Decision Maker

Najat Vallaud-Belkacem

  • Ancienne ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

Does Najat Vallaud-Belkacem have the power to decide or influence something you want to change? Start a petition to this decision maker.Start a petition
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Petitioning Najat Vallaud-Belkacem

Excision : brisons le tabou, parlons-en à l'école !

Depuis toute petite, je savais que l'excision se pratiquait et que ce n'était pas normal. Mais ce qui a déclenché mon envie de me battre contre l'excision c'est un voyage en 2009 à Conakry dans ma famille. Là, l'une de mes cousine pleurait. Je lui ai demandé pourquoi. Elle m'a dit que ses amies ne voulaient pas jouer avec elle parce qu’elle n'avait pas été excisée. J'ai pensé qu'il fallait réellement stopper cette pratique, et pour cela, changer les mentalités. Je suis issue d'une culture où on excise les petites filles donc très vite j'ai posé des questions, beaucoup de questions. On ne me répondait pas vraiment, on me disait juste que c'était comme ça ! J'ai parlé avec des membres de ma famille, de ma communauté, d'autres communautés qui pratiquaient aussi l'excision et l'une des raisons les plus évoquée est qu'on excise les petites filles pour qu'elles soient sages et qu'elles ne s'approchent pas des garçons. En faisant mes recherches, j'ai trouvé des centaines de raisons « justifiant » l'excision. Mais je ne les approuve pas et j'ai toujours su qu'un jour je lutterai contre cette pratique.  Les conséquences de l'excision sont nombreuses et peuvent être très graves pour les victimes. Dans les pires des cas, la victime meurt ! Et c'est souvent arrivé. Les femmes excisées peuvent avoir des accouchements très compliqués, certaines sont en proie à des infections tout au long de leur vie. Aujourd'hui, que ce soit à l'école, dans les familles ou dans les médias, personne ne parle de l'excision. Et pourtant en France plus de 50 000 femmes sont excisées. Combien seront-elles demain ?  Pour éviter que ce chiffre n'augmente, il est temps d'en parler et briser ce tabou. Il est temps de sensibiliser toutes les jeunes filles aux mutilations génitales féminines. C'est pourquoi je lance cette pétition pour ouvrir le débat sur le sujet : je demande à la ministre de l'Education d'inclure le sujet de l'excision dans le plan national de sensibilisation aux violences faites aux femmes qui est dispensé dans les établissements scolaires.  Il est vrai que dans certaines écoles, de certaines villes de France (principalement dans les banlieues d'Ile-de-France), les élèves sont sensibilisés à la pratique des mutilations génitales féminines. Cependant, pour briser le tabou, il est nécessaire de sensibiliser les centaines, les milliers de jeunes filles partout en France pour que les victimes ne se sentent plus seules et que celles qui sont à risque comprennent que ce n'est pas normal. Personne ne doit être oublié. J'appelle l'ensemble des signataires à partager le plus largement possible ma pétition, et à se mobiliser pour que cette violence faites aux femmes cesse définitivement en France.

Binta DIALLO
106,221 supporters
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Petitioning Najat Vallaud-Belkacem

Harcèlement scolaire : après les paroles, les actes? Tous concernés, Tous Mobilisés

Notre fille, Marion, n'avait que 13 ans lorsqu'elle a mis fin à ses jours, suite au harcèlement scolaire qu’elle subissait dans son collège. Pendant des mois, elle a été insultée, moquée, mise à l'écart et victimes de brimades. Jusqu'à ce qu'elle ne tienne plus et décide de partir, en laissant derrière elle une lettre qui ne fait aucun doute sur la cause de son geste. Comme Marion, trop d’enfants sont aujourd’hui victimes de harcèlement scolaire : en France, 1 élève sur 10 subit au sein de son école des violences psychologiques ou physiques répétées par d'autres élèves. Comme d'autres familles de victimes, nous avons eu de l'espoir lorsque le 10 février dernier, France 2 a consacré un documentaire sur le sujet "Souffre-douleurs ils se manifestent" qui a démontré à quel point il est urgent d’agir. La plateforme mise en place à l’issue de ce documentaire a permis à près de 8000 victimes de déclarer la nécessité de changer la donne. Même la Ministre de l'Education était sur le plateau pour assurer l'action du gouvernement en ce sens.  Mais depuis cette soirée et après les paroles, les actes manquent à l'appel. Le numéro d'écoute créé pour les enfants est long et impossible à mémoriser. Et quand bien même ce serait le cas, il n'est accessible que pendant les horaires de bureau, du lundi au vendredi. Mais pour nos enfants, le harcèlement n'est pas aux 35 heures... Cela fait bien peu d'actions concrètes de la part de notre Ministre sur le thème du harcèlement alors même qu'elle a dévoilé sa réforme du collège il y a quelques jours.  Ce documentaire a pourtant démontré que harcèlement dont il est question a des conséquences très graves sur les victimes, notamment phobie scolaire, décrochage scolaire, automutilation, conduites à risques (drogues, alcools…) et des suicides d’enfant comme Marion. Trop longtemps nié, ce phénomène ne cesse de s’accroitre, malheureusement, en France, nous manquons cruellement de moyens humains, de campagnes audiovisuelles, de lieu d’écoute et d’accueil pour lutter efficacement contre ce fléau. Depuis des mois, je milite notamment dans les médias pour faire entendre la voix de Marion, également au travers du livre "Marion 13 ans pour toujours" pour  que l’on prenne conscience de ce phénomène dont souffre trop de victimes et leurs familles confrontées à ce fléau.  Mais également avec l’association Marion Fraisse La Main Tendue, qui reçoit chaque jour des demandes d’aide face à l’inertie de l’éducation nationale, au déni collectif. Aujourd'hui encore, il ne nous est renvoyé que ce silence assourdissant, alors il est urgent que le gouvernement réagisse, pour que l’école redevienne un lieu d’épanouissement et non de souffrance. Ce qu'il faut, ce sont des mesures concrètes pour mettre fin à cette omerta, pour que les élèves puissent en parler et savoir quoi faire lorsqu'ils sont confrontés à cette épreuve. Ensemble demandons à la ministre de l'Education :  - de créer sans attendre, comme annoncé lors de cette émission, un numéro court d’aide aux victimes, disponible 7/7 de 9h à minuit,   - de diffuser un guide de lutte contre le harcèlement scolaire disponible à chaque rentrée dans le carnet de liaison de l’élève, - de déployer des moyens humains dans les établissements, notamment en développant des formations terrain auprès des équipes pédagogiques. Libérer la parole et informer sont les meilleures armes pour prévenir et lutter contre le harcèlement scolaire, dont le terreau fertile reste le silence et l'isolement. Tous concernés, tous mobilisés, demandons à Najat Vallaud-Belkacem de faire preuve de courage politique pour faire reculer le harcèlement scolaire. Signez et partagez autour de vous. Nora Fraisse pour l’association Marion Fraisse La Main Tendue

nora FRAISSE
79,729 supporters
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Petitioning L'éducation nationale

MUTEZ-MOI pour être chaque jour auprès de mon enfant handicapé !

Ma fille, Callie MICHEL, est née le 16 septembre 2014. Elle est porteuse du syndrome de VACTER et présente donc plusieurs malformations congénitales. Ma fille est reconnue polyhandicapée auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées. Mon mari et moi sommes tous les deux professeurs des écoles. Mon mari a obtenu sa mutation dans le Morbihan afin de se rapprocher de notre famille pour le bien-être et les soins de notre enfant. Cependant, n'étant pas titulaire, je n'ai pu être mutée et reste donc affectée dans le département des Hauts-de-Seine, à 600 kilomètres de mes 2 enfants et mon mari. Après plusieurs courriers adressés au rectorat de Versailles, à la Direction Académique des Hauts-de-Seine, aux médiateurs de l’Éducation Nationale, aux syndicats, à Madame Najat Vallaud-Belkacem ma mutation à titre exceptionnelle reste REFUSEE. Malgré les divers échanges écrits ou téléphoniques, les interlocuteurs ne prennent même pas la peine de faire semblant d'être informés et concernés, et me font ressentir indifférence et mépris. Aujourd'hui je me bats pour être auprès de mes deux enfants, pour être près de ma fille malade, pour pouvoir l'accompagner à ses rendez-vous médicaux auprès de spécialistes, pour être présente lors de ses interventions chirurgicales, pour lui prodiguer ses soins mais également pour être présente en tant que maman! J'ai besoin de vous pour essayer de faire bouger les choses et pour me rapprocher du domicile familial. Je ne souhaite qu'une chose: exercer mon métier de professeur des écoles dans de bonnes conditions et auprès de ma famille. Pourquoi devrais-je choisir entre mon métier et ma vie de famille ?  Pour les représentants de l’Éducation Nationale avec qui j'ai pu échanger, la seule solution qu'il me reste est : LA DÉMISSION !!! Pour eux, je ne peux obtenir ma mutation puisqu'il me manque 121 jours en poste. Ces absences sont justifiées par un arrêt précoce dû à une grossesse à risques mais également pour me rendre aux rendez-vous médicaux de ma fille et pour être près d'elle lors de ses interventions chirurgicales (5 à l'heure actuelle!) Je trouve cela ridicule de devoir démissionner d'un concours, de perdre mes acquis pour repasser le même concours... Parle-t-on d’Éducation NATIONALE ou d’Éducation ACADÉMIQUE ? Par cette pétition, je souhaite d'une part, obtenir ma mutation et d'autre part, tenter de faire évoluer l'administration au sein de l’Éducation Nationale. En effet, après l'obtention du concours de professeur des écoles, la première année de fonction se déroule en tant que stagiaire. Cela permet de se former et d'être suivi, ce qui est très bien MAIS cela empêche d'effectuer certaines démarches administratives importantes comme les demandes de mutation. Pourquoi un professeur des écoles stagiaire n'aurait-il pas le droit de demander un changement de département ou de demander de terminer son année de stage dans un autre département dans des cas exceptionnels tel que le nôtre ? J'ai fait part à l’Éducation Nationale de ma volonté de tout recommencer mon année de stage et de perdre mon ancienneté et mes échelons mais ils ne veulent rien entendre ! Je suis prête à faire des efforts mais eux non, s'appuyant sur des textes qu'il faut absolument arriver à changer. Je sollicite votre mobilisation pour obtenir ma mutation dans le Morbihan. Je trouve regrettable  que le handicap de ma fille cause la perte de mon emploi et mette fin à ma carrière. SIGNEZ CETTE PETITION SVP.  

