Comité des demandeurs et demandeuses d'asile pour l'accès aux garderies

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    Petitioning François Legault

    Pour l'accès des demandeurs et demandeuses d’asile aux garderies

    English Pour l'accès des demandeurs et demandeuses d’asile aux services de garde éducatifs Nous, demandeurs et demandeuses d'asile, avons formé un comité pour revendiquer l'accès aux services de garde éducatifs subventionnés pour nos enfants. Pour le moment, seulEs les réfugiéEs ayant obtenu leur statut (après une attente de deux ans ou plus) peuvent disposer de ces services. Le 10 avril dernier, le Ministère de la Famille a clarifié l’article 3 du Règlement sur la contribution réduite, dans une lettre adressée aux Centres de la Petite Enfance (CPE): les enfants des personnes demandeuses d’asile ne sont pas admissibles à leurs services (ni d’ailleurs aux services éducatifs reconnus et subventionnés offerts par les responsables de services de garde (RSG) en milieu familial). Or, comme nous n’avons pas davantage accès aux versements anticipés du crédit d’impôt remboursable pour frais de garde d’enfants (CFGE), il est d’autant plus important d’avoir accès aux services subventionnés. Cette politique nous isole, nous et nos enfants, de la société à laquelle nous souhaitons contribuer et affecte surtout les femmes qui demandent l'asile. Bien qu’aucune organisation gouvernementale ne peut confirmer le nombre exact de personnes affectées par cette clarification du règlement, nous sommes en droit de penser que nous sommes des centaines dans cette situation. Un préjudice grave pour les familles vulnérables. L'exclusion des personnes demandeuses d'asile des services de garde subventionnés au Québec a un impact dévastateur sur leur intégration. Alors que les candidatEs de la présente campagne électorale ne cessent de parler de l’importance de l’intégration, cette exclusion empêche les familles demandant l'asile de suivre des formations, de travailler et d’apprendre le français, de participer à des entretiens ou de postuler à des emplois pour lesquels ces personnes sont qualifiéEs. Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a réduit les délais d’octroi des permis de travail pour les personnes demandeuses d’asile dans l’objectif d’une intégration économique plus rapide et d’un moindre recours à l’aide sociale. Mais sans accès à des services de garde éducatifs abordables, sécuritaires et de qualité pendant le traitement de leur demande d’asile, tout cela est impossible! Étant donné la précarité économique des personnes demandeuses d’asile et la volonté affichée de tous les partis d’assurer l’accès à des services de qualité aux familles à revenu modeste, il est impératif de mettre fin à cette exclusion. “C'est très dur de vivre sur l'aide sociale, c'est peu d'argent...Je voulais apprendre le français et rester à Montréal, mais ce n'était pas possible". Sam, demandeur d’asile de Syrie arrivé mai 2017 et père d'un enfant Le français, le premier outil d’intégration. Les personnes demandeuses d’asile veulent apprendre le français. Elles savent que leur pleine participation à la société est directement liée à cet apprentissage. En tant que parents, ils et elles doivent souvent renoncer à suivre des cours de français faute de solution pour la garde de leurs enfants. Leurs enfants doivent avoir accès à des places en service de garde éducatif de qualité et subventionné, afin d'améliorer leurs chances de réussite scolaire. Dans ces services éducatifs, les enfants sont en situation d’apprendre la langue française et de participer à des activités qui leur permettront d'être plus à l'aise et mieux préparés à l’école, réduisant ainsi la pression sur les établissements scolaires qui accueilleront des enfants déjà familiarisés au français. ‘’Avec ce type de politique, comme demandeur d’asile, on sent que le gouvernement veut nous maintenir sur l’aide sociale et à la maison avec les enfants, plutôt que nous encourager à travailler. Je pense que comme mon garçon n’aura pas accès à la garderie, ça va le retarder dans ses apprentissages et son développement’’.  Vladimyr, demandeur d’asile d'Haïti arrivé en juin 2017. Une discrimination qui touche d’abord les femmes et les enfants. Les services de garde subventionnés (CPE, RSG et autres) ont été mis sur pied pour permettre aux femmes d’avoir une vie professionnelle. Les femmes demandeuses d’asile et leurs enfants paient donc le prix fort du manque d’accès aux services de garde subventionnés : elles se trouvent isolées, privées de formation, d’emploi et de revenu puisqu’elles sont plus souvent monoparentales que les hommes, et plus susceptibles de rester à la maison (en 2018, les hommes gagnent encore un meilleur salaire que les femmes au Québec). Elles subissent directement les impacts de la mise en veille de leur parcours professionnel. Les enfants subissent aussi des conséquences lorsque les revenus de leur famille sont réduits, et que la famille est isolée et peu en contact avec la langue française. La