Comité pour la vérité à propos du massacre de Thiaroye

11,770 supporters

Started 5 petitions

Petitioning Président de la République, Emmanuel Macron, Ministre des Armées, Florence Parly, Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, Garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti

Vérité et justice pour les victimes du massacre de Thiaroye : exhumez les corps

Le 1er décembre 1944, à la caserne de Thiaroye au Sénégal, des hommes ex-prisonniers de guerre qui avaient osé réclamer le paiement de leur solde de captivité, ont été rassemblés sur ordre des officiers. Sans défense, ils ont été exécutés par des tirs d'automitrailleuses. 34 rescapés ont été condamnés dont certains lourdement pour une imaginaire rébellion armée. Trois-quart de siècle plus tard, malgré l'obstruction à la manifestation de la vérité sur un crime commis, le mensonge d’État a fini par se fissurer avec la reconnaissance, en 2014, de la spoliation des sommes dues. Tout récemment, par l'entremise du rapport du député Philippe Michel-Kleisbauer, la Direction des Patrimoines de la Mémoire et des Archives (DPMA) du ministère des Armées a mentionné la présence de trois fosses communes sous les tombes du cimetière militaire de Thiaroye. Par un accord entre la France et le Sénégal en 2014, il est redevenu un cimetière militaire français. Le 30 novembre 2014, le président Hollande, devant les tombes du cimetière, a pourtant annoncé que l'endroit des sépultures demeurait mystérieux. Des archives permettent donc d'en savoir plus sur ce massacre prémédité mais elles ne sont toujours pas consultables. Toutes les victimes n'ont pas pu être acheminées au cimetière et des fosses communes sont également repérables à l'endroit même du massacre. Des dalles de béton les ont recouvertes afin d'éviter que les familles ne viennent chercher les corps. Nous demandons au président de la République, à la ministre des Armées et au ministre de l'Europe et des Affaires étrangères d'engager sans délai les procédures nécessaires pour l'exhumation de tous les corps afin que les victimes puissent enfin avoir une sépulture digne comme le dicte la religion musulmane et, qu'avec la liste des victimes, ces hommes venus se battre pour la France puissent être nommés. S'il est dénombré plus de 35 corps, par cet élément nouveau, le Garde des Sceaux pourra alors saisir la commission de la Cour de Cassation pour faire aboutir le procès en révision à titre posthume et décharger la mémoire des morts.

Comité pour la vérité à propos du massacre de Thiaroye
325 supporters
Petitioning Heads of states who have to deal with the Thiaroye massacre

TRUTH AND JUSTICE FOR THE AFRICAN TIRAILLEURS

Spanish / Français INTERNATIONAL PETITION – TRUTH AND JUSTICE FOR THE AFRICAN TIRAILLEURS, VICTIMS OF THE THIAROYE MASSACRE The premeditated massacre of the “Tirailleurs Sénégalais”, who were executed in cold blood by the French colonial army on December 1st 1944 at Thiaroye, is a State crime, combined with a State-perpetrated lie, that have gone unpunished to this day. This bloody political-military machination reveals the inhumanity of the colonial system, inaugurating an uninterrupted series of colonial massacres of far greater proportions in Africa and elsewhere in the Empire. Furthermore, it prefigures, by the dogged refusal to pay the repatriated Tirailleurs their due (captivity pay and demobilisation bonus), the subsequent “crystallization” of African veterans’ pensions immediately after the “Independences”. On the eve of the commemoration of the 75th anniversary of this imprescriptible crime perpetrated by the French government, which has made just one slight step towards setting right the official lie but refuses further scrutiny, it is high time to demand the reinstatement of truth and justice for the victims of Thiaroye 1944. We, the undersigned, request every state authority concerned, starting with the Presidents of Senegal and of France to: Proceed promptly with the exhumation of the corpses of the victims buried in the mass grave the whereabouts of which are now known so that every one of them can be given a decent burial in their African home country. Grant each of them in name (from the victims list) the status of “Mort pour la France” [gave his life for France]; Clear those who were wrongly sentenced by the Dakar Military Tribunal in March 1945 by holding a retrial, so as to rehabilitate them and unburden the memories of the dead; Pay back the misappropriated pay and bonuses to the eligible persons; Hand over to the Service historique de la Défense all of the military archives that were left with the AOF ground forces later to become the French forces in Senegal, and then abolished in 2011. This is the only way to achieve recognition for the Tirailleurs, restore historical truth, administer justice and make it possible for a true reconciliation to take place. Dakar, Brazzaville and Paris, November 1, 2019

