Decision Maker

Jean-Luc Moudenc

  • Maire de Toulouse

Maire de Toulouse depuis 2014, et de 2004 à 2008. Président de Toulouse Métropole et président de l'Association des Grandes Villes de France. Ancien député de la troisième circonscription de la Haute-Garonne de 2012 à 2014.


Does Jean-Luc Moudenc have the power to decide or influence something you want to change? Start a petition to this decision maker.Start a petition
Petitioning Jean-Luc Moudenc

Ne touchez pas à la gratuité pour les chômeurs et les seniors, ni à la carte jeune

Jean Luc Moudenc, ne touchez pas à la carte  senior, ni à la carte jeune, ni à la gratuité pour les chômeurs! Depuis prés d'un demi siècle, à Toulouse la gratuité des transports en commun pour les seniors, les chômeurs et la carte jeunes et étudiants à 10€ est un fait acquis. A la grande satisfaction de l'ensemble, de la population toulousaine, SMTC-Tisséo effectue  chaque jour chaque jour 240 000 déplacements. Cette politique a changé la vie des toulousain(e)s, le centre ville est devenu piétonnier, et beaucoup plus attractif, de moins en moins de personnes prennent leur voiture pour se déplacer dans notre ville. Toulouse est citée en exemple pour sa convivialité, sa qualité de vie, et son réseau de transport en commun performant et peu coûteux, c'est un atout essentiel de l'attractivité de Toulouse, qui est une des trois villes préférées de nos compatriotes. Votre prédécesseur a fait réaliser une étude par Tisséo, qui montrait, que la gratuité totale des transports comme à Aubagne, serait possible, car l'accroissement de la mobilité dans l'agglomération toulousaine, générerait des recettes qui compenseraient  largement le manque à gagner pour Tisséo, l'expérience de Colommiers contribuera à préciser les conditions  à remplir pour passer à la gratuité. Toulousain(e)s, signez la pétition touche pas à la carte sénior, à la gratuité pour les chômeurs ni à la carte jeune et étudiant, et demandez la gratuité des transports en commun pour chaque toulousaine, et toulousain, ouvrons ainsi un débat citoyen dans nos quartiers et le dialogue avec Jean Luc Moudenc et son équipe... Collectif  des toulousain(e)s pour la gratuité des transports les habitantes et habitantes du grand Toulouse, les étudiantes et étudiants, les seniors,  les chômeurs

Jean Bachelerie
11,430 supporters
Petitioning Jean-Luc Moudenc

Pour la valorisation de la place Saint Sernin de Toulouse et la sauvegarde de son site archéologique bimillénaire

Aujourd’hui à Toulouse,…  il existe un projet d’aménagement urbain de la place Saint Sernin de Toulouse, et des sondages de terrain ont été réalisés durant tout l’été en vue d’un projet d’aménagement urbain de la place Saint Sernin, permettant la découverte de deux chapiteaux romans exceptionnels et d'une plaque funéraire rare (entre autres).  Ce projet affecte un site archéologique riche de plus de deux mille ans d’histoire répartis sur plusieurs mètres d’épaisseur : une nécropole païenne et paléo-chrétienne de la fin de l’Antiquité et du Haut-Moyen Age, - les vestiges d’une première église paléo-chrétienne - des éléments de construction de la grande église romane actuelle - des éléments du cloître et des bâtiments de l’abbaye détruits après la révolution française,… C’est tout un pan de l’histoire de Toulouse qui pourrait renaître, depuis l’Antiquité jusqu’au siècle dernier. Or le projet d’aménagement urbain…. semble déjà préétabli sans tenir compte de cette richesse patrimoniale et pourrait entraîner la destruction des premières couches archéologiques.   Pétition à Monsieur le Maire  C’est donc pour cet enjeu que nous demandons à Monsieur Jean-Luc MOUDENC, maire de TOULOUSE, au vu du projet actuel d’aménagement de la place Saint Sernin par la municipalité : - que soient réalisées des fouilles archéologiques approfondies sur l’ensemble du site, et pas seulement les sondages d’évaluation réalisés cet été. En faire l’économie serait une perte irréparable en raison de la destruction des vestiges sous-jacents. Nous demandons également une autre approche du projet d'aménagement, de façon à : - mettre en valeur les vestiges du cloître et de l’abbaye et les intégrer dans un ensemble cohérent avec la Basilique et un indispensable musée de l'œuvre, - garantir la transmission de ce patrimoine inestimable aux générations futures et prendre en compte la nécessité de protéger la basilique contre tous risques de dégradations (urgence de restaurer la façade ouest) ou de vandalisme (importance de maintenir le rôle protecteur des grilles du XIXème siècle). Cet ensemble deviendrait pour Toulouse un atout majeur pour son classement au patrimoine mondial de l'UNESCO. Collectif Sauvegarde St Sernin 36 rue Gatien Arnoult 31000 Toulouse Pour en savoir plus : (1) Le site du collectif:Site web du Collectif (2) Le projet de la municipalité : Article Actu Cote Toulouse du 13 Sept. 2016 Article Actu Cote Toulouse du 20 Sept. 2016 Presentation du projet par la Mairie de Toulouse Décryptage du projet de la Mairie par la SAMF (3) Le projet du « Grand Saint Sernin » que nous soutenons: Plaquette présentant le projet Grand Saint Sernin de la SAMF  

Collectif Sauvegarde Saint-Sernin
5,241 supporters
Closed
Petitioning Jean-Luc Moudenc

Non à la vente du centre culturel Croix Baragnon de Toulouse

Quel sort la municipalité de Toulouse va-t-elle réserver à l’offre culturelle (expositions, concerts, ateliers de pratique artistique), liée à ce lieu municipal, ouvert depuis 1966 sous Malraux et tellement emblématique, qu’est le Centre Culturel Croix Baragnon ? Souhaite-t-elle la désertification de la Culture en centre-ville ? Suite à l’article de la Dépêche du Midi du 15 novembre dernier qui nous a alertés et dans la perspective de la mise en délibération de la vente de cet immeuble situé dans le quartier Saint-Étienne, Nous, usagers, artistes, adhérents aux ateliers, vous exprimons notre vive inquiétude quant au devenir de cette structure, ce malgré les timides et vagues assurances de votre communiqué de presse du 6/12/2016. Invoquer un coût de restauration et de mise aux normes (certes nécessaire) insurmontable pour nos finances municipales, apparaît comme un alibi irrecevable pour justifier une cession irréversible de ce bien immobilier, propriété de la commune depuis 120 ans et symbole de la Culture dans notre ville … au moment où Toulouse prépare une candidature pour le classement au Patrimoine Mondial de L’UNESCO ! Il est grand temps d’ouvrir le débat au nom de cette « démocratie participative » que nous devrions tous partager en tant que citoyens. Nous tenons par cette pétition à vous signifier notre ferme opposition à ce projet de vente mené jusqu’ici en toute discrétion. Non ! un tel lieu ne peut être livré au seul profit immobilier, sans mettre en péril une offre culturelle accessible à tous, créatrice, autour de l’Art, de ses pratiques et de ses expressions, d’un lien social. Nous espérons vivement que notre contestation soit entendue: elle vous exprime tout l’attachement du public toulousain au Centre culturel Croix Baragnon réunissant l’Espace d’exposition d’Art Contemporain, la Salle Bleue ouverte à toutes les musiques, les ateliers de Gravure et de Céramique ; il est un maillon essentiel dans le réseau culturel toulousain (manifestations telles que le Printemps de Septembre, Graphéïne, Traverses Vidéo, Toulouse d’été ; institutions partenaires telles que le Conservatoire de Toulouse et l’ISDAT) et de surcroît soutien important à la création locale et régionale !

Collectif Croix Baragnon
4,050 supporters
Closed
Petitioning Guillaume Pepy, Elizabeth Borne, nicolas hulot, Christian Estrosi, Jean Claude Gaudin, Alain Juppé, Renaud Muselier, Carole Delga, Alain ROUSSET, Philippe Saurel, Jean-Luc Moudenc, Hubert Falco, Da...

Sauvons le Nice Bordeaux !

A partir du 10 décembre 2017, la SNCF a décidé de supprimer la seule et unique liaison directe (sans changement) qui relie la côte d'Azur à l'Occitanie et l'Aquitaine. L'historique train "Le Grand Sud" Nice Bordeaux via Les Arcs, Toulon, Marseille, Montpellier, Toulouse et Agen n'aura pas résisté à la grande braderie du rail ! C'est inadmissible. Le train Intercité 4659 (départ Bordeaux 10h34 / arrivée Nice 19h39) sera terminus Marseille tout comme l'Intercité 4760 (départ Nice 10h22 arrivée Bordeaux 19h26). Les nombreuses familles, Seniors, étudiants... qui empruntent cette relation d'équilibre du territoire devront changer de train à Marseille ce qui allongera un temps de parcours déjà conséquent à cause de la politique du tout TGV. De plus, changer de train est une contrainte supplémentaire pour les usagers (bagages...) surtout en cas de retards qui entraîneront inévitablement des ruptures de correspondances. Il s'agit d'un nouveau pas vers la fin du service public ferroviaire que souhaite accélérer le président macron. Ce mauvais choix entraînera un report de voyageurs vers d'autres moyens de transport moins écologique. Qu'en pense Nicolas Hulot ? Cette suppression des intercites direct est un nouveau coup dur pour la région de Nice qui est desservie par de moins en moins de trains vers Marseille et au delà (suppression du tgv Nice/Lille, suppression des trains de nuits Nice/Strasbourg, Nice/Paris, Nice/Bordeaux/Irun, Nice/Luxembourg, Nice/Nantes...) La stratégie de Guillaume Pepy (Président de la SNCF) et de l'Etat vise à démanteler le service public SNCF jusqu'à son imminente privatisation qui "ferait baisser les prix avec l'ouverture à la concurrence"... LOL ! Le vendredi 15 décembre, l'application mobile SNCF recommande un trajet Nice/Bordeaux via Paris en TGV à 138,50 euros avec un temps de trajet de 8h56 (changement de gare contraignant à Paris + achat du ticket de métro ou taxi). Pourtant le 1er decembre, l'intercites direct Nice/Bordeaux n'est pas encore supprimé (suppression le 10 décembre) et coûte 70 euros pour un temps de trajet de 9h04. 68,50 euros de difference pour 8 min de moins de trajet, c'est de l'escroquerie en bande organisée !En passant par Paris en TGV, les usagers payeront plus cher pour gaver le groupe Vinci et financer le tout TGV. (7,8 milliards d'euros garanti par l'état au groupe Vinci pour l'investissement dérisoire de 772 millions d'euros lors de la création de la ligne grande vitesse tours/Bordeaux - partenariat public privé).   Dites non à la suppression des intercites direct Nice/Bordeaux 4659 et 4760 en signant cette pétition. Interpellons les Maires des communes desservies, Guillaume Pepy et la ministre des transports ! Les Cheminots comme les Usagers et Citoyens sont concernés. Moins de trains c'est moins de travail pour les Cheminots et plus de chômage !  Pétition des syndicats CGT des Cheminots de Marseille et de Nice

