STOPPEZ LE MASSACRE DES REQUINS COTIERS DE LA REUNION // STOP THE SHARK CULL IN LA REUNION ISLAND
  • Petitioned Monsieur Philippe Martin

This petition was delivered to:

Ministre de l'Ecologie
Monsieur Philippe Martin
Ministre de l'Outre Mer
Monsieur Victorin Lurel
Ministre des Sports
Madame Valerie Fourneyron
Ministre de délégué à la Mer et à la Pêche
Monsieur Frédéric Cuvellier
Préfet de l'Ile de La Réunion
Monsieur Jean Luc Marx

STOPPEZ LE MASSACRE DES REQUINS COTIERS DE LA REUNION // STOP THE SHARK CULL IN LA REUNION ISLAND

    1. Petition by

      Sea Shepherd


CRISE REQUIN REUNION : CHRONIQUE D’UN HOLD-UP // SHARK CRISIS AT THE REUNION ISLAND: CHRONICLE OF A HOLD UP

(See Full English version of the manifesto below the text in French)

 

“La véritable sagesse consiste à ne pas s'écarter de la nature, mais à mouler notre conduite sur ses lois et son modèle”.(Sénèque)

 

 

Depuis deux ans, la « crise requin » qui frappe l’Ile de la Réunion ne fait que s’envenimer. Elle a atteint son paroxysme dernièrement.

Sommé par le tribunal administratif de prendre des mesures, le préfet de la Réunion, M. Jean-Luc Marx, vient de décréter de façon unilatérale la mise à mort de 90 requins (45 requins bouledogue et 45 requins tigre) sous un prétexte faussement scientifique du même niveau d’hypocrisie que la chasse à la baleine “scientifique” du gouvernement japonais. L’Etat envisage aussi la mise en place de mesures de “régulation raisonnée” des populations de requins aux abords de l’île sur le long terme.

Comment le préfet de la Réunion peut-il invoquer une “gestion raisonnée des stocks” pour justifier la mise à mort de ces requins alors même qu’il n’existe aucune étude chiffrée sur leur population, que leur surpopulation dans le milieu local est improbable d’un point de vue biologique et que, de son propre aveu, il avance à tâtons sur une base empirique incertaine. Ce genre de décision avait déjà été dénoncé il y a un an par l'institut de recherche et de développement (IRD) dans la revue spécialisée "Pour la Science" : « La forte capacité des deux espèces à se déplacer sur l'ensemble de la côte, voire dans l'ensemble de l'Océan Indien, montre que la pêche aux squales sera non seulement coûteuse mais aussi inefficace. Le prélèvement pourrait même produire l'effet inverse de celui recherché : on risque de prélever des requins plutôt côtiers, ce qui pourrait laisser le champ libre à des requins plus pélagiques, tels le requin tigre. Par ailleurs, une traque des requins pourrait compromettre le programme de recherche CHARC ». La Réunion est une île ouverte sur l’océan qui continuera à accueillir des requins venus du large. Que peut-il y avoir de raisonnable à “réguler” à l'aveugle une espèce dont on sait que les populations à l’échelle mondiale sont en chute libre ? Qui est capable de déterminer combien de requins il faut tuer pour assurer la sécurité des usagers de la mer ? La Réunion va-t-elle devenir une impasse mortelle, un triangle des Bermudes, pour les requins de l’Océan Indien ??

Aujourd’hui, la raison a perdu tout droit de cité et nous assistons à un véritable hold-up sur ce dossier qui nous concerne tous mais qui a été phagocyté par une poignée d'individus, peu représentatifs de la population réunionnaise, regroupés sous la coupelle de deux associations de surfeurs, éventuellement aussi pêcheurs ou chasseurs sous-marins : Océan Prévention Réunion (OPR) et Prévention Requin Réunion (PRR). Ces partisans des battues de requins sont aujourd’hui les seuls à obtenir de l’Etat une oreille attentive, pour des raisons qui laissent perplexes.

L’Etat français, depuis le début de cette « crise », va à l’encontre des recommandations de ses propres scientifiques et de l’avis unanime des spécialistes des requins. Dans le même temps, il maintient la Réserve naturelle nationale marine de la Réunion dans une obligation de mutisme alors qu’elle est attaquée publiquement.