Comité pour la vérité à propos du massacre de Thiaroye
8,321 supporters
Petitioning Los mandatarios interesados por el masacre de Thiaroye

VERDAD Y JUSTICIA PARA LOS TIRADORES AFRICANOS VICTIMAS DE LA MASACRE DE THIAROYE-SENEGAL

English / Français La masacre premeditada de los Tiradores “Senegaleses” ejecutados fríamente por el ejército colonial francés el Primero de diciembre de 1944 en Thiaroye, es un crimen de Estado que hasta el día de hoy permanece impune, envuelto en una mentira del Estado. Esa sanguinaria maquinación político-militar deja ver el rostro inhumano del sistema colonial e inaugura una serie ininterrumpida de masacres coloniales de una gran magnitud en África y en otras regiones del Imperio. La voluntad de no pagar a los Tiradores lo que se les debía (saldos de cautiverio y prima de desmovilización) anuncia la futura “cristalización” de las pensiones de los antiguos combatientes africanos inmediatamente después de las “Independencias”. En la víspera de la conmemoración de los 75 años de ese crimen imprescriptible del Estado francés, que no hizo sino un paso mínimo para salir de la mentira oficial y se opone al esclarecimiento de los hechos, es tiempo de exigir el restablecimiento de la verdad y de la justicia para las víctimas de Thiaroye 1944. Por todo lo anterior, nosotros los firmantes de la presente petición, solicitamos a toda autoridad estatal correspondiente y en primer lugar a los Presidentes de Senegal y de Francia: Proceder a la mayor brevedad a la exhumación de los cuerpos de las víctimas sepultadas en las fosas comunes cuya ubicación ya es conocida, para ofrecer a cada una de ellas una sepultura decente bajo el suelo de la madre patria africana; Atribuirles la mención “Muerto por Francia”, nombrándolos gracias a la lista de las víctimas; Por medio de un proceso en revisión, declarar la inocencia de aquellos que fueron condenados equivocadamente por el Tribunal Militar de Dakar en marzo de 1945, para así rehabilitarlos y limpiar la memoria de los muertos; Restituir a los causahabientes los saldos e indemnizaciones espoliadas; Restituir al Servicio histórico de la Defensa la integralidad de los archivos militares que quedaron en poder de las fuerzas terrestres de la AOF, convertidas en fuerzas francesas en Senegal disueltas en el 2011. Es solamente a ese precio que el reconocimiento de los Tiradores será real, la verdad será restablecida, se hará justicia y una verdadera reconciliación será posible. Dakar, Brazzaville y París, 1 de noviembre 2019

Comité pour la vérité à propos du massacre de Thiaroye
8,321 supporters
Petitioning Présidents de l'ensemble des États concernés par le massacre de Thiaroye

Vérité et justice pour les victimes du massacre de Thiaroye 1944

Español / English Vérité et justice pour les victimes du massacre de Thiaroye et leur famille : exigeons l'ouverture des fosses communes et un procès en révision. Le massacre prémédité des Tirailleurs « Sénégalais » froidement exécutés par l’armée coloniale française, le 1er décembre 1944 à Thiaroye, est un crime d’État demeuré impuni à ce jour, doublé d’un mensonge d’État. Cette sanglante machination politico-militaire révèle le visage inhumain du système colonial et inaugure une suite ininterrompue de massacres coloniaux d’une toute autre ampleur en Afrique et ailleurs dans l’Empire. Elle préfigure de surcroît, par le refus obstiné de payer aux Tirailleurs rapatriés leur dû (soldes de captivité et prime de démobilisation), la future « cristallisation » des pensions des anciens combattants africains au lendemain des « Indépendances ». A la veille de la commémoration du 75ème anniversaire de ce crime imprescriptible de l’État français, qui n'a fait qu'un pas minimal pour sortir du mensonge officiel et refuse que toute la lumière soit faite, il est grand temps d’exiger le rétablissement de la vérité et de la justice pour les victimes de Thiaroye 1944.Aussi, nous, signataires de la présente pétition, demandons à toute autorité étatique concernée, et d’abord aux Présidents du Sénégal et de la France de : procéder sans délai à l’exhumation des corps des victimes ensevelis dans les fosses communes dont l’emplacement est désormais connu, afin d’offrir à chacune d’elles une sépulture décente sur le sol de la mère-patrie africaine; leur attribuer la mention « Mort pour la France », en les nommant grâce à la liste des victimes ; innocenter ceux qui ont été condamnés à tort par le Tribunal Militaire de Dakar en mars 1945 par un procès en révision, pour les réhabiliter et décharger la mémoire des morts ; restituer à leurs ayants-droit les soldes et indemnités spoliées ; restituer au Service historique de la Défense l’intégralité des archives militaires restées auprès des forces terrestres de l’AOF, devenues forces françaises au Sénégal dissoutes en 2011. Ce n’est qu’à ce prix que la reconnaissance envers les Tirailleurs sera réelle, la vérité historique rétablie, la justice rendue et une véritable réconciliation possible. Dakar, Brazzaville et Paris, le 1er novembre 2019