CGT Cheminots Marseille
3,754 supporters
Petitioning Conseil départemental Haute-Garonne, Jean-Luc Moudenc, GEORGES MERIC, Carole Delga, Mairie de Toulouse, Conseil régional Occitanie, Toulouse Métropôle

Collectivités locales d'Occitanie :vos missions auprès des plus précaires avant Notre Dame

Nous, Citoyen·ne·s, associations et collectifs de soutiens aux personnes en situation de précarité, avons appris avec étonnement puis colère, que les Collectivités de notre territoire ont donné avec tant de générosité l'argent dédié aux populations dont ils ont la charge... pour Notre Dame de Paris. Un monument certes important, mais qui dépend d'autres autorités. Ainsi, le Conseil Régional d'Occitanie a promis 1.5 millions d'Euros, le ConseilDépartemental de la Haute-Garonne, 1 million d'euros et la ville de Toulouse et Toulouse Métropole, 1 million d'euros également. Nous, citoyen·ne·s et associations demandons à chacune de ces Collectivités d'annuler leur promesse de dons et de dédier cet argent public aux secteurs sanitaires et sociaux dont elles ont la charge.Le Conseil Régional est responsable des domaines de la formation et de l'aide à la scolarité (bourses, aides financières, Écoles de la deuxième chance...)Le Conseil Départemental est responsable de l'Aide sociale à l'Enfance et des familles avec enfants en bas âge. Or, les structures sociales sont débordées par les besoins et fonctionnent avec des budgets trop bas.  le bilan est dramatique :• des centaines d'enfants à la rue à Toulouse ;• pour la première fois en 2018, des sorties sèches de maternité, des nourrissons se retrouvent à la rue ;• les mineur·e·s isolé·e·s étangers laissés à la rue ;• les jeunes placé·e·s sous l'autorité de l'ASE qui se retrouvent à la rue et sansaccompagnement le jour de leurs 18 ans ;• des enfants en danger dans leur famille non pris en charge faute de moyens ;• des travailleuses et travailleurs sociaux épuisés et qui n'ont pas les moyens de mettre en oeuvre leurs missions.Le Conseil Départemental finance également les Politiques Publiques pour les personnes âgées et les personnes en situation de handicap. Deux populations qui vivent dans une précarité grandissante et dont les prises en charge sont limitées, faute de moyens. Enfin, la Mairie et la Métropole ont en charge le CCAS (Centre Communal d'Action Sociale), la Petite Enfance, la Politique de la Ville auprès des quartiers prioritaires...La Veille Sociale, dont fait partie le 115, dépend du CCAS par délégation de l'État.Le 115 est en grève régulièrement pour dénoncer des politiques absurdes en matière d'hébergement. Faute de moyens encore, l'équipe est réduite au strict minimum et ne peut répondre qu'à 6% des appels des personnes sans solution d'hébergement. Le pôle hôtel est saturé et 3 salarié·e·s doivent gérer 1400 personnes. A côté de ça :• Ces collectivités baissent chaque année un peu plus leurs financements aux associations, à l'exemple de « La Case de Santé » pour laquelle la Mairie de Toulouse a presque divisé par deux la dotation en 4 ans.• Les expulsions reprennent, les fins de prises en charge hôtelières commencent, les centres d’hébergement d'urgence hivernaux ferment, avec des centaines de personnes remises à la rue. Tous ces secteurs sont connus pour fonctionner avec trop peu de moyens. Les travailleuses et travailleurs du Social et du Sanitaire ainsi que les associations et les personnes accompagnées font des demandes de financements régulièrement. Il leur est répondu que les Collectivités n'ont plus les moyens.Les situations d'urgence nécessitant des moyens exceptionnels sont quotidiennes : une personne en situation de handicap n'ayant pas de place en institution avant des années, 90% des personnes qui appellent le 115 laissées à la rue, des familles qui ne mangent pas à leur faim, des personnes âgées lavées une fois par semaine par manque de temps et de personnel…Dans ce contexte actuel, où de plus en plus de personnes sont en situation de grande précarité et où les pouvoirs publics se désengagent chaque année un peu plus, comment peuvent-ils décemment donner des millions pour reconstruire un bâtiment parisien,alors qu'ils ne mènent pas à bien leurs missions sur leur territoire ?Cette levée de fonds instantanée prouve bien que le manque de crédits alloués à la prise en compte des plus fragiles relève bien d’un choixpolitique, et non d’un manque réel de ressources. NOUS DEMANDONS QUE CET ARGENT PUBLIC SOIT REDISTRIBUÉ AUXPERSONNES VIVANT CES DRAMES DU QUOTIDIEN.ET NOUS ENCOURAGEONS CHAQUE CITOYEN-NE-S À EXIGER LA MÊME CHOSE SUR SON TERRITOIRE. Collectifs Signataires de l'appel : - Luttes Sociales Toulouse- Droit Au Logement (DAL) 31- Collectif d'Entraide et D'Innovation Sociale (Cédis)- Goutte de Vies- Collectif Enfance 31- Groupement Pour la défense du travail Social (GPS)- Case de Santé- Sud Santé Sociaux- Sud Collectivités Territoriales- Ligue des Droits de l'Homme TOULOUSE            - Handi-Social.                                                            - RESF 31                                                                      - FCPE 31                                                                      - Construire        

Luttes Sociales TOULOUSE
3,080 supporters
Petitioning Jean-Luc Moudenc, Jean-Michel Lattes

Sauvons nos platanes!

Pour la création de la future ligne C du métro, la société TISSEO envisage d'abattre 50 PLATANES sur les allées François Verdier et d’y installer une méga-station, à l'image de celle de Jean Jaurès. Si ce projet aboutissait, nous aurions de moins en moins d’espace vert au cœur de la ville. Toulouse est une ville étouffante l’été. Le Grand Rond n'étant pas toujours ouvert au public, cette allée de platanes centenaires est constamment accessible à tous. Les enfants, les personnes âgées, les animaux domestiques, tous seraient affectés durablement si les platanes étaient abattus. En outre, cette magnifique allée, qui aboutit au Monument aux morts, fait partie de notre patrimoine historique. Si elle était abattue, l'unité esthétique de ce site serait gravement endommagée. A Londres, Berlin, ou dans les pays nordiques, les espaces verts sont au cœur des villes modernes qui savent respecter la nature tout en construisant autour des espaces boisés déjà existant. Toulouse est bien plus au sud de sorte que la nécessité d'avoir des espaces verts arborés est d'autant plus grande. Les platanes en question ne sont aucunement atteints par la maladie du chancre coloré. Leur destruction ne peut donc être justifiée par cet argument. Celles et ceux qui souhaitent être tenus informé.e.s, envoyez un courriel à asso.sauvonsnosarbres@gmail.com  

Association "Sauvons Nos Arbres", courriel asso.sauvonsnosarbres@gmail.com
2,722 supporters
Petitioning Tisseo-SMTC

Pour une 3e ligne métro-politaine et optimisée à Toulouse

Toulouse, 4ème métropole de France, s'apprête à faire face à 500 000 nouveaux déplacements par jour d'ici dix ans. Pour répondre à la fois aux enjeux de développement durable et pour renforcer l'attractivité économique de l'agglomération, un projet de 3ème ligne de métro a été proposé aux toulousains aux élections municipales de 2014. Habitués à la performance, la capacité et le confort des deux lignes de métro A et B existantes, et conscients des problèmes de congestion qui les pénalisent quotidiennement, les toulousains ont accueilli favorablement cette initiative. Cette 3ème ligne de métro avait vocation à relier l'Ouest (Colomiers) et l'Est (Labège ou Saint-Orens) de la métropole en desservant la gare Matabiau, future gare TGV, et les quartiers péri-centraux mal desservis aujourd'hui : Côte Pavée, Guilhemery, Saint-Aubin, Amidonniers, Ponts-Jumeaux, Sept-Deniers, Purpan. Fin 2014, ce projet de 3e ligne de métro a été nommé « Toulouse Aerospace Express » (TAE). Deux ans plus tard, le projet TAE lancé par Tisséo-SMTC, l'autorité organisatrice des transports de Toulouse, ignore ces quartiers très peuplés et substitue au projet transport un projet urbain ou plutôt immobilier : construire de zéro de véritables pans entiers de ville dans des zones peu denses (Fondeyre, La Vache). Le tracé validé par les électeurs toulousains en 2014 n'a donc plus rien à voir avec celui qui est en passe d'être validé en 2017. Pour éviter de relancer des travaux dans le centre-ville et pour gagner du temps, Tisséo estime qu'il vaut en effet mieux créer de toute pièce l'urbanisation de 2050 plutôt que de répondre aux besoins de mobilités de 2020. Plutôt que d'apporter des solutions dans les secteurs où cela est nécessaire aujourd'hui, les techniciens de Tisséo estiment qu'il est plus facile de relocaliser à la fois emplois et habitants dans des zones nouvelles à « requalifier ». Autrement dit, la nouvelle ligne de métro TAE desservira des zones 10 à 15 fois moins denses qu'aux Amidonniers, à Guilhemery ou à Saint-Aubin (rue Adonis à Fondeyre par exemple) tandis que les usagers des lignes les plus fréquentées aujourd'hui (Linéo 1 ex-ligne 16,  lignes 10, 22 ou 38) devront quant à eux se contenter du bus pour les cinquante prochaines années ! Nous pensons qu'il s'agit là d'une grave erreur, au mieux susceptible de compromettre la réalisation effective du projet, au pire d'obérer sérieusement l'avenir de l'agglomération eu égard aux coûts du programme pour le contribuable (2,5 milliards d'euros dont les 3/4 par l'emprunt). Usagers Tisséo, actifs, retraités, étudiants, spécialistes des transports, ingénieurs, architectes de tous horizons : à l'occasion du débat public qui s'est tenu de septembre à décembre 2016 par la CNDP, nous avons créé un collectif citoyen pour faire émerger non pas une critique du bien fondé du projet global, mais bien pour défendre des propositions constructives, argumentées et détaillées. Nous partageons les objectifs de Tisséo pour une bonne part du tracé (Montaudran, Côte Pavée, Matabiau Euro Sud Ouest, Sept-Deniers, Colomiers). Pour autant, nous portons des propositions d'optimisation qui nous semblent plus qu'essentielles pour la réussite d'ensemble du projet Toulouse Aerospace Express : Desservir des quartiers péri-centraux de Toulouse non desservis (Amidonniers, Ponts-Jumeaux, Sept-Deniers, Saint-Aubin Colombette, Guilhemery Camille Pujol, Côte Pavée, Malepère) plutôt que de Toulouse Lautrec, La Vache et Fondeyre ; Optimiser le réseau existant : correspondance métro-tram à Purpan et ses 3 000 emplois plutôt qu'au carrefour Jean Maga, correspondance ligne B-TAE à Jeanne d'Arc plutôt que François Verdier ; Desservir finement la 2ème ville de Haute-Garonne, Colomiers, et ses 40 000 habitants (3 stations au lieu d'une seule prévue par Tisséo) ; Desservir finement le Sud-est de l'agglomération, très congestionné (Palays, Labège, Montaudran, Malepère et ses 8 000 logements prévus d'ici 2030 dans un secteur route de Revel déjà passablement saturé) avec le prolongement de la ligne B vers Labège et vers Montaudran ; Créer 4 arrêts supplémentaires hors de Toulouse pour faire de TAE une ligne métro-politaine ; Desservir des pôles générateurs insuffisamment accessibles aujourd'hui (CHU Purpan, UT1 Capitole, place St-Pierre, Airbus Colomiers etc.) ; Connecter non seulement les pôles économiques entre eux mais aussi les lieux de savoir, de culture, de loisirs pour faire de TAE non pas « la ligne de l'économie » mais « la ligne de tous les toulousains » ; Privilégier les projets urbains déjà lancés plutôt que d'en proposer de nouveaux : les exemples de la Cartoucherie, Borderouge ou Andromède montrent bien que le temps long de l'urbanisme ne coïncide pas avec le temps court des transports ; Réduire la ligne de 26 à 22km pour avoir un tracé plus direct Matabiau-Aéroport en correspondance avec la ligne T2 (Purpan : 10min des Arènes, 10min de l'aéroport de Blagnac) ; Permettre un temps de trajet réduit de 42 à 37 minutes en proposant une desserte radiale du centre-ville et non une tangentielle : il aura fallu 100 ans pour que Paris puisse avoir une vraie ligne de métro en rocade (ligne 15 du Grand Paris Express), il est illusoire de penser que Toulouse pourrait se le permettre en 25 ans (inauguration de la ligne A en 1993) ; Rajouter 6 à 7 stations et réduire la distance entre deux arrêts (800m contre 1,5km envisagé par Tisséo) : pour une meilleure intermodalité et accessibilité, pour une desserte plus fine sans perdre de temps de trajet et pour capter de nouveaux usagers ; Faire mieux avec moins : 2 090M€ contre 2 520M€. Notre proposition, plus directe et donc moins coûteuse, permet de financer plus de stations et donc de permettre au plus grand nombre de bénéficier de la nouvelle ligne de métro. Au cours du débat public qui s'est tenu de septembre à décembre 2016, notre collectif a défendu ses propositions et a réclamé qu'elles soient étudiées. En vain. Nous constatons que nos arguments ne sont pas entendus par le maître d’ouvrage Tisséo-SMTC, son président Jean-Michel Lattes et le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc. À tous ceux qui estiment que le projet de troisième ligne de métro tel qu’il est proposé aujourd’hui doit être modifié pour intégrer les besoins d'aujourd'hui, rejoignez-nous et signez cette pétition en ligne. Tous ensemble, nous pèserons sur les arbitrages qui seront faits. Les habitants des quartiers de Colomiers, des Amidonniers, des Chalets, des Ponts-Jumeaux, de Purpan, de Matabiau, de Guilheméry, de Saint-Aubin Colombette ou de Malepère ne doivent pas être laissés de côté par ce projet, qui s’il est optimisé, pourra pleinement bénéficier durablement à la métropole. Parlez-en autour de vous et diffusez cette pétition : plus nous serons nombreux, plus nous pèserons sur les décisions. Vous pouvez rester anonyme et cela ne prend que quelques secondes.  Oui à une 3e ligne Toulouse Aerospace Express métro-politaine et optimisée !

