Les Survivants d'Ulysse

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    #PourUlysse, encadrez les stages de survie

    Ulysse Tâm Hà Duong est décédé tragiquement le 11 août dernier, suite à l’ingestion d’une plante toxique pendant un stage de survie, en Bretagne. Nous - sa famille, ses proches, des personnalités de la société civile et des citoyen·nes - demandons au Premier Ministre de faire porter par son gouvernement un projet de loi afin qu’un tel drame ne se reproduise jamais. M. le Premier Ministre, Ulysse Tâm Hà Duong voulait devenir maître-chien. En attendant son entretien dans un centre de recrutement des forces armées, il s’entrainait intensivement pour pouvoir servir bientôt. Ulysse est né parisien. Rentré en Bretagne, pays natal de sa mère, il y avait trouvé le bonheur et la sérénité. Il était entouré de nombreux amis. C’était un jeune homme de 25 ans au cœur tendre et généreux. Il aimait la vie et abordait son avenir avec optimisme. Il avait adopté un régime spartiate et extrêmement sportif pour mettre toutes les chances de son côté. Mais les rêves d’Ulysse se sont arrêtés dans la forêt de Kernaven à Kervignac (Morbihan). Lors d’un stage de survie, il est décédé mardi 11 août, intoxiqué par l’ingestion d’une plante cousine de la cigüe, et ce en présence et sous la direction de l’animateur supposé encadrer le déroulé. Ulysse se réjouissait de participer à cette aventure de découverte, ouverte à tous à partir de 7 ans, encadrée par un ancien militaire ayant servi 24 ans sous les drapeaux, fondateur de l'École de Survie du Petit Débrouillard (10-17 ans). Tel qu’annoncé, le programme de "bushcraft" n'avait rien d'extrême : faire du feu, construire une cabane, apprendre les noeuds, dans une forêt près de Lorient... comment imaginer que la sécurité des stagiaires serait mise en défaut par ce qui relève d’une compétence  de base ? Huit des douze participants ont été intoxiqués à l’oenanthe safranée, une plante commune ressemblant aux carottes sauvages mais dont la consommation est mortelle même à faible dose. Ses sept collègues ont eu plus de chance qu’Ulysse. Ils ont pu sortir indemnes de cette intoxication.  Nous nous souvenons d’Ulysse comme d’un jeune homme plein de charme à la personnalité solaire. Puisse son souvenir nous inspirer à maintenir notre corps en bonne santé, à prendre soin de nos relations avec autrui et à créer de belles œuvres d’art. Nous découvrons avec effroi au cours de cette tragédie qu'aucun cadre réglementaire ne régit les stages de survie. La question fut pourtant posée par écrit en 1989 et la réponse du ministère du Travail est sans équivoque :  "Aucune disposition législative ou réglementaire ne fixe à l'heure actuelle un cadre juridique spécifique aux stages dits "de motivation" ou de "survie" (source JO Sénat du 12/04/1990). Pourtant, ce qui a pu être un épiphénomène il y a trente ans est en train de devenir un secteur d'activité à part entière. La prise de conscience des effondrements en cours et à venir, la montée des préoccupations écologiques et d'autonomie alimentaire, l'exode urbain et l'aspiration de tous à se rapprocher de la nature, par le bio ou la permaculture, sont des phénomènes sociaux et politiques qu'on ne peut plus ignorer. Le développement rapide d'événements comme le salon du survivalisme, qui a doublé de taille d'une année sur l'autre sont là pour en témoigner. Le succès entraînant le succès, ce qui relevait de la pratique amateure il y a encore quelques années tend maintenant également à se professionnaliser. Il est donc devenu crucial aujourd'hui d’encadrer sérieusement ce type de stages, de plus en plus nombreux. Parfois mal organisés et motivés par des considérations financières, les stages de survie peuvent mettre en péril la vie des participants et nous ne pouvons laisser survenir d’autres drames.  On exige bien des compétences pour diriger une colonie de vacances, enseigner la voile ou être guide de montagne. Laisser un vide juridique pour ce genre de stages est incompréhensible, d’autant qu’ils exigent des compétences plus complètes. L'Etat se doit de jouer son rôle et d’exiger ce qui relève du minimum. Nous vous demandons, M. le Premier Ministre, de faire porter par votre gouvernement un projet de loi qui encadre spécifiquement les activités de type “stage de survie”, pour la bonne information et protection des citoyens qui, de plus en plus nombreux, sont concernés par ce marché.  “La survie, au même titre que les premiers secours, est un champ de compétence qui peut être utile aux citoyens, et contribuer à réduire les risques d’accidents pendant la pratique d’activités nature, en voyage, et même dans la vie de tous les jours. Il s'agit également d'un ensemble de connaissances et de techniques pouvant servir à rendre les citoyens plus avertis, en cas de catastrophe naturelle ou industrielle. Tout comme les formations de premiers secours, la survie mériterait d'être structurée et encadrée.”David M., porte-parole du cercle de survivologie Obligation de formation pour diriger ces pratiques, dans toute leur diversité, en adéquation avec le niveau de risque engagé, mise en place d'un cadre de confiance, de transparence, information des usagers, création d'une fédération nationale…  Agissons pour que les opérateurs, les prestataires, les revendeurs - toute la profession - se structurent autour de pratiques cohérentes.  A commencer, dans un premier temps, par une concertation nationale regroupant toutes les parties prenantes. Pour l'association "LES SURVIVANTS D’ULYSSE",La famille d'Ulysse Ha Duong, sa compagne Marie, ses proches.

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