alternative Non-violente
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