La situation est devenue tellement ubuesque qu’il est aujourd’hui question de valider le projet CAP REQUIN (programme de pêche). Pêcher le requin aux frais de l’Etat (et donc à nos frais) est si lucratif pour les heureux élus que les pêcheurs locaux en sont déjà à se disputer le bout de gras dans la presse réunionnaise.
En effet, la pêche des 90 requins récemment condamnés par le préfet représente une aubaine si juteuse que d’aucuns envisagent déjà l’abandon de toute autre activité: « Ca rapporte plus que de chasser l’espadon ou le thon », entend-on déjà ! A 900 euros le requin - destiné à l'équarrissage (!!) - plus 700 euros la sortie de pêche, soit 1600 euros net, auxquels s’ajoute les « prises accessoires », on le conçoit aisément. Combien de français ne gagnent pas une telle somme en un mois de labeur !

Alors c'est la curée, et chacun veut sa part du gâteau... La chasse aux sorcières est ouverte : 45 requins bouledogue et 45 requins tigre - espèces dont le statut IUCN est “quasi menacé”- sont ainsi promis à une mort certaine. Une décision unilatérale aux relents moyenâgeux, prise par un préfet qui avoue lui même ne pas savoir où il va, sans aucune consultation publique, sans aucune validation scientifique et avec des deniers qui ne lui appartiennent pas. Tout le monde sait bien que la mort de ces 90 individus (hors taxe) ne règlera pas le problème. La chasse aux requins relève donc de l'offrande sacrificielle sur l'autel du clientélisme, ce qui permet de s'interroger sur le réel développement de notre société dite "civilisée".

La direction choisie par l’Etat dans ce dossier pose des questions graves en termes de démocratie auxquelles nous sommes en droit d’obtenir des réponses :

1: Pourquoi, alors que ses propres scientifiques - l’IRD en charge du programme CHARC, et la Réserve nationale marine - affirment qu’il n’y a pas de surpopulation de requins avérée aux abords de l’île, l’Etat choisit-il de donner foi aux quelques surfeurs, pêcheurs et chasseurs sous-marins d’OPR et PRR ? Ces mêmes chasseurs sous-marins ont été exclus de leur terrain de jeu favori lors de la création de la Réserve nationale marine en 2007, ce qui remet fortement en question leur impartialité. Pourtant l’Etat semble leur accorder d’avantage de crédit qu’à ses propres scientifiques !

2: Pourquoi, alors que les conditions propices aux accidents et les stimuli anthropiques qui attirent les requins près des zones de surf et de baignade sont CONNUS depuis longtemps (eaux troubles et/ou polluées, arrivées d'eaux douces, rejets organiques en particulier déchets de poissons, dégradation des écosystèmes coralliens...), l’Etat et les communes ne portent-ils pas leurs efforts sur le traitement des eaux usées et sur la gestion des eaux pluviales, préalables incontournables à la restauration de l’écosystème, ainsi que sur le développement des moyens d’information et de prévention des risques ? Prendre le problème à la racine au lieu d’en attaquer les symptômes, est le seul moyen d'aboutir à une sortie de crise durable.

3: Pourquoi, alors que le comité scientifique de la Réserve nationale marine affirme qu’il n’y a pas d’augmentation significative de la biomasse (autrement dit pas plus de poissons) dans la réserve marine, l’Etat ne met-il pas celle-ci hors de cause lorsque les chasseurs sous-marins notamment l’accusent d’être un garde-manger pour les requins ? Ces mêmes chasseurs, qui préconisent aujourd’hui comme remède de “réinvestir la colonne d’eau” - en omettant soigneusement de préciser qu’ils ont déjà accès à des zones de pêche dans la Réserve nationale marine et que cela n’a jamais empêché les attaques -, sont largement responsables de la dégradation et de la perte de biodiversité des écosystèmes coralliens de la Réunion. Pourquoi, alors qu’elle essuie les foudres publiques de ses détracteurs qui ne se basent sur aucun argument scientifique tangible, la Réserve nationale marine est-elle muselée par l’Etat ?

4: Pourquoi, alors que partout ailleurs (notamment au Mexique, en Afrique du Sud, en Australie, à Hawaï, aux Bahamas...), la présence de requins, notamment de requins tigre et requins bouledogue représente un levier économique considérable pour le tourisme et le secteur de la plongée, la psychose ambiante à la Réunion, véhiculée par les associations OPR et PRR et par certains chasseurs sous-marins parvient elle à empêcher d’office toute exploration dans cette direction ? Le tourisme lié à la plongée est pourtant générateur de profits, et bénéficie à un panel de population beaucoup plus large que le tourisme lié au surf.