Collectif citoyen en faveur d'une 3e ligne métro-politaine pour Toulouse
1,677 supporters
Petitioning Jean-Luc Moudenc

Pour que la place de l'Europe à Toulouse reste intacte

"Rider" est un mot anglais désignant à l'origine un cavalier ou un cycliste, mais qui est également utilisé aujourd'hui pour qualifier un pratiquant de sports extrêmes ou de sports de glisse (Wikipédia) Nous, les riders de Toulouse, apprenons que la place de l’Europe va être l’objet de construction d’école et de résidences dans les années à venir et nous nous opposons fermement à ce projet. Nous souhaitons que la place de l’Europe reste telle quelle. Nous sommes une grande communauté de riders à Toulouse : patineurs, longboarders, skateurs, cyclistes… et la place de l’Europe est un lieu privilégié pour pratiquer nos activités. Il n’existe pas de lieu plus adapté. Tous les jours, ce sont des skateurs, des patineurs qui se retrouvent sur la place de l’Europe et passent de bons moments ensemble. Nous faisons de cette place un lieu convivial, joyeux, créant du lien social. Ce sont également ces mots qui vont si bien à notre ville rose. Nous représentons la culture urbaine de Toulouse et aussi sa jeunesse, les sports de glisse attirant les jeunes, pratiquants ou non. La place de l’Europe est aussi un lieu d’entraînement pour certains riders qui aiment pratiquer pour atteindre un bon niveau. Ce sont eux qui ensuite participeront à des compétitions et représenteront Toulouse.  Nous souhaitons que la place de l’Europe soit un lieu public, ouvert à tous, et que sa large superficie puisse permettre à tout le monde de pratiquer ses activités (artistiques, sportives...) quand il le souhaite.  En empêchant à ses habitants d’avoir accès à un lieu public pour les activités sportives et ludiques, Toulouse se tire simplement une balle dans le pied.

Marie FICHEUX
1,547 supporters
Ouverture de Primark: NON À L'INDUSTRIE DESTRUCTRICE DE LA MODE #TOULOUSENESTPASÀVENDRE

Madame, Monsieur, C’est avec attention que j’ai pris connaissance de la pétition que vous avez publiée. A sa lecture, je mesure votre engagement en faveur des initiatives locales pour une économie territorialisée. Pour autant, vous le savez, en raison du principe de la liberté du commerce et de l’industrie, je n’ai pas le pouvoir d’interdire l’implantation d’une telle franchise en centre-ville de Toulouse. Aussi ai-je fait part de votre démarche à Madame Christine LOIZY, Directrice Générale de Primark France SAS, puisque vous accusez son magasin de vendre des articles fabriqués dans des conditions contestables. Pour ma part, comme vous abordez la question plus générale des enjeux sociaux et environnementaux des grandes entreprises, ainsi que la nécessité de mettre en place des actions en faveur d’une transition écologique, je tiens à vous apporter certaines informations qui peut-être vous permettront de réviser vos affirmations simplistes sur le mode « vous vendez notre ville à des firmes aux politiques prédatrices, antisociales et climaticides ». Croyez bien que nous sommes conscients de cette nécessité. Ainsi, le Plan Climat Air Energie Territorial de Toulouse Métropole, adopté le 28 juin 2018, est un projet territorial de développement durable, outil opérationnel de coordination de la transition énergétique, de lutte contre le changement climatique et d’adaptation du territoire. A ce titre, la Collectivité se positionne comme animatrice territoriale de la transition énergétique en faisant interagir toutes les catégories d’acteurs concernés et à toutes les échelles : Europe, Région, grandes agglomérations régionales, collectivités voisines, rencontres des communes métropolitaines. Elle permet à la société civile de la Métropole d’être actrice du Plan Climat (citoyens, associations, entreprises) par le repérage et le soutien des initiatives, des appels à projets, des trophées d’initiative, et de tous types d’acteurs et la mise en œuvre d’un plan éducation à l’environnement et au développement durable. Toulouse Métropole anime les instances permettant d’accélérer la transition énergétique par une part contributive des acteurs. Elle participe à des réseaux et des projets pour contribuer à la solidarité internationale que vous appelez de vos vœux. Je vous invite donc à prendre connaissance du Plan Climat Air Energie de Toulouse Métropole et son projet d’actions 2018-2023, et en particulier l’axe 5 de la stratégie, en consultant le site Internet de Toulouse Métropole : toulouse-metropole.fr, onglet « développement durable ». Telles sont les précisions que je tenais à vous apporter. Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs. Jean-Luc MOUDENC

8 months ago
Ouverture de Primark: NON À L'INDUSTRIE DESTRUCTRICE DE LA MODE #TOULOUSENESTPASÀVENDRE

Madame, Monsieur, C’est avec attention que j’ai pris connaissance de la pétition que vous avez publiée. A sa lecture, je mesure votre engagement en faveur des initiatives locales pour une économie territorialisée. Pour autant, vous le savez, en raison du principe de la liberté du commerce et de l’industrie, je n’ai pas le pouvoir d’interdire l’implantation d’une telle franchise en centre-ville de Toulouse. Aussi ai-je fait part de votre démarche à Madame Christine LOIZY, Directrice Générale de Primark France SAS, puisque vous accusez son magasin de vendre des articles fabriqués dans des conditions contestables. Pour ma part, comme vous abordez la question plus générale des enjeux sociaux et environnementaux des grandes entreprises, ainsi que la nécessité de mettre en place des actions en faveur d’une transition écologique, je tiens à vous apporter certaines informations qui peut-être vous permettront de réviser vos affirmations simplistes sur le mode « vous vendez notre ville à des firmes aux politiques prédatrices, antisociales et climaticides ». Croyez bien que nous sommes conscients de cette nécessité. Ainsi, le Plan Climat Air Energie Territorial de Toulouse Métropole, adopté le 28 juin 2018, est un projet territorial de développement durable, outil opérationnel de coordination de la transition énergétique, de lutte contre le changement climatique et d’adaptation du territoire. A ce titre, la Collectivité se positionne comme animatrice territoriale de la transition énergétique en faisant interagir toutes les catégories d’acteurs concernés et à toutes les échelles : Europe, Région, grandes agglomérations régionales, collectivités voisines, rencontres des communes métropolitaines. Elle permet à la société civile de la Métropole d’être actrice du Plan Climat (citoyens, associations, entreprises) par le repérage et le soutien des initiatives, des appels à projets, des trophées d’initiative, et de tous types d’acteurs et la mise en œuvre d’un plan éducation à l’environnement et au développement durable. Toulouse Métropole anime les instances permettant d’accélérer la transition énergétique par une part contributive des acteurs. Elle participe à des réseaux et des projets pour contribuer à la solidarité internationale que vous appelez de vos vœux. Je vous invite donc à prendre connaissance du Plan Climat Air Energie de Toulouse Métropole et son projet d’actions 2018-2023, et en particulier l’axe 5 de la stratégie, en consultant le site Internet de Toulouse Métropole : toulouse-metropole.fr, onglet « développement durable ». Telles sont les précisions que je tenais à vous apporter. Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs. Jean-Luc MOUDENC

8 months ago
Stop aux rodéos urbains à Toulouse !