Tiphaine PERDOUX
62,492 supporters
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Petitioning Najat Vallaud-Belkacem, Mr Le President De La Republique, Monsieur Pierre Besnard Préfet du Tarn/Garonne, Mr Teullière Mairie de Saint Etienne de Tulmont, Mr Le Prèsident du Conseil Général de Mont...

Je suis gravement malade, mais l'école moi j'en veux.

Je m'appelle Coralie, je viens d'avoir 14 ans. Je pourrais être une enfant comme les autres, aller à l'école, avoir des amies, des loisirs...Mais non, je ne suis pas une enfant "normale"...Je suis atteinte du syndrome Di George depuis ma naissance, qui fait de moi une enfant particulière, sujette à de graves troubles, immunodéficience, septicémies, chimiothérapies, comas, j'ai besoin d'assistance médicale, d'un fauteuil roulant....Je ne me plains pas, tout cela fait partie de ma vie depuis toujours, je ne connais rien d'autre... mais j'aime la vie, les animaux, j'aime dessiner, et surtout apprendre...Pendant 3 ans, ma maladie a été tellement dure que je n'ai pas pu être scolarisée dans une école "normale"...Pendant 3 ans, mes parents se sont battus pour que j'ai droit à un enseignement à domicile...A force de batailler avec l'Education Nationale, nous avons obtenu 6 heures de cours à domicile avec le SAPAD (Service d'Assistance Pédagogique à Domicile), bien que nous en souhaitions 10... Et même si j'ai commencé mon année scolaire avec 2 mois de retard, j'ai pu apprendre à lire en quelques mois grâce à ma merveilleuse maîtresse !J'apprends vite, j'ai tant de choses en retard à accomplir, et j'aime tellement ça !! Malheureusement, mes parents viennent de m'apprendre que pour l'année prochaine, je ne pourrai sans doute pas continuer l'école, une histoire de budget je crois, je ne comprends pas... Peut-être 4 heures, ce n'est même pas sûr... Je suis très triste. Mais moi, ce que je voudrais vraiment, c'est aller à l'école, dans une vraie classe, avec d'autres enfants, et apprendre comme eux et avec eux ! Faire une "rentrée", pour de vrai ! Mais c'est impossible à cause de ma maladie... Cela engagerait mon pronostic vital, comme me l'a dit mon médecin. Alors s'il vous plaît, Madame Najat Vallaud-Belkacem, puisqu'il paraît que c'est vous qui pouvez m'aider, et puisque je ne peux pas aller à l'école, aidez l'école à venir chez moi 10 heures par semaine, et à faire ma rentrée le même jour que les autres enfants ! (Texte écrit par Hélène maman de Coralie) 1/ Informations importantes: Coralie vit en France, mais elle est soignée à Paris et au Canada. C'est le cas de beaucoup d'enfants en France avec des pathologies lourdes de partir en soins à l'étranger. Mais sa scolarisation à bien lieu en France, son pays de résidence. 2/ Informations importantes: Un premier courrier a été envoyé à toutes les autorités compétentes, pour gérer le problème scolaire de Coralie.Pour un dépôt de plainte efficace, nous devons attendre la fin de l'année scolaire en cours. D'ici là ! nous espérons avoir une réponse positive. Sinon..... Sans réponse de la part de l'Etat, Ministre de l'Education Nationale, Inspection Académique de Montauban, Rectorat de Toulouse, Préfecture du Tarn et Garonne, Défenseur des Droits, Tribunal de Grande Instance de Montauban... Nous nous saisirons d'un avocat et une plainte sera déposée en gendarmerie, pour non application de la loi sur le handicap du 11 février 2005, prévoyant la mise en place des moyens humains et financiers pour pallier tous les besoins d'une personne en situation de handicap. Par conséquent notre demande n'est autre que légitime et dans le respect de l'application de la loi. 13 mai 2016 Première réponse ce jour,  par mail de Madame l'Inspectrice ASH de Montauban, qui m'informe que les 6h00 de scolarisation SAPAD de Coralie , seront maintenue pour l'année pour  2016-2017, sans préciser si cela prendra effet a partir du jour, de la rentrée ou comme cette année 2 mois après soit le 16 novembre 2015. Par ailleurs son courrier laisse penser, que nous avons demandé les 4h00 supplémentaires, juste cette semaine alors que je viens de transmettre aux autorités compétentes, mon mail de demande du 7 février 2016, pour cette demande de temps supplémentaire pour l'année entière.  Pour la demande des 4h00 supplémentaires, elle me demande d'inscrire Coralie au Cned alors que les heures de Cned et de Sapad ne sont pas cumulables, mais visiblement elle n'est pas au courant. Sachant qu'avant "les 3 ans sans scolarisation" Coralie était au Cned et pour avoir droit au SAPAD l'éducation nationale de Montauban, nous avait demandé d'annuler son inscription. Nous avons donc refusé la proposition, est maintenu le dépôt de plainte pour le premier jour des vacances scolaires, sans réponse bien sur de Madame Najat Vallaud-Belkacem. Nous n'accepterons pas moins de 10h de SAPAD et nous ne voulons pas de l'école à bas prix pour notre enfant, elle vaut mieux que cela. 23 mai 2016 Le bureau du Défenseur Des Droits a pris contact avec nous, nous attendons la suite. Un premier pas! 6 juin 2016 Le Directeur d'Handicap Ecole (cellule de l'éducation Nationale nous informe que se serait le recteur de Toulouse qui aurait pouvoir de débloquer, la situation, mais ne semble pas vouloir intervenir. Diffusez massivement ce lien: change.org/ScolarisationCoralie Pour aider Coralie dans ses soins: https://association-les-amis-de-coralie.lepotcommun.fr/pot/51jl1t3q   Pour défendre ses droits Coralie recherche un Avocat bénévole: corbec.helene@gmail.com  

Hélène CORBEC
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Petitioning Najat Vallaud-Belkacem

Diffusion du téléfilm "Ne m'abandonne pas" dans les lycées de la République française.

Mercredi 3 février, France 2 a diffusé un téléfilm nommé "Ne m'abandonne pas" narrant le basculement de la vie d'une jeune adolescente de 17 ans, Chama, ayant épousé un jihadiste sur internet qu'elle s'apprête à rejoindre en Syrie. Bouleversant, poignant, juste.. Epousant l'actualité, il dénonce avec force l'obscurantisme et le fanatisme religieux qui semble être le fléau de nos sociétés. Moi-même, lycéen âgé de 18 ans et délégué de mon lycée j'ai eu la chance de voir ce film en classe. Je pense que tous les lycéens comme moi devraient le voir. Par cette action, j'adresse à Madame Najat Vallaud-Belkacem une profonde reconnaissance pour ses actions afin de sensibiliser en tant que Ministre de l'Education Nationale la jeunesse à cette "peste", en terme camusien. Néanmoins, dans l'intérêt de la communauté nationale, pour chaque citoyen fier de porter dans son coeur les valeurs humanistes les plus fondamentales dont nous sommes garants et que nous tenons à préserver dans notre Panthéon, je vous sollicite afin que cette pétition puisse aboutir.  L'humanité est une et indivisible. C'est un appel au bon sens, parce que la vie prévaudra toujours sur la barbarie. Aidons ces jeunes qui se bercent malgré eux, car endoctrinés de façon lâche, dans un idéal erroné. Ce n'est pas le destin qu'ils méritent, mobilisons-nous! L'école de la République est ce lieu où notre identité se forme, où l'on se l'approprie, chacun selon ses sensibilités et ainsi nous devons sensibiliser chacun à découvrir son identité qui ne peut-être conforme à des idéologies haineuses. Merci!