5 : Pourquoi, alors que la population de la Réunion a toujours été fondamentalement opposée à toute forme d'élimination de ses requins et à toute atteinte à sa réserve marine et alors que ses presque 900 000 habitants n'ont jamais été consultés sur des points aussi cruciaux, l'Etat se permet-il de sacrifier son patrimoine marin au bénéfice exclusif de la poignée de surfeurs/pêcheurs/chasseurs regroupés sous les associations OPR et PRR qui menacent, insultent et traitent à l'envie d'assassins et de nazis, représentants de l'Etat, élus, scientifiques de l'IRD, représentants de la Réserve nationale marine, écologistes, bref tous ceux qui ont l'audace de ne pas se plier à leur diktat.

Enfin, il est IMPENSABLE que dans un Etat de droit, un programme comme CAP REQUIN défendu par les associations OPR et PRR (et pensé par différents acteurs de la pêche et de la chasse sous marine à la Réunion), qui prévoit la destruction à long terme de populations de requins (par des pêcheurs privés), puisse être financé par l’Etat et donc par l’argent public. Un tel programme de pêche ne repose sur AUCUNE logique scientifique et va à l’encontre de la raison et de l’intérêt commun. Comment la France pourrait-elle cautionner et financer un tel projet ?

La gestion catastrophique de cette crise par l'Etat français est déjà en train d'entacher l'image de la Reunion à l'étranger. Dans la presse internationale, George Burgess, célèbre expert en requins du musée d'histoire naturelle de Floride le prédit déjà : « C'est une réaction archaïque, un réflexe qui semble plus porté par la vengeance que par la science... Cela va probablement leur exploser au visage parce que la plupart des gens qui visitent La Réunion ont une éthique de la conservation bien plus sophistiquée que les autorités ne semblent le penser. »

Nous soussignés, citoyens réunionnais, citoyens français, citoyens du monde et associations, exigeons que l’Etat français revoie sa copie, motive ses prises de décisions par des arguments scientifiques valables, et cesse de sacrifier les intérêts essentiels du plus grand nombre aux intérêts superflus de quelques-uns.

Une réserve marine intègre, un écosystème marin riche et équilibré, un récif corallien en bonne santé, tel est l’intérêt commun, tel est le patrimoine mondial de l’Humanité que l'UNESCO a choisi de reconnaitre en 2010, celui qui servira à l’épanouissement économique, culturel et environnemental de la génération actuelle et des générations futures. Et qui fera rayonner l'image de La Réunion à l'international. C’est cela que l’Etat français se doit de protéger en priorité. Or c'est cela qu'il est en train de sacrifier !

En 1968, Romain Gary publiait dans Le Figaro, sa fameuse “Lettre à l’éléphant”. Des mots qui quarante ans après, n’ont jamais résonné avec autant de vérité. Une vérité philosophique devenue aujourd’hui une vérité scientifique et empirique. Une vérité que ceux qui ont la charge de veiller sur notre intérêt commun n’ont pas le droit d’ignorer : « Il n'est pas douteux qu'au nom d'un rationalisme absolu il faudrait vous détruire, afin de nous permettre d'occuper toute la place sur cette planète surpeuplée. Il n'est pas douteux non plus que votre disparition signifiera le commencement d'un monde entièrement fait pour l'homme. Mais dans un monde entièrement fait pour l'homme, il se pourrait bien qu'il n'y eût pas non plus place pour l'homme. »

AUTEURS ET PREMIERS SIGNATAIRES DU MANIFESTE

Sea Shepherd - Vie Océane - Longitude 181- Fondation Brigitte Bardot - Association de Sauvegarde d’Etang Salé les Bains - ASPAS - Apnée Reunion Loisirs- Vagues -Requin Integration Reunion- Tendua.

 

ENGLISH VERSION :

 

For two years now, the “shark crisis” hitting the Reunion Island has only got worse. Lately it reached its climax.

Summoned by the administrative tribunal to take measures, the Reunion island prefect, Mr Jean-Luc Marx, has unilaterally decided the killing of 90 sharks (45 bull sharks and 45 tiger sharks) under a pretext falsely scientific and just as hypocritical as the “scientific” whale hunting of the Japanese government. The State is thinking of taking out measures of long term “thoughtful regulation” of the shark populations living near the Reunion Island.