Comité pour la vérité à propos du massacre de Thiaroye
8,321 supporters
Petitioning Madame la Ministre de la Justice, Garde des sceaux

Pour un procès en révision des tirailleurs «sénégalais» rescapés du massacre de Thiaroye (1er décembre 1944 Sénégal)

Le 5 mars 1945, un tribunal militaire français a condamné 34 tirailleurs ex-prisonniers de guerre innocents. 70 années après il est temps que justice leur soit rendue. Comme Dreyfus, ils ont droit à un procès en révision pour faire annuler leur condamnation et pour que cesse ce scandale de la République. Le 5 novembre 1944, plus de 1600 ex-prisonniers de guerre qui avaient passé, pour le plus grand nombre, quatre années de captivité dans les Frontstalags en France après s’être battus contre l’ennemi allemand, ont quitté Morlaix pour rejoindre leur terre natale. C’était le premier contingent de tirailleurs dits «sénégalais» à rejoindre l’Afrique occidentale française (AOF) pour être démobilisés. Après s’être évadés, certains avaient rejoint les rangs de la Résistance (Forces françaises de l’intérieur). Le 1er décembre 1944 à la caserne de Thiaroye au Sénégal, ces rapatriés qui avaient réclamé leur rappel de solde de captivité ont été rassemblés sur ordre des officiers devant les automitrailleuses, qui ont tiré faisant officiellement 35 morts alors qu’il manque, selon les sources, plus de trois cents ex-prisonniers de guerre. Le 5 mars 1945 à Dakar, trente-quatre «mutins» rescapés du massacre ont été condamnés à des peines pouvant aller jusqu’à dix années d’emprisonnement avec dégradation militaire, interdiction de territoire, amendes pour rébellion armée, refus d’obéissance, outrages à des supérieurs. Le travail des historiens a fini par révéler des documents falsifiés et montrer que le récit officiel est, en réalité, un mensonge d’État qui a permis de camoufler la spoliation des soldes de captivité, le massacre prémédité, le nombre exact de victimes et de faire condamner des innocents. Ces prétendus «mutins» ont bénéficié des lois d’amnistie en 1946 et 1947 mais demeurent coupables. Le doute sur leur culpabilité est désormais acquis et rien ne peut s’opposer à ce que ces hommes bénéficient à titre posthume de l’article 622 du code de procédure pénale prévoyant la révision du procès lorsqu’après une condamnation, vient à se produire un fait nouveau ou à se révéler un élément inconnu de la juridiction au jour du procès. Il a fallu attendre soixante-dix ans avant qu’un président de la République n’évoque cet événement et ne se montre disposé à reconnaître la réalité des faits. Il a annoncé solennellement sa volonté de réparer une injustice sans pour autant évoquer la saisine de la commission permettant d’innocenter ces hommes. Ces tirailleurs ex-prisonniers de guerre doivent être réhabilités : Paul NIAGNE,  Baraky YORO,  Ibou SENGHOR,  Bakar AMAT, Doudou DIALLO,  Antoine ABIBOU, Foromo TOUBADOLO, Gaston OUEROU, Sami BÉAVOGUI,  Araba KONÉ, FOROMO, Seydouba CAMARA, Ouli KEITA, Tandaogo BELEM, Koundiagne KEITA, Karimou SYLLA, N’Gor DIOUF, Fasseri COULIBALY,  Koyale BOYAGUI, Nyagha N’GOM, Foune SISSOKO, Kotou DIAKHITÉ,  Albert NYACHA, Kaba KONE, Gopou KAMARA, Victor DONOULE, Bouton TARAORE, Samba NAOMA, Timbela BELEM, Tangara DANGELI,  Kemisse DEMBELE, Soungalo TARAORE, Tiedam TARAORE, Amadou DIOP. Signez cet appel pour que Madame la Garde des Sceaux, ministre de la Justice saisisse la commission d'instruction permettant la révision du procès tendant à l’annulation des condamnations.

Comité pour la vérité à propos du massacre de Thiaroye
3,123 supporters