Ruben FARHI
43,039 supporters
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Petitioning François Hollande, Emmanuel Macron, Agnès Saal, Francois Hollande, Manuel Valls, Laurent Fabius, Ségolène Royal, Najat Vallaud-Belkacem, Christiane Taubira, Michel Sapin, Jean-Yves le Drian, Mariso...

40.000 € de taxi : Pour la démission de la présidente de l’INA

En lisant la presse aujourd'hui, j'apprends qu'Agnès Saal, la présidente de l'Institut National de l'Audiovisuel (INA), opérateur public dépendant pour grande partie de l'argent public, a dépensé 40 000€ de taxi en 10 mois et justifie cela par le fait qu'elle n'a pas le permis. Il semble qu'elle n'ait pas non plus de carte de transport. J'apprends en continuant l'article qu'elle a donné « par maladresse » les codes de réservation à son fils, qui a dépensé 6 700€ de taxi en 10 mois ! Donc en gros, en estimant qu'une course coûte 20 euros, cela représente 335 courses, soit une par jour, week-end compris il en va de soi. Maladroitement, donc. Pour la maman (présidente de l'INA), 26 000 euros de dépenses de taxi en 10 mois soit, pour une course à 20€, 4 courses par jour, week-end compris en plus d'un chauffeur personnel attitré pendant toute la semaine.  En dehors des heures de travail du chauffeur personnel, cela veut dire qu'elle cale en moyenne deux taxis le matin avant sa prise de fonction et le soir après qu'il a fini son travail. Et bien très honnêtement, une enquête de l'inspection ne ferait pas de mal pour nous convaincre qu'il n'y pas un peu de perso dans tout ça…  Mais rassurons-nous, la présidente de l'INA annonce qu'elle va rembourser les sommes perso. Il y a deux choses qui me heurtent profondément dans cette histoire devenue pas si banale : - des dirigeants qui se croient au-dessus des lois. On est en effet encore en plein délit d'une élite qui croit en son impunité, comme si rembourser allait effacer le détournement de l'argent public (et donc du notre). - une élite qui vit en planant au-dessus de notre quotidien. Et cela devient insupportable de constater cette ignorance des réalités de millions de citoyens confrontés quotidiennement aux problèmes liés aux transports (coût d'un permis de conduire, transports en communs surchargés, coûts d'achat et d'entretien d'un véhicule). Sauf, que là, on a élu un Président de la République qui annonce une présidence normale, avec des voyages en seconde pour les ministres, alors on voudrait bien que cela s'applique à tous les cadres de la fonction publique et en particulier aux dirigeants des établissements publics. D'autant plus quand on sait que l'INA a eu des problèmes financiers il n'y a pas si longtemps. Et puisque c'est le conseil des ministres qui nomme le ou la présidente de l'INA, nous demandons au Président de la République et à tous ses ministres qui en font parti qu'ils appliquent à l'INA ce qu'ils s'appliquent à eux-même, c'est-à-dire demander la démission de sa Présidente actuelle et la nomination d'un(e) Président(e) normal(e).

Sébastien LOURADOUR
31,573 supporters
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Petitioning Najat Vallaud-Belkacem

"Écoles primaires, gestion secondaire" : répondez à ma lettre ouverte.

Le 30 novembre dernier, j'ai envoyé une lettre ouverte à la Ministre de l'Éducation Nationale, Mme Najat Vallaud-Belkacem, par le biais de son site internet. Cette lettre ouverte relatait mon quotidien dans l'école où je travaillais alors, une réalité qui n'est qu'un exemple révélateur d'une situation d'ensemble alarmante. Je lui demandais d'en prendre la mesure pour l'assumer publiquement. Le jour même, un courrier-type m'est parvenu me confirmant que mon message avait bien été transmis. La lettre ouverte a été relayée par plusieurs médias, et par les internautes sur les réseaux sociaux. Le 4 décembre, j'apprends par un article sur le site d'Europe 1 que la ministre a déclaré avoir lu mon courrier "avec un grand intérêt". Le mardi 7 mars j'ai finalement reçu un courrier de la Ministre m'assurant qu'elle restait mobilisée sur le problème des écoles marseillaises. Sur ce problème du bâti dans les écoles marseillaises, il y a peut-être eu quelques avancées, mais qui peuvent encore n'être que de la poudre aux yeux si les paroles ne sont pas suivies d'actions. En effet, grâce à la mobilisation citoyenne et médiatique, le problème a donc été porté sur le devant de la scène au niveau national. Face au déni municipal, le 4 février, la Ministre de l'Éducation Nationale et le Ministre de la Ville ont ainsi envoyé une circulaire demandant au Préfet de Région et au Recteur d'Académie de dresser un état des lieux des écoles Marseillaises.  Le délai était d'un mois. Entre-temps, quelques travaux d'urgence ont été réalisés dans les écoles qui avaient été le plus médiatisées. À l'heure actuelle rien ne permet d'affirmer que les réactions des pouvoirs publics vont déboucher sur une action cohérente et décisive. La menace existe toujours que la communication politicienne ait réussi à étouffer l'affaire sans régler les problèmes de fond. Les parents, les enseignants et les syndicats sont toujours mobilisés sur la question: mpe13, Manifeste des écoles marseillaises, collectif la Castellane, snuipp, parents d'élèves de l'école Consolat, Saint-Mitre, et bien d'autres encore...   Par ailleurs, concernant l'ensemble des autres problèmes dont je fais état dans ma Lettre ouverte, qui eux sont directement du ressort de notre Ministre, il n'y a eu absolument aucun retour. 
Je maintiens donc cette pétition en ligne. Si vous vous sentez concernés, en tant que parent ou citoyen, merci de lire la lettre et de signer cette pétition pour que nous défendions ensemble la mise en œuvre des valeurs de la République dans les écoles. 
Madame la ministre, par votre non-réponse vous reconnaissez que malgré vos discours, notre Éducation n'est plus Nationale et que vous n'y pouvez plus rien. 
Nous vous demandons d'avoir le courage politique d'assumer la réalité du terrain pour pouvoir agir et offrir à notre société de demain des citoyens égaux et responsables.
  Charlotte Magri

Charlotte MAGRI
20,638 supporters
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Petitioning Najat Vallaud-Belkacem

Pour donner leur place aux femmes dans les programmes de littérature au bac L

Le nouvel auteur au programme de littérature en terminale L est André Gide, avec son roman Les faux monnayeurs. C'est un beau livre, écrit par un auteur important qui mérite d’être étudié. Ce n’est pas lui, le problème.  Mais jamais une auteure femme n’a été au programme de littérature en terminale L. Nous ne demandons pas la parité entre artistes hommes et femmes. Nous aimerions que les grandes écrivaines comme  Marguerite Duras, Mme de Lafayette, Annie Ernaux,  Marguerite Yourcenar, Nathalie Sarraute, Simone de Beauvoir, George Sand, Louise Labé... soient aussi régulièrement un objet d'étude pour nos élèves. A un type de classe composé en majorité de filles et des profs de lettres qui sont majoritairement des femmes, quel message subliminal veut-on faire passer?  Avec Bonnefoy, Jaccottet, Quignard, la littérature contemporaine a souvent été à l’honneur. Mais avec de bons chromosomes Y.  Aux programmes de l’agrégation, de Normale Sup, nous n'observons pas le même problème, les femmes n'y sont pas complètement oubliées. Pourquoi alors cet excès de testostérone précisément en terminale, au bac littéraire? Que veut-on nous signifier symboliquement? L’impossibilité de devenir artiste? Si encore personne n’avait jamais signalé le problème, on aurait pu penser à une forme de négligence étourdie, mais une élève de terminale avait lancé elle-même il y a deux ans une pétition sur ce sujet, qui avait eu un grand retentissement et qui avait recueilli de nombreuses signatures:  http://rue89bordeaux.com/2014/08/petition-place-aux-femmes-les-programmes-scolaires/ A nouveau, nous protestons donc, à la suite de cette lycéenne dont nous renouvelons l'appel, contre le sexisme latent de ces programmes. Marguerite Duras, Mme de Lafayette, Annie Ernaux, Marguerite Yourcenar, Nathalie Sarraute, Simone de Beauvoir, George Sand, Louise Labé et les autres ne sont pas spécialement intéressantes parce qu'elles sont des femmes, mais elles méritent d'être étudiées pour ce qu'elles ont apporté d'essentiel à la littérature et à la société.  

Françoise CAHEN
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Petitioning Geneviève Fioraso

Sauvons l’espace civique du Collège international de philosophie, pour le droit à la philosophie pour tous !

