Mise à jour du 2 août:

Amina est libre! Merci à toutes et à tous d'avoir signé cette pétition et d'avoir ainsi contribué à sa libération.

Merci aussi à ceux qui se sont cotisés sur Indiegogo pour lui permettre de reprendre ses études. Ses avocats, les membres du comité de soutien tunisien et français, et bien sûr ses camarades de FEMEN.

Grâce à vous tous, elle a tenu le coup et ressort plus déterminée que jamais. Son courage est une leçon. La sévérité de sa détention a levé le voile sur l'injustice qui sévit en Tunisie.

Nous continuerons à dénoncer cette injustice et à lutter tant que la liberté de conscience n'y sera pas respecté. Tant qu'Amina sera poursuivie en justice pour des motifs politiques, tant que Jabeur Mejri sera en prison (sept ans pour blasphème !), tant que son camarade Ghazi Beji, Hind Meddeb et Nadia El Fani ne pourront pas retourner en Tunisie sans risquer le même châtiment. Tant que la démocratie ne sera pas devenue réalité, celle promise par la révolution. 

 

Amina est libre, son prénom est devenue une promesse. Celle de voir, la Tunisie l'être aussi !

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Mise à jour du 3 juillet: N'oublions pas Amina !

Il y a quelques jours, les Femen Pauline, Joséphine et Marguerite ont vu leur peine commuée en sursis. Le rappeur Weld El 15 a vu sa peine commuée en sursis. Le 4 juillet, François Hollande va en Tunisie. Le même jour, Amina passera en appel pour le spray qu'elle avait dans son sac. En première instance, elle avait été condamnée à l'équivalent de 150 euros d'amende. Elle n'a toujours pas de date de procès pour les autres chefs d'inculpation comme atteinte aux bonnes moeurs.

N'oublions pas Amina. Il nous reste 24 heures pour faire entendre nos voix avant que le Président Hollande ne foule le sol tunisien. Merci de signer et de diffuser cette pétition l'appelant à exiger la libération d'Amina!

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Monsieur le président, 

Dans quelques semaines, début Juillet, vous devez vous rendre en Tunisie. Ce sera votre première visite officielle dans ce pays qui traverse une période de transition incroyablement complexe et difficile, partagée entre les espoirs soulevés par la révolution et l'angoisse de voir un régime autoritaire succéder à un autre. Au moment où vous foulerez le sol de Tunis, vous aurez en tête ce contexte, éminemment délicat, mais nous vous demandons de garder en tête quatre visages et prénoms. Amina, Pauline, Joséphine et Marguerite. Une Tunisienne, une Allemande et deux Françaises. Quatre FEMEN. Elles croupissent actuellement en prison à cause de sanctions totalement disproportionnées au regard de leurs actes et contraires aux normes attendues d'un Etat de droit. 

Trois d'entre elles, dont deux activistes françaises, viennent d'écoper de quatre mois de prison ferme pour avoir manifesté seins nus devant le Palais de justice. Un acte considéré comme une "atteinte à la pudeur, aux bonnes mœurs et trouble à l'ordre public", alors qu'il s'agissait d'une protestation pacifique, demandant la libération d'Amina, la première FEMEN tunisienne, elle-même détenue de façon arbitraire depuis plusieurs semaines. 

Son crime ? Un simple tag. Avoir tracé le mot FEMEN sur un muret. Quelques lettres tracées pour défier la rage obscurantiste de 40 000 salafistes qui prétendaient se rassembler en toute illégalité à Kairouan le 19 mai dernier. Ces manifestants-là, qui ont fait plusieurs blessés parmi les policiers anti-émeutes, ont été relâchés. Les terroristes ayant attaqué l'ambassade américaine et causé des millions de dégâts n'ont écopé que de peines avec sursis. Les assassins de Chokri Belaïd courent toujours. Les extrémistes qui attaquent des cinémas, des expositions d'artistes ou brûlent régulièrement des Mausolées ne sont presque jamais retrouvés. Mais Amina risque six ans à douze ans de prison pour "atteinte aux bonnes mœurs", "profanation de tombeau" et "association de malfaiteurs". 

Amina, Pauline, Joséphine et Marguerite sont des prisonnières politiques. La lourdeur des jugements qui les frappent, de la prison ferme et non une simple amende, ne laisse aucun doute à ce sujet. Elles ne sont pas les seules à endurer cette forme de répression depuis la révolution. Ghazi Beji et Jabeur Mejri, deux blogueurs, ont été condamnés à sept ans et demi de prison pour blasphème. L'un par contumace. Il a dû se réfugier en France. L'autre purge sa terrible peine dans l'indifférence générale. La journaliste Franco-tunisienne, Hind Meddeb, est poursuivie pour avoir dénoncé la lourdeur de la condamnation du rappeur Weld el 15 : deux ans de prison ferme pour une chanson irrévérencieuse envers la police. Quant à la réalisatrice Nadia El Fani, elle ne plus retourner dans le pays de son enfance, où elle risque jusqu'à six ans de prison pour avoir réalisé un film sur la laïcité : Laïcité Inch'Allah ! Son avocat a également récemment été persécuté pour "sodomie"… 

A travers ces jugements, éminemment politiques, la justice Tunisienne montre un terrible visage : faible avec les terroristes et dur avec les esprits libres. Le pire des lois de Ben Ali contre le meilleur des acquis de Bourguiba. Toutes ces affaires trahissent un climat irrespirable et préfigurent un Etat religieux et non civil, autant dire le renoncement à la démocratie réelle en Tunisie. Elles ne peuvent vous laisser indifférent. 