récente entrée en vigueur du projet de loi 144, “Loi modifiant la Loi sur l’instruction publique et d’autres dispositions législatives concernant principalement la gratuité des services éducatifs et l’obligation de fréquentation scolaire” promet l’accès à des services éducatifs abordables pour toute personne qui n’est pas résidente au Québec. Or, cette restriction d’accès aux services de garde subventionnés freine directement l’accès des enfants à des espaces éducatifs et socialisants indispensables. “Je ne peux pas m’intégrer dans la société, et apprendre le français. Au lieu de cela, je vis de l’aide sociale allouée par le gouvernement en attendant ma date d’audience qui est encore indéterminée. (...) Cette situation a aussi un impact sur mon fils qui ne peut pas socialiser avec les enfants de son âge: il passe ses journées seul avec moi. Tous les autres enfants de son âge vont soit à la prématernelle, soit à la garderie”. Blessing, mère monoparentale de cinq enfants. Arrivée du Nigéria en avril, elle a dû refuser deux offres d’emploi faute d’accès à un service de garde abordable. “J’aimerais travailler mais je ne peux pas étant donné que je dois rester à la maison m’occuper de ma fille...Elle a besoin de socialiser, d’apprendre et de s’intégrer. Je me sens impuissante, déprimée et fatiguée parce que je ne peux pas m’impliquer dans ma nouvelle vie ici. J’ai peur de l’avenir”. Shamima, demandeuse d’asile du Bangladesh arrivée en août 2017 et mère monoparentale d’une fille de 2 ans. Le Québec aussi en paie le prix. Collectivement, le Québec paie le prix de cette directive lorsque des membres de notre société sont ainsi exclus. Il le paie en occasions manquées et en familles isolées qui se sentent désespérées, prises au piège alors qu’elles devraient commencer leur nouvelle vie ici au Québec. Il paie le prix en compétences et en énergies perdues, en maîtrise du français et en intégration découragées, en personnes vulnérables encore plus fragilisées, en obstacles inutiles à la réussite scolaire d’enfants immigrants. Considérant les conséquences très lourdes et dommageables de cette directive du Ministère de la famille, nous demandons aux partis politiques de s’engager à : 1- Modifier cette politique qui empêche les demandeurs et demandeuses d'asile d'avoir accès aux services de garde éducatifs subventionnés et aux versements anticipés du crédit d’impôt pour frais de garde d’enfants. 2- Mettre en place un nombre suffisant de places en CPE qui soient accessibles à tous les enfants, peu importe leur statut, conformément aux objectifs du projet de loi 144.  Cette lettre a été co-écrite et signée par 34 personnes demandeuses d’asiles et réfugiéEs en septembre 2018.  Les organisations suivantes la soutiennent: Association Coopérative d'Économie Familiale de l'Est de Monréal (ACEF de l'Est) - Centre des femmes d'ici et d'ailleurs - Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR) - Centre Justice et Foi - Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles - Collectif pour un Québec sans pauvreté - Comité d'aide aux réfugiés - Conseil central du Montréal métropolitain CSN - Confédération des syndicats nationaux (CSN) - Conseil régional FTQ Montréal métropolitain - Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ) - Fédération des Femmes du Québec (FFQ) - Fédération autonome de l'enseignement (FAE) - Fédération des maisons d’hébergement pour femmes - Ligue des droits et libertés - L'R des centres de femmes - Maison d'Haïti - Montréal-Nord Républik - Regroupement des centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) - Relais-femmes - Réseau d'action pour l'égalité des femmes immigrées et racisées du Québec (RAFIQ) - Réseau des femmes des Laurentides - Réseau des tables régionales des groupes de femmes du Québec - Réseau d'intervention auprès des personnes ayant subi la violence organisée - Réseau québécois de l'action communautaire autonome (RQ-ACA) - Service jésuite des réfugiés - Services juridiques communautaires de Pointe-Saint-Charles et Petite-Bourgogne - Solidarité sans frontières - Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI) - Table des groupes de femmes de Montréal (TGFM) - Table des regroupements provinciaux d'organismes communautaires et bénévoles - Volet femmes de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI) - Y des femmes Pour nous rejoindre et signifier votre intérêt à signer cette lettre publique: Comité des demandeurs et demandeuses d’asile pour l’accès aux garderies : comite.acces.garderies@gmail.com  Articles de presse sur ce changement de politique:http://www.lapresse.ca/actualites/201807/11/01-5189212-demandeurs-dasile-fini-les-cpe.php http://www.lapresse.ca/actualites/education/201807/13/01-5189383-cpe-pour-demandeurs-dasile-il-ny-aura-pas-dexpulsions-assure-quebec.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_5189212_article_POS1 https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1112352/demandeurs-asile-garderie-avocat-education-contradiction-service-directive-ministere-famille-refugie 