English 日本のDeutschItaliano العربية 中国 Castellano Έλληνες Português Türk Lingala Norsk    Român Kikongo فارسی Nederlands Polski Magyar Association à but non lucratif, reconnue d’intérêt général, le Collège international de philosophie est né en 1983 de la conjugaison d’une volonté politique de l’État français et d’une exigence inconditionnelle de pensée, portée par des intellectuels et des philosophes : parmi eux figuraient François Châtelet, Jacques Derrida, Jean-Pierre Faye et Dominique Lecourt. À côté des institutions d’enseignement supérieur et de recherche, le Collège a toujours tenu ses engagements. Il ne défend aucune philosophie officielle. Il développe ses activités avec des moyens dérisoires, si on les rapporte au nombre et à la qualité de ses productions ainsi qu’à leur impact dans la vie intellectuelle, la philosophie et les sciences humaines. Sans autre condition que l’exigence de penser, il favorise des échanges entre des philosophes, des intellectuels, des écrivains, des scientifiques, des artistes, et avec la société civile. Il participe à la construction d’un espace public où la pensée critique s’exerce et se renouvelle en toute liberté, surmontant les frontières nationales, linguistiques et disciplinaires. L’année dernière, il a offert 720 heures de séminaires publics et gratuits. Il a organisé des colloques, des journées d’études, des débats sur des livres avec leurs auteurs. Avec quatre livraisons par an, sa revue Rue Descartes, entièrement en ligne et en libre accès, voit ses taux de fréquentation grimper.  Le Collège est désormais membre associé de l’Université Paris Lumières, composée des Universités Paris 8 et Paris Ouest Nanterre, le CNRS et d’autres institutions. La dotation de 240.000 euros promise par le Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, via l’Université Paris Lumières n’a finalement pas été versée, sans justification, ce qui place le Collège au bord du dépôt de bilan. Le Collège a instamment besoin de cette somme pour payer quatre salariés de la cellule administrative qui, sans cela, se retrouveront au chômage. Il en a besoin pour son fonctionnement minimal, afin d’appuyer les activités en France et à l’étranger de 50 directeurs de programme non rémunérés. En novembre 2014, si une décision du pouvoir d’État n’intervient pas, le Collège international de philosophie fermera ses portes après 30 ans d’activité et de création au sein de réseaux internationaux solides. Un espace d’expérience, de recherches novatrices et de formation originale disparaîtra. Or existe-il aujourd’hui en France une volonté politique claire, prête à s’engager pour la défense d’une recherche libre et ambitieuse ? Nous demandons le maintien du financement « Recherche » de 240 000 euros par an, qui permet au Collège de fonctionner. Au nom du droit à la philosophie pour toutes et tous, dans une société démocratique, nous demandons aussi la pérennisation des conditions de vie du Collège. Notre souhait est que le Collège, pour de nombreuses années encore, accueille d’autres générations de penseurs, venus du monde entier, œuvrant à la production d’une pensée critique et libre, ouverte à tous. Signez cette pétition pour demander à la ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, Najat Vallaud-Belkacem, de débloquer la subvention qui permet au CIPh de fonctionner ! Et faites signer autour de vous ! L’Assemblée collégiale du Collège international de philosophie collectif@ciph.org Paris, le 17 octobre 2014    

Collège International de Philosophie
18,329 supporters
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Petitioning Marisol Touraine, Francois Hollande, François Hollande, Marisol Touraine, Najat Vallaud-Belkacem, Marisol Touraine

Mutuelles Étudiantes : stop au sacrifice de notre santé ! Les étudiant·e·s veulent une vraie sécurité sociale !

MANIFESTE POUR UNE RÉFORME DE LA SECURITE SOCIALE ETUDIANTE Aujourd'hui, en France, le régime de sécurité sociale étudiant est vétuste, complexe et inefficace.Aujourd'hui, la FAGE, 1ère organisation étudiante, et l'UFC - Que Choisir, 1ère association française de consommateurs, s'unissent pour appeler à une réforme globale de ce régime, dans l'intérêt de tous les étudiants. Parce que l'assurance maladie doit être efficace pour tous, accéder au droit commun est une nécessité pour les étudiants. Créé en 1948 afin de répondre à un besoin spécifique d'après-guerre pour 120 000 étudiants, le régime de sécurité sociale étudiant est devenu vétuste. Aujourd'hui, 2,38 millions d'étudiants subissent ce régime sans qu'il n'ait su s'adapter à l'évolution de leurs besoins en 65 ans. Complexe, le régime de sécurité sociale étudiant est délégué à deux mutuelles étudiantes, mises en concurrence non seulement sur leurs activités commerciales (vente de complémentaires santé), mais aussi pour la gestion du service public de la sécurité sociale étudiante. Les mutuelles étudiantes sont enfin inefficaces et coûteuses : alors qu'elles absorbent plus de 90 millions d'euros de frais de gestion par an, jusqu'à 93 % des appels qu'elles reçoivent ne sont pas traités, et le tiers des étudiants attend plus de 3 mois leur carte Vitale. Cette inefficacité criante détériore l'accès aux soins des étudiants, dont 27 % ont déjà renoncé à voir un médecin et 18 % ne sont pas couverts par une complémentaire santé. Pour mettre fin à un régime de sécurité sociale décrié par les étudiants eux-mêmes, et revenir enfin aux objectifs qui avaient conduits à sa création, les signataires de ce manifeste demandent aux pouvoirs publics : La fin de la délégation de service public aux mutuelles étudiantes et l'intégration des étudiants au régime général de sécurité sociale ; La création au sein de la Caisse nationale d'assurance maladie (CNAM) d'une commission incorporant une représentation étudiante majoritaire, notamment en charge de la politique de prévention à destination des étudiants ; La coordination locale de ces actions de prévention par les CROUS, en partenariat avec les centres de santé universitaires.  

FAGE
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Pour donner leur place aux femmes dans les programmes de littérature au bac L

Madame, Monsieur, Au printemps 2016, vous joigniez votre signature à la pétition initiée par Françoise Cahen, professeure de lettres, qui demandait de «donner leur place aux femmes dans les programmes de littérature au Bac L ». Le 13 mai 2016, je vous avais alors répondu et m’étais engagée auprès de vous à donner des consignes pour que toutes les commissions en charge de l'élaboration de sujets, de sources pédagogiques ou d'énoncés d'examen soient sensibilisées à l'égalité femmes-hommes. Ce 16 mars 2017, le Bulletin Officiel de l’Éducation nationale a publié la liste des œuvres obligatoires inscrites au programme de littérature de la terminale littéraire pour l'année scolaire 2017-2018. Je me réjouis d’y voir "La Princesse de Montpensier" de Madame de Lafayette, au programme du baccalauréat littéraire. Première œuvre publiée, anonymement, par Madame de Lafayette, La Princesse de Montpensier est aussi parmi les premières nouvelles françaises. Rompant avec l'invraisemblance des romans héroïques, l'auteur puise dans l'histoire de la fin du XVIe siècle la matière première de ce court récit qui met en scène, dans un style épuré proche de la chronique, des événements et des personnages le plus souvent réels. Mais tout en prenant appui sur une base historique soigneusement documentée, l'intrigue se déroule dans les marges de l'histoire, empruntant à « l'histoire particulière » des figures ou épisodes mal connus du passé que l'écriture romanesque recrée, développe, voire invente, afin de donner à voir une vérité moins historique que morale. À travers le destin tragique d'une jeune femme qui, déchirée entre son devoir et sa passion amoureuse, préfigure les grandes héroïnes raciniennes autant que La Princesse de Clèves, Madame de Lafayette montre en effet le danger que représentent les passions dans un monde qui, strictement codifié par les règles de bienséance, condamne toute femme qui leur aurait sacrifié sa « vertu » et sa « prudence ». Le cas du baccalauréat littéraire n'était cependant pas isolé : à l'agrégation de lettres, seules deux femmes avaient figuré au programme de littérature du Moyen-Âge depuis 1981. C'est pourquoi, cette année 2017, une auteure, Christine de Pizan, a aussi été retenue au programme de littérature du Moyen-Âge à l’agrégation, la précédente auteure étudiée remontant à 1996 (Marie de France). Je souhaitais vous communiquer cette bonne nouvelle, saluer votre engagement, celui de Françoise Cahen et des 19 832 signataires de la pétition qui ont autant à cœur que moi de donner aux femmes toute la place qu’elles méritent. Très cordialement, Najat Vallaud-Belkacem Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