Madame, Monsieur, J’ai pris note de vos remarques et je vous remercie de m’en avoir fait part, ce qui me permet de vous répondre. Dans votre pétition, vous demandez aux autorités locales de faire respecter la loi et l’ordre républicain. Je tiens à vous préciser que je ne suis pas resté inactif dans ce domaine. De nombreux Toulousains m’ayant signalé des phénomènes de rodéos au sein de leur quartier, j’avais adressé, le 11 octobre 2017, un courrier à Monsieur Gérard COLLOMB, alors Ministre de l’Intérieur, pour connaître les mesures que le Gouvernement envisageait de prendre pour limiter les nuisances des rodéos de quads et de deux-roues dans certains quartiers de Toulouse. Pour votre parfaite information, vous trouverez copie de cette intervention en pièce jointe. J’avais également informé de cette démarche les Députés Jean-Luc LAGLEIZE, Elisabeth TOUTUT-PICARD, Corinne VIGNON et la Sénatrice Brigitte MICOULEAU, en leur demandant de bien vouloir porter au niveau national cette problématique. Je peux vous indiquer qu’avec l’adoption de la loi n° 2018-701 du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les rodéos motorisés, les conducteurs sont désormais passibles d’une peine d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende, pouvant aller jusqu’à 75 000 euros d’amende et cinq ans d’emprisonnement si l’auteur des faits a consommé de l’alcool ou des stupéfiants. Le texte crée également le délit d’incitation au rodéo et prévoit la confiscation obligatoire des véhicules ayant servi à commettre des infractions ainsi que l’annulation du permis de conduire pour une durée maximale de trois ans. Ce nouveau dispositif légal devrait permettre d’apporter une réponse efficace et concrète aux collectivités touchées par ce phénomène générant nuisances et danger pour la population. De fait, depuis le mois d’août dernier, la Police Nationale et la Police Municipale disposent d’un cadre légal pour faire cesser ces nuisances. Cette correspondance est également l’occasion de vous informer de toutes les actions que je mène dans le domaine de la sécurité. Mon collègue Olivier ARSAC, Adjoint au Maire en charge de la coordination des politiques de prévention et de sécurité, examine avec le Directeur Départemental de la Sécurité Publique les moyens susceptibles d’être mis en œuvre pour lutter contre plusieurs situations, qui, s’agissant de délinquance dure, relève essentiellement du champ d’action de l’Etat, et de la Police Nationale en premier lieu. Permettez-moi également d’insister sur un point : c’est la Police Nationale qui est prioritairement et principalement plus impliquée en matière de délinquance dure. Comme je vous le précisais, c’est à elle qu’il revient d’assurer la sécurité des personnes et des biens. Elle est donc compétente pour lutter contre l’ensemble des crimes et délits prévus par le Code Pénal : cambriolages, dégradations de biens, agressions, trafics de stupéfiants, proxénétisme, phénomènes de radicalisation, etc. Son cœur de métier est la répression, l’arrestation des délinquants, le rassemblement des preuves et indices, ainsi que leur mise à disposition au Parquet. Néanmoins, conscient des difficultés auxquelles nos concitoyens sont exposés, j’ai, dès 2016 et à plusieurs reprises, sollicité les Ministres de l’Intérieur successifs, afin de bénéficier d’une augmentation des effectifs de police à Toulouse, compte tenu du fort volume d’actes de délinquance, et plus généralement du sentiment d’insécurité existant dans notre ville, aggravé par la menace d’actes terroristes qui pèse sur notre pays. En effet, sans même comptabiliser les rixes entre bandes rivales, les vols à main armée ou encore les violences commises sur les forces de l’ordre, force est de constater le trop fort nombre d’actes violents et de meurtres de sang à Toulouse. Il en résulte logiquement une exaspération des populations de plus en plus exposées à ces faits gravissimes. Ce constat est objectivé par la sous-dotation de notre ville en effectifs de la Police Nationale, au regard de sa population et de son dynamisme, mais aussi du nombre d’affaires et du volume des questions d’ordre public à traiter, en comparaison avec les autres grandes villes qui ne subissent pas, comme nous, un tel nombre de faits d’insécurité. A titre d’exemple, en 2016, les faits d’insécurité à Bordeaux étaient de 26 200 et la Circonscription de Sécurité Publique (CSP) de Bordeaux de 48 800. Les faits constatés à Toulouse, à la même période, étaient, quant à eux, de 46 146 et sur la CSP de Toulouse (regroupant Toulouse, Blagnac, Colomiers, Tournefeuille, Saint-Gaudens) de 55 341. C’est la raison pour laquelle j’ai choisi d’intervenir, régulièrement, auprès de l’Etat en faveur d’une augmentation des effectifs de Police Nationale. Le Conseil Municipal a également adopté, sur ma proposition, un vœu en ce sens, le 21 octobre 2016, que j’avais bien entendu adressé au Gouvernement de l’époque. Croyez bien que je n’ai pas manqué de réitérer ma requête de renfort policier auprès du nouveau Gouvernement, car il n’est que temps de remédier à ce manque dont les Toulousains souffrent tous les jours sur l’ensemble du territoire de la commune. De même, j’ai plaidé pour la candidature de Toulouse à l’expérimentation d’une Police de Sécurité du Quotidien car toute avancée en matière de sécurité est bonne à prendre, dans l’intérêt des Toulousains. Le Ministère de l’Intérieur a d’ailleurs inscrit, à ma demande, le Grand Mirail parmi les 30 premiers quartiers choisis en France concernés par la nouvelle Police de Sécurité du Quotidien et, depuis le mois de septembre 2018, il bénéficie donc de 30 policiers nationaux supplémentaires. Il s’agit là d’une bonne nouvelle car, nous le savons, il y a au Mirail de très graves problèmes de délinquance, qui se sont hélas amplifiés ces derniers mois et, depuis septembre 2017, je sollicitais des renforts auprès de l’Etat afin que ces policiers « de proximité » puissent se concentrer sur la lutte contre les stupéfiants, la radicalisation et le communautarisme. Aujourd’hui, je me réjouis de constater que le Gouvernement a non seulement répondu favorablement à notre demande d’augmentation des effectifs, mais qu’il a également choisi d’associer les Mairies aux objectifs de cette future Police de Sécurité du Quotidien. Ma volonté d’aboutir à une amélioration de la situation est sincère, et l’équipe municipale et moi-même sommes mobilisés en ce sens. Je continuerai, tant que cela sera nécessaire, de sensibiliser le Gouvernement sur la nécessité de développer les moyens dédiés à la sécurité, afin que les Toulousains puissent bénéficier du cadre serein et apaisé auquel ils aspirent légitimement. D’autre part, si la délinquance dure relève en tout premier lieu des compétences de la Police Nationale et de l’Etat, sachez que je mets tout en œuvre pour que la Municipalité toulousaine concoure le plus efficacement possible, à ses côtés, au rétablissement du Droit et de la sécurité publique, dans la limite, bien sûr, des attributions restreintes que prévoit la loi pour toute Police Municipale. Effectivement, la Police Municipale assure un rôle de proximité. Les agents ont pour mission de rassurer les Toulousains. Ils font appliquer les arrêtés, luttent contre les incivilités et, par leur présence sur le terrain, font reculer ce sentiment d’insécurité. Si la Police Nationale se concentre sur la délinquance dure, les patrouilles de Police Municipale interviennent, quant à elles, quotidiennement pour lutter contre les incivilités, participant ainsi au mieux vivre des habitants de notre ville. Les services de la Mairie et ceux de l’Etat travaillent néanmoins en étroite collaboration au service de l’ordre public, pour améliorer la sécurité des citoyens et favoriser la tranquillité. Pour renforcer leur complémentarité, nous avons signé une convention Etat-Mairie en décembre 2014, qui définit les missions et le périmètre d’action des différents services de police. Elle appuie la coopération entre nos deux forces de police, nationale et municipale, et nous permet d’agir plus efficacement. Pour ma part, j’ai renforcé, au niveau municipal, les moyens humains et techniques, et conduit la réorganisation des services existants pour une plus grande efficience. C’est ainsi que nous avons mis en place les dispositions nouvelles suivantes : - doublement des effectifs de la Police Municipale, - développement des systèmes de vidéoprotection, 354 caméras désormais en fonction, - création de brigades d’intervention rapide à moto, maillant le territoire communal pour garantir une action ciblée, - rétablissement des brigades de nuit et présence de la Police Municipale 24h/24, service inédit dans notre ville jusqu’ici, - armement des policiers municipaux de jour et de nuit, - transformation de l’Office de la Tranquillité, devenu « Allô Toulouse », joignable dorénavant 24h/24 et 7j/7 en téléphonant au 05.61.222.222, pour lui donner une réelle dimension opérationnelle sur le terrain. J’ai voulu une Police Municipale au contact des Toulousains. C’est désormais l’une des plus importantes et des mieux dotées de France. Je ne regrette pas le choix que nous avions fait de notre armement jour et nuit, car oui, Toulouse était à l’avant-garde en la matière en 2014, alors que les débats à ce sujet étaient vifs. Depuis, le contexte national et la menace terroriste nous ont donné raison et, aujourd’hui, Toulouse est devenue une référence en la matière. Notre Police Municipale est l’une des plus efficaces de France et les chiffres en témoignent. En 2017, ce sont 33 900 réponses avec contact de la Police Municipale via « Allô Toulouse », soit cinq fois plus qu’avant 2014. Ce sont aussi 1 316 interpellations de délinquants déférés à la Police Nationale et 800 réquisitions judiciaires (transmission de documents ou d’informations spécifiques aux officiers de police judiciaire, procureurs et juges d’instruction) pour résoudre des affaires grâce aux images de nos caméras, soit dix fois plus qu’en 2014. Le nombre des interventions sur le terrain de la Police Municipale, à la suite de signalements par les citoyens alertant « Allô Toulouse », a été multiplié par 5 en 3 ans et demi ; on est passé de 7 000 interventions à 30 000, entre 2014 et 2017. Aussi, je vous invite, dès lors que vous seriez témoin de nouvelles nuisances, et particulièrement de phénomènes de rodéos, à les signaler à la plateforme « Allô Toulouse », joignable 7j/7 et 24h/24 en téléphonant au 05.61.222.222. J’ai tenu à prendre ces mesures tangibles, en les réalisant plus rapidement que prévu, en moins de 4 ans de mandat, alors que leur mise en œuvre était prévue sur 6 ans. Pour votre parfaite information, je vous communique une plaquette de présentation de la Police Municipale répertoriant l’ensemble de nos actions visant à renforcer la tranquillité des Toulousains : vous le verrez, elles sont nombreuses. Telles sont les informations que je tenais à porter à votre connaissance. En vous assurant de toute ma vigilance pour bâtir une cité où il fait bon vivre et ainsi améliorer la qualité de vie de tous les quartiers de notre ville, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs. Jean-Luc MOUDENC