    Comité des demandeurs et demandeuses d'asile pour l'accès aux garderies
    12,371 supporters
    Petitioning François Legault

    Allow Asylum Seekers Access to Educational Childcare Now

    French Allow Asylum Seekers Access to Educational Childcare Now We, a group of asylum seekers, have formed a committee to demand access to subsidized educational childcare for our children. This service is currently available only to refugees whose status has already been formally approved (after waiting for two or more years). On April 10th, the Ministry of Families sent a letter addressed to the Centres de la petite enfance (CPEs) to clarify section 3 of the Reduced Contribution Regulation stating that children of asylum seekers are inadmissible for their services (as well as for subsidized and recognized educational services offered by Home Childcare Providers (HCPs)). Because we are also ineligible to receive advance payments of the tax credit for childcare expenses, our access to subsidized educational services is all the more important. This new policy serves to isolate us, both our children and ourselves, from the society to which we hope to contribute, and especially impacts women asylum seekers. Though no government body appears to be able to confirm the exact number of people impacted by this clarification to the regulation, we can safely state that there are hundreds of people who find ourselves in this situation. Serious harm to vulnerable families. The exclusion of asylum seekers from subsidized childcare in Quebec has a devastating impact on their integration. While the candidates in the current election campaign endlessly insist on the importance of integration, this exclusion prevents asylum-seeking families from taking classes, from working and learning French, from participating in meetings or applying for jobs that they are qualified to hold. Immigration, Refugees and Citizenship Canada (IRCC) has reduced the delay to issue work permits for asylum seekers to promote quicker economic integration and to decrease claims for social assistance. But without access to educational childcare that is affordable, secure, and high-quality while an asylum claim is processed, this all becomes impossible! Given the economic precarity of asylum seekers and the stated intention of all of the parties to ensure access to high-quality services to low-income families, it is imperative to put an end to this exclusion. “It's very hard to live on social assistance, it's very little money... I wanted to learn French and stay in Montreal, but that wasn't possible." Sam, an asylum seeker from Syria who arrived in May 2017, father of one child French, the primary tool of integration. Asylum seekers want to learn French. They know that their full participation in society is directly tied to this capacity. But as parents, they must often go without French courses for lack of a childcare solution. Their children need access to high-quality, subsidized childcare spaces, in order to improve their chances of educational success. This type of educational service puts children in a situation to learn French and to participate in activities that will allow them to be more comfortable with and better prepared to enter school, which in turn reduces pressure on educational institutions, who will in turn receive students already familiar with French. “Seeing this type of policy as an asylum seeker, we're given the sense that government wants to keep us on social assistance and at home with our kids, rather than to encourage us to work. I believe my son's learning and development will be delayed because he will be denied access to daycare." Vladimyr, an asylum seeker from Haiti who arrived in June 2017 Discrimination with an acute impact on women and children. Subsidized childcare services (CPEs, HCPs, etc.) were set up to allow women to have professional life. Women asylum seekers and their children will accordingly bear the heavy cost of refused access to subsidized childcare services: they find themselves isolated, deprived of training, employment and income because they are more frequently single parents than men, and are more likely to stay at home (as of 2018, men still earn higher salaries than women in Quebec). They also directly suffer the consequences when their family income is reduced, and when their family is isolated with limited contact with the French language. The recent entry into force of Bill 144, An Act to amend the Education Act and other legislative provisions concerning mainly free educational services and compulsory school attendance, guarantees access to affordable education