11 months ago
Au

Mesdames, Messieurs, Vous avez joint votre signature à une pétition contre l’apprentissage d’une langue vivante dès le CP en estimant que cet apprentissage est dommageable à l’apprentissage du français. Je prends donc la plume pour mettre fin à certaines rumeurs et clarifier l’intérêt pour les élèves de ces choix. L'apprentissage précoce d'une langue vivante dans la scolarité permet aux enfants d’obtenir un meilleur niveau à terme dans cette langue, mais aussi de mieux maîtriser le français et même, d’obtenir de meilleurs résultats dans d’autres domaines. Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, il est toujours délicat de raisonner sur le mode de l’exclusion systématique : ce n’est pas l’un ou l’autre, mais l’un et l’autre. La complémentarité est une force. Ça n’est d’ailleurs pas un hasard si la grande majorité des pays européens a fait ce choix, en débutant souvent à 6, 7 ou 8 ans la première langue vivante. En France, cette idée n’est pas nouvelle. En 1989, la première langue vivante fait son apparition dans nos écoles primaires en CM1 et CM2. Puis, au fil des années, les choses se sont ancrées : en 1995, François Bayrou crée « l’initiation aux langues vivantes » avec une première sensibilisation dès le CE1 ; en 2006, la pratique d’une langue vivante entre dans le socle commun des connaissances et compétences des cycles 2 et 3. Je poursuis donc cette dynamique en avançant la première langue vivante dès le CP et la deuxième langue vivante dès la 5e, une mesure que j’ai annoncée dès le mois de mars 2015. Quant à la maîtrise du français par les élèves, elle constitue évidemment, et, pour tout, dire, naturellement, la préoccupation centrale de la ministre de l’Éducation Nationale que je suis. De cette maîtrise dépend l’ensemble des apprentissages futurs, et j’entends et je partage vos inquiétudes sur ce sujet. C’est justement pour cette raison que dès mon arrivée au ministère de l’Éducation nationale, je me suis attelée à renforcer cet apprentissage. Le nouveau programme de français de l’école élémentaire, qui entrera en vigueur à la rentrée 2016, bénéficie à ce titre d’horaires renforcés en Français : en plus des 10 heures hebdomadaires consacrées au français du CP au CE2, 10 heures supplémentaires, prenant appui sur l’ensemble des champs disciplinaires, sont consacrées à des activités quotidiennes d’oral, de lecture et d’écriture. Dans les nouveaux programmes de français des cycles 2 et 3, la priorité à la maîtrise du langage se traduira par exemple par un entraînement quotidien à des travaux d’écriture et de dictée et la lecture à haute voix à l'école élémentaire. Ce sont des évolutions fondamentales que j’ai souhaitées. Enfin, vous m’interpellez sur l’enseignement de l’arabe. Propos tronqués ou volontairement mal interprétés, je veux ici mettre les choses au clair. L’enseignement de l’arabe existe en France depuis des années, il prend plusieurs formes. Quelques rares écoles le proposent sous la forme d’un enseignement de langue vivante au même titre que l’anglais, l’allemand ou l’espagnol. J’ai souhaité que l’offre de langues vivantes proposée aux élèves et à leurs parents à l’école élémentaire soit diversifiée : aujourd’hui, 91% des élèves apprennent l’anglais. A la rentrée, 1000 écoles supplémentaires proposeront de l’allemand, 80 de l’espagnol, 30 de l’italien, 20 du chinois, 15 de l’arabe, 10 du russe, 5 du portugais… La diversité des langues vivantes enseignées en France est une des forces de notre système scolaire. Par ailleurs, près de 50.000 élèves apprennent l’arabe à travers les ELCO, les enseignements de langue et de culture d’origine. Ces ELCO ont vu le jour dans les années 1970, lorsque la France accueillait de nombreux travailleurs migrants (arabe, turc, serbe, croate, italien, espagnol, portugais…). Cet enseignement, complémentaire aux 24 heures hebdomadaires de cours, est assuré par des personnels des pays partenaires dans le cadre de conventions bilatérales. Aucun de mes prédécesseurs ne s’était attelé à ce dossier alors même que tout le monde reconnaît qu’il fallait les faire évoluer. L’objectif est de créer des enseignements internationaux de langues étrangères et de passer d'un enseignement de « langues d'origine » à un enseignement de « langues étrangères ». Désormais, les personnels qui assureront ces enseignements seront forcément enseignants, maîtriseront systématiquement le français ; ils seront intégrés à l’équipe pédagogique, inspectés et mettront en œuvre des programmes de langues étrangères validés par le ministère français. C’est une véritable transformation que j’ai engagée car je préfère un cadre républicain pour l'apprentissage de l'arabe que le maintien d'un statu quo lié à des accords de 1970 dont tout le monde réclamait l'évolution. Vous le voyez, loin des caricatures dont ces débats font l’objet, nous renforçons l’apprentissage du français et des langues vivantes et nous donnons un cadre républicain à l’enseignement de langues étrangères. Il n’y a donc pas, contrairement à ce que vos propos laissent entendre, un remplacement de l’enseignement du français par l’enseignement de l’arabe. Il n’y a pas, non plus, d’obligation concernant l’apprentissage de l’arabe. Il y a par contre une réelle volonté politique d’apporter une réponse profondément républicaine aux questions soulevées par cet enseignement, et de rompre avec une passivité coupable qui n’a que trop duré. Vous trouverez plus d’informations sur le site du ministère à la rentrée 2016 : http://www.education.gouv.fr/cid102888/-infographies-l-apprentissage-des-langues-vivantes-a-la-rentree-2016.html Bien cordialement, Najat Vallaud-Belkacem Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

2 years ago
Non à l'enseignement de l'arabe dès le CP

Mesdames, Messieurs, Vous avez joint votre signature à une pétition contre l’apprentissage d’une langue vivante dès le CP en estimant que cet apprentissage est dommageable à l’apprentissage du français. Je prends donc la plume pour mettre fin à certaines rumeurs et clarifier l’intérêt pour les élèves de ces choix. L'apprentissage précoce d'une langue vivante dans la scolarité permet aux enfants d’obtenir un meilleur niveau à terme dans cette langue, mais aussi de mieux maîtriser le français et même, d’obtenir de meilleurs résultats dans d’autres domaines. Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, il est toujours délicat de raisonner sur le mode de l’exclusion systématique : ce n’est pas l’un ou l’autre, mais l’un et l’autre. La complémentarité est une force. Ça n’est d’ailleurs pas un hasard si la grande majorité des pays européens a fait ce choix, en débutant souvent à 6, 7 ou 8 ans la première langue vivante. En France, cette idée n’est pas nouvelle. En 1989, la première langue vivante fait son apparition dans nos écoles primaires en CM1 et CM2. Puis, au fil des années, les choses se sont ancrées : en 1995, François Bayrou crée « l’initiation aux langues vivantes » avec une première sensibilisation dès le CE1 ; en 2006, la pratique d’une langue vivante entre dans le socle commun des connaissances et compétences des cycles 2 et 3. Je poursuis donc cette dynamique en avançant la première langue vivante dès le CP et la deuxième langue vivante dès la 5e, une mesure que j’ai annoncée dès le mois de mars 2015. Quant à la maîtrise du français par les élèves, elle constitue évidemment, et, pour tout, dire, naturellement, la préoccupation centrale de la ministre de l’Éducation Nationale que je suis. De cette maîtrise dépend l’ensemble des apprentissages futurs, et j’entends et je partage vos inquiétudes sur ce sujet. C’est justement pour cette raison que dès mon arrivée au ministère de l’Éducation nationale, je me suis attelée à renforcer cet apprentissage. Le nouveau programme de français de l’école élémentaire, qui entrera en vigueur à la rentrée 2016, bénéficie à ce titre d’horaires renforcés en Français : en plus des 10 heures hebdomadaires consacrées au français du CP au CE2, 10 heures supplémentaires, prenant appui sur l’ensemble des champs disciplinaires, sont consacrées à des activités quotidiennes d’oral, de lecture et d’écriture. Dans les nouveaux programmes de français des cycles 2 et 3, la priorité à la maîtrise du langage se traduira par exemple par un entraînement quotidien à des travaux d’écriture et de dictée et la lecture à haute voix à l'école élémentaire. Ce sont des évolutions fondamentales que j’ai souhaitées. Enfin, vous m’interpellez sur l’enseignement de l’arabe. Propos tronqués ou volontairement mal interprétés, je veux ici mettre les choses au clair. L’enseignement de l’arabe existe en France depuis des années, il prend plusieurs formes. Quelques rares écoles le proposent sous la forme d’un enseignement de langue vivante au même titre que l’anglais, l’allemand ou l’espagnol. J’ai souhaité que l’offre de langues vivantes proposée aux élèves et à leurs parents à l’école élémentaire soit diversifiée : aujourd’hui, 91% des élèves apprennent l’anglais. A la rentrée, 1000 écoles supplémentaires proposeront de l’allemand, 80 de l’espagnol, 30 de l’italien, 20 du chinois, 15 de l’arabe, 10 du russe, 5 du portugais… La diversité des langues vivantes enseignées en France est une des forces de notre système scolaire. Par ailleurs, près de 50.000 élèves apprennent l’arabe à travers les ELCO, les enseignements de langue et de culture d’origine. Ces ELCO ont vu le jour dans les années 1970, lorsque la France accueillait de nombreux travailleurs migrants (arabe, turc, serbe, croate, italien, espagnol, portugais…). Cet enseignement, complémentaire aux 24 heures hebdomadaires de cours, est assuré par des personnels des pays partenaires dans le cadre de conventions bilatérales. Aucun de mes prédécesseurs ne s’était attelé à ce dossier alors même que tout le monde reconnaît qu’il fallait les faire évoluer. L’objectif est de créer des enseignements internationaux de langues étrangères et de passer d'un enseignement de « langues d'origine » à un enseignement de « langues étrangères ». Désormais, les personnels qui assureront ces enseignements seront forcément enseignants, maîtriseront systématiquement le français ; ils seront intégrés à l’équipe pédagogique, inspectés et mettront en œuvre des programmes de langues étrangères validés par le ministère français. C’est une véritable transformation que j’ai engagée car je préfère un cadre républicain pour l'apprentissage de l'arabe que le maintien d'un statu quo lié à des accords de 1970 dont tout le monde réclamait l'évolution. Vous le voyez, loin des caricatures dont ces débats font l’objet, nous renforçons l’apprentissage du français et des langues vivantes et nous donnons un cadre républicain à l’enseignement de langues étrangères. Il n’y a donc pas, contrairement à ce que vos propos laissent entendre, un remplacement de l’enseignement du français par l’enseignement de l’arabe. Il n’y a pas, non plus, d’obligation concernant l’apprentissage de l’arabe. Il y a par contre une réelle volonté politique d’apporter une réponse profondément républicaine aux questions soulevées par cet enseignement, et de rompre avec une passivité coupable qui n’a que trop duré. Vous trouverez plus d’informations sur le site du ministère à la rentrée 2016 : http://www.education.gouv.fr/cid102888/-infographies-l-apprentissage-des-langues-vivantes-a-la-rentree-2016.html Bien cordialement, Najat Vallaud-Belkacem Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