8 months ago
Aire de Jeux à Saint Sernin, Toulouse

Madame, Monsieur, vous avez attiré mon attention sur votre souhait de voir créer un espace de jeux pour les enfants, sur la place Saint-Sernin. J’ai pris note de vos observations et je tiens à vous répondre. De nombreux sites toulousains évoluent, en particulier dans le centre-ville : la place Saint-Pierre, la Daurade, les rues des Lois, Gambetta… dans le cadre du plan d’aménagement Toulouse centre qui s’étend jusqu’en 2020. J’ai renouvelé ma confiance à l’architecte catalan Joan BUSQUETS pour l’aménagement du centre-ville de Toulouse et je lui ai confié une nouvelle mission. Je lui ai notamment demandé d’œuvrer sur l’un des sites les plus emblématiques de la ville, cher aux Toulousains : Saint-Sernin. Cet important projet d’aménagement urbain a comme particularité de devoir prendre en compte l’histoire de ce site classé au Patrimoine mondial de l’Humanité comme composante du lien « Les chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France », en même temps que les attentes contemporaines, en cohérence avec la candidature de Toulouse au titre de l’UNESCO. La place Saint-Sernin est un site majeur de la Métropole toulousaine et la Basilique – étape des chemins de Saint-Jacques de Compostelle, et chef-d’œuvre de l’art roman – site religieux classé au Patrimoine mondial de l’Humanité dont l’histoire est entièrement liée à celle de Toulouse. Les Directions de l’Etat et de nombreuses personnalités qualifiées en matière patrimoniale et archéologique ont validé le projet d’aménagement proposé par Toulouse Métropole et l’architecte urbaniste Joan BUSQUETS. Ce projet a été soumis au préalable en Commission nationale au Ministère de la Culture le 30 mai 2016 et a également été validé par toutes les instances de l’Etat, notamment la Direction Régionale des Affaires Culturelles, le Conservateur Régional des Monuments Historiques et l’Architecte des Bâtiments de France. De plus, un comité scientifique a analysé les incidences de ce projet sur la Basilique. Le projet est baptisé « Grand Saint-Sernin » car, au-delà de l’embellissement du cœur de ville et de la contribution au rayonnement de la métropole, il concerne à la fois la requalification de la place, la restauration de l’édifice et la mise en valeur du patrimoine culturel. L’ambition de la Collectivité est de réaliser un projet exceptionnel, alliant mise en valeur d’un héritage commun et prise en compte des usages futurs, tout en veillant au respect du lien affectif que les habitants ont tissé avec l’édifice au fil des siècles. L’objectif est d’apaiser la place en réduisant le bruit, la pollution, l’encombrement et en améliorant la sécurité des lycéens, étudiants et des touristes très nombreux sur cette place. Cela se traduira par une plantation importante de plusieurs arbres car cette place qui en comptait 56 en comptera désormais 126, la disparition du stationnement, le remplacement par des espaces pavés et des jardins, l’extension du jardin de chevet la disparition du trafic automobile de transit. L’extension du jardin existant et la création d’un jardin devant le lycée Saint-Sernin affirment cette volonté de végétal, attente forte des usagers de la place et des Toulousains en général, afin de créer une place plus ombragée moins minérale faisant la part belle à la déambulation. C’est dans ce cadre que vous sollicitez la réalisation d’une aire de jeux et je me réjouis de vous informer que ce projet est à l’étude dans le jardin de la rue Cartailhac, aujourd’hui non accessible au public. Ainsi, la création d’une aire de jeux a été demandée lors de la concertation menée en 2016 sur le projet de requalification de la place Saint-Sernin et cette proposition a été soutenue par mes collègues élues de la Municipalité que je conduis, Annette LAIGNEAU, Adjointe au Maire en charge de la coordination des politiques d’urbanisme et d’aménagement, Julie ESCUDIER, Maire de quartier, et Marie-Pierre CHAUMETTE, Adjoint au Maire en charge des espaces verts. Les capacités budgétaires de la Municipalité en 2019 permettront de définir le choix des aménagements à savoir le type de jeux, d’éclairage et le type de mobilier. A ce jour, je peux vous informer que la direction des Jardins et Espaces Verts de la Mairie de Toulouse a bien prévu la somme de 100 000 euros pour cette aire de jeux au budget primitif 2019. Toutefois, le coût de la réalisation de cette aire de jeux s’élève désormais à 150 000 euros au regard des exigences imposées par l’Architecte des Bâtiments de France et c’est donc une somme de financement complémentaire de 50 000 euros qu’il fallait trouver. Chaque quartier toulousain dispose d’un budget de 55 400 euros par an pour des aménagements ou des équipements améliorant la qualité de vie des habitants. Julie ESCUDIER a donc souhaité financer la création de cette aire de jeux à hauteur de 50 000 euros manquants. Cette enveloppe financière étant participative, cette proposition de co-financement sera proposée aux associations membres du bureau de quartier le 10 décembre prochain. Sauf décision contraire, la Collectivité sera donc en mesure de financer l’intégralité de cette aire de jeux et d’ouvrir le jardin au public, pour une livraison des espaces en même temps que la fin des travaux sur la place, fin 2019. Votre souhait de voir l’horaire de fermeture de cet espace fixée au-delà de 18h, sera aussi pris en compte dans la mesure du possible. Pour conclure, je tiens à vous préciser que la Municipalité est soucieuse du bien-être des petits Toulousains et de leurs parents. Le dynamisme démographique de Toulouse est exceptionnel, tant du fait de notre attractivité qu’en raison de notre propre natalité. A cette situation d’exception, la Collectivité répond par un investissement majeur à destination des enfants Toulousains et de leurs familles. Ils sont loin d’être oubliés comme vous le constatez, notamment dans la réalisation des grands chantiers du centre-ville. Enfin, je ne peux terminer ce courrier sans vous indiquer que dès mon arrivée au Capitole, j’ai voulu le rétablissement des Maires de quartier pour retrouver cette proximité indispensable entre élus et citoyens. J’espère sincèrement que le dialogue ainsi renoué permettra d’améliorer sensiblement la communication entre la Municipalité et les Toulousains. Julie ESCUDIER, en sa qualité de Maire de votre quartier est donc à votre disposition, si vous le souhaitez, pour évoquer plus avant toute question vous tenant à cœur concernant ce secteur. Tels sont les éléments que je tenais à porter à votre connaissance. Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs. Jean-Luc MOUDENC

8 months ago
NON à la privatisation déguisée de la Galerie du Chateau d'eau de Toulouse

Madame, Monsieur, je souhaite vous faire part des informations suivantes : Propriété de la Mairie de Toulouse, le Château d’Eau, première galerie municipale en France de ce type, est un haut lieu de la photographie. La Collectivité en a confié en 1986 la gestion à l’association PACE, par une convention arrivant à échéance. Dans le même temps, il faut préciser qu’un nouveau contexte juridique oblige les collectivités à lancer désormais une consultation avant d’attribuer l’exploitation d’un lieu à vocation de service public. Il n’a jamais été question de privatiser ce lieu qui est et restera municipal, contrairement à l’accusation mensongère de cette pétition. Après discussion, le Conseil Municipal du 7 décembre 2018 a choisi, sur ma proposition formulée en séance, d’organiser la mise en régie directe du Château d’Eau après un débat mettant en lumière l’intérêt de prendre le temps de la réflexion avant le lancement d’une consultation. Ainsi, dans le strict respect des nouvelles dispositions, juridiques édictées en 2014 et 2018, tous les modes de gestion de la galerie du Château d’Eau seront envisagés. Je souhaite réaffirmer l’ambition portée par la Mairie de Toulouse de développer le rayonnement de la photographie, dont le Château d’eau est l’emblème historique. Le fonds DIEUZAIDE, acquis en 2016, a vocation à être valorisé au Château d’Eau comme juste reconnaissance de l’œuvre d’une vie. Ce sont mes collègues Francis GRASS, Adjoint au Maire en charge de la coordination des politiques culturelles et du mécénat, et Catherine BLANC, Conseillère Déléguée, à qui j’ai confié la délégation de la photographie, qui sont chargés de ce dossier. Cette réponse est également pour moi l’occasion de réaffirmer avec force que la culture, à Toulouse, est une priorité de nos politiques publiques : dans une période où de nombreuses collectivités abandonnent des festivals ou réduisent la voilure dans leurs équipements, Toulouse voit grand pour la création culturelle. Le montant total des dépenses que la Mairie de Toulouse et Toulouse Métropole consacrent à la culture pour un habitant de Toulouse est de 340 €. A Toulouse, la culture représente le second poste de dépenses budgétaires après l’éducation, notre ville dépensant le double de la moyenne nationale par habitant (170 € par an par habitant), en faveur d’actions culturelles à destination de tous les publics et de tous les territoires. L’avenir culturel de Toulouse se dessine avec les perspectives que j’ai tracées et de nombreux projets se concrétisent, au premier rang desquels : La Piste des Géants, avec son Espace Mémoire des premiers temps de l’aéronautique, et l’installation de la Compagnie « La Machine » au sein de la Grande Halle de Montaudran, ainsi que les autres grands chantiers emblématiques du patrimoine toulousain que sont la rénovation très attendue du musée des Augustins, les travaux de la Basilique de la Daurade, qui sont engagés et qui dureront près de deux ans. Lors de la conférence de presse du 27 novembre 2017, devant l’ensemble des acteurs du monde culturel, rassemblés au Théâtre National de Toulouse, j’avais alors présenté avec mes collègues, les grands axes de l’action résolue que nous menons pour la culture à Toulouse, mais aussi, et de plus en plus, à l’échelle de notre Métropole. J’avais ainsi pu évoquer, à cette occasion, deux belles idées pour valoriser notre identité toulousaine avec le fond photographique DIEUZAIDE au Château d’Eau et la Maison GISCARD autour de la terre cuite et de la céramique. Tels sont les éléments que je souhaitais porter à votre connaissance. Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs. Jean-Luc MOUDENC