 

How can the Reunion island prefect invoke a “thoughtful management of stocks” to justify the killing of these sharks when there is absolutely no study backed up by figures on their population, when their overpopulation in the local environment is biologically unlikely and that, by his own admission, he’s groping along on an uncertain empirical basis. This kind of decision had already been incriminated a year ago by the Institute of Research and Development (IRD) in the trade journal “Pour la science” (For science): “the two species high capacity to travel along the whole coast, and even in the entire Indian Ocean, demonstrates that shark fishing will not only be expensive but also inefficient. The sample takings could even produce the opposite of the intended effect: the risk is to kill rather coastal sharks allowing more pelagic sharks to prosper, like tiger sharks. Furthermore a drive to hunt sharks down could compromise the CHARC research program”. The Reunion island is open on the ocean and will continue to host sharks from the open sea. What is so thoughtful about a blind “regulation” of a specie of which we know the populations on a world scale are sharply dropping? Who can determine how many sharks need to be killed to ensure the sea users safety? Is the Reunion island going to become a deadly impasse, a Bermuda triangle for the Indian ocean sharks??

Today, logical reasoning is no longer warranted and we are witnessing a real hold up on this case which concerns us all but has been engulfed by a limited few individuals, hardly representative of the Reunion island’s population, rallied behind two surfers associations, also eventually fishers and underwater hunters: Océan Prévention Réunion (OPR – Ocean Prevention Reunion Island) and Prévention Requin Réunion (PRR – Reunion island Shark Prevention). These supporters of shark culls are now the only ones to obtain a listening ear from the State, for puzzling reasons.

Since the beginning of this crisis, the French State is going against the recommendations of its own scientists and the shark specialists unanimous opinion. In the same time it’s maintaining the Reunion island’s national marine reserve in a silence obligation when it is being publically attacked.

The situation has turned out to be so grotesque that it’s now being considered to validate the CAP REQUIN (Objective Shark) project (hunting program). Fishing sharks at State expense (therefore at our expense) is so lucrative for the happy elected politicians that the local fishermen are already defending their patch in the Reunion island’s press.

Indeed, the killing of the 90 recently condemned by the prefect sharks is such a windfall that some are already considering letting down all their other activities: “It’s far more money making than tuna or swordfish fishing” are we already hearing! It’s easy to understand, given the 900 € per shark -destined to rendering (!!)- plus 700 € per fishing trip, 1600 € net total to which must be added the “additional captures”. How many French citizens don’t even earn such an amount for a month’s work!

So it’s a blood bath and everyone wants his slice of the pie… The witch hunt is open: 45 bull sharks and 45 tiger sharks –species which IUCN status is “almost endangered”- are therefore promised to a certain death. A unilateral decision that reeks medieval times, taken by a prefect confessing he doesn’t know where he’s going, without any kind of public consultation, without scientific validation and with money that doesn’t belong to him. Everyone knows that the death of these 90 sharks (without counting the accessory takings) will not solve the problem. The shark hunting is therefore more of a sacrificial offering to clientelism which lets us question the real development of our so called “civilized” society…

 

The direction chosen by the State in this case poses grave question in terms of democracy to which we are entitled to obtain answers:

 

1: Why does the State chose to give credit to the few surfers, fishers and underwater hunters of OPR and PRR when its own scientists – the IRD in charge of the CHARC program and the national marine reserve- state there is no proven shark overpopulation around the island? These same underwater hunters have been expelled from their favorite playground at the creation of the national marine reserve in 2007, which highly questions their impartiality. However the State seems to give them more credit than to his own scientists!

 

2: Why, as the accident prone conditions and the anthropogenic stimuli that attract sharks near the surfing and bathing zones are long KNOWN (turmoil and/or polluted waters, fresh water inlets, organic rejects in particular fish waste products, deterioration of the coral ecosystem…) don’t the State and cities concentrate their efforts on the wastewaters and rain waters treatment, primary and essential conditions for the ecosystem restoration, and also on developing the information and risk prevention tools? Tackling the problem at its roots instead of attacking its symptoms is the only way to figure out a sustainable way out of this crisis.

 

3: Why doesn’t the State clear the national marine reserve of all responsibility when the underwater hunters accuse it of being a pantry for sharks, while the reserve’s scientific committee states there is no significant biomass growth (in other words no additional fish) in the marine reserve.

 

4: Why, when everywhere else (remarkably in Mexico, South Africa, Hawaii, in the Bahamas…) the shark presence, particularly tiger and bull sharks represents a

huge economical opportunity for tourism and the diving activities, the surrounding psychosis in the Reunion island, carried out by the OPR and PRR associations and some underwater hunters, manages to block all prospection towards similar solutions? Tourism linked to diving generates yet high profits and benefits far more people than the surf linked tourism.