2 years ago
L'enseignement de l'arabe dès le CP. Pour nous, c'est non !

Mesdames, Messieurs, Vous avez joint votre signature à une pétition contre l’apprentissage d’une langue vivante dès le CP en estimant que cet apprentissage est dommageable à l’apprentissage du français. Je prends donc la plume pour mettre fin à certaines rumeurs et clarifier l’intérêt pour les élèves de ces choix. L'apprentissage précoce d'une langue vivante dans la scolarité permet aux enfants d’obtenir un meilleur niveau à terme dans cette langue, mais aussi de mieux maîtriser le français et même, d’obtenir de meilleurs résultats dans d’autres domaines. Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, il est toujours délicat de raisonner sur le mode de l’exclusion systématique : ce n’est pas l’un ou l’autre, mais l’un et l’autre. La complémentarité est une force. Ça n’est d’ailleurs pas un hasard si la grande majorité des pays européens a fait ce choix, en débutant souvent à 6, 7 ou 8 ans la première langue vivante. En France, cette idée n’est pas nouvelle. En 1989, la première langue vivante fait son apparition dans nos écoles primaires en CM1 et CM2. Puis, au fil des années, les choses se sont ancrées : en 1995, François Bayrou crée « l’initiation aux langues vivantes » avec une première sensibilisation dès le CE1 ; en 2006, la pratique d’une langue vivante entre dans le socle commun des connaissances et compétences des cycles 2 et 3. Je poursuis donc cette dynamique en avançant la première langue vivante dès le CP et la deuxième langue vivante dès la 5e, une mesure que j’ai annoncée dès le mois de mars 2015. Quant à la maîtrise du français par les élèves, elle constitue évidemment, et, pour tout, dire, naturellement, la préoccupation centrale de la ministre de l’Éducation Nationale que je suis. De cette maîtrise dépend l’ensemble des apprentissages futurs, et j’entends et je partage vos inquiétudes sur ce sujet. C’est justement pour cette raison que dès mon arrivée au ministère de l’Éducation nationale, je me suis attelée à renforcer cet apprentissage. Le nouveau programme de français de l’école élémentaire, qui entrera en vigueur à la rentrée 2016, bénéficie à ce titre d’horaires renforcés en Français : en plus des 10 heures hebdomadaires consacrées au français du CP au CE2, 10 heures supplémentaires, prenant appui sur l’ensemble des champs disciplinaires, sont consacrées à des activités quotidiennes d’oral, de lecture et d’écriture. Dans les nouveaux programmes de français des cycles 2 et 3, la priorité à la maîtrise du langage se traduira par exemple par un entraînement quotidien à des travaux d’écriture et de dictée et la lecture à haute voix à l'école élémentaire. Ce sont des évolutions fondamentales que j’ai souhaitées. Enfin, vous m’interpellez sur l’enseignement de l’arabe. Propos tronqués ou volontairement mal interprétés, je veux ici mettre les choses au clair. L’enseignement de l’arabe existe en France depuis des années, il prend plusieurs formes. Quelques rares écoles le proposent sous la forme d’un enseignement de langue vivante au même titre que l’anglais, l’allemand ou l’espagnol. J’ai souhaité que l’offre de langues vivantes proposée aux élèves et à leurs parents à l’école élémentaire soit diversifiée : aujourd’hui, 91% des élèves apprennent l’anglais. A la rentrée, 1000 écoles supplémentaires proposeront de l’allemand, 80 de l’espagnol, 30 de l’italien, 20 du chinois, 15 de l’arabe, 10 du russe, 5 du portugais… La diversité des langues vivantes enseignées en France est une des forces de notre système scolaire. Par ailleurs, près de 50.000 élèves apprennent l’arabe à travers les ELCO, les enseignements de langue et de culture d’origine. Ces ELCO ont vu le jour dans les années 1970, lorsque la France accueillait de nombreux travailleurs migrants (arabe, turc, serbe, croate, italien, espagnol, portugais…). Cet enseignement, complémentaire aux 24 heures hebdomadaires de cours, est assuré par des personnels des pays partenaires dans le cadre de conventions bilatérales. Aucun de mes prédécesseurs ne s’était attelé à ce dossier alors même que tout le monde reconnaît qu’il fallait les faire évoluer. L’objectif est de créer des enseignements internationaux de langues étrangères et de passer d'un enseignement de « langues d'origine » à un enseignement de « langues étrangères ». Désormais, les personnels qui assureront ces enseignements seront forcément enseignants, maîtriseront systématiquement le français ; ils seront intégrés à l’équipe pédagogique, inspectés et mettront en œuvre des programmes de langues étrangères validés par le ministère français. C’est une véritable transformation que j’ai engagée car je préfère un cadre républicain pour l'apprentissage de l'arabe que le maintien d'un statu quo lié à des accords de 1970 dont tout le monde réclamait l'évolution. Vous le voyez, loin des caricatures dont ces débats font l’objet, nous renforçons l’apprentissage du français et des langues vivantes et nous donnons un cadre républicain à l’enseignement de langues étrangères. Il n’y a donc pas, contrairement à ce que vos propos laissent entendre, un remplacement de l’enseignement du français par l’enseignement de l’arabe. Il n’y a pas, non plus, d’obligation concernant l’apprentissage de l’arabe. Il y a par contre une réelle volonté politique d’apporter une réponse profondément républicaine aux questions soulevées par cet enseignement, et de rompre avec une passivité coupable qui n’a que trop duré. Vous trouverez plus d’informations sur le site du ministère à la rentrée 2016 : http://www.education.gouv.fr/cid102888/-infographies-l-apprentissage-des-langues-vivantes-a-la-rentree-2016.html Bien cordialement, Najat Vallaud-Belkacem Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

2 years ago
Au CP, on apprend le Français !