8 months ago
Un toit pour grandir à Toulouse

Madame, Monsieur, Vous me faites part de votre inquiétude concernant la présence de familles, et notamment d’enfants, dans les rues à Toulouse. Bien entendu, je partage votre légitime émoi et soyez assurés que je souhaite, tout comme vous, voir ces personnes traitées avec dignité. Néanmoins, je dois vous préciser que l’hébergement d’urgence relève de la responsabilité de l’Etat. C’est la raison pour laquelle j’avais alerté Monsieur Jacques MEZARD, alors Ministre de la Cohésion des Territoires, et Monsieur Pascal MAILHOS, alors Préfet de la Région Occitanie, Préfet de la Haute-Garonne, afin que l’Etat assume ses responsabilités et trouve une solution à ce type de problématique, qui relève, je le répète, de sa compétence. Depuis, j’ai également sensibilisé, lors de notre rencontre, Monsieur Julien DENORMANDIE, nouveau Ministre de la Cohésion des Territoires, sur cette question. Depuis 2009, le nombre de personnes ayant formulé une demande d’hébergement d’urgence au 115 est en augmentation. En 2017, ce sont 87 087 demandes qui ont été enregistrées formulées par 9 971 personnes différentes, soit une hausse de 9 % par rapport à 2016. Autre évolution notable depuis 2015 et pour la première fois dans l’histoire du 115 de la Haute-Garonne, le nombre de familles formulant une demande d’hébergement d’urgence est plus élevé que celui des personnes isolées (51 % des demandes en 2017, soit 1 497 ménages). Si ce constat est national, il est cependant particulièrement exacerbé en Haute-Garonne et cette tendance se confirme sur l’année 2018. Par ailleurs, les réponses de mises à l’abri sont insuffisantes malgré l’augmentation du parc d’hébergement d’urgence. Bien qu’après plusieurs années sans changement notable, la capacité du parc a connu une forte augmentation. En 2014 : 657 places d’hébergement et entre 80 et 250 personnes prises en charge à l’hôtel, soit une capacité quotidienne de 800 à 1 000 personnes hébergées. En 2017 : 939 places d’hébergement et entre 450 et 650 personnes prises en charge à l’hôtel (jusqu’à 1 080 personnes en période hivernale), soit une capacité quotidienne de 1 500 à 1 700 personnes hébergées. Malgré ces efforts, le dispositif d’hébergement d’urgence ne permet pas toujours de répondre aux besoins. La moyenne des refus en 2017 était de 169 par semaine, faute de places disponibles. La prise en charge essentiellement hôtelière pour les familles constitue aujourd’hui la seule réponse à la mise à l’abri d’urgence. En effet, l’Etat, à travers la Direction Départementale de la Cohésion Sociale (DDCS), demande au SIAO de prioriser les familles hébergées actuellement à l’hôtel sur les structures d’accueil d’urgence. De fait, aucune orientation ne peut donc être réalisée directement par le 115 pour des familles à la rue vers des structures d’urgence. D’autre part, le Service Intégré de l’Accueil et de l’Orientation (SIAO) dispose d’une enveloppe du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) pour faire face aux situations les plus critiques, mettant à l’abri des femmes victimes de violences conjugales pendant 14 jours, mais cela ne permet pas de trouver des solutions à l’issue de ces 14 nuits, et ce malgré l’existence d’une plateforme « femmes victimes de violences conjugales » ayant pour but d’améliorer les orientations positives sur les structures d’urgence et d’insertion. De plus, s’ajoute à cela une absence de visibilité pour la période hivernale qui s’amorce, sur le nombre d’ouvertures de places hivernales et le public concerné, le positionnement de la DDCS concernant la gestion des places hôtelières, ainsi que la date d’ouverture d’un lieu d’accueil collectif de type gymnase et sur sa capacité d’accueil. Aussi, depuis plusieurs mois, des personnes en situation de grande vulnérabilité dorment sur l’espace public en centre-ville, aux alentours de la gare et de l’aéroport, aux sorties de métro, et dans différents quartiers de notre ville. Cette situation n’est pas acceptable. La Mairie de Toulouse n’a pas la capacité de régler seule cette situation, mais se propose en revanche d’être aux côtés de l’Etat. Il est donc nécessaire de mettre en place une méthode priorisant la résorption des campements sur l’espace public. Cette méthode doit être double et doit comporter, d’une part, la mobilisation des places d’hébergement nécessaires pour les personnes ayant le statut de demandeur d’asile ou étant en situation de vulnérabilité et, d’autre part, l’exécution dans le respect des droits fondamentaux, des mesures d’éloignement pour les personnes déboutées du droit d’asile. Régulièrement, les foyers d’urgence interpellent le SIAO sur la dégradation des situations, tant sur le plan psychique que sanitaire. Une partie de ce public est de fait difficilement orientable, soit du fait du handicap et de sa situation de santé, soit du fait des troubles psychiques. La réduction des moyens sur les structures d’urgence et d’insertion a pour conséquence légitime de durcir les critères d’accueil et de rendre encore plus difficile l’orientation du public le plus démuni et vulnérable. Cette situation entraîne de nombreuses interpellations des partenaires (hôpitaux, services sociaux, gendarmerie, etc.) et des particuliers partagés entre exaspération et empathie face aux campements installés un peu partout dans la ville. Croyez bien qu’il s’agit là d’une question, bien que ne relevant pas de mes compétences, qui me tient particulièrement à cœur. En outre, sachez que la Collectivité s’implique tout particulièrement en matière d’éducation. En effet, la Mairie a souhaité, à mon initiative, mettre en place un groupe de travail pour les enfants de migrants scolarisés, afin d’engager une réflexion concernant la prise en charge de ces familles. La Municipalité que je conduis est pleinement mobilisée, dans la limite de ses attributions bien sûr, aux côtés de ces personnes installées dans des conditions de grande précarité. A ce sujet, Monsieur Thomas COUDERETTE, membre du Collectif d’Entraide et d’Innovation Sociale 31 (CEDIS 31), a souligné l’investissement de notre Collectivité lors d’une interview donnée à La Dépêche du Midi en octobre 2018 : « L’hébergement des personnes dans le besoin est une compétence de l’Etat avant tout, du Département aussi dans certains cas. Mais pas de la Ville. Néanmoins, le Maire de Toulouse a décidé d’aller plus loin que ses compétences et d’organiser la mise à l’abri de centaines de personnes. […] A Toulouse, la Ville et l’Etat se sont mis d’accord. Ce qui a abouti, par exemple, à la résorption de grands bidonvilles. Aujourd’hui, il n’y a plus « que » 300 personnes qui vivent dans cet habitat précaire, contre 1 500 il y a trois ans ». Tels sont les éléments que je tenais à porter à votre connaissance. En vous assurant de toute ma détermination pour faire de Toulouse une ville où il fait bon vivre, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs. Jean-Luc MOUDENC

8 months ago
Sauvons nos platanes!

Madame, Monsieur, J’ai pris connaissance de votre pétition intitulée « Sauvons nos platanes ! ». Je vous remercie de m’avoir fait part de votre ressenti via cette pétition en ligne, ce qui me permet de vous répondre. En tout premier lieu, sachez que j’ai immédiatement adressé, le 4 décembre dernier, à la suite de notre rencontre, un courrier sur cette question à Monsieur Serge du MAROUSSEM, Président de cette association, et porteur de cette pétition. Au cours de la réunion organisée le 8 novembre 2018, dans le cadre du projet de la future 3ème ligne de métro, des techniciens mandatés par Tisséo-Ingénierie et Tisséo-Collectivités ont présenté une implantation de station susceptible d’engager l’abattage de 50 platanes sur les allées François Verdier. Aussi, je comprends votre inquiétude et permettez-moi immédiatement de vous rassurer : à mes yeux, comme aux vôtres, la situation présentée n’est pas satisfaisante. Nous recherchons d’autres solutions pour les allées Forain François Verdier, favorisant au maximum la proximité avec la station de métro déjà existante sur ce site, afin de créer la meilleure connexion possible entre les deux lignes. Dès lors que ces propos m’ont été rapportés, j’ai immédiatement sensibilisé mes collègues Jean-Michel LATTES, Premier Adjoint au Maire et Président de Tisséo-Collectivités, et Francis GRASS, Adjoint au Maire et Président de Tisséo-Ingénierie, afin qu’ils puissent me communiquer un point précis sur cette situation. Il s’avère que le visuel présenté à l’occasion de cette réunion résulte d’études préliminaires conduites à un niveau technique. Par conséquent, à ce stade, aucun projet n’a été validé, ni par mes collègues élus, ni par moi-même. Le projet définitif ne sera, bien entendu, arrêté qu’après l’enquête publique et l’élaboration des études détaillées. Celles-ci seront réalisées dans le courant de l’année 2019, dès que le choix du bureau d’études maître d’œuvre sera fait, ce qui devrait intervenir au cours du premier trimestre 2019. Je tiens à ce que, dans ce contexte techniquement complexe, nous puissions greffer cette future ligne de métro en respectant la valeur patrimoniale de ce site, et en assurant la bonne articulation des travaux dans ce carrefour clé pour la circulation ; nous devrons aussi concilier des paramètres aussi divers que la station de métro existante, la présence d’un parking souterrain et l’existence de nombreux réseaux qu’il va falloir dévier. C’est la raison pour laquelle les études détaillées nous permettront de trouver l’alternative la plus ajustée à la complexité du site. Sachez qu’une réunion d’information était programmée le 21 décembre, à 18 heures, à la Maison de la Citoyenneté Centre, par Jean-Michel LATTES et Francis GRASS, en présence de mes collègues Julie ESCUDIER et Jacqueline WINNEPENNINCKX-KIESER, toutes deux Maires des quartiers concernés. En effet, dès mon arrivée au Capitole, j’ai voulu le rétablissement des Maires de quartier pour retrouver cette proximité indispensable entre élus et citoyens. J’espère sincèrement que le dialogue ainsi renoué permettra d’améliorer sensiblement la communication entre la Municipalité et les Toulousains. Vous abordez, par ailleurs, la question des espaces verts. Aussi, je tiens à vous rassurer sur ma volonté de renforcer au sein de notre cité la place du végétal en développant notamment les espaces verts. Toulouse possède un magnifique patrimoine arboré avec plus de 153 000 arbres, dont certains ont même reçu le label « Ensemble Arboré Remarquable de France », comme l’allée de mûriers située à côté de la Cité de l’Espace, par exemple. S’y ajoute chaque année la plantation de milliers d’arbres en centre-ville, lors des différents aménagements (quai de la Daurade, place Saint-Pierre, port Viguerie, rue de Bayard, etc.), tels que par exemple au nouveau petit bois de Bellefontaine ou dans les Jardins de la Ligne, récemment inaugurés à Montaudran. Depuis mon élection en 2014, 10 000 arbres ont été plantés à Toulouse. Des pelouses sont également entièrement refaites (port de la Daurade ou au Grand Rond). De plus, dans le cadre du Plan Climat, j’ai décidé de fixer pour objectif que la ville de Toulouse s’enrichisse de 10 % de plus d’espaces verts publics au cours de ce mandat, ce qui constitue un cap très volontariste. Nous avions 850 hectares d’espaces verts publics en 2014, nous en aurons 935 hectares en 2020. Je ne connais pas beaucoup de villes françaises qui se soient fixées comme objectif une telle progression en un seul mandat. Vous pourrez le constater, je porte une attention toute particulière à la valorisation et au développement durable en ville pour le bien-être du plus grand nombre, contribuant ainsi notamment à l’amélioration de la qualité de l’air et à la création d’îlots de fraîcheur au sein de notre Cité. Bien sûr, je ne veux pas oublier l’Ile du Ramier, qui représente un fort potentiel, et qui va faire l’objet, à ma demande, d’un ambitieux projet d’aménagement permettant de renforcer sa fonction de « poumon vert » au cœur de la ville et de notre grande agglomération. Ce patrimoine naturel sera ainsi développé et révélé par la plantation d’arbres et la création de nouveaux espaces verts, afin d’en faire un « Central Park à la toulousaine », où le public pourra venir se détendre et profiter d’un cadre bucolique. Tels sont les éléments que je tenais à vous communiquer. En vous assurant de toute ma volonté de faire de Toulouse une ville où il fait bon vivre, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs. Jean-Luc MOUDENC

10 months ago
Métro Ramonville - Labège: Ouverture au vélo du futur viaduc de la ligne B