services to any person who is not a Quebec resident. Restricted access to subsidized childcare services, however, directly curtails children's access to educational and other spaces that are key to promoting their socialization. “I can't integrate myself into society and learn French. Instead, I live on social assistance allotted by the government while awaiting my hearing date, which has still not been fixed. (...) This situation also has an impact on my son who can't socialize with other children his age: he spends his days alone with me. All the other children his age attend either junior kindergarten or daycare." Blessing, a single mother with five children, who arrived from Nigeria in April and who had to turn down two job offers due to lack of access to affordable childcare “I want to work, but I can't, because I have to stay home to look after my daughter... She needs to socialize, to learn and to integrate herself. I feel powerless, discouraged and exhausted because I'm unable to be involved in my new life here. I am afraid of the future." Shamima, asylum seeker from Bangladesh who arrived in August 2017, single mother of a 2-year-old daughter Quebec will also pay the price. Collectively, Quebec pays the price for this new directive when members of our society are excluded this way. It pays through lost opportunities and through isolated families who feel hopeless, and caught in a trap, at the very moment they should be beginning their new lives here in Quebec. It pays the price through lost skills and energy, by discouraging mastery of French and integration, by making vulnerable people even more fragile, and through needless obstacles to the educational success of migrant children. Given the truly heavy and damaging consequences of the Ministry of Family's directive, we call on all political parties to commit to: 1- Amend the policy that currently prevents asylum seekers from accessing subsidized childcare services and from receiving advance payments of the tax credit for childcare expenses. 2- Establish a sufficient number of CPE spaces accessible to all children, regardless of their status, in accordance with the objectives of Bill 144. This letter was co-written and signed by 34 asylum seekers and refugees in September 2018. The following organizations support the letter: Association Coopérative d'Économie Familiale de l'Est de Monréal (ACEF de l'Est) - Centre des femmes d'ici et d'ailleurs - Centre de recherche-action sur les relations raciales (CRARR) - Centre Justice et Foi - Clinique communautaire de Pointe-Saint-Charles - Collectif pour un Québec sans pauvreté - Comité d'aide aux réfugiés - Conseil central du Montréal métropolitain CSN - Confédération des syndicats nationaux (CSN) - Conseil régional FTQ Montréal métropolitain - Fédération des associations de familles monoparentales et recomposées du Québec (FAFMRQ) - Fédération des Femmes du Québec (FFQ) - Fédération autonome de l'enseignement (FAE) - Fédération des maisons d’hébergement pour femmes - Ligue des droits et libertés - L'R des centres de femmes - Maison d'Haïti - La Maisonnée - Montréal-Nord Républik - Regroupement des centres d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS) - Relais-femmes - Réseau d'action pour l'égalité des femmes immigrées et racisées du Québec (RAFIQ) - Réseau des femmes des Laurentides - Réseau des tables régionales des groupes de femmes du Québec - Réseau d'intervention auprès des personnes ayant subi la violence organisée - Réseau québécois de l'action communautaire autonome (RQ-ACA) - Service jésuite des réfugiés - Services juridiques communautaires de Pointe-Saint-Charles et Petite-Bourgogne - Solidarité sans frontières - Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI) - Table des groupes de femmes de Montréal (TGFM) - Table des regroupements provinciaux d'organismes communautaires et bénévoles - Volet femmes de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes (TCRI) - Y des femmes To contact us and notify your support and interest in signing this letter:comite.acces.garderies@gmail.com News articles discussing the policy change:http://www.lapresse.ca/actualites/201807/11/01-5189212-demandeurs-dasile-fini-les-cpe.php http://www.lapresse.ca/actualites/education/201807/13/01-5189383-cpe-pour-demandeurs-dasile-il-ny-aura-pas-dexpulsions-assure-quebec.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_5189212_article_POS1 https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1112352/demandeurs-asile-garderie-avocat-education-contradiction-service-directive-ministere-famille-refugie

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