Mesdames, Messieurs, Vous avez joint votre signature à une pétition contre l’apprentissage d’une langue vivante dès le CP en estimant que cet apprentissage est dommageable à l’apprentissage du français. Je prends donc la plume pour mettre fin à certaines rumeurs et clarifier l’intérêt pour les élèves de ces choix. L'apprentissage précoce d'une langue vivante dans la scolarité permet aux enfants d’obtenir un meilleur niveau à terme dans cette langue, mais aussi de mieux maîtriser le français et même, d’obtenir de meilleurs résultats dans d’autres domaines. Dans ce domaine, comme dans bien d’autres, il est toujours délicat de raisonner sur le mode de l’exclusion systématique : ce n’est pas l’un ou l’autre, mais l’un et l’autre. La complémentarité est une force. Ça n’est d’ailleurs pas un hasard si la grande majorité des pays européens a fait ce choix, en débutant souvent à 6, 7 ou 8 ans la première langue vivante. En France, cette idée n’est pas nouvelle. En 1989, la première langue vivante fait son apparition dans nos écoles primaires en CM1 et CM2. Puis, au fil des années, les choses se sont ancrées : en 1995, François Bayrou crée « l’initiation aux langues vivantes » avec une première sensibilisation dès le CE1 ; en 2006, la pratique d’une langue vivante entre dans le socle commun des connaissances et compétences des cycles 2 et 3. Je poursuis donc cette dynamique en avançant la première langue vivante dès le CP et la deuxième langue vivante dès la 5e, une mesure que j’ai annoncée dès le mois de mars 2015. Quant à la maîtrise du français par les élèves, elle constitue évidemment, et, pour tout, dire, naturellement, la préoccupation centrale de la ministre de l’Éducation Nationale que je suis. De cette maîtrise dépend l’ensemble des apprentissages futurs, et j’entends et je partage vos inquiétudes sur ce sujet. C’est justement pour cette raison que dès mon arrivée au ministère de l’Éducation nationale, je me suis attelée à renforcer cet apprentissage. Le nouveau programme de français de l’école élémentaire, qui entrera en vigueur à la rentrée 2016, bénéficie à ce titre d’horaires renforcés en Français : en plus des 10 heures hebdomadaires consacrées au français du CP au CE2, 10 heures supplémentaires, prenant appui sur l’ensemble des champs disciplinaires, sont consacrées à des activités quotidiennes d’oral, de lecture et d’écriture. Dans les nouveaux programmes de français des cycles 2 et 3, la priorité à la maîtrise du langage se traduira par exemple par un entraînement quotidien à des travaux d’écriture et de dictée et la lecture à haute voix à l'école élémentaire. Ce sont des évolutions fondamentales que j’ai souhaitées. Enfin, vous m’interpellez sur l’enseignement de l’arabe. Propos tronqués ou volontairement mal interprétés, je veux ici mettre les choses au clair. L’enseignement de l’arabe existe en France depuis des années, il prend plusieurs formes. Quelques rares écoles le proposent sous la forme d’un enseignement de langue vivante au même titre que l’anglais, l’allemand ou l’espagnol. J’ai souhaité que l’offre de langues vivantes proposée aux élèves et à leurs parents à l’école élémentaire soit diversifiée : aujourd’hui, 91% des élèves apprennent l’anglais. A la rentrée, 1000 écoles supplémentaires proposeront de l’allemand, 80 de l’espagnol, 30 de l’italien, 20 du chinois, 15 de l’arabe, 10 du russe, 5 du portugais… La diversité des langues vivantes enseignées en France est une des forces de notre système scolaire. Par ailleurs, près de 50.000 élèves apprennent l’arabe à travers les ELCO, les enseignements de langue et de culture d’origine. Ces ELCO ont vu le jour dans les années 1970, lorsque la France accueillait de nombreux travailleurs migrants (arabe, turc, serbe, croate, italien, espagnol, portugais…). Cet enseignement, complémentaire aux 24 heures hebdomadaires de cours, est assuré par des personnels des pays partenaires dans le cadre de conventions bilatérales. Aucun de mes prédécesseurs ne s’était attelé à ce dossier alors même que tout le monde reconnaît qu’il fallait les faire évoluer. L’objectif est de créer des enseignements internationaux de langues étrangères et de passer d'un enseignement de « langues d'origine » à un enseignement de « langues étrangères ». Désormais, les personnels qui assureront ces enseignements seront forcément enseignants, maîtriseront systématiquement le français ; ils seront intégrés à l’équipe pédagogique, inspectés et mettront en œuvre des programmes de langues étrangères validés par le ministère français. C’est une véritable transformation que j’ai engagée car je préfère un cadre républicain pour l'apprentissage de l'arabe que le maintien d'un statu quo lié à des accords de 1970 dont tout le monde réclamait l'évolution. Vous le voyez, loin des caricatures dont ces débats font l’objet, nous renforçons l’apprentissage du français et des langues vivantes et nous donnons un cadre républicain à l’enseignement de langues étrangères. Il n’y a donc pas, contrairement à ce que vos propos laissent entendre, un remplacement de l’enseignement du français par l’enseignement de l’arabe. Il n’y a pas, non plus, d’obligation concernant l’apprentissage de l’arabe. Il y a par contre une réelle volonté politique d’apporter une réponse profondément républicaine aux questions soulevées par cet enseignement, et de rompre avec une passivité coupable qui n’a que trop duré. Vous trouverez plus d’informations sur le site du ministère à la rentrée 2016 : http://www.education.gouv.fr/cid102888/-infographies-l-apprentissage-des-langues-vivantes-a-la-rentree-2016.html Bien cordialement, Najat Vallaud-Belkacem Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

2 years ago
Diffusion du téléfilm "Ne m'abandonne pas" dans les lycées de la République française.

Mesdames, Messieurs, Vous avez été nombreux à apporter votre soutien à la pétition de Ruben FARHI demandant la diffusion du téléfilm "Ne m’abandonne pas" dans les lycées. Ce téléfilm, réalisé par Xavier Durringer et diffusé le 3 février dernier, par France Télévisions retrace le parcours d’une adolescente et son enrôlement dans le djihadisme. En présentant avec pédagogie l’impuissance des parents face au basculement de leur fille, "Ne m’abandonne pas" permet de faire comprendre aux téléspectateurs la complexité de la lutte contre la radicalisation des jeunes qui veulent rejoindre la Syrie. J’ai tenu à apporter mon soutien à cette pétition. "Ne m’abandonne pas" (1) est aujourd’hui à la disposition des professeurs et CPE gratuitement grâce au réseau Canopé, opérateur du ministère et à la production du téléfilm. Des fiches accompagnent ce téléfilm et permettent une exploitation avec les lycéens. Il participe des ressources mises à disposition des personnels sur le site Les valeurs de la République (2) que j’ai voulu dans le cadre de la Grande mobilisation de l’École pour les valeurs de la République. J’assisterai à une projection de ce téléfilm mardi 24 mai à l’Assemblée nationale. Face au phénomène de radicalisation, l’École doit être le garant de l’émancipation du jeune pour qu’il soit en mesure de discerner les dangers, pour lui-même et pour les autres des discours extrémistes. La maîtrise de la langue française, l’enseignement de l’histoire, de la géographie des grands enjeux géopolitiques, mais aussi du nouvel enseignement moral et civique ou encore de l’éducation aux médias et à l’information jouent ce rôle. Le parcours citoyen renforce la transmission de la citoyenneté et la formation de l’esprit critique en mobilisant différents champs disciplinaires. De même, nous avons produit et diffusé à tous les personnels un livret en ligne Prévenir la radicalisation des jeunes (3) en février 2015. Ce livret permet de lister des signaux faibles qui croisés et cumulés peuvent indiquer une situation de radicalisation. Il permet aux personnels de faire remonter au numéro vert Stop djihadisme (0 800 005 696) et à leurs inspecteurs d’académie les élèves qu’ils soupçonnent d’être en voie de radicalisation. Les établissements scolaires assurent également un suivi des jeunes scolarisés en voie de radicalisation. Des cellules de veille dans les établissements sont mises en place au besoin. Pilotées par le chef d'établissement, elles travaillent en lien avec le référent académique "radicalisation" et les cellules de suivi préfectorales pour assurer une continuité scolaire et une réinsertion par l'école. Enfin, ce phénomène de radicalisation étant évolutif, la formation est importante. Dans le cadre des formations nationales, chaque trimestre, les référents académiques "radicalisation" sont réunis. Aux échelles académique et départementale se développent de nombreuses formations organisées soit par l’Éducation nationale, soit par d’autres acteurs et nos personnels y sont conviés. Bien cordialement, Najat Vallaud-Belkacem Ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (1) https://www.reseau-canope.fr/ne-mabandonne-pas/ (2) https://www.reseau-canope.fr/les-valeurs-de-la-republique.html (3) http://cache.media.eduscol.education.fr/file/Prevention_radicalisation/20/2/prevention_livret_567202.pdf

2 years ago
Pour donner leur place aux femmes dans les programmes de littérature au bac L

Madame, Monsieur, Vous avez souhaité à travers votre signature attirer mon attention sur la pétition "Pour donner leur place aux femmes dans les programmes de littérature du bac L." La question de la place des femmes, de leur image, est pour moi essentielle. J’ai porté ce combat au ministère des Droits des femmes et je le poursuis au sein du ministère de l’Éducation nationale. J’ai ainsi souhaité que les éditeurs de manuels scolaires pour la scolarité obligatoire apportent une attention soutenue à ne pas porter ou conforter des stéréotypes préjudiciables à l’égalité filles-garçons, en novembre dernier : http://www.najat-vallaud-belkacem.com/2015/10/07/manuels-scolaires-le-ministere-engage-dans-la-lutte-contre-les-stereotypes/. J’ai aussi, depuis ma prise de fonction, souhaité parvenir peu à peu à une plus grande parité dans les postes de recteurs : http://www.najat-vallaud-belkacem.com/2016/03/02/mouvement-de-rectrices-et-recteurs-dacademie-vers-une-plus-grande-parite/ Votre revendication s’inscrit totalement dans mon combat et il me semble important d’y apporter une réponse. Depuis 2002, la commission en charge du choix des œuvres inscrites aux programmes de littérature de la série littéraire n’a pas mis à l’étude une seule œuvre d’une auteure. Depuis 2012, le programme de l’enseignement de littérature en classe de terminale de la série L fixe deux domaines d’étude choisis pour l’amplitude et la variété des champs d’investigation qu’ils autorisent. Un programme limitatif d’œuvres, en lien avec chacun de ces domaines, fait l’objet d’une publication au Bulletin officiel de l’Éducation nationale (BOEN). Ce programme est renouvelé par moitié tous les ans et constitue un ancrage à la réflexion sur le domaine étudié. La commission prend en compte plusieurs critères dans le choix des œuvres : des critères d’ordre littéraire et esthétique, la longueur des textes, l’accessibilité et la difficulté des œuvres pour les élèves de terminale dans la perspective de l’examen, les choix effectués les années précédentes pour varier les approches (genres et périodes). Je souhaite que désormais la place respective des auteures et des auteurs soit ajoutée à ces critères afin que les œuvres des auteures femmes puissent être étudiées. Un travail de sensibilisation sera par ailleurs mené afin que ce critère soit aussi retenu dans le choix des textes sélectionnés pour les sujets d’examens. Vous pouvez compter sur ma détermination et mon engagement pour donner aux femmes toute leur place. Très cordialement, Najat Vallaud-Belkacem Ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

2 years ago
Excision : brisons le tabou, parlons-en à l'école !