Madame, Monsieur, Par une pétition intitulée « Tisséo-Collectivités : Métro Ramonville - Labège : ouverture au vélo du futur viaduc de la ligne B », vous avez attiré mon attention sur votre proposition de créer une piste cyclable sur le viaduc de la connexion ligne B. Dès réception de cette pétition, je l’ai immédiatement transmise à mon collègue Jean-Michel LATTES, Premier Adjoint au Maire en charge des déplacements et Président de Tisséo-Collectivités, afin qu’il m’apporte des informations précises sur cette situation. En effet, c’est Tisséo-Collectivités, en sa qualité de maître d’ouvrage du projet de Connexion Ligne B du métro (CLB), qui est à même de communiquer des éléments. La demande d’ouverture aux vélos du futur viaduc de la CLB a été faite à de nombreuses reprises au cours de la concertation qui s’est tenue du 29 janvier au 23 février 2018. Tisséo-Collectivités a fait état de nombreuses contributions sur le site Internet de la concertation, mais également de prises de parole sur le sujet lors de la réunion publique du 9 février dernier. Ainsi, le projet de Connexion Ligne B est une des composantes du projet Mobilités 2020-2025-2030, approuvé au Comité Syndical du 7 février 2018. S’agissant de la création d’une piste cyclable, sur le viaduc prévu pour le métro, le surcoût engendré par cet ajout va être étudié plus précisément, ainsi que la cyclabilité d’un tel aménagement : pente des rampes d’accès, cohabitation cycles/métro Val en termes de sécurité. Un premier chiffre de 25 millions d’euros a été avancé lors de la réunion publique. Plus globalement, les possibilités d’itinéraires cyclables dans le secteur seront étudiées avec le SICOVAL, dans le cadre du futur schéma directeur cyclable d’agglomération. Par ailleurs, je tiens à vous assurer que j’attache une importance toute particulière aux moyens de déplacements dits « actifs ». Cela se concrétise par des investissements structurants en matière de pistes cyclables ou de passerelles cyclables, comme celle de l’Union sur la Sausse prochainement, mais aussi par un entretien régulier du réseau cyclable existant. Le Conseil Syndical de Tisséo-Collectivités du 7 février 2018, que j’évoquais précédemment, a également approuvé l’augmentation annuelle du budget consacré au développement du vélo en portant son montant de 16 à 25 millions d’euros. En quinze ans, le paysage urbain a évolué, notamment en faveur des cyclistes et Toulouse Métropole poursuit chaque année une politique volontariste de développement de la part modale du vélo, par l’aménagement d’infrastructures cyclables, le déploiement de services, tels que VélÔToulouse ou l’aide à la Maison du Vélo, et la mise à disposition de documents de communication et de sites web aidant les cyclistes au quotidien, par exemple le calculateur d’itinéraires cyclables Géovélo. Si beaucoup reste encore à faire pour améliorer ces infrastructures, sachez que depuis 2008, ce sont près de 140 000 km de réalisations (réseaux cyclables et verts) qui ont été concrétisés. D’ici 2020, de nouvelles voies cyclables vont être réalisées : - une voie verte entre la prairie des Filtres et l’Oncopole, le long de la Garonne ; - une voie verte entre le quartier de la Garonnette (avenue Maurice Hauriou) et les berges de Garonne ; - l’aménagement progressif des berges de l’Hers, depuis Labège vers le Nord toulousain ; - un plan « passerelles » sur la Marcaissonne, la Saune ou la Sausse, permettant aux cyclistes de s’affranchir des obstacles naturels ; - des liaisons entre les zones d’activité de Basso-Cambo et la gare de Portet-sur-Garonne, via la RD15 ou le boulevard des Courties ; - la poursuite de la « circulaire aéronautique » couvrant tous les sites d’Airbus ; - la poursuite de la coulée verte des berges du Touch ; - l’accompagnement cyclable des projets Linéo, permettant notamment d’améliorer les franchissements des échangeurs du périphérique. La poursuite du maillage du schéma directeur cyclable des 37 communes de la Métropole vient compléter ces opérations. Aux 576 km d’itinéraires cyclables déjà aménagés dans la Métropole, s’ajoutent les 655 km de voies à vitesse modérée (zones 30, zones de rencontre et aires piétonnes), favorables aux déplacements des cyclistes, ainsi que les 310 km de réseaux verts pour les balades. Année après année, ce réseau est donc amélioré, complété et conforté, afin de poursuivre la dynamique en cours, se traduisant par une pratique du vélo plus fréquente. Chaque usager est d’ailleurs amené à participer à l’amélioration globale du réseau cyclable existant en signalant ces dysfonctionnements sur la plateforme de partage : http://assovelotoulouse.mooveatis.fr. Pour la bonne circulation de notre échange de correspondances, sachez que j’en ai rendu destinataire ma collègue Jacqueline WINNEPENNINCKX-KIESER, Adjointe au Maire en charge des déplacements doux et modes actifs, qui suit ces questions dans le cadre de la délégation que je lui ai confiée. Tels sont les éléments que je tenais à vous communiquer. Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs. Jean-Luc MOUDENC

1 year ago
Métro Ramonville - Labège: Ouverture au vélo du futur viaduc de la ligne B

Madame, Monsieur, Par une pétition intitulée « Tisséo-Collectivités : Métro Ramonville - Labège : ouverture au vélo du futur viaduc de la ligne B », vous avez attiré mon attention sur votre proposition de créer une piste cyclable sur le viaduc de la connexion ligne B. Dès réception de cette pétition, je l’ai immédiatement transmise à mon collègue Jean-Michel LATTES, Premier Adjoint au Maire en charge des déplacements et Président de Tisséo-Collectivités, afin qu’il m’apporte des informations précises sur cette situation. En effet, c’est Tisséo-Collectivités, en sa qualité de maître d’ouvrage du projet de Connexion Ligne B du métro (CLB), qui est à même de communiquer des éléments. La demande d’ouverture aux vélos du futur viaduc de la CLB a été faite à de nombreuses reprises au cours de la concertation qui s’est tenue du 29 janvier au 23 février 2018. Tisséo-Collectivités a fait état de nombreuses contributions sur le site Internet de la concertation, mais également de prises de parole sur le sujet lors de la réunion publique du 9 février dernier. Ainsi, le projet de Connexion Ligne B est une des composantes du projet Mobilités 2020-2025-2030, approuvé au Comité Syndical du 7 février 2018. S’agissant de la création d’une piste cyclable, sur le viaduc prévu pour le métro, le surcoût engendré par cet ajout va être étudié plus précisément, ainsi que la cyclabilité d’un tel aménagement : pente des rampes d’accès, cohabitation cycles/métro Val en termes de sécurité. Un premier chiffre de 25 millions d’euros a été avancé lors de la réunion publique. Plus globalement, les possibilités d’itinéraires cyclables dans le secteur seront étudiées avec le SICOVAL, dans le cadre du futur schéma directeur cyclable d’agglomération. Par ailleurs, je tiens à vous assurer que j’attache une importance toute particulière aux moyens de déplacements dits « actifs ». Cela se concrétise par des investissements structurants en matière de pistes cyclables ou de passerelles cyclables, comme celle de l’Union sur la Sausse prochainement, mais aussi par un entretien régulier du réseau cyclable existant. Le Conseil Syndical de Tisséo-Collectivités du 7 février 2018, que j’évoquais précédemment, a également approuvé l’augmentation annuelle du budget consacré au développement du vélo en portant son montant de 16 à 25 millions d’euros. En quinze ans, le paysage urbain a évolué, notamment en faveur des cyclistes et Toulouse Métropole poursuit chaque année une politique volontariste de développement de la part modale du vélo, par l’aménagement d’infrastructures cyclables, le déploiement de services, tels que VélÔToulouse ou l’aide à la Maison du Vélo, et la mise à disposition de documents de communication et de sites web aidant les cyclistes au quotidien, par exemple le calculateur d’itinéraires cyclables Géovélo. Si beaucoup reste encore à faire pour améliorer ces infrastructures, sachez que depuis 2008, ce sont près de 140 000 km de réalisations (réseaux cyclables et verts) qui ont été concrétisés. D’ici 2020, de nouvelles voies cyclables vont être réalisées : - une voie verte entre la prairie des Filtres et l’Oncopole, le long de la Garonne ; - une voie verte entre le quartier de la Garonnette (avenue Maurice Hauriou) et les berges de Garonne ; - l’aménagement progressif des berges de l’Hers, depuis Labège vers le Nord toulousain ; - un plan « passerelles » sur la Marcaissonne, la Saune ou la Sausse, permettant aux cyclistes de s’affranchir des obstacles naturels ; - des liaisons entre les zones d’activité de Basso-Cambo et la gare de Portet-sur-Garonne, via la RD15 ou le boulevard des Courties ; - la poursuite de la « circulaire aéronautique » couvrant tous les sites d’Airbus ; - la poursuite de la coulée verte des berges du Touch ; - l’accompagnement cyclable des projets Linéo, permettant notamment d’améliorer les franchissements des échangeurs du périphérique. La poursuite du maillage du schéma directeur cyclable des 37 communes de la Métropole vient compléter ces opérations. Aux 576 km d’itinéraires cyclables déjà aménagés dans la Métropole, s’ajoutent les 655 km de voies à vitesse modérée (zones 30, zones de rencontre et aires piétonnes), favorables aux déplacements des cyclistes, ainsi que les 310 km de réseaux verts pour les balades. Année après année, ce réseau est donc amélioré, complété et conforté, afin de poursuivre la dynamique en cours, se traduisant par une pratique du vélo plus fréquente. Chaque usager est d’ailleurs amené à participer à l’amélioration globale du réseau cyclable existant en signalant ces dysfonctionnements sur la plateforme de partage : http://assovelotoulouse.mooveatis.fr. Pour la bonne circulation de notre échange de correspondances, sachez que j’en ai rendu destinataire ma collègue Jacqueline WINNEPENNINCKX-KIESER, Adjointe au Maire en charge des déplacements doux et modes actifs, qui suit ces questions dans le cadre de la délégation que je lui ai confiée. Tels sont les éléments que je tenais à vous communiquer. Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs. Jean-Luc MOUDENC