 

5: Why, when the Reunion island population has always fundamentally opposed any form of elimination of its sharks and any violation of its marine reserve and while its almost 900 000 inhabitants have never been consulted on such crucial issues, does the State allow itself to sacrifice its marine heritage for the profit of only a few surfers/ fishers/ underwater hunters rallied behind the OPR and PRR associations who threaten, insult and frequently call murderers and Nazis the State representatives, elected politicians, IRD scientists, national marine reserve representatives, conservationists, in fact all those who dare to refuse their diktat.

 

Finally, it is unthinkable that in a State governed by the rule of law, a program like CAP REQUIN (Objective Shark) defended by the OPR and PRR associations (and elaborated by different protagonists of the Reunion island fishing and underwater hunting) which aims the long term destruction of shark populations (by private fishermen) can be funded by the State and therefore by public money. Such a fishing program is based on no scientific logic and goes against common sense and interest. How can France warrant and fund such a program?

The catastrophic management of this crisis by the French State is already damaging the Reunion island’s image abroad. In the international press, Georges Burgess, renowned shark expert from natural history museum of Florida is already predicting it: “It’s an archaic reaction, a reflex seemingly more motivated by vengeance than science… It’ll probably explode in their faces because most of the people visiting the Reunion island have a conservation ethic far more sophisticated than the authorities seem to think”.

We, undersigned, Reunion island citizens, French citizens, worldwide citizens and associations, demand that the French State reviews its position, motivates its decisions by valid scientific arguments and stops sacrificing the interests of the greatest number of people against the dispensable interests of a few.

An unspoilt marine reserve, a rich and balanced marine ecosystem, a coral reef in good health, this is the common interest, this is the world heritage of humanity that UNESCO chose to classify in 2010, one that will serve the economical, cultural and environmental flourishing of the actual and the future generations. And that will spread the Reunion Island’s positive image worldwide. This is what the French State must first and foremost protect. Yet, this is what it is sacrificing!

In 1968, Romain Gary published in Le Figaro his famous “Letter to an elephant”. Forty years later these words have never seemed so accurate. A philosophical truth that has today become a scientific and empirical truth. A truth that those who bare the responsibility of taking care of our common interests cannot ignore:

“There is no doubt that, in the name of a radical rationalism, we would have to destroy you in order to occupy all the space on this overcrowded planet. There is no doubt neither that your extinction will be the beginning of a world entirely made for man. But in a world entirely made for man it could well be possible that there be no place for man neither”.

 

Authors and first signatories of the manifesto:

Sea Shepherd - Vie Océane - Longitude 181- Fondation Brigitte Bardot - Association de Sauvegarde d’Etang Salé les Bains - ASPAS - Apnée Reunion Loisirs- Vagues -Requin Integration Reunion- Tendua

 

To:
Monsieur Philippe Martin, Ministre de l'Ecologie
Monsieur Victorin Lurel, Ministre de l'Outre Mer
Madame Valerie Fourneyron, Ministre des Sports
Monsieur Frédéric Cuvellier, Ministre de délégué à la Mer et à la Pêche
Monsieur Jean Luc Marx, Préfet de l'Ile de La Réunion
STOPPEZ LE MASSACRE DES REQUINS COTIERS DE LA REUNION.

Sincerely,
[Your name]

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    • Ana Carvalho FRANCE
      • about 1 month ago

      La diversité de la faune et la flore des océans est très précieuse. Les requins font partie de l'équilibre de la chaîne alimentaire. Je pratique la plongée sous-marine et je suis très sensible aux démarches liées à la préservation de l'écosystème marin.

      REPORT THIS COMMENT:
    • Jean-Pierre LUTERS LUNEL, FRANCE
      • about 1 month ago

      pour faire pression afin que cesse ce massacre inutile.

      REPORT THIS COMMENT:
    • Audrey LECHANOINE LA VENDELéE, FRANCE
      • about 1 month ago

      Je veux que les gens, les medias.. sont au courant de tous ces massacres et qu'il stop au plus vite !

      REPORT THIS COMMENT:
      • about 1 month ago

      Pour défendre les requins

      REPORT THIS COMMENT:
    • Alain BOULAIS ROISSY EN FRANCE, FRANCE
      • about 1 month ago

      Amoureux des océans et de leurs habitants

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