Mesdames, Messieurs, La pétition de Mme Binta DIALLO, concernant la sensibilisation et la lutte contre le recours à l’excision, connaît un important succès. En tant que ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche mais aussi en tant qu’ancienne ministre des Droits des femmes, je soutiens les initiatives qui peuvent contribuer à briser le tabou autour de ces pratiques. Les mutilations sexuelles féminines sont une violation des droits fondamentaux des filles et des femmes. Elles sont une atteinte à leur intégrité physique. L’excision et l’infibulation notamment, sont des crimes punis par la loi. L’engagement de la France dans la lutte contre ces pratiques est permanent. J’ai dans mes anciennes fonctions souhaité donner plus d’ampleur aux actions concernant les mutilations sexuelles féminines, à travers le 4ème plan interministériel de lutte contre les violences faites aux femmes défini en novembre 2013 : actions d’information et de sensibilisation du grand public et des professionnels sur les mutilations sexuelles féminines ; consolidation du partenariat de l’Etat avec le Groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles, des mariages forcés et autres pratiques traditionnelles néfastes à la santé des femmes et des enfants ; prise en compte des mutilations sexuelles féminines par la plateforme 39.19 depuis le 1er janvier 2014 de manière à améliorer l’information aux victimes. Cet engagement a été consolidé le 4 juillet 2014 par la loi de ratification, que j’ai portée au Parlement, de la convention d’Istanbul du conseil de l’Europe. Cette convention énonce qu’aucun acte de violence à l’encontre d’une femme ne peut être justifié par "la culture, la coutume, la religion, la tradition ou le prétendu honneur" et a permis de renforcer la sanction pénale encourue par ceux qui contraignent au mariage forcé et aux mutilations sexuelles. Évidemment, l’école a également un rôle en matière de prévention et de lutte contre les violences sexistes et sexuelles. Des actions de sensibilisation sont mises en œuvre dans le cadre des séances consacrées, dans les écoles, collèges et lycées, à l’éducation à la sexualité et à l’information sur les violences. Ces pratiques peuvent également être abordées lors de séances relatives à l’information et à la sensibilisation sur l'enfance maltraitée et les violences intra-familiales à caractère sexuel. Pour le personnel enseignant, un guide ressources intitulé "Comportements sexistes et violences sexuelles : prévenir, repérer et agir" (1) a été réalisé par mon ministère, en lien avec le ministère chargé des Droits des femmes. Les mutilations sexuelles féminines sont explicitement traitées dans ce guide pour sensibiliser les personnels à cette question. Par ailleurs, j’ai sensibilisé l’ensemble des recteurs, inspecteurs d’académie et chefs d’établissements par courrier du 8 avril 2016, spécifiquement consacré à cette question, ainsi qu’à celle du mariage forcé. La démarche de Mme DIALLO s’inscrit totalement dans ma volonté de prévenir et de lutter contre ces pratiques. Vous pouvez compter sur mon engagement pour que l’École sensibilise toujours plus de professionnels et d’élèves afin de prévenir cette violence inadmissible. Bien cordialement, Najat Vallaud-Belkacem Ministre de l’Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (1) https://www.reseau-canope.fr/fileadmin/user_upload/Projets/Plan_egalite_filles-garcons/Violences_sexuelles_Guide-PDF_2014_Canope_370029.pdf

2 years ago
MUTEZ-MOI pour être chaque jour auprès de mon enfant handicapé !

Mesdames, Messieurs, Vous avez été nombreux à apporter votre soutien à la pétition de Mme Tiphaine PERDOUX, professeur-stagiaire dans les Hauts-de-Seine. Mme PERDOUX et M. MICHEL sont les parents d’une enfant souffrant du syndrome de Vacher. La petite Callie MICHEL souffre de plusieurs malformations et a déjà été opérée à plusieurs reprises. M. MICHEL est professeur des écoles dans le Morbihan et vit avec ses deux enfants. Mme PERDOUX, qui est professeur des écoles stagiaire dans les Hauts-de-Seine, souhaite naturellement rejoindre sa famille en Bretagne. L’Éducation nationale s’organise, aux niveaux académique et national, pour étudier chaque situation individuelle et prendre des décisions avec la plus grande bienveillance. Néanmoins, je connais les difficultés que rencontrent parfois les enseignants lors de ces procédures de mutation. La situation de cette famille m’a touchée et cette demande m'a parue légitime. J’ai donc fait procéder à une intervention à titre exceptionnel, afin que Mme PERDOUX puisse finir son stage dans l’académie de Rennes. Les recteurs des académies de Versailles et de Rennes vont organiser ce transfert dans les jours qui viennent. Je tiens à apporter tout mon soutien à Mme PERDOUX et M. MICHEL et espère que cette décision rendra leur quotidien moins difficile. Bien cordialement, Najat Vallaud-Belkacem Ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

2 years ago
Harcèlement scolaire : après les paroles, les actes? Tous concernés, Tous Mobilisés

Mesdames, Messieurs, Vous avez été nombreux à apporter votre soutien à la pétition de Nora Fraisse pour aller plus loin dans la lutte contre le harcèlement à l'école. Ce jeudi 5 novembre, j'ai souhaité organiser la première journée nationale pour dire Non au harcèlement et mobiliser très largement toute la société autour de cette cause essentielle. A cette occasion, j'ai dévoilé plusieurs mesures importantes que vous souteniez à travers cette pétition. Un numéro à 4 chiffres, le 3020, est mis en place. Afin d'anticiper les nombreux appels, j'ai décidé d'augmenter les crédits accordés à l'association. C'est un numéro gratuit, il est ouvert du lundi au vendredi de 9h à 18h (en dehors des jours fériés). Je sais que vous réclamiez par ailleurs une augmentation de la durée dans la journée, mais les tests menés par l’association ont démontré que cela n'augmentait pas le nombre des appels et que pour maximiser les résolutions de cas, il valait mieux concentrer les écoutants sur les heures de semaine. Enfin, contrairement à ce que certaines informations laissaient entendre, le numéro est ouvert pendant les vacances à l’exception d’une semaine à Noël et d’un mois en été (15 juillet au 15 août.). Je vous précise que ce numéro n’est pas un simple numéro d’écoute. Il enclenche une procédure de prise en charge locale par le référent départemental « harcèlement ». Ce référent fait le lien entre la famille et l‘établissement pour aider à la résolution de la situation de harcèlement. Un nouveau clip réalisé par Mélissa Theuriau pour les 7-11 ans sera diffusé gracieusement sur de nombreuses chaînes de télévision et dans les salles de cinéma pour toucher un maximum d'élèves de primaire. Vous réclamiez aussi la diffusion d’un guide à tous les établissements. Le ministère de l'Education nationale en lien avec les associations avait élaboré plusieurs guides. Ceux-ci ont été rénovés et sont accessibles à cette adresse : http://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/ressources/guides. J’ai adressé un message à l’ensemble des personnels de l’Education nationale afin qu’ils puissent avoir connaissance de ces ressources. Je vous signale également les protocoles de prise en charge des situations de harcèlement et les fiches à destination des familles, des élèves et des professionnels : http://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/ressources. Pour aller toujours plus loin dans la formation des personnels, j'ai fixé des objectifs ambitieux au ministère: 1500 formateurs formeront 300 000 personnes d'ici la fin 2016. Un module de formation en ligne (m@gistère) pour le 1er degré a par ailleurs été mis en ligne. Vous trouverez des informations complémentaires relatives aux actions que nous menons sur le nouveau site dédié, http://education.gouv.fr/nonauharcelement Bien cordialement, Najat Vallaud-Belkacem Ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche

2 years ago