1 year ago
Conservation d’une toulousaine

Madame, Monsieur, Vous m’avez rendu destinataire de cette pétition intitulée « Conservation d’une Toulousaine ». Bien entendu, je n’ai pas manqué de considérer chacune de vos remarques avec toute la rigueur et l’attention nécessaires. S’agissant tout d’abord du permis de construire que vous déplorez, je dois vous préciser que le projet de construction a été accordé au regard de la zone UL1 du Plan Local d’Urbanisme (PLU) modifié le 10/11/2016. Les règles d’implantation permettent, dans une bande de 17 mètres comptée à partir d’un recul de 4 mètres par rapport à la voie, de construire sur les limites séparatives latérales et, au-delà de cette bande de constructibilité, de respecter un recul égal à la hauteur de la construction avec un minimum de 3 mètres. L’emprise des bâtiments, quant à elle, ne doit pas excéder 50 % de l’unité foncière et la hauteur ne peut dépasser 6 mètres. L’ensemble de ces éléments a été intégré aux points pris en compte lors de l’instruction de ce permis et déterminent l’implantation du bâti. La zone UL1 est d’ailleurs destinée à recevoir des bâtiments dans des conditions limitées d’urbanisation. C’est vrai que Toulouse change, grandit, et, étant moi-même un Toulousain attaché au charme et à l’identité de notre ville, je comprends ce que vous ressentez et l’inquiétude que vous éprouvez. Comme Maire et Président de la Métropole, je vous dois la vérité : oui notre ville évolue. Et elle continuera à évoluer dans l’avenir. Tout comme elle a beaucoup changé au fil du temps si on considère la longue histoire de notre cité. Ainsi va la vie ! En 40 ans, la population de notre ville a doublé et peu, voire pas, de villes en France ont connu une telle croissance. Cela fait une quinzaine d’années que Toulouse détient le record national de croissance démographique parmi les grandes villes et agglomérations de France. Rien que sur la seule ville de Toulouse, nous avons gagné au dernier recensement (publié le 27 décembre 2017) 5 644 habitants en un an, qu’il nous faut bien loger. Pourquoi un tel développement ? Pour une seule raison : nous sommes l’agglomération française qui crée le plus d’emplois ! Ainsi, au cours des 20 dernières années, avons-nous créé 150 000 emplois, ce qui eut pour conséquence de doper notre progression démographique. C’est à cause de ce phénomène de croissance économique et démographique record qu’il nous est fait obligation d’autoriser la construction de 3 250 à 3 500 logements par an en moyenne sur Toulouse. En outre, la loi nous impose d’avoir 25 % de logements sociaux d’ici 2025, ce qui nécessite le lancement permanent de programmes de constructions correspondants. Les services de l’Etat veillent rigoureusement au respect de cet engagement en matière de constructions de logements sociaux. Par ailleurs, la loi ALUR prévoit de construire davantage en zone urbaine compacte et bien desservie. Face à cette situation, il existe une opinion qui déplore ce développement. Réfléchissons ensemble un instant : si nous ne connaissions pas un tel développement, que se passerait-il ? La réponse est simple et il suffit de voir ce qui se passe dans les villes qui stagnent puis déclinent. Il n’y a plus de création d’emplois, les jeunes partent, les écoles se vident, les services publics ferment, l’horizon se bouche en l’absence de perspective pour les lendemains. Vous imaginez bien qu’aucun responsable ne souhaite que Toulouse entre dans une telle spirale et, dès aujourd’hui, s’arrête. C’est pourquoi la ligne de conduite à laquelle je m’attache avec les élus de mon équipe est de permettre le développement que commande le dynamisme remarquable de Toulouse et des Toulousains, tout en exigeant des conditions pour que la qualité de la vie fasse l’objet d’une attention très volontariste dans le cadre des projets d’urbanisme proposés. Développement urbain de la ville – métropole et qualité de la vie des Toulousains actuels et futurs : telle est notre ligne. Cette double orientation, nous la tenons pour chaque projet, petit ou grand. Trouver cet équilibre n’est pas facile. C’est un effort permanent et une construction progressive. C’est la raison pour laquelle j’admets les critiques tout en plaidant pour qu’elles soient positives et non bloquantes. Permettre un projet en préservant l’intérêt général pour aller de l’avant, et contribuer ainsi à la ville de demain, est un exercice compliqué car, pour trouver le bon équilibre il faut tenter de faire converger le(s) propriétaire(s) foncier(s) concerné(s), le promoteur, l’architecte, la Collectivité, les riverains et associations de quartier : rude tâche ! Nous cherchons donc à ce que les projets de construction immobilière soient conçus en harmonie avec leur environnement, tiennent compte de l’architecture, de la nature, des paysages du quartier, mais aussi des équipements, des infrastructures de transports, du stationnement, tout cela pour préserver la qualité de vie de tous. Nous agissons, en conformité avec notre engagement de la campagne des élections municipales, pour promouvoir une urbanisation à densité modérée, car la nécessaire densité, destinée à rompre avec l’étalement urbain, ne doit pas remettre en cause notre cadre de vie, ni l’identité de notre ville. La notion de densité mesurée, qui constitue un juste milieu entre la construction à tout-va (nous refusons le « laisser faire ») et la fin de toute construction (il est impossible de refuser toute urbanisation), induit donc une étude circonstanciée, au cas par cas. De fait, l’exigence d’insertion architecturale et urbaine se traduit de façon différenciée selon le secteur ou le quartier, avec des déclinaisons adaptées d’une rue, d’un numéro à l’autre. C’est pourquoi ma collègue Annette LAIGNEAU, Adjointe au Maire en charge de la coordination des politiques d’urbanisme et d’aménagement, et mes collègues Maires de quartier engagent activement des négociations avec les promoteurs immobiliers implantant leurs projets sur les divers secteurs de notre ville, afin que des efforts soient faits, notamment en jouant sur les hauteurs. Ainsi, 85 % des avant-projets déposés par les promoteurs ont été rejetés en « revue projets » (commission chargée d’analyser les avant-projets avant le dépôt des permis de construire). En 2016, lors de l’instruction des permis de construire, la négociation avec les promoteurs a permis de réduire encore les densités proposées, en passant de 3 740 à 3 220 logements, soit une baisse de 15 %. Pour que nos orientations en matière d’urbanisme soient améliorées, la Mairie de Toulouse a lancé, au second trimestre 2016, des études de secteur avec des équipes pluridisciplinaires de professionnels de l’urbanisme qui travaillent sur l’évolution des quartiers toulousains à court, moyen et long terme. La question de la densité y est bien entendu abordée, croisée avec celle de la mobilité, de la nature en ville, ou de la proximité avec les équipements publics. Tout cela se retrouvera dans le PLUi-H (Plan Local d’Urbanisme intercommunal et d’Habitat) : il s’agit d’un nouveau PLU intercommunal, qui va se substituer aux PLU des 37 communes membres de Toulouse Métropole ainsi qu’au Programme Local d’Habitat (PLH). Il entrera en vigueur dès 2019. Il comprendra un volet sur les règles d’urbanisme et un volet sur la production de l’habitat à construire. S’agissant des Toulousaines et des Maraîchères, je puis vous assurer que cette question fait l’objet de toute l’attention de la Collectivité. En effet, la Municipalité et moi-même avons conscience de l’attachement des Toulousains à ces maisons emblématiques de notre cité. Nous avons, bien entendu, la volonté de protéger ces édifices qui occupent une place importante dans l’histoire patrimoniale toulousaine. Toutefois, la démarche de protection des éléments patrimoniaux dans le PLUi-H, comme dans le PLU de Toulouse, ne s’est pas focalisée uniquement sur les Toulousaines en particulier, mais a considéré le patrimoine bâti dans son ensemble : maison, ferme, hangar agricole, pigeonnier… Dans le cadre de l’élaboration du PLUi-H, une Mission Patrimoine Bâti a été menée pour réaliser la mise à jour des EBP (Elément Bâti Protégé) existants sur les 36 communes de la Métropole, hors Toulouse. Il s’agissait de vérifier l’état des éléments protégés afin de déterminer ensuite le maintien, la modification ou la suppression du classement en EBP. Cette mission a également permis la création de nouveaux EBP. Concernant plus précisément la commune de Toulouse, la Mission Patrimoine Bâti est également intervenue sur certains quartiers et secteurs où des classements en EBP d’édifices ont été effectués, à la demande d’élus, d’associations ou de services de Toulouse Métropole. En outre, la protection et la valorisation du patrimoine bâti s’est faite : - dans le cadre des études sectorielles qui ont permis d’identifier les territoires à préserver ou à accompagner ; - dans le cadre des Opérations d’Aménagement et de Programmation (OAP) ; - dans le cadre des Graphiques de Détails. Cette démarche expérimentale d’analyse patrimoniale d’un quartier toulousain, initiée en 2013, a été renouvelée dans le cadre de la modification du PLU de Toulouse (approuvée le 10 novembre 2016). Ce travail est lui aussi venu alimenter la prise en compte du patrimoine bâti dans le PLUi-H. D’un point de vue strictement comptable, voici la part des « Toulousaines » protégées au PLUiH : - nombre d’EBP inscrits au PLU de Toulouse avant la modification de 2016 : 2773 ; - nombre d’EBP inscrits au PLU de Toulouse après la modification de 2016 3177 (soit + 404 EBP) ; - nombre de « Toulousaines » inscrites en EBP dans le cadre de la modification du PLU de 2016 : 24 ; - nombre d’EBP qui seront inscrits dans le PLUi-H pour la ville de Toulouse : 3549 (soit + 372) ; - nombre de « Toulousaines » qui seront inscrites en EBP dans le PLUi-H pour Toulouse : 38 (+14). Pour conclure, au lieu de nous focaliser uniquement sur les Toulousaines, nous avons souhaité, sur le mandat actuel, accélérer la protection du patrimoine bâti toulousain dans son ensemble, et près de 800 nouveaux EBP seront créés (776 exactement). Nous passerons donc de 2773 EBP avant la modification du PLU de 2016 à 3549 en 2019 avec l’entrée en vigueur du PLUi-H. Par ailleurs, je ne peux laisser passer l’affirmation selon laquelle « des familles voudraient acheter ces maisons et les retaper, mais ne le peuvent pas car Toulouse Métropole favorise les promoteurs, rois dans certains quartiers », car elle est contraire à la vérité. La vérité, c’est que certains riverains/propriétaires décident de vendre leur maison à tel ou tel promoteur, tandis que d’autres choisissent de vendre à des familles. Ces choix relèvent de rapports privé à privé, et du libre arbitre de chacun. La Collectivité n’intervient jamais auprès des particuliers pour favoriser le choix de vendre à un promoteur plutôt qu’à une famille. Ainsi, en vérité, l’urbanisation de notre ville résulte, tout à la fois, de la volonté des Toulousains eux-mêmes, de l’intervention des professionnels de l’acte de construire et des règles posées par la Collectivité pour accompagner la croissance démographique et les besoins en logement, donc d’une responsabilité collective partagée. J’espère que ce courrier vous permettra de mieux comprendre d’une part le contexte toulousain ayant favorisé l’émergence des différents projets d’urbanisme, et d’autre part, la volonté d’équilibre que nous défendons. Enfin, je ne puis terminer ce courrier sans vous rappeler que, dès mon arrivée au Capitole, j’ai voulu le rétablissement des Maires de quartier pour retrouver cette proximité indispensable entre élus et citoyens. J’espère sincèrement que le dialogue ainsi renoué permettra d’améliorer sensiblement la communication entre la Municipalité et les Toulousains. C’est ma collègue Françoise RONCATO que j’ai désignée Maire de votre quartier. Elle est à votre disposition, si vous le souhaitez, pour évoquer plus avant toute question vous tenant à cœur concernant votre secteur. Croyez bien que je suis désolé d’avoir pris tant de votre temps à cause de la longueur inhabituelle de ma lettre. Cependant, je n’ai voulu éluder aucune des questions soulevées par votre courrier et cela nécessite parfois des explications détaillées car, souvent, les problèmes sont plus complexes qu’on ne le croit généralement. Beaucoup de Français déplorent que les élus ne soient pas assez attentifs à leurs préoccupations et leur reprochent de ne pas leur répondre, surtout en dehors des périodes électorales. Or, justement, ma conception de mon rôle est celle d’un élu à l’écoute en permanence, totalement engagé pour la cité, et qui prend le temps pour ses concitoyens. En vous assurant de ma vigilance particulière pour le bien-vivre des Toulousains, quel que soit le quartier où ils résident, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs. Jean-Luc MOUDENC

1 year ago