Nous ne vous demandons pas de renoncer à aller en Tunisie. Tout au contraire, vous devez vous y rendre pour demander la libération de ces prisonniers politiques. Sans vous laisser intimider par ceux qui crieront à l'ingérence ou convoqueront le passé. Rien, ni la "stabilité" des relations franco-tunisienne ni les intérêts économiques ne justifient de fermer les yeux sur ces lois iniques et la façon dont elles sont appliquées. François Mitterrand, en son temps, avait su oublier les pudeurs diplomatiques pour défendre la cause des dissidents lors de son voyage à Moscou. Aujourd'hui, les dissidents sont à Tunis, au Caire, à Alger, à Doha, à Riyad, partout où l'internationale théocratique tente de gagner du terrain sur la démocratie et les valeurs universelles.  

Au nom de ses dissidents sans voix, nous vous demandons d'interpeller votre homologue, le président tunisien, qui se targue d'être un ancien activiste des droits de l'homme, qui a pu se réfugier en France lorsqu'il était lui-même persécuté sous l'ancien régime, mais se tait aujourd'hui face aux violations du droit élémentaire à la liberté d'expression par son propre gouvernement. 

Monsieur le président, à Tunis, exigez la libération d'Amina (18 ans), de Pauline (27 ans), de Joséphine (19 ans) et de Marguerite (22 ans). Non pas parce deux de ces prisonnières politiques sont des ressortissantes françaises, mais bien parce que les droits des femmes et le droit à la liberté d'expression sont des valeurs universelles, et que vous avez promis d'en faire le cœur de votre diplomatie. Ce voyage sera pour nous un test : savoir si ces mots ont un sens.

Premiers signataires 

Darina Al Joundi, auteure-comédienne 

Elisabeth Badinter, philosophe

Ghazi Beji

Djemila Benhabib, journaliste et essayiste 

Lina Ben Mhenni, cyberdissidente tunisienne 

Sadok Ben Mhenni, activiste tunisien 

Raja Ben Slama, Universitaire et psychanalyste 

Karim Ben Smail, Editeur 

Nédra Ben Smail, Psychanalyste 

Abdennour Bidar, philosophe 

Dounia Bouzar, Auteure et Anthropologue 

Rachida Brakni, comédienne 

Faouzia Farida Charfi, Professeur universitaire 

Nadia El Fani, cinéaste 

Aliaa El Mahdy, cyberdissidente égyptienne 

Caroline Eliacheff, psychanalyste 

Carine Favier, co-présidente du Planning Familial 

Cherif Ferjani. Professeur universitaire. 

Caroline Fourest, écrivaine et journaliste 

Caroline de Haas, activiste féministe 

Françoise Héritier, anthropologue 

Salah Horchani, Universitaire, militant des Droits humains, Dijon/Tunis. 

Liliane Kandel

Ibtissame Betty Lachgar, Co-fondatrice du Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles (Maroc) 

Grégory Lassus-Débat, fondateur et directeur de "Causette" 

Safia Lebdi, conseillère régionale 

Cindy Leoni, Présidente de SOS Racisme

Abdelwahab Meddeb, écrivain, universitaire 

Nine Moati, écrivaine 

Taslima Nasreen, écrivaine 

Helena Noguera, actrice et réalisatrice 

Inna Shevchenko, porte-parole de FEMEN 

Luce Perrot, Présidente-fondatrice de Lire la Politique. 

Suzy Rojtman, Collectif National pour les droits des femmes 

Said Sadi, ancien député algérien, fondateur de la ligue algérienne des droits de l'homme. 

Martine Storti, présidente de Féminisme et géopolitique 

Maya Surduts, Collectif National pour les droits des femmes 

Fiammetta Venner, politologue 

La rédaction de Charlie Hebdo

 

Une liste des premiers signataires est parue dans Le Monde 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/06/18/pour-la-liberation-des-femen-en-tunisie_3432257_3232.html

To:
Lettre ouverte à François Hollande : exigez la libération des FEMEN en Tunisie

Sincerely,
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    • Guillaume Besset LANDIRAS, FRANCE
      • 8 months ago

      Parce que la Tunisie est en retard

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    • Anita Kanitz STUTTGART, GERMANY
      • 8 months ago

      Even though they make up half the population, women and girls have endured discrimination in most societies for thousands of years. In the past, women were treated as property of their husbands or fathers - they couldn't own land, they couldn't vote or go to school, and were subject to beatings and abuse and could do nothing about it. Over the last hundred years, much progress has been made to gain equal rights for women around the world, but many still live without the rights to which all people are entitled.

      -- Robert Alan Silverstein

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    • Xavier GARO FRANCE
      • 9 months ago

      il est plus facile de mettre des gens en prison que de résoudre le mal être ... c'est la non communication des gouvernement et des certains autres .

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    • Xavier GARO FRANCE
      • 9 months ago

      il est plus facile de mettre des gens en prison que de résoudre le mal être ... c'est la non communication des gouvernement et des certains autres .

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    • Xavier GARO FRANCE
      • 9 months ago

      il est plus facile de mettre des gens en prison que de résoudre le mal être ... c'est la non communication des gouvernement et des